Faire des affaires au Gabon : accroître le niveau des investissements privés

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Le 1er octobre 2007- Déterminé à relancer la croissance économique par la promotion de l’investissement privé hors pétrole, le gouvernement gabonais ne recule devant rien. L’épuisement des réserves, conjuguée à la baisse de la production, conduit aujourd'hui les autorités à s’engager dans un processus de diversification économique et explorer  toutes les possibilités de mobiliser l'investissement privé pour soutenir cette nouvelle orientation politique.

Pour y parvenir, les atouts du pays sont mis en évidence : stabilité politique et sociale, ressources naturelles abondantes et inexploitées, liberté d’investir, garantie de transfert des revenus, nouvelles opportunités d’affaires de la politique de privatisation, mise sur pieds d'une agence de promotion des investissements privés, création d'un fonds de développement et d’expansion des PME-PMI, et enfin une volonté affirmée de matérialiser le projet d’exploitation du gisement de fer de Belinga. De plus, l’État injecte chaque année environ 300 milliards de francs CFA pour le développement du secteur privé.

Attirer davantage d'investisseurs

Autant de signes qui ne trompent pas et en conséquence quelques entreprises étrangères se sont installées ou ont développé leurs activités au Gabon. Par exemple, des entreprises chinoises travaillent dans le secteur des travaux publics, de la forêt, des mines, nombreuses sociétés de toutes nationalités dans le pétrole, Maroc Télécom dans les télécommunications etc.

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Eric Baulard, Directeur de l'Agence française de développement expose l'appui de l'AFD au secteur privé gabonais.

 
Pour aller plus loin dans cette volonté de bien faire, le gouvernement a dernièrement organisé une table ronde pour examiner les possibilités d’attirer davantage les investissements privés. Cette consultation a permis aux experts nationaux et internationaux de poser un ''diagnostic sans complaisance'' de l'environnement des

Diagnostic de l’environnement des affaires

affaires et de proposer des solutions appropriées. Il en est ressorti que les efforts actuels consentis par le gouvernement n'ont pas réussi à inverser la tendance. « Le secteur privé hors pétrole traîne le pas, sa contribution dans la formation de la richesse nationale reste faible. » Il faut donc aller plus loin en concevant une stratégie nationale de développement du secteur privé par l'institutionnalisation d'un véritable partenariat public-privé. L'analyse fait ressortir que plusieurs facteurs entravent le développement de l’environnement des affaires. Les économistes évoquent notamment la faiblesse de la concurrence car au Gabon les entreprises les plus importantes sont des quasi monopoles, démembrements de grandes firmes internationales ; des banques d'origine extérieure en surliquidité hésitent à financer des projets de développement; les délais sont relativement longs pour créer une entreprise (60 jours minimum); et le développement du secteur informel est important.

 

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Participants attentifs aux exposés.

D’autres facteurs à considérer sont : la lenteur des procédures judiciaires, l'absence d'enregistrement des droits de propriété, les lourdeurs administratives, les fortes pressions fiscales et la faible présence des nationaux dans le circuit économique.
 

Banques en surliquidité, projets non financés

D'après le rapport 2008 Doing Business élaboré par la Société financière internationale (SFI), le Gabon est classé à la 144e place sur les 178 économies étudiées. 

Ce classement révèle clairement la nécessité pour le Gabon d'entreprendre des réformes pour attirer davantage les investisseurs privés. L'expérience démontre que les pays qui attirent le plus d'investissements privés sont ceux qui réussissent à simplifier leurs réglementations et par conséquent parviennent à dynamiser la croissance, la création d'emploi et l'entreprenariat.

Dans son programme, le Groupe de la Banque mondiale intègre le développement du secteur privé comme une des priorités de son intervention du Gabon. Cette intervention s'exerce dans le cadre du deuxième pilier de sa stratégie d’assistance adoptée en 2005 (CAS 2005-2009) : il s'agit en l'occurrence de rendre le climat des affaires plus favorable à une croissance durable du secteur privé.

 

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L'industrialisation de la filière bois, un atout à faire prévaloir

Expertise du groupe de la Banque mondiale

Le soutien du groupe de la Banque mondiale est basé sur trois axes :

 

(i) Amélioration de l'environnement des affaires : réalisation d'un rapport diagnostic de l'environnement des affaires et d'un rapport sur le cadre réglementaire de développement des infrastructures au Gabon (IFR).

(ii) Assistance technique aux PME-PMI : séminaires de renforcement des capacités des entrepreneurs locaux.

(iii) Financements directs : plus de 50 millions de dollar EU de la SFI dans les secteurs pétrolier, de l’électricité et de l’eau.

En plus de l'appui du groupe de la Banque mondiale, plusieurs autres partenaires internationaux tels que la Banque africaine de développement, l'Agence française de développement, l'Union européenne, soutiennent le développement du secteur privé gabonais.

 

Patrice Etong Oveng, Chargé de la communication

Photos Banque mondiale / PEO




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