Dernière mise à jour : mars 2008 Histoire Le Gabon a été une colonie française de 1885 à 1960. En 1910, il est devenu l’un des quatre territoires regroupés dans une fédération appelée Afrique équatoriale française, qui est restée en place jusqu’en 1959.
L’année suivante, ces territoires accédaient à l’indépendance pour devenir, respectivement, le Congo Brazzaville, le Gabon, la République centrafricaine et le Tchad. Le premier président du Gabon indépendant, Léon M’Ba, est décédé en 1967, et le vice-président, Omar Bongo Ondimba, lui a alors succédé. Le Gabon est politiquement stable depuis son indépendance. Le Président Omar Bongo Ondimba a réussi à maintenir la stabilité politique et la paix sociale dans le pays. Situation politique Le Gabon a vécu sous un régime de parti unique entre 1968 et 1990. M. Bongo a été élu président en février 1975, et de nouveau en 1979 et 1986. Au début de 1990, le mécontentement sur la situation économique et le désir de libéralisation politique ont provoqué de violentes manifestations et un mouvement de grève parmi les étudiants et les ouvriers. Ce mouvement a abouti à une série de réformes politiques, notamment la création du Sénat gabonais, la décentralisation du processus budgétaire, l’instauration de la liberté de rassemblement et de la liberté de la presse, et l’abolition du visa de sortie obligatoire. Cette même année se sont tenues, en septembre et octobre, les premières élections législatives multipartites que le pays ait connues en plus de 30 ans. En décembre 1993, le Président Bongo Ondimba a été réélu avec 51 % des voix lors d’un scrutin qui a été sujet à controverse. Par la suite, il a aisément remporté les élections de décembre 1998 et de novembre 2005, obtenant à chaque fois une forte majorité face à une opposition divisée. Les élections législatives de 2006 ont confirmé la prédominance du parti présidentiel, le Parti démocratique gabonais qui a remporté 81sièges sur les 120 que compte le parlement gabonais. En décembre 2007, le gouvernement a été remanié, le nombre de ministre a été réduit de 52 à 42 et les principales missions de cette équipe sont : la promotion de la bonne gouvernance des ressources publiques, la restauration de l'autorité de l'État, l'amélioration des recouvrements fiscaux. Initialement prévues pour janvier 2008, des élections locales seront organisées en avril 2008. Le Gabon a joué un important rôle stratégique dans la promotion et la restauration de la stabilité et de la paix en Afrique centrale. Son Président est souvent sollicité pour servir de médiateur dans plusieurs conflits sur le continent. Situation économique Le Gabon est l’un des rares emprunteurs de la BIRD parmi les pays africains, avec un PIB par habitant qui était estimé en 2005 à 5280 dollars environ, soit un niveau bien supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Son économie reste très tributaire de la production pétrolière, mais ses responsables ont commencé à examiner les possibilités de diversification qui s’offrent à elle. En dépit du niveau élevé de son PIB par habitant, les indicateurs sociaux du Gabon dépassent à peine les niveaux moyens de l’Afrique subsaharienne. Les bailleurs de fonds multilatéraux travaillent à présent avec les dirigeants du pays afin d’orienter les ressources nationales vers l’effort de lutte contre la pauvreté et d’amélioration de la situation sociale et de la gouvernance. Quelques progrès ont été faits sur le plan du développement humain. Le pays est passé de la 124e à la 119e place à l'indice de classement du développement humain, l’espérance de vie reste relativement élevée (56,6 ans), tandis que la mortalité infantile demeure faible, à un niveau qui s’établissait à 60 pour 1 000 naissantes vivantes en 2002 (contre 88 en 1985). À cela s’ajoute le fait que 86 % de la population a accès à l’eau potable. Le Gabon a également amélioré la condition des femmes celles-ci ont accès à l'éducation de base, secondaire et supérieure, le pays a promulgué des dispositions juridiques favorisant l'égalité de sexes et des droits de la femme. Cependant le plus grand défi à relever les autorités reste celui de lutte contre le VIH/SIDA, dont le taux de prévalence est estimé à 8,1% et l'amélioration des conditions de vie et des indicateurs sociaux de base. Sur le plan macroéconomique, le Gabon a réalisé des efforts notables ces dernières années et les perspectives à moyen terme indiquent une stabilisation de la croissance. Le secteur non pétrolier est susceptible à moyen terme de tirer la croissance économique, compensant ainsi la baisse de la production pétrolière. Les investissements dans les secteurs de la production de l'hévéa, le développement de l'agro- industrie, l'industrialisation de la filière bois, les investissements dans le secteur des mines ont contribué à stimuler le taux de croissance du secteur non pétrolier qui est passé de 2.3% en 2004 à 4.9% en 2006 avec un estimation de croissance de 5.5% 2007. Le projet Belinga est prévu pour débuter en 2008. La récente hausse des prix du pétrole a permis de réactiver d'anciens champs pétroliers, ceci a permis une stabilisation de la production pour quelques années. Le Gabon a de tout temps été une zone de stabilité dans la région, et joue un rôle croissant à l’échelon régional dans le cadre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Pour plus de renseignements à cet égard, veuillez vous reporter aux Indicateurs du développement dans le monde.
Défis à venir Le Gouvernement gabonais a établi une Stratégie de croissance de réduction de la pauvreté, dans le cadre d’un processus participatif mené en consultation avec les bailleurs de fonds, il a élaboré en décembre 2005 la version définitive de son Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DCSRP), lequel a été adopté en Conseil des ministres en janvier 2006. Le DCSRP s’articule autour de quatre piliers : i) promotion d’une croissance forte, soutenue et bénéfique aux pauvres, ii) amélioration des infrastructures, iii) amélioration de l’accès des populations aux services essentiels, et iv) amélioration de la gouvernance. La mise en œuvre du DSRP contribuera à stimuler la croissance et l’emploi (en encourageant l’activité dans les secteurs non pétroliers) et à réduire la pauvreté en améliorant l’accès aux services sociaux, tout particulièrement le logement, l’eau, l’enseignement primaire et les services de santé. Appui apporté par la Banque mondiale au Gabon La Stratégie d’aide-pays (CAS) que la Banque a approuvée en mai 2005 se situe dans la ligne de la stratégie définie par le gouvernement dans le DCSRP et dans l’étude prospective intitulée « Gabon 2025 ». La Banque a actuellement trois opérations en cours au Gabon. Le Prêt d’appui aux politiques de développement pour la gestion des ressources naturelles d'un montant de 15 millions de dollars a été approuvé en novembre 2005. Il a pour but d’aider le pays à assurer d’une manière plus efficiente la gestion de ses ressources naturelles et à en accroître l’impact sur la réduction de la pauvreté ; à protéger l’environnement ; et à devenir moins tributaire de ressources pétrolières en diminution. Il porte aussi bien sur les ressources renouvelables (forêt, ressources halieutiques, biodiversité, environnement) que sur les ressources minières (essentiellement le manganèse) et le secteur pétrolier. En outre, un financement du Fonds pour l'environnement mondiale (FEM) de 10 millions de dollars, administré par la Banque, a été approuvé à la fin de mars 2006 dans le but d’aider le pays à renforcer ses capacités de gestion des parcs nationaux et à préserver sa biodiversité. Enfin, un prêt de 25 millions de dollars a été approuvé au milieu de mars 2006 pour un projet de développement des infrastructures. Pour ce qui est de la Société financière internationale (IFC), son engagement au Gabon se chiffre actuellement à 256 millions de dollars et se concentre principalement sur les ressources naturelles, l’essentiel des investissements concerne le secteur des hydrocarbures (pétrole et gaz) et celui des industries extractives. Le Gabon a adhéré en mars 2003 à l’Agence multilatérale de garantie des investissements (a) (MIGA). Celle-ci a à présent engagé sa première opération de garantie dans ce pays, pour un projet d’enseignement professionnel parrainé par des investisseurs autrichiens et français et prévoyant la construction et l’exploitation de sept centres d’enseignement professionnel dans six localités disséminées à travers le pays. Par le biais de son bureau de représentation à Libreville, la Banque mondiale travaille en étroite collaboration avec les partenaires de développement du Gabon. Points de contact Mme Marie Barton-Dock Directrice des opérations World Bank Street 1.792, No.186, Ekoudou-Bastos Yaoundé, Cameroun Tél : (237) 22-20-38-15/ 22-20-16-36 Fax : (237) 22-21-07-22 Mbarton@worldbank.org | M. Olivier Frémond Chef-pays Quartier Palais de Justice Section RG Parcelle No. 222 Libreville, Gabon Tél : +241-73-81-71 Fax : +241-73-81-69 Ofremond@worldbank.org | Mme Dorsati Madani Économiste-pays 1818 H Street, NW Washington, DC 20433 USA Tél : +1-202- 473-7925 Fax : +1-202-473-8136 Dmadani@worldbank.org | Mme Janet Dooley Chargée de programme Bureau de Washington Tél :+1-202 458 4626 Fax : +1-202 473-5452 Jdooley1@worlbank.org | Patrice Etong-oveng Chargé de la communication Bureau de Libreville Tél : +241-73-81-71 Fax : +241-73-81-69 Petongoveng@worldbank.org | Mme Nellie Sew Kwan Kan Assistante chargée du programme senior Bureau de Washington Tél : +1-202-473-4756 Fax : +1-202-473-5452 Nsewkwankan@worldbank.org |
Retour en haut (a) indique une page en anglais. |