Fiche-pays

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Dernière mise à jour : Septembre 2009

Histoire

drapeauLe Gabon a été une colonie française de 1885 à 1960. En 1910, le Gabon est devenu l’un des quatre territoires de l’Afrique équatoriale française, une fédération qui a survécu jusqu’en 1959. Les territoires sont devenus indépendants en 1960 sous les noms de République Centrafricaine, Tchad, Congo (Brazzaville) et Gabon. Le premier président du Gabon indépendant, M. Leon M’ba, est mort en 1967 et a été remplacé par le vice-président de l’époque, M. Omar Bongo Ondimba. Le Gabon a été stable politiquement depuis son accession à l’indépendance. Le président Omar Bongo Ondimba, décédé en Espagne le 8 Juin 2009 a réussi à maintenir la stabilité politique et la paix sociale dans le pays. Le 3 septembre 2009, son fils Ali Bongo Odimba  a été élu président de la république au terme d’un processus électoral conforme aux règles constitutionnelles en vigueur au Gabon.

Politique

De 1968 à 1990, le Gabon était un État à parti unique. M. Bongo a été élu président en février 1975, puis en 1979 et en 1986. Le mécontentement sur le plan économique et un désir de libéralisation sur le plan politique ont provoqué des manifestations violentes et des grèves sous l’impulsion des étudiants et des ouvriers au début des années 90. Ce mouvement a entraîné à sa suite des réformes politiques, notamment la création d’un Sénat national, la décentralisation du processus budgétaire, la liberté d’association et la liberté de la presse ainsi que la fin de l’obligation d’un visa de sortie du territoire. Les premières élections multipartites à l’Assemblée nationale en près de 30 ans se sont tenues en septembre-octobre 1990. En décembre 1993, le Président Bongo Ondimba a été réélu avec 51 % des voix au cours d’une élection controversée. M. Bongo Ondimba a ensuite remporté haut la main les élections présidentielles de décembre 1998 et de novembre 2005, en s’assurant une confortable majorité des voix face à une opposition divisée. Les élections législatives de 2006 ont confirmé la domination du parti dirigeant dans l’arène politique, le Parti Démocratique Gabonais du président Bongo, qui a remporté 82 des 120 sièges de l’Assemblée nationale. En janvier 2009, le parti présidentiel a également été victorieux des dernières élections locales et sénatoriales, le PDG a remporté 79 sur les 120 sièges que compte le Sénat Gabonais. Le Gouvernement a été remanié en janvier 2009, avec une équipe de 50 membres dont cinq vices premiers ministres. Les principales missions de cette nouvelle équipe sont : la promotion de pratiques de bonne gouvernance, la restauration de l’autorité de l’État et le redressement de l’économie.

Le Président Bongo est décédé  en juin 2009. La vacance de pouvoir ainsi occasionnée par cette disparition  a amené les politiques à appliquer la procédure légale prévue par l’article 13 de la constitution gabonaise. Procédure  à la suite de laquelle, le Président du Sénat, mme Rose Francine Rogombe  a été désignée Président de la république par intérim.  Une élection présidentielle à un tour a été organisée le 30 Août 2009.Le 3 septembre, Ali Bongo Odimba a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle avec 41 % de suffrages exprimés  parmi 23 candidats en lice.

Le Gabon a joué un rôle stratégique dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique Centrale. Le défunt président a été souvent amené à jouer un rôle de médiateur dans les conflits (parmi les exemples récents, on peut citer la République Centrafricaine, la République du Congo, la Côte d’Ivoire et le Togo).

Développement économique

L’un des rares pays BIRD en Afrique, le Gabon jouit d’un PIB par habitant estimé à environ 8200 dollars en 2007, bien supérieur à la moyenne des pays de l’Afrique subsaharienne (ASS). L’économie dépend toujours beaucoup de la production pétrolière, mais le gouvernement a commencé à explorer le potentiel du pays pour une diversification économique.

En dépit de son PIB par habitant élevé, les indicateurs sociaux du gabon sont à un niveau à peine plus élevés que la moyenne des pays de l’ASS. Les donateurs multilatéraux travaillent maintenant avec le gouvernement pour réorienter le flux de ressources vers un allègement de la pauvreté, une amélioration des indicateurs sociaux et l’instauration d’une meilleure gouvernance. Des progrès ont été faits dans ce sens. Le Gabon a progressé du 124ème rang au 119ème rang dans l’Index du Développement Humain en 2008. L’espérance de vie a augmenté, passant de 54 ans en 2006 à 57,9 ans en 2007/2008, tandis que la mortalité infantile restait élevée à 60 pour 1 000 en 2002.

En 2004, 88 % de la population avait accès à une eau salubre. Le Gabon a réussi à instaurer l’enseignement primaire universel, améliorant ainsi le taux net de scolarisation de 88 % (1990) à 91 % (2005), bien que la qualité continue à poser problème. Le taux d’alphabétisation des adultes a progressé de 13 % et la fréquentation de l’école en général a augmenté de 0,4 %.

L’inscription des filles dans les écoles primaires et secondaires est en hausse, les femmes jouissent d’un meilleur accès aux infrastructures et aux soins de santé et les institutions se montrent garantes des droits constitutionnels et juridiques égaux accordés aux femmes. Un défi important demeure néanmoins, la prévalence du VIH-SIDA dont le taux de prévalence est estimé à 5,9 % de la population en 2007, ce qui est supérieur au taux moyen pour l’Afrique subsaharienne. La réduction de la pauvreté et l’amélioration de l’accès universel aux services sociaux demeurent l’un des plus grands problèmes auxquels sont confrontées les autorités gabonaises.

Les résultats du Gabon sur le plan économique se sont détériorés  récemment et la croissance est projetée à demeurer bas jusqu’en 2010. Le secteur non-pétrolier devrait demeurer le principal moteur de l’économie à moyen terme, compensant les déclins récents enregistrés dans la production de pétrole. Les investissements réalisés dans la production de caoutchouc, l’expansion de l’agro-industrie ainsi que les investissements dans les secteurs de l’exploitation forestière et minière ont donné un coup de fouet à la croissance du PIB du secteur non-pétrolier, avec un taux de croissance qui a progressé de 2,3 % en 2004 à 2,8, % en 2007 et qui est estimé à 6.2, % pour 2007. Les premiers coups de pioche dans le cadre du projet de la mine de fer de Belinga devraient être donnés en 2008. Récemment, le niveau élevé des prix du pétrole a permis d’ouvrir de nouveaux champs qui, dans d’autres circonstances, auraient été considérés comme non-rentables et qui devraient contribuer à une stabilisation de la production pétrolière pendant quelques années. La crise économique globale ainsi que la baisse dans les prix des denrées alimentaires ont cependant mené à un déclin de la performance économique du  Gabon en 2008, et la  croissance du PIB réel n’avait atteint que 2 pourcent. Bien que le prix du pétrole ait repris récemment, les secteurs forestier et minier ont été durement affectés par la faible demande globale résultant en des pertes significatives dans la production et dans l‘emploi. Par conséquent, il est envisagé que la croissance du PIB réel restera modeste en 2009. Les prix élevés du pétrole et la politique fiscale conservatrice avaient aidé à augmenter le surplus du budget global qui a atteint 7.8 pourcent du PIB en 2007 en comparaison de8,6 pourcent en 2005 et 7,6 pourcent en 2004. Le budget révisé adopté au mois de mars 2009 avait projeté pour la première fois depuis 2002 un déficit fiscal global. La révision avait pris en compte la chute de revenues pétroliers occasionnée par une baisse dans la production et les exportations ainsi qu'une augmentation des salaires consentie par le gouvernement suivant le malaise social fin 2008 et les dépenses supplémentaires pour les groupes les plus vulnérables. Le récent rétablissement du prix du pétrole aidera cependant à améliorer la situation fiscale. Les prix élevés du pétrole et du manganèse ont également aidé le solde extérieur courant du Gabon. Le surplus externe du compte courant, qui s’élevait à 10,5 pourcent du PIB en 2004, a augmenté à 15.5 pourcent en 2007 et à 16,9 pourcent en 2008. Dû aux brusques déclins dans les prix des denrées ainsi que la baisse dans la production du manganèse et du bois, il est projeté que le surplus du compte courant baissera considérablement en 2009. Le Gabon a traditionnellement été une zone de stabilité dans la région et il joue un rôle grandissant sur le plan régional dans le cadre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Défis à venir

Le gouvernement a élaboré une stratégie complète de réduction de la pauvreté en décembre 2005. La stratégie a été préparée en consultation avec les donateurs, dans le cadre d’une démarche participative. Le DSRP s’appuie sur quatre piliers : a) promouvoir une croissance forte et durable profitant aux plus démunis, b) améliorer l’infrastructure, c) améliorer les services sociaux de base et d) améliorer la gouvernance.

Le défi est de mettre en œuvre le programme pour contribuer à une stimulation de la croissance et de l’emploi (en promouvant les secteurs non-pétroliers) et à une réduction de la pauvreté par une amélioration de l’accès aux services sociaux, en particulier le logement, l’eau, l’enseignement primaire et les services de santé.

Assistance apportée par la Banque mondiale au Gabon

La Stratégie d’aide-pays de la Banque pour 2005-2009 est en cohérence avec le DSRP et l’étude prospective nationale intitulée « Gabon 2025 ».

Trois projets sont en cours actuellement au Gabon. Le Prêt à la politique de développement pour la gestion des ressources naturelles (15 millions de dollars) a été approuvé en novembre 2005. Ce prêt vise à améliorer l’efficacité de la gestion des ressources naturelles au Gabon, en renforçant son impact sur l’allègement de la pauvreté, la protection de l’environnement et la réduction de la dépendance du pays vis-à-vis des ressources pétrolières qui vont en diminuant. Il couvre les ressources naturelles renouvelables --les forêts, les pêcheries, la biodiversité et l’environnement -- ainsi que l’exploitation minière du pays (surtout le manganèse) et les secteurs du pétrole. De plus, une subvention du FEM (10 millions de dollars) administrée par la Banque a été approuvée en mars 2006 pour aider le pays à renforcer sa capacité de gestion des parcs nationaux et à protéger sa biodiversité. Un prêt de Développement des infrastructures locales (25 millions de dollars) a également été approuvé en mars 2006.

Les opérations récentes d’investissement de l’IFC comprennent les 30 millions de dollars engagés en 2005 pour soutenir les programmes d’expansion en amont du pétrole et du gaz de VAALCO, un client actuel de l’IFC qui figurait dans son portefeuille d’engagements à hauteur de 3 millions de dollars. En 2006, l’IFC a engagé un investissement sur fonds propres de 25 millions d’euros, assorti d’un crédit de soutien de 35 millions d’euros en faveur de Veolia Water AMI, une holding de services publics diversifiés présente dans de nombreuses régions. Une de ses trois interventions les plus importantes concerne SEEG, la compagnie de l’eau et de l’électricité du Gabon qui a été privatisée suite à une mission consultative de l’IFC. La concession SEEG, qui a été accordée en 1997, a été la première concession de services publics à être véritablement accordée à une entreprise privée en Afrique et elle est considérée comme une réussite par de nombreux observateurs.

Le Gabon est devenu membre de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) en mars 2003. La MIGA garantit actuellement son premier investissement au Gabon, un projet d’enseignement professionnel commandité par des investisseurs autrichiens et français. Le projet porte sur la construction/administration de sept établissements d’enseignement professionnel dans six villes couvrant l’ensemble du Gabon.

La Banque mondiale travaille en collaboration étroite avec les partenaires du développement du Gabon par l’intermédiaire de son bureau national situé à Libreville. 

Points de contact

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