La lutte contre le SIDA en Guinée -- Le coût des anti-rétroviraux chute grâce à l’appui de la Banque mondiale

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Rapport de l'ONUSIDA 2006

Depuis 2003, le coût des anti-rétroviraux (ARV) a chuté de près de 80% en Guinée grâce à la volonté des autorités politiques et à celles des partenaires au développement dont entre autre la Banque mondiale qui a fait un don substantiel pour appuyer les autorités guinéennes dans leur lutte.

 

Le Comité national de lutte contre le SIDA (CNLS) a favorablement accueilli la décision de la Banque mondiale d’accorder à ce pays pauvre d’Afrique de l’ouest un don d’une valeur de 20,3 millions de dollars EU pour accélérer la lutte contre le VIH/SIDA.

 

Cet appui, jumelé à l’effort des autres partenaires étrangers et des autorités qui se sont engagés à trouver les 2 millions de dollars EU nécessaires pour engager le programme, a permis d’apporter une bouffée d’oxygène aux 120 000 séropositifs officiellement recensés par la dernière enquête nationale en 2005 sur la séroprévalence. Le taux de séroprévalence en Guinée est estimé à 1,5%.

 

Ainsi, depuis le 3 mars 2003, le traitement mensuel (trithérapie) est passé de 170 000 francs guinéens (environ 34 dollars EU) à 35 000 francs par malade. Cinq ans plus tôt, il était de 600 000 francs, ce qui équivaut à la quasi-intégralité du salaire de base du cadre le mieux payé de la fonction publique !

 

SIDA

La journée de la lutte contre le SIDA.

En outre, souligne le CNLS, les montants mobilisés dans le cadre de la lutte contre le SIDA ont favorisé le traitement gratuit des séropositifs guinéens en terme de maladies opportunistes liées au VIH.

 

« C’est l’apport de la Banque mondiale et du Fonds mondial de lutte contre le SIDA qui nous a permis non seulement de baisser de manière sensible les coûts des traitements mais aussi de rendre gratuits tous les soins liés aux infections opportunistes chez les malades du SIDA », a indiqué Hadja Mariama Djelo Barry, secrétaire exécutive du CNLS.

 

Environ 55% des fonds alloués par la Banque mondiale ont pu être décaissés à ce jour, fait remarquer le CNLS.

 

« Nous avons également procédé à la sensibilisation de l’ensemble des acteurs concernés par la lutte. Aujourd’hui, tous les ministères, institutions, communautés rurales de développement (CRD), etc., ont leur comité de lutte contre le SIDA », a ajouté Hadja Mariama Diello Barry.

 

Elle a en outre précisé que l’enquête nationale sur la séroprévalence réalisée en 2001 ne concernait que les populations à risques, à savoir les prostituées, camionneurs, adolescents, etc.

 

« A cette époque le taux de séroprévalence de 2,8% annoncé – calculé sur la population de femmes enceintes – nous a permis de sensibiliser l’ensemble de nos partenaires étrangers y compris la Banque mondiale ; de dégager une stratégie de lutte ; de faire une sensibilisation tous azimuts et enfin de s’engager dans la prise en charge biomédicale », souligne-t-elle.

 

Prévalence du SIDA en Guinée
par région administrative
(étude de 2005)
 

Boké : 1,2%

Labé : 1,8%

Kindia : 0,9%

Mamou : 0,7%

Faranah : 1,6%

Kankan : 1,2%

Nzérékoré : 1,7%

Conakry : 2,1%

En considérant le genre, 0,9% des hommes sont actuellement infectés par le VIH contre 1,9% des femmes. Dans les zones rurales, le taux de séroprévalence est moins élevé que dans les centres urbains ; il est de 1% contre 2,4% dans la moyenne des grandes villes comme Conakry, Labé, Kankan ou Nzérékoré.

 

« Nous avons remarqué que dans les communautés rurales de développement dirigées par des responsables instruits, la lutte contre le SIDA est très efficace. Ces gens-là nous déposent périodiquement des rapports qui nous donnent une idée précise de la situation sur place », a poursuivi la secrétaire exécutive du CNLS.

 

Selon elle, l’un des objectifs principaux de cette campagne de lutte contre le VIH/SIDA est de ne pas atteindre le seuil des 3% pour l’ensemble de la population en Guinée.

 

En attendant, des associations de séropositifs saluent les initiatives qui ont permis à la majorité de leurs membres d’avoir accès aux soins dans des proportions raisonnables, sans perdre un pouce de dignité.

 

ruban rouge

1er décembre 2006 : journée mondiale du SIDA. En savoir plus...

Halima Camara, séropositive et vice-présidente de l’Association des personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA (AGUIP+) pense que les efforts doivent être poursuivis pour rendre gratuit le traitement des malades du SIDA.

 

« Nous avons déjà fait un grand pas, en réduisant de manière aussi sensible le coût des anti-rétroviraux mais, même à ce prix, la grande majorité éprouve des difficultés pour se soigner. Je pense qu’il faut que le traitement soit gratuit pour une lutte plus efficace », estime-t-elle, C’est d’ailleurs ce soutient que la Banque mondiale apporte. Un fait à déplorer cependant c’est que tout ce qui est vendu comme ARV est acheté sur les fonds extérieurs. Or pour qui connaît la grande volatilité des fonds extérieurs, il est grand temps que l’état de Guinée s’investisse en même temps que les partenaires afin de garantir la pérennité de l’activité.

 




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