Dernière mise à jour : avril 2008 
D’une superficie totale de 245 857 000 kilomètres carrés, la Guinée comprend quatre régions : la Basse Guinée, ou Guinée maritime ; la Moyenne Guinée, région centrale abritant notamment la chaîne montagneuse du Fouta Djalon ; la Haute Guinée, région de savanes ; et la Guinée Forestière dans la partie sud-est du pays. Sa population est estimée à 9,9 millions d'habitants. Le pays a reçu jusqu’à un demi-million de réfugiés venus des pays voisins durant dix années de guerre civile. Sa capitale est Conakry, une métropole de 1,8 million d’habitants. Histoire La population de la Guinée a évolué sur des milliers d’années. C’est au Xe siècle de notre ère que les implantations des groupes Soussou et Malinké dans la région ont débuté, et que l’actuelle structure de la population a pris forme. Les Peuhls (ou Fulanis, en anglais) se sont à leur tour implantés au XVIIe siècle, amenant l’Islam avec eux et repoussant les Soussou dans les zones littorales. Le territoire de la Haute Guinée a successivement fait partie de l'Empire du Ghana (Xe et XIe siècles), de l’Empire du Mali (jusqu’au XIVe siècle) et de l’Empire Songhai (jusqu’au XIXe siècle). C’est au XIXe siècle qu’a commencé la colonisation française. Après la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs partis politiques se sont mis en place, dont le Parti démocratique de Guinée dirigé par Ahmed Sékou Touré. C’est ce parti qui a mobilisé en 1958 un courant d’opinion pour voter contre le projet de communauté française avancé par le régime de Charles de Gaulle, et qui a ensuite déclaré l’indépendance, amenant la France à se retirer complètement et à cesser toute aide financière et autre en faveur de la Guinée. Les autres pays occidentaux se sont eux aussi tenus à l’écart de la Guinée qui, dans cette situation de relatif isolement, s’est forgé une forte identité nationale et s’est engagée dans un système de gestion socialiste. À la tête d’un régime de parti unique, Sékou Touré a progressivement établi des tendances dictatoriales. Il a survécu à plusieurs tentatives de coup d’État et continué de diriger le pays jusqu’à sa mort, en 1984. Deux semaines après le décès de Sékou Touré, l’armée a pris le pouvoir et instauré la deuxième République de Guinée sous la direction de Lansana Conté. Suite à une refonte complète de la constitution destinée à refléter le passage à la démocratie et l’instauration d’une économie de marché, des élections présidentielle et parlementaire ont eu lieu à la fin de 1993 et Lansana Conté a accédé à la présidence. Il a été réélu en 1998 pour ce qui aurait dû être son dernier mandat, mais la constitution a été amendée par référendum en 2001 pour supprimer la limite des mandats présidentiels, et il a été de nouveau élu en décembre 2003 pour un troisième mandat de sept ans. Ce pendant, à la suite des deux grèves de janvier et février 2007, un premier ministre chef de Gouvernement a été nommé par le président de la République à la demande de la population. C’est ainsi que Monsieur Lansana Kouyaté, Premier Ministre actuel a mis en place un Gouvernement de consensus pour relever les nombreux défis qui se posent aujourd’hui au pays. Économie La Guinée est dotée d’abondantes ressources naturelles, dont 50 % des réserves mondiales connues de bauxite, ainsi que des gisements de diamants, d'or et d'autres métaux. Elle possède également un important potentiel hydroélectrique.Si la bauxite et l’alumine sont actuellement les deux principaux produits d’exportation, le Gouvernement guinéen envisage d’encourager l’exploitation d’autres ressources minières. Le secteur industriel est principalement axé sur la transformation des produits agricols et comprend notamment des unités de production de bière, de jus de fruits et de boissons gazeuses. La population est à 80 % rurale, et 64 % des pauvres vivent en milieu rural. Les femmes jouent un rôle prépondérant dans l’agriculture de subsistance, puisqu'elles assurent à elles seules 80 % des cultures vivrières. L'État encourage une économie de marché et est déterminé à promouvoir l’investissement étranger. Bien que le pays ait maintenu une situation de paix au plan interne depuis son indépendance, les conflits intervenus dans les pays voisins ont eu un impact négatif sur ses résultats économiques. Ils ont en effet engendré des dépenses imprévues en matière de défense et de sécurité, ainsi que des coûts sociaux liés aux mésures nécessitées par l’afflux de réfugiés. Conjugués à une détérioration des termes de l’échange au début de cette décennie, ces facteurs ont pesé sur l’équilibre budgétaire du pays, qui pâtit en outre de l’inefficacité de son administration fiscale et douanière et des carences affectant la mise en œuvre de sa politique monétaire. Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé pour la Guinée un programme au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) en mai 2001, et un Document complet de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) a été approuvé par les Conseils de la Banque et du FMI en juillet 2002. La conjugaison des pressions budgétaires liées à la situation en matière de sécurité et du manque de rigueur des politiques monétaires a porté atteinte à la stabilité des prix et fait dérailler en décembre 2002 le programme mené au titre de la FRPC. Les problèmes de sécurité se sont poursuivis en 2003, année d’élection présidentielle, et n’ont fait qu’aggraver une situation macroéconomique déjà déficiente. Au début de 2004, le gouvernement a adopté un programme de relance économique qui s’imposait d’urgence pour renforcer l’administration des finances publiques, améliorer la mobilisation des recettes, réduire les exonérations fiscales et comprimer les dépenses publiques. Mais s’il y a eu compression de certaines dépenses publiques, cela s’est fait aux dépens d’importants programmes sociaux, ce qui a déséquilibré d'avantage la ventilation globale des dépenses publiques. Au total, ces mesures ont été insuffisantes par rapport à ce qu’il fallait au pays pour sortir de la crise. De ce fait, le taux d’inflation d’une année sur l’autre s’est accéléré et la croissance du PIB réel est resté bien inférieure à son niveau potentiel et à ce dont le pays a besoin pour réduire la pauvreté. À la suite des mouvements sociaux de revendications survenus les mois de janvier et février 2007, un Premier Ministre de concensus a été nommé qui a mis son gouvernement en place quelque mois plus tard. Ce gouvernement s’est à présent engagé dans un nouveau processus de réforme de ses politiques qui bénéficie de l’appui du FMI et des partenaires de développement de la Guinée. Si ce processus est mené à bien, il permettra au pays de rétablir la stabilité macroéconomique et d’établir les bases voulues pour une croissance durable et une réduction de la pauvreté. Dans l’ensemble, la croissance enregistrée par l’économie guinéenne depuis la fin des années est jugée inférieure à son potentiel, surtout compte tenu des ressources naturelles considérables dont est doté le pays. Par ailleurs, les indicateurs sociaux de la Guinée soutiennent mal la comparaison avec ceux des pays voisins, bien que des avancées non négligeables aient été faites ces derniers temps sur le plan de l’éducation primaire et de l’accès à l’eau salubre. Le nouveau gouvernemnt a entrepris des réformes très importantes et salutaires dans le domaine du respect de l'exécution du budget, de la réforme de la Banque centrale, et au niveau de la Gouvernance en générale. Les procédures monétaires semblent être beaucoup plus alignées sur les politiques et orientations économiques que par le passé. L'inflation est aujourd'hui au dessous de 20% contrairement à 40% en fin 2006. En décembre 2007, le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé pour la Guinée un programme au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). Si ce processus est mené à bien, il permettra au pays de rétablir la stabilité macroéconomique et d’établir les bases voulues pour une croissance durable et une réduction de la pauvreté. Situation politique Depuis la chute du régime socialiste de Sékou Touré, la Guinée a fait l’objet d’une profonde libéralisation politique, qui a trouvé sa consécration dans la constitution approuvée par référendum en décembre 1990, laquelle a ouvert la voie à l’établissement d’un système pluraliste en 1994 et à la tenue d’élections législatives en 1995. L’emprisonnement ultérieur d’Alpha Condé, l’un des principaux dirigeants de l’opposition, a été perçu comme un retour en arrière et, bien que le dirigeant ait depuis été libéré, les observateurs étrangers de même que les groupes d’opposition du pays continuent d’affirmer que le processus de démocratisation laisse encore à désirer. Tous les partis d’opposition sauf un ont boycotté les élections législatives de juillet 2002 pour exprimer leur mécontentement quant à la tenue de ce scrutin. Les partenaires bilatéraux de la Guinée ont eux aussi exprimé leurs préoccupations vis-à-vis du référendum et des élections parlementaires, pour ce qui concerne principalement le mandat et l'indépendance de la commission électorale, la neutralité de la fonction publique et l’accès des partis politiques aux médias. Les élections locales de 2005 ont constitué un test important pour l’amélioration du dispositif en place dans la perspective des prochaines élections nationales, qui étaient prévues pour 2007. Au milieu de 2004, le pays a été victime de troubles civils provoqués par de graves pénuries d’électricité et d’eau dans la capitale et les villes principales, auxquelles s’ajoutaient des hausses des prix du carburant, des denrées alimentaires (le riz principalement) et d'autres produits. Le maintien de l’inflation à un niveau élevé en 2005 n’a fait qu’aggraver le problème, débouchant au début de mars 2006 sur une grève générale d’une semaine qui a pris fin d’une manière pacifique à la faveur d’un accord négocié sur des augmentations de salaires et d’autres concessions de la part du Gouvernement. Bien que les réfugiés de Sierra Leone et du Libéria soient pour l’essentiel rentrés chez eux, beaucoup sont toutefois restés en Guinée. La situation instable qui continue de prévaloir en Côte d’Ivoire alimente de nouveau un afflux de réfugiés dans le pays et vient s’ajouter aux problèmes de sécurité qu’il connaît. L’examen des dossiers relatifs à la sécurité et la coopération dans le contexte de l’Union du fleuve Mano fait l’objet d’une étroite collaboration entre les présidents des quatre pays concernés : Guinée, Côte d’Ivoire, Libéria et Sierra Leone. En décembre 2004, Cellou Dalein Diallo a été nommé premier ministre de la Guinée, et beaucoup ont vu dans sa désignation à la tête du gouvernement un geste majeur des hautes instances du pays pour tenter de sortir celui-ci de sa situation difficile. De fait, M. Diallo a pris un certain nombre d’initiatives destinées à : i) rétablir le dialogue politique entre les autorités et l’opposition, et à éclaircir ainsi le climat politique ; ii) rétablir la discipline budgétaire et l’orthodoxie financière, tout en renforçant la gouvernance ; et iii) instituer un dialogue social empreint de franchise avec les syndicats et autres composantes de la société civile. Il a toutefois été relevé de ses fonctions de premier ministre au début d’avril 2006. À la suite des deux dernières grèves à l’appel des syndicats qui ont provoqué une grave crise socio-économique et paralysé le pays pendant deux mois, un premier ministre de consensus a été nommé le 27 février 2007 en la personne de Lansana Kouyaté. Un mois après, le 27 mars, le Premier ministre a publié son gouvernement. S.E Lansana Kouyaté, dans son adresse à la nation a décrit les priorités de son gouvernement qui sont : la consolidation de l’unité nationale, la promotion d’une justice indépendante, le plein emploi des jeunes, le rétablissement des équilibres macro-économiques, la mobilisation des ressources, la bonne gouvernance. Les prochaines élections législatives prévues pour novembre 2008 vont être cruciales pour la poursuite des réformes en Guinée. Action des bailleurs de fonds L’appui fourni par les bailleurs de fonds à la Guinée a mis l’accent sur des apports de fonds destinés à reconstruire ou développer l’infrastructure économique (l’effort étant particulièrement concentré sur le développement rural), et à améliorer les capacités de gestion de l’administration publique. La France est l’un des principaux donateurs bilatéraux, et les institutions de Bretton Woods apportent un appui considérable au programme de redressement économique et de réforme de la Guinée depuis 1986. L’Union européenne est elle aussi très présente en Guinée, surtout dans le secteur de l’infrastructure. Les autres bailleurs de fonds sont notamment la Banque africaine de développement, le Programme des Nations Unies pour le développement, la Banque islamique de développement, les États-Unis, le Canada, l’Allemagne et le Japon. Les organisations non gouvernementales (ONG) jouent un rôle important dans la mise en œuvre des projets en Guinée, et contribuent à rendre ceux-ci moins tributaires de l’administration publique. Leur participation a été particulièrement utile dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation et de la santé. Elles sont des organismes d’exécution essentiels dans le cadre du Programme d’appui aux communautés villageoises, un programme multisectoriel financé par la Banque depuis l’exercice 99 dans le but de réduire la pauvreté dans les zones rurales et d’y promouvoir un développement durable. Banque mondiale La Banque mondiale finance actuellement un portefeuille de onze projets dont trois sous-régionaux représentant des engagements de 238 millions de dollars au total. Ces projets se concentrent dans les domaines suivants : développement communautaire, infrastructures rurales, éducation, santé et VIH/SIDA, électrification rurale, appui au secteur de la santé et l’appui à l'amélioration du secteur de l'electricité. La Banque compte par ailleurs aider le pays à améliorer le rendement de ses services d’électricité. À mesure que la situation du pays s’améliore sur le plan macroéconomique et en terme de gouvernance, les options de prêt se trouveront renforcées. La Banque en est au stade initial du processus de révision de sa stratégie d’aide pour la Guinée. Société financière internationale (IFC) L'IFC a actuellement un petit portefeuille d’investissements en Guinée, pour un montant global de l’ordre de 4,6 millions de dollars, et ses activités dans ce pays sont couvertes à partir d’Accra (Ghana), où est basé son directeur des opérations. Les activités en question se concentrent sur le secteur minier, l'IFCayant associé ses efforts à ceux de la Banque mondiale pour aider le gouvernement à remédier aux principaux problèmes de gouvernance affectant ce secteur. Au cours de l’année écoulée, le Gouvernement guinéen a pris des initiatives crédibles en vue d’améliorer cette situation, tout particulièrement au titre de sa participation à l’EITI (Initiative pour la transparence des industries extractives), ainsi qu’en concluant des accords avec les promoteurs de contrats d’exploitation essentiels. Il continuera, avec l’appui du groupe de la Banque mondiale spécialisé dans la politique minière, de s’attaquer aux problèmes de gouvernance et de transparence en vue de permettre à l'IFC d’apporter son concours financier à divers projets en cours d’élaboration dans le pays. L'IFC a d’ores et déjà constitué une réserve de projets prometteurs, et comptait présenter en avril 2006 à son Conseil d’administration son premier projet d’investissement en Guinée après une absence de huit années. Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) Le portefeuille de la MIGA en Guinée comprend deux projets recouvrant huit contrats de garantie dans le secteur manufacturier et l’agro-industrie, représentant un engagement à la fois brut et net de 14,15 millions de dollars au total. La MIGA n’a pas d’autres projets en réserve pour la Guinée pour le reste de l’exercice 06. Institut de la Banque mondiale (WBI) La Guinée n’est pas l’un des pays ciblés par l’Institut de la Banque mondiale (WBI). Le nombre de ses nationaux qui prennent part aux activités du WBI a par conséquent diminué depuis que celui-ci a adopté cette approche dite de pays-cibles dans le cadre de sa stratégie visant à axer son action sur le renforcement des capacités et non plus seulement sur la formation. Les programmes du WBI qui lui sont destinés sont de plus en plus assurés sous forme d’enseignement à distance, au moyen des installations de vidéoconférence que possède le bureau de représentation de la Banque mondiale à Conakry. C’est par ce biais que plus de la moitié des participants ont suivi des sessions de l’Institut au cours de l’exercice 05. Le WBI n’a actuellement aucune activité sur place en Guinée ; le nombre limité de programmes auxquels participent ses nationaux sont des programmes régionaux organisés hors du pays. Durant l’exercice 05, les programmes d’éducation et de prise en compte des sexospécificités sont ceux qui ont vu la plus forte participation de Guinéens. Points de contact Directeur des opérations Ishac Diwan Bureau de la Banque mondiale au Ghana Idiwan@worldbank.org Locaux: 69 Dr. Isert Road North Ridge Residential Area Accra, Ghana Adresse postale : P.O. Box M. 27 Télécopie : (233-21) 227887 | Représentant Résident pour la Guinée Siaka Bakayoko Bureau de la Banque mondiale en Guinée Sbakayoko@worldbank.org Locaux : Banque mondiale Immeuble de l’Archevêché Face Baie des Anges Conakry, Guinée Adresse postale : B.P. 1420 Télécopie : (224) 415 094 | | Coordinatrice de programme Michelle Keane Bureau de la Banque mondiale à Washington Tél : 202 473 2534 Mkeane1@worldbank.org
Locaux et adresse postale : World Bank 1818 H Street, N.W. Washington, DC 20433 Télécopie : 202 473 5139 | Économiste senior Wilfried Engelke Bureau de la Banque mondiale à Washington Tél : 202 473 2062 Wengelke@worldbank.org | Assistante de programme senior Asmaou Diallo-Bah Bureau de la Banque mondiale à Washington Tél : 202 473 6046 Adiallobah@worldbank.org | Retour en haut |