Le Mali devient le 100ème membre du Réseau du secteur privé de la Banque mondiale

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Projets de la Banque mondiale au Mali

Le 20 février 2008 - Le Mali a rejoint le Réseau des officiers de liaison du secteur privé (en anglais, Private Sector Liaison Officers (PSLO) Network),  devenant ainsi le centième membre dans le monde et le 21ème en Afrique. Soixante dix-neuf pays dont une vingtaine en Afrique sont déjà membres du Réseau. Le PSLO ou point focal pour le Mali, Moussa Doudou Haidara, conseiller spécial du président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Mali (CCIM), a été, de façon consensuelle, désigné par les principales organisations et structures du secteur privé malien. Ceci est intervenu à la suite d’une mission de deux jours de Gilles Garcia, le Manager du Programme PSLO basé à Paris, au sein de la Vice-présidence Europe pour les Affaires extérieures de la Banque mondiale.

Le rôle de Moussa Doudou Haidara consiste essentiellement en un effort de communication en direction du secteur privé et il aura pour responsabilités, en collaboration avec le chargé de communication du bureau de la Banque mondiale à Bamako, de mettre à disposition les informations, les connaissances et les opportunités que la Banque mondiale offre aux entreprises privées. En 2007, à titre d'exemple, la Banque mondiale a signé plus de 25 milliards de dollars (environ 16.375 milliards de francs CFA) de contrats d'appels d'offres, plus de 40 000 contrats au total, avec des entreprises privées à travers le monde, au Nord comme au Sud.

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Moussa Doudou Haidara (PSLO) entre le président de la Chambre de commerce et d'industrie et le chargé de communication du bureau de la Banque mondiale. © Banque mondiale

«Nous allons faire plus, de sorte, entre autres, que beaucoup plus d’entreprises du Sud bénéficient de ces marchés, en leur fournissant un meilleur accès à l’ information sur les appels d’offre, en aidant à organiser des séminaires d’appels d’offres pour que les entreprises du Sud puissent se familiariser et s’imprégner des procédures de la Banque mondiale en la matière », a expliqué M. Garcia.
Selon lui, il n’y a pas de raisons que les entreprises du Nord bénéficient régulièrement de ce genre de renforcement de capacités et qu’il n’en soit pas de même avec le secteur privé des pays en développement
En outre, l’appartenance au Réseau permettra de faciliter les rencontres entre les missions de la Banque mondiale au Mali et celles d'opérateurs privés maliens à l’étranger, sans oublier les opportunités d’affaires dont le Réseau regorge en son sein.

Ouverture à tout le secteur privé

M. Haidara, a pour sa part, exprimé son « entière disponibilité à travailler pour tout le secteur privé malien, sans considération de l’appartenance à une structure », ce qui est d’ailleurs l’objectif du programme. Lors des différentes séances de travail avec le Centre du Secteur Privé (CSP), la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), le Réseau de l’Entreprise en Afrique de l’Ouest au Mali (REAO-Mali), le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), tous quatre impliqués dans le processus de désignation du point focal depuis presque un an, un accent particulier a été mis sur ce caractère transversal des activés du PSLO.

La toute première activité du PSLO du Mali sera un séminaire de passations de marché centré sur les procédures de la Banque mondiale, à l'intention des opérateurs économiques afin de renforcer leurs capacités en la matière et, ainsi mieux les armer pour obtenir des marchés mis en compétition dans le cadre des interventions du groupe de la Banque mondiale.

Tirer profit du réseautage

Crée en 1999 et couvrant le monde, le Réseau des PSLOs travaille également au renforcement des relations des autres institutions du Groupe de la Banque mondiale, notamment la Société financière internationale (SFI) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA, en anglais) avec le secteur privé dans le but d’accroître la prise de conscience et la participation des entreprises au développement.

Il facilite ce travail par un « réseautage » qu’il développe à travers ces points focaux basés dans les organisations et structures du secteur privé que sont les PSLOs. Ceux-ci travaillent à encourager et à promouvoir le commerce et les investissements dans les pays en développement, avec l’appui des produits et services spécifiques de ces deux institutions  du Groupe de la Banque mondiale que

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Le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM) qui abrite le PSLO.
© Banque mondiale

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1. La SFI qui favorise le développement économique par l’entremise du secteur privé et investit, avec des partenaires commerciaux, dans les entreprises privées viables de pays en développement, sans accepter de garanties de l’Etat. La SFI propose divers produits : prises de participation, crédits à long terme, garanties de prêts, instruments de gestion de risques et services de conseils à ses clients.
Elle a pour objectif d’aider les entreprises situées dans des régions et dans des pays qui n’ont  qu’un accès limité au capital. La SFI investit sur des marchés que les investisseurs privés jugeraient trop risqués en l’absence de sa participation et ajoute de la valeur aux projets qu’elle finance par son expérience de l’administration d’entreprise et des questions environnementales et sociales.

2. La MIGA  qui encourage l’investissement étranger dans les pays en développement en garantissant les investisseurs étrangers contre les pertes liées à des risques non commerciaux – expropriation, inconvertibilité de la monnaie et restriction sur les transferts, guerres et troubles civils ou rupture de contrat.
Elle fournit, par ailleurs des services d’assistance technique en vue d’aider les pays à faire connaître les possibilités d’investissement qu’ils offrent. Sur demande, l’Agence assure aussi des services de médiation en cas de différends liés aux investissements.

Créé le 1er juillet 1944, par une conférence de 44 gouvernements à Bretton Woods, New Hampshire, le Groupe de la Banque mondiale compte aujourd’hui parmi les principales organisations de développement dans le monde. Il a pour mission de combattre la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie des populations des pays en développement. Il accorde des prêts, des crédits, des dons et fournit des conseils sur l’action à mener, ainsi qu’une assistance technique et des services en rapport avec le partage du savoir.

Moussa Diarra, Chargé de communication
Banque mondiale, Bamako, Mali

 




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