La Banque mondiale approuve un financement additionnel de 6 millions de dollars pour la lutte contre le VIH/SIDA au Mali

Communiqué de presse n°:2009/342/AFR

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À Washington : Rachel McColgan-Arnold
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WASHINGTON, le 19 mai 2009 — Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant équivalant à 6 millions de dollars à titre de financement additionnel pour le Projet multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA au Mali (MAP).

Dans ce pays de 12,3 millions d’habitants, où le taux de séroprévalence est de 1,3 %, ce projet contribuera directement à soutenir les efforts de portée multisectorielle menés par les autorités pour enrayer la propagation de l’épidémie de VIH/SIDA en améliorant l’accès aux services de prévention, de traitement et de soins, en particulier pour les groupes de population les plus à risque et les personnes infectées ou touchées par le VIH/SIDA. Le secteur public, la société civile et le secteur privé prennent tous une part active à l’ensemble de ces efforts.

Ce financement additionnel répond à la demande formulée par le Gouvernement malien pour un surcroît d’assistance en vue de consolider et de renforcer les progrès obtenus pour la réalisation de l’objectif de développement du projet en cours, initialement approuvé en juin 2004 pour un montant de 25,5 millions de dollars.

« Il fournira les ressources nécessaires aux interventions prioritaires axées sur les principaux services essentiels, en prenant pour base les conclusions de l’enquête démographique et sanitaire de 2006, qui souligne qu’en dépit du fait que le taux de séroprévalence semble diminuer au plan national, il augmente au niveau des groupes à haut risque (les professionnels du sexe) et de certaines villes comme Mopti (dans le centre du pays) et Gao (dans le nord) », a expliqué Amadou Dem, chef d’équipes de la Banque pour ce projet.  

Plus précisément, le projet cherche à atteindre son objectif par quatre séries de moyens :

  • renforcement des mesures prises à l’échelon national pour combattre l’épidémie de VIH/SIDA grâce à l’amélioration de la base de données d’observation, de la coordination, de la mise en œuvre et des capacités de suivi et d’évaluation ;
  • meilleure prise de conscience du VIH/SIDA grâce à la mise en œuvre d’une campagne de sensibilisation générale ciblée en particulier sur les groupes de population les plus exposés au risque d’infection ;
  • fourniture d’accès à des structures offrant des services de dépistage et de conseil ; et
  • fourniture de traitements, de soins et d’un soutien psychosocial aux personnes infectées ou touchées par le VIH/SIDA.
« Ces ressources supplémentaires viendront à l’appui du ferme engagement du gouvernement et de l’effort qu’il mène au plan multisectoriel pour lutter contre le VIH/SIDA, ce qui produit déjà des résultats encourageants », a souligné M. Dem.

Dans le cadre de la première composante du projet (appui à la réponse du secteur public), le financement additionnel est censé apporter un soutien limité et principalement axé sur une nouvelle activité, consistant à fournir du matériel et une formation essentiels à un groupe limité et choisi de centres de santé publique pour en faire des unités de traitement du VIH/SIDA. Ce volet sera ciblé sur les régions, telles que Mopti ou Kayes (dans l’ouest du pays), où l’accès aux médicaments antirétroviraux et aux services de santé est limité.

La deuxième composante (appui à la réponse du secteur privé) continuera de prendre en charge, mais sur une base progressivement réduite, une partie des coûts de fonctionnement de la coalition d’entreprises récemment formée, et qui est encore dans sa phase de maturation. Elle fournira également un appui (toujours sur une base progressivement réduite) au dispositif de  partenariat public-privé mis en place de façon concluante et au titre duquel un laboratoire privé a fourni des services de qualité pour le suivi de l’état de santé et des besoins de traitement de plus de 7 000 patients, ce qui leur a permis d’avoir accès à la thérapie antirétrovirale. Enfin, grâce au financement additionnel pour cette composante, du matériel et une formation de base continueront d’être fournis à un nombre limité de grandes sociétés dotées de centres de santé, pour leur permettre de dispenser des services de conseil et de dépistage volontaires à leurs employés, ainsi qu’à leur famille et au reste de la communauté.

La troisième composante (appui à la réponse de la société civile) donnera lieu à des mesures de soutien supplémentaires pour l’effort de sensibilisation et l’apport de services de conseil et de dépistage volontaires aux groupes de population les plus à risque. Elle mettra particulièrement l’accent sur les travailleuses du sexe, parmi lesquelles le taux de prévalence est passé de 29 % en 2001 à 35 % en 2006. Un appui sera également fourni pour lutter contre la stigmatisation à ’égard des personnes vivant avec le VIH, sous forme de mesures tendant à renforcer leurs associations.

La dernière composante porte sur les processus de coordination, de suivi et d’évaluation du projet. À ce niveau, le financement additionnel continuera de soutenir en partie le Secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte contre le VIH/SIDA, qui a été créé dans le cadre du projet et qui dirige en fait l’effort dans ce domaine ainsi que le dialogue avec l’ensemble des partenaires de développement.

 




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