Portefeuille Pays Le portefeuille actuel de la Banque mondiale est constitué de 11 opérations d’investissement, pour un engagement total de $521,3 millions et un montant disponible de $285,1 millions à la date du 31 janvier 2009. Ces opérations, couvrant les principaux secteurs de développement du pays, se repartissent en crédits et en dons de l’Association internationale de développement (IDA), soit respectivement 83% et 15% et en dons du Fonds mondial pour l’environnement (FME) pour 2% des engagements. A cela, il faut ajouter une opération d’appui budgétaire, pour un engagement total de $42 millions et son don additionnel (d’un montant de $5 millions) approuvé par le Conseil d’Administration le 30 décembre 2008, entièrement décaissés. La Banque accorde également au Mali, des dons et des Fonds fiduciaires de natures diverses, en volume limité, qu’elle finance elle-même ou qu’elle administre dans le cadre de conventions de gestion de fonds fiduciaires conclues avec des partenaires bi ou multilatéraux. Ces dons visent généralement à encourager l’innovation, la collaboration avec d’autres organisations et la participation des parties concernées aux niveaux national et local. A la date du 31 Janvier 2009 l’encours des dons et fonds fiduciaires se chiffrait à 11.359.107 $EU contre un montant total initial de 26.283.940 $EU couvrant 10 projets/ activités, représentant 4.6% de l’engagement total de la Banque pour le Mali à la même date. Au-delà du caractère modeste de ces montants comparés aux engagements totaux de la Banque au Mali, pour la même période, il y a lieu de souligner leur effet de levier pour certains secteurs stratégiques tels que le renforcement des capacités des acteurs non étatiques comme les Organisations de la Société civile et les Communautés. 
La répartition par secteur des engagements de l’IDA au Mali se présente ainsi qu’il suit : - Energie et Transports : trois projets, à savoir le Projet Energie Domestique et Accès aux Services de Base (PEDASB), le Projet Amélioration des Corridors de Transport (PACT) et le Deuxième Projet Sectoriel des Transports (PST2) ; avec un montant cumulé de 212,85 millions de dollars EU, soit 40,9% du portefeuille des Opérations d’investissement..
- Développement Rural et Environnement : quatre projets et programmes, à savoir : le Projet d’Appui aux Services Agricoles et aux Opérations paysannes (PASAOP), le Programme de Compétitivité et de Diversité Agricole (PCDA), le Programme d’Appui aux Communautés Rurales (PACR) et le Projet de Conservation et de Valorisation de la Biodiversité dans le Gourma (PCVBGE) ; avec un engagement cumulé de 175,4 millions de dollars EU, soit environ 33,6% des engagements.
- Secteurs Privé: un projet, à savoir ; le Projet d’Appui à la Croissance (PAC) pour un engagement cumulé de 55 millions de dollars EU (10,5% du portefeuille des Opérations d’investissement) ; et
- Développement Humain : deux projets et un programme ; à savoir : Projet de Centre de Formation à Distance (PCFD) ; le Projet Multisectoriel MAP/SIDA et le Programme d’Investissement Sectoriel pour l’Education (PISE 2) avec un engagement total de 78 millions de dollars EU (14,9% du portefeuille des Opérations d’investissement.
Trois autres opérations d’investissement sont en cours de préparation couvrant les secteurs Energie, Développement rural/Environnement et Urbain. A cela s’ajoute le troisième Crédit d’appui à la stratégie de réduction de la pauvreté. Une description de la dynamique de l’intervention de la Banque sur les cinq dernières années est donnée dans le tableau ci-contre. Il ressort de ce tableau qu’en moyenne trois (3) nouvelles opérations sont approuvées chaque année par la Banque avec un engagement moyen de $39 millions par projet sur la période AF04-08. Se basant sur les projets clos durant la même période, l’âge moyen des projets d’investissement serait de 7,6 ans tandis que la durée moyenne prévisionnelle d’exécution d’un projet d’investissement est de 5 ans. Cet écart trouve son explication dans des extensions successives de date de clôture, pour des raisons diverses. Il s’agit entre autres, de l’existence de reliquat importants de ressources à décaisser vu le faible niveau de mise en œuvre des projets, pouvant se traduire par une non atteinte de leurs objectifs de développement si leur date de clôture initiale était maintenue. Il arrive également que des ressources supplémentaires soient allouées à certains projets toujours pour aider à l’atteinte des objectifs de développement. Cette facilité peut également dans certains cas induire une extension du délai de mise en œuvre des projets et programmes concernés | Libellé | AF04 | AF05 | AF06 | AF07 | AF08 | Portefeuille des opérations | Projets (#) | 11 | 11 | 13 | 14 | 11 | Engagement ($M) | 525,5 | 441 | 547,4 | 667,4 | 486,3 | Total décaissement en AF ($M) | 98,2 | 114,7 | 109,5 | 81,8 | 180,5 | 1. Opérations d’investissement | 83,2 | 89,7 | 84,5 | 81,8 | 93,5 | 2. Appui budgétaire | 15,0 | 25,0 | 25,0 | 45 | 42 | Montant disponible ($M) | 310,2 | 266,0 | 289,4 | 421,6 | 306,3 | Age moyen (année) | 3,5 | 3,0 | 3,6 | 3,3 | 4,0 | Projets approuvés au cours de l’année | Projet (#) | 4 | 2 | 3 | 5 | 2 | Montant | 127,0 | 80,0 | 131,0 | 205,0 | 77,0 | Projets clôturés au cours de l’année | Projet (#) | 3 | 3 | 1 | 3 | 3 | Engagement | 108,6 | 160,0 | 25,0 | 110,0 | 181,1 | Age moyen (projet d’investissement) | 6,4 | 9,5 | - | 7,0 | 7,7 | AF= Année fiscale de la Banque mondiale (juillet de l’année T à juin de l’année T+1)
L’extension des délais de clôture des projets, au-delà de l’opportunité qu’elle offre à ceux-ci d’améliorer leurs performances à la clôture, comporte également le risque de ralentir l’entrée de nouvelles opérations dans le portefeuille. Le pays bénéficiaire doit procéder à une analyse approfondie des dossiers de demande d’extension, avant leur transmission à la Banque. Le portefeuille régional Le portefeuille des projets régionaux comprend 13 opérations pour un engagement total de 835 millions de dollars EU dont environ 11,9% financés par le Fonds mondial pour l’environnement (GEF). Il convient de relever que les modes opératoires de ces projets diffèrent d’une opération à l’autre. Ainsi, il existe des projets pour lesquels les pays bénéficiaires signent des accords individuels de financement avec la Banque et mettent en place une cellule nationale chargée de l’exécution de la composante-pays de ladite opération. Dix projets régionaux, totalisant un montant total de 732,5 millions de dollars EU fonctionnent suivant ce mode dont les financements consentis au Mali sont estimés à 150 millions de dollars EU. Tandis que les trois autres totalisant un montant cumulé de 102,4 millions de dollars EU, conclus sur la base d’accords multilatéraux ou individuels rétrocédés, sont exécutés à l’échelle sous régionale par des organisations telles que l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ou l’Autorité du Bassin du Fleuve Niger. Le portefeuille de projets régionaux impliquant le Mali est reparti entre trois principaux secteurs : Energie et Transport pour 36% ; Secteur Privé pour 12% et Développement Rural / Environnement pour 53%. |