La Banque mondiale achève une étude sur la réforme des services d’utilité publique dans le couloir minier de la Mauritanie

Nouakchott, le 14 octobre 2008 – Les résultats d'une récente étude sur l'impact d'un projet de transfert de la prestation de services d'approvisionnement en eau et électricité dans le couloir minier Nouadhibou-Zouerate viennent de paraître.

L’approvisionnement, qui était jusqu’ici garanti par la Société nationale industrielle et minière (SNIM), incombe désormais à un autre prestataire.

Il ressort de l’analyse des risques et des avantages que, globalement, les effets positifs de cette réforme l’emportent sur les risques potentiels.

L’étude d’impact entreprise sur les conditions de vie et la pauvreté (PSIA) visait à :

  • évaluer les effets de répartition qu’aurait le projet de transfert des services d’utilité publique sur divers groupes sociaux, l’accent étant mis tout particulièrement sur les pauvres ;
  • entamer, avec les principales parties prenantes, un débat sur les avantages sociaux et économiques, ainsi que les coûts et les arbitrages associés aux différentes formules de transfert ; et
  • analyser et explorer les possibilités de mobiliser l’appui des parties prenantes pour mettre en œuvre la formule de transfert la plus indiquée.

Lâ??approvisionnement en eau reste une priorité pour certaines couches de la population.

L’approvisionnement en eau reste une priorité pour certaines couches de la population.

« Il était très important d'impliquer toutes les parties prenantes dans l’élaboration des formules de transfert des services sociaux », affirme Renate Kirsch, chef d’équipe chargée de l’étude conjointement avec Salamata Bal. « Au début, une certaine méfiance régnait entre les parties prenantes. Il fallait relever le défi d'établir un consensus autour de scénarios de transfert que tout le monde soutiendrait ».

Les résultats de l’étude ont permis d’énoncer les options stratégiques les plus viables pour le transfert des services d’utilité publique et d’identifier des mesures destinées à alléger les risques encourus par les groupes vulnérables.

Premièrement, la compétitivité de l’actuelle société minière se trouvera renforcée et l’entreprise sera en mesure de consentir de nouveaux investissements dans son principal domaine d'activité.

Deuxièmement, le nouveau prestataire de services d’utilité publique jouera à terme un rôle déterminant dans le développement global du couloir  économique, y compris dans la réduction des inégalités sociales qui entravent l’accès aux services sociaux essentiels.

Troisièmement, les municipalités pourraient participer aux nouveaux réseaux de prestation de service en contribuant à l'approvisionnement en eau dans la ville de Zouerate. Enfin, apport plus important encore, la majorité les consommateurs auront un accès sûr et fiable à l’eau et à l’électricité à des prix abordables.

Les parties prenantes ont exprimé leur intérêt à reprendre la mise en œuvre de la réforme une fois que la situation politique difficile que connaît le pays sera apaisée, la Mauritanie ayant en effet essuyé deux coups d’État entre 2005 et 2008.

Les deux principaux organismes publics (la SNIM et le ministère de l’Hydraulique et de l’énergie) qui seront chargés de lancer le processus de réforme et d’en faciliter l’exécution sont convaincus d’avoir obtenu un appui public et politique suffisant pour aller de l'avant.

Pour de plus amples informations, contacter Renate Kirsch, Spécialiste en chef des sciences sociales, Washington, rkirsch@worldbank.orget Salamata Bal, Spécialiste en chef du développement social, Mauritanie, sbal@worldbank.org.




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