Dernière mise à jour : mars 2008 Aperçu Au regard de sa situation géographique et de sa société multiraciale, qui a pour dénominateur commun la foi islamique, la Mauritanie a longtemps été considérée comme un « trait d’union » et un pont naturel entre la partie subsaharienne et le Nord arabe de l’Afrique. Plus de 80 % de la superficie du pays (1 030 700 km²) est désertique, et seule l’extrémité sud se prête à une végétation pluviale. Une base de production étroite et un faible niveau d’industrialisation caractérisent l’économie du pays. La population mauritanienne est estimée à 2,9 millions d’habitants (qui se concentrent surtout dans les centres urbains, un tiers environ vivant à Nouakchott, la capitale).
Par conséquent, la Mauritanie est membre de plusieurs organisations régionales et sous-régionales, telles que l’Union africaine, la Ligue arabe, l’Union des États du Maghreb et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Dans le cadre de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le pays est aussi impliqué dans les négociations en vue d’un Accord de partenariat économique (APE) entre la région et l’Union européenne (UE). La Mauritanie participe par ailleurs aux échanges économiques croissants avec les pays du Golfe et bénéficie de leur appui financier. Ainsi, elle est considérée comme un carrefour entre le monde arabe et l’Afrique, et peut être vue comme un bon exemple de cohabitation multiculturelle. Situation politique La Mauritanie a réussi sa transition démocratique grâce aux élections transparentes de novembre 2006 et mars 2007. Le nouveau président et son gouvernement ont pris leurs fonctions en avril 2007, et se sont engagés à poursuivre le programme de réformes. Les élections présidentielles du 11 mars 2007 ont marqué la dernière phase de la transition démocratique et pacifique vers un régime civil après le coup d’État militaire de 2005. À l’issue des toutes premières élections démocratiques organisées par la Mauritanie depuis son indépendance (avec une participation de 70% d’électeurs), Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été élu Président avec environ 53 pour cent des votes exprimés. Il a pris ses fonctions en avril. Depuis lors, le nouveau gouvernement a poursuivi un dialogue ouvert et concerté avec les partenaires au développement, en vue de maintenir la dynamique de progrès engagée dans le cadre du programme de gouvernance démocratique. Dans un pays qui se relève des graves tensions politiques des vingt dernières années, et en se fondant sur la transition démocratique et pacifique de 2005 à 2007, le discours public diffusé sur toute l’étendue du territoire vise à promouvoir la « réconciliation nationale », ce qui implique de faciliter le retour et la réinsertion des mauritaniens réfugiés au Sénégal et au Mali, et de promulguer des lois pour mettre fin à la pratique de l’esclavage. Économie Le pays a des ressources agraires limitées, mais possède de vastes gisements de mines, notamment le fer, mais aussi le cuivre et l'or. Les eaux côtières de la Mauritanie sont parmi les plus poissonneuses du monde, et le pays a ratifié des accords de pêche avec l'Union européenne. Par conséquent, les principales sources de revenus étrangers depuis les années 1960 ont été d'exporter du poisson et du minerai de fer. Les réserves de pétrole brut ont été découvertes dans divers champs d’exploration offshore en 2001, et le premier baril a été exporté en février 2006. La Mauritanie est passée d'un pays essentiellement nomade, avec une base économique limitée et des indicateurs sociaux faibles à une forte population urbanisée et de plus en plus axée sur le marché, avec une croissance économique relativement bonne. L'exploitation minière et la pêche et (depuis 2006, le pétrole) continuent de dominer le secteur industriel. Ensemble, ces deux secteurs représentent la quasi-totalité des recettes d'exportation, contribuant ainsi à maintenir une économie vulnérable aux chocs des termes de l'échange. Le secteur rural, qui est vulnérable aux conditions climatiques (sécheresse), emploie environ 40% de la main-d'œuvre. Combinée à l’afflux des recettes pétrolières, la récente stabilisation du cadre macroéconomique augure de bonnes perspectives à moyen terme, avec un revenu par habitant de près de 938 dollars en 2007. La Mauritanie a enregistré une assez bonne croissance économique ces dernières années, dont une moyenne de 4,8 % entre 2001 et 2004, jusqu’à 5,4 % en 2005, et un record de 11,4 % en 2006, en raison du démarrage de la production pétrolière (le taux de croissance du PIB non pétrolier étant de 4,4 %). La découverte de pétrole devrait changer la physionomie de l’économie mauritanienne, bien que les réserves ne soient pas aussi importantes qu’annoncé au départ. Les réserves prouvées et probables de brut mauritanien étaient d’abord estimées à 310 millions de barils, à partir de trois gisements jugés commercialement viables dans une zone de production en mer. Avec une production pétrolière moyenne de 45 000 barils par jour, l’exploitation devait durer approximativement 20 ans. Au niveau du champ de Chinguetti, qui est entré en production en février 2006, la moyenne était de 54 000 barils par jour pendant les trois premiers mois. Toutefois, en raison de difficultés techniques, la production a considérablement diminué depuis lors, atteignant une moyenne de 18 500 barils par jour seulement en mai 2007. La mise en production des gisements de Tiof et Tevet n’a pas encore été confirmée. En 2006, 30 600 barils de pétrole étaient produits en moyenne par jour, et les recettes pétrolières représentaient 30 pour cent des recettes totales et 12 pour cent du PIB non pétrolier. En dehors des ressources naturelles, jusqu’à présent, la croissance économique est principalement tirée par l’expansion des secteurs secondaire et tertiaire. L’économie continue de souffrir de coûts de facteurs élevés, du sous-développement des marchés financiers, de la faiblesse des capacités humaines, et du manque d’infrastructures appropriées. Des progrès dans les secteurs financier et privé seront nécessaires pour booster la croissance économique et promouvoir la diversification. La Mauritanie continuera de faire face à de nombreux défis dont les revenus pétroliers ne peuvent pas suffire (le pétrole, mal géré, pourrait même aggraver la situation). Les sources de la croissance sont rares et l'économie est dominée par l'exploitation minière et la pêche. Par conséquent, la Mauritanie pourrait devenir facilement exposée à la «malédiction des ressources» si les revenus pétroliers ne sont pas soigneusement gérés et d'autres sources de la croissance identifiées et promues. Le gouvernement s’est occupée de la question de la transparence des recettes pétrolières dans les budgets 2006 et 2007, en créant la Commission nationale des hydrocarbures ; adhéré à l’Initiative de transparence des industries extractives (EITI), en associant à tous les échelons de sa mise en œuvre la société civile et les compagnies pétrolières et a demandé à la Banque mondiale une assistance technique dans le secteur pétrolier . S'appuyant sur ses progrès avec l'EITI, la Mauritanie fait partie des pays qui ont promptement exprimé leur disposition à adhérer à la version renforcée de l’ EITI++ qui va permettre d’identifier les lacunes dans les interventions existantes et de définir des priorités pour les investissements, les conseils et l'assistance technique. Situation sociale En dépit des récents progrès enregistrés sur le plan socioéconomique, le pays se plaçait au 153ème rang sur 177 pays selon l’Indice de développement humain 2006. On estime que le taux d’incidence de la pauvreté est tombé de 51 à 46,7% entre 2000 et 2004. Les actions inscrites dans le deuxième Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP2) du gouvernement sont étroitement alignées sur les Objectifs de développement pour le millénaire (ODM), et les dépassent même dans certains cas (l’incidence de la pauvreté, la malnutrition infantile, le taux de poursuite des études dans le primaire, etc.). En revanche, en raison de la lenteur des progrès en matière d’accès aux services de santé et à l’eau potable, les cibles du CSLP sont moins ambitieuses que celles des ODM dans ces domaines. En l’absence d’une profonde révision des politiques et d’un appui financier accru, seule la cible liée à l’éducation des filles et des garçons a de grandes chances d’être atteinte. Les cibles associées à la pauvreté et aux taux de scolarisation pourraient l’être. Il est peu probable que soient réalisés les objectifs relatifs à la poursuite des études dans le primaire, à l’accès à l’eau potable et à bien d’autres domaines. En particulier, les résultats liés aux systèmes de santé (taux de mortalité infantile par exemple) resteront sûrement loin des objectifs. Relation avec le pays et coordination de l’action des bailleurs de fonds L’élaboration du CSLP2 et de la Stratégie d’aide au pays (CAS), ainsi que la préparation du Groupe consultatif organisé durant l’année 2007 , ont révélé des partenariats solides. En effet, le Groupe consultatif réuni en décembre 2007 a été préparé conjointement par le gouvernement mauritanien, la Banque mondiale, l’Union européenne et le Programme des Nations unies pour le développement. Avec plus de 40 délégations représentant les partenaires au développement et plusieurs institutions internationales, le 5ème Groupe Consultatif de la Mauritanie s’est soldé par un engagement de la communauté internationale à hauteur de 2,1 milliards de dollars pour financer son Plan de développement 2008-2010. Une troisième journée, dédiée à promouvoir les investissements du secteur privé et les partenariats public-privé, a attiré plus de 250 entreprises étrangères et mauritaniennes. La nouvelle CAS pour la Mauritanie couvre les exercices 2008-2011 et a été approuvée par le Conseil en juillet 2007. Elle a été élaborée en étroite collaboration avec les bailleurs de fonds, le gouvernement, la société civile et d’autres acteurs clés. L'objectiof de cette collaboration est d'assurer une plus grande efficacité et effectivité dans l’allocation et l’utilisation de l’aide accordée à la Mauritanie, et aligner étroitement la stratégie de la Banque sur les priorités de développement du pays. Plus généralement, le Gouvernement mauritanien et ses principaux partenaires financiers se sont engagés à accroître l’efficacité de l’aide. Ils ont commencé à appliquer la Déclaration de Paris de 2005 sur l’Efficacité de l’Aide, et travaillent sur un plan d’action conjoint sur l’harmonisation de l’aide. Se servant de l’élaboration de la CAS comme d’un important moyen d’intervention, l’équipe de la Banque a conçu et testé avec les partenaires un outil de positionnement stratégique. Le but est de mieux analyser les besoins financiers des divers secteurs et déterminer les compétences essentielles disponibles auprès des bailleurs de fonds, ce qui devrait permettre une meilleure coordination des portefeuilles et des avantages comparatifs. La visite du président de la Banque mondiale Robert B. Zoellick en Mauritanie en janvier 2008 a souligné la bonne coordination entre les bailleurs de fonds, le gouvernement et les principales parties prenantes, telles que la société civile et représentants du secteur privé. Cette visite a permis d'identifier les priorités clés pour une collaboration commune dans l’avenir. Programme et portefeuille de la Banque mondiale Comme toutes les interventions précédentes de la Banque, la nouvelle CAS comporte cinq piliers alignés sur le deuxième Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP2) du pays: - Accélérer la croissance et maintenir l’équilibre macroéconomique
- Installer la croissance dans l’environnement économique des pauvres
- Développer les ressources humaines et généraliser l’accès aux services sociaux de base
- Améliorer la gouvernance et le renforcement des capacités
- Renforcer la supervision stratégique des programmes, le suivi, l’évaluation et la coordination.
Au cours des quatre prochaines années, la Banque va reprendre ses opérations en faveur du secteur privé, à travers un Projet d’assistance technique au secteur privé/financier qui va s’attaquer aux problèmes de développement du secteur privé et financier en étroite collaboration avec la Société financière internationale (IFC) et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). L’objet de ce projet est surtout d’accroître les investissements non pétroliers, d’améliorer la solvabilité et l’efficacité du système financier mauritanien, et de fournir un appui pour la préparation de partenariats public-privé dans le secteur de l’énergie. Un nouveau projet de transport prévoit la préparation d’un partenariat public-privé dans le secteur portuaire, et des études économiques sur les sources de croissance devraient permettre d’identifier les secteurs de croissance potentiels. À l’heure actuelle, le portefeuille de la Banque comprend 11 opérations d’un montant total de 294,5 millions de dollars, dont un solde non décaissé de 149,6 millions de dollars. Le portefeuille comprend aussi trois projets régionaux, dont la part de la Mauritanie représente 66,9 millions de dollars. En tenant compte du programme régional, le portefeuille global de la Mauritanie est de 361,4 millions de dollars. Le programme de la Banque se concentre sur le développement rural, le développement urbain et les interventions dans le domaine social. Il comprend en outre des investissements spécifiques dans les secteurs qui jouent un rôle moteur pour la croissance, tels que les mines et l’énergie. Durant l’exercice 2006, la Banque a entrepris un deuxième Projet santé et nutrition (10 millions de dollars). À travers le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), elle a également accordé un don au titre du renforcement des capacités d’aménagement des bassins versants (6,4 millions de dollars) et mené à bien deux actions à l’échelle régionale : i) le Projet d’aménagement à buts multiples des ressources hydriques des bassins du fleuve Sénégal (31,8 millions de dollars) et ii) le Projet hydroélectrique de Félou développé par l’OMVS (25 millions de dollars). Au cours de l’exercice 2007, elle a mis en œuvre un Projet de renforcement des capacités (13 millions de dollars) et attribué un crédit de financement supplémentaire au deuxième Projet de renforcement des capacités du secteur minier (5 millions de dollars). Pour les exercices 08-09, une initiative est prévue en faveur du secteur privé (10 millions de dollars). Dorénavant, la Banque mettra l'accent sur son engagement de promouvoir la croissance, notamment par le biais du secteur privé et améliorer le climat d'investissement, tout en continuant d'aborder la pauvreté urbaine et rurale, de renforcer la prestation de services sociaux et d'encourager les réformes de la gouvernance. Pour l’année fiscale 08-09, un projet d'amélioration de l'environnement des affaires est en cours de préparation (pour un total de 10 millions de dollars), en étroite collaboration avec la Société financière internationale (IFC) et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). L'objectif est d'accroître les investissements hors secteur pétrolier de l'économie mauritanienne, et d'améliorer la solidité et l'efficience du système financier. Un nouveau Projet d'appui institutionnel et d'assistance technique dans le secteur des transports, en cours de préparation, apportera un appui institutionnel et renforcera les capacités pour aider à améliorer les infrastructures routières, maritime et aériennes ainsi que la gestion du secteur. À ce sujet, il faut noter que la Banque, IFC et MIGA travaillent en étroite collaboration avec la Chine dans le cadre de l'extension du port de Nouakchott. Pour les années fiscales 10/11, la Banque va poursuivre ses opérations pour dans les secteurs du développement urbain, de l'éducation et de la santé. En plus des instruments de prêts, le programme de la Banque englobe également des études économiques et sectorielles ainsi que des apports de dons du Fonds de développement institutionnel (FDI) et de ressources des fonds fiduciaires. Un examen des dépenses publiques (PER) a été achevé en juin 2004. Sa mise à jour, qui a bénéficié de la révision de toutes les données économiques, a été conclue dans le courant de l’exercice 2006, parallèlement à celle du mémorandum économique sur la Mauritanie rédigé en 2003. Ce dernier portait principalement sur la gestion des ressources naturelles (pétrole et minéraux). En 2007, une Évaluation du climat d'investissement (ICA) et une Évaluation de la parité hommes-femmes ont été effectuées. Le portefeuille actuel des études économiques et sectorielles pour l’année fiscale 2008 comprend par ailleurs une Étude sur la corruption en Mauritanie, dont les résultats serviront à définir la Stratégie de lutte contre la corruption du gouvernement, ainsi qu’une Étude des sources de croissance qui devrait aider à identifier des secteurs de croissance potentiels. Des études sur le régime foncier et les pêches et une évaluation de la pauvreté sont également en cours. La Banque prend actuellement en charge deux dons FDI : l’un, de 273 000 dollars, pour soutenir la profession comptable et l’autre, de 349 000 dollars, destiné à la fonction des marchés publics. Un fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (105 930 dollars) a été approuvé en septembre 2005, pour soutenir l’élaboration d’un plan directeur statistique. Depuis le 1er juillet 2006, la Mauritanie bénéficie d’un allègement de sa dette dans le cadre de l’IADM. L’allègement consenti (897,1 millions de dollars) équivaut à environ 28% de sa dette extérieure totale à la fin 2005. Société financière internationale (IFC) La stratégie de l’IFC en faveur de la Mauritanie est axée sur : i) l’amélioration du climat de l'investissement ; ii) le renforcement des capacités des PME et des institutions susceptibles de les appuyer ; et iii) le soutien proactif à la mise en place de projets dans les secteurs financier, touristique et pétrolier/minier. La perspective des revenus générés par la découverte de pétrole donne à l’IFC l’opportunité de contribuer, par le biais de son programme de Partenariat pour l’entreprise privée en Afrique (PEP Afrique), à la gestion du processus, à l’atténuation des aspects négatifs des chocs économiques et, en particulier, à l’amélioration de la gouvernance des entreprises et du climat de l’investissement. À court terme, l’IFC peut contribuer au développement des PME en promouvant des activités annexes à l’industrie pétrolière. L’institution prévoit en outre de collaborer avec la Banque en suivant ses traces dans les domaines encadrés par des stratégies sectorielles, pour favoriser l’implication des opérateurs privés dans l’infrastructure et l’énergie. Au 29 février 2008, le portfeuille de l'IFC en Mauritanie s'élévait à 38,00 millions de dollars, couvrant des projets dans les secteurs de la banque et de l’agroalimentaire. Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) Le portefeuille mauritanien de MIGA est constitué d’un projet à l’appui du secteur des télécommunications, représentant un encours de risque brut de 10 millions de dollars. Ce projet, qui est le premier soutenu par MIGA dans le pays, prévoit l’installation, l’exploitation et la maintenance d’un nouveau réseau de téléphonie mobile. Il vise à accroître la densité téléphonique en Mauritanie (l’une des plus faibles au monde) et à élargir et améliorer la couverture du service, ce qui représente une avancée importante pour les milieux d’affaires locaux. Ce projet illustre bien la complémentarité entre les garanties offertes par la MIGA et les objectifs définis par les politiques du Groupe de la Banque mondiale. En 1998, avec l’aide de la Banque, le gouvernement mauritanien lançait un processus de réforme des télécommunications destiné à améliorer la disponibilité des services à travers la libéralisation du marché et l’introduction d’intervenants privés. L’Agence a ensuite assuré le cautionnement de Tunisie Télécom, en tant qu’investisseur privé, pour en faciliter l’entrée sur le marché. Au cours de l’exercice 2007, à la demande de l’investisseur (Woodside, Australie), MIGA a dû annuler une réunion du Conseil qui devait débattre de la proposition de garantie du premier projet pétrolier et gazier du pays, Chinguetti, à hauteur de 150 millions de dollars. L’investisseur avait informé MIGA qu’il vendait ses parts dans le projet. Cette situation pourrait changer au courant de l’exercice 2008, si Woodside décide de valoriser ses investissements en rachetant l’assurance contre les risques politiques (puis en revendant l’entreprise) et/ou le nouveau propriétaire rachète la garantie de la MIGA de sa propre initiative, après le placement initial des titres de l’entreprise. Depuis le premier trimestre 2008, MIGA n’a pas reçu d’autres demandes de garantie pour des opérations en Mauritanie, mais elle envisage d’approfondir avec ses clients les perspectives d’investissement dans le secteur du pétrole et du gaz, ainsi que dans d’autres domaines. GARANTIES DE LA MIGA Garanties de la MIGA | | Actives (au 31 août 2007) | Total
| Nombre de projets garantis | 1 | 1 | Engagement brut des garanties | 10 m de dollars | 55,8 m de dollars | Garanties – Principal secteur | Infrastructures (Télécommunications) | Infrastructures (Télécommunications) |
Nombre total de projets soutenus par la MIGA en Mauritanie | Exercice d’émission | Nom de l’investisseur | Pays investisseur | Entreprise sous-traitante | Secteur | Engagement brut (m de dollars) | 2002 | Office national des Télécommunications | Tunisie | Société mauritano-tunisienne des Télécommunications | Infrastructures | 55,8 |
Institut de la Banque mondiale (WBI) La Mauritanie offre l’exemple d’un pays ayant remarquablement su tirer profit de l’apprentissage à distance pour accéder aux programmes d’apprentissage de la WBI. Ces trois dernières années, les programmes de l’Institut ont attiré une moyenne annuelle de 250 participants mauritaniens. Cette participation relativement forte a été favorisée par l’utilisation fréquente des installations de vidéoconférence de la Banque et par l'ouverture, au cours de l’exercice 2005, d’un centre mondial d’enseignement à distance à Nouakchott. Les programmes les plus appréciés sont les suivants : Gestion de l’eau, Partenariats public-privé dans le domaine des infrastructures, Éducation, Santé et population.
Portefeuille de la Banque en Mauritanie (janvier 2008) | Pilier | Projet | Engagement de la Banque mondiale (m de dollars) | 0. Objectifs fondamentaux (l’environnement) | FEM - Gestion communautaire des bassins versants | 6 | FEM AFR – Gestion de l’environnement dans le bassin du fleuve Sénégal | (régional, non réparti entre pays) | 1. Accélérer la croissance et maintenir les grands équilibres macroéconomiques | Deuxième Projet de renforcement des capacités pour le secteur minier (PRISM2) + Financement supplémentaire pour le secteur pétrolier | 23 | AFR – Projet OMVS d’aménagement hydroélectrique de Félou | 25 | 2. Installer la croissance dans l’environnement économique des pauvres | Programme de développement urbain | 70 | Projet de développement rural communautaire | 45 | Programme de développement intégré pour une agriculture irriguée (volet 2) | 39 | AFR – Urgence criquets | 10,1 | AFR – Aménagement à buts multiples des ressources hydriques des bassins du fleuve Sénégal | 31,8 | 3. Développer les ressources humaines et généraliser l’accès aux services sociaux de base | Programme de développement du secteur de l’éducation | 49,2 | Projet de développement de l’enseignement supérieur | 15 | Projet multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA | 21 | Soutien en matière de santé et de nutrition | 10 | 4. Améliorer la gouvernance et renforcer les capacités institutionnelles | Projet de renforcement des capacités pour le secteur public (PRECASP) | 13 | Projet de centre mondial d’enseignement à distance | 3,3 | 5. Renforcer le pilotage, le suivi, l’évaluation et la coordination | | | Montant total des projets supervisés | 361,4 |

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À Washington | À Nouakchott | Mme Antonella Bassani Directrice des opérations par interim Tél : +1-202-458-0434 Abassani@worldbank.org Mme Sandra Normann Responsable de la stratégie Tél : +1-202 458-4063 Snormann@worldbank.org Adresse postale : World Bank 1818 H Street, NW Washington DC 20433, USA
Fax : +1-202-473-8136 | M. François Rantrua Représentant Résident Tél : (222) 525-1017 Frantrua@worldbank.org M. Sid' Ahmed Ould Cheikhna Économiste Tél : (222) 525-1017 M. Taleb Ould Sid' Ahmed Adjoint à la communication Tél : (222) 525 10 17 Cellulaire: 00-222-602-2300 touldsidahmed@worldbank.org Location : Villa No 30, Lot A Quartier Socogim Nouakchott, Mauritanie Adresse postale : Banque mondiale Boîte Postale 667 Nouakchott, Mauritanie Fax : (222) 525-1334 |
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