Fiche-pays

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Dernière mise à jour : Septembre 2009

Données essentielles

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La République Islamique de Mauritanie (RIM)  est située entre le 15ème et le 27ème parallèle Nord. C’est un vaste territoire qui couvre une superficie de 1.030.700 Km².  Faiblement peuplé (environ 3 millions d’habitants),  le pays est  à moitié désertique, surtout sa partie Nord. Le climat, saharien au Nord et sahélien au Sud, est généralement chaud et sec. Les maxima dépassent 44° C en mi-juin, pour des minima pouvant descendre à 10° C en janvier et février. La majeure partie du pays reçoit une pluviométrie inférieure à 300 mm/an. La Mauritanie est aussi connue comme un  « pont »  entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne. Ancienne colonie française,  c’est en 1960, le 28 novembre, que l’Indépendance Nationale est octroyée en vertu des accords franco-mauritaniens de restitution de souveraineté.

L’actualité politique de la Mauritanie est marquée depuis 2005 par des périodes de transition politique plus ou moins longues  (2005-2007, à la suite du coup d’Etat  du 3 août 2005 ayant mis fin à 21 ans de pouvoir de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya). Cette transition démocratique a duré 19 mois et donné lieu à des élections législatives en 2006 et présidentielles en 2007, culminant avec l’élection de Sidi Ould Cheikh Abdallahi. En août 2008, un nouveau  coup d’Etat place à la tête de l’Etat un Haut Conseil d’Etat militaire dirigé par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui démissionnera quelques mois plus tard de l’armée pour se présenter aux élections présidentielles du 18 juillet 2009. Elu  au premier tour avec un peu plus de 52%, Ould Abdel Aziz a formé un nouveau gouvernement le 11 août 2009.

Économie

Le pays a des ressources agraires limitées, mais possède de vastes gisements de mines, notamment le fer, mais aussi le cuivre et l'or. Les eaux côtières de la Mauritanie sont parmi les plus poissonneuses du monde, et le pays a ratifié des accords de pêche avec l'Union européenne. Par conséquent, les principales sources de revenus étrangers depuis les années 1960 ont été d'exporter du poisson et du minerai de fer. Les réserves de pétrole brut ont été découvertes dans divers champs d’exploration offshore en 2001, et le premier baril a été exporté en février 2006.

La Mauritanie est passée d'un pays essentiellement nomade, avec une base économique limitée et  des indicateurs sociaux faibles à un pays à forte population urbanisée et de plus en plus axée sur le marché, avec une croissance économique relativement bonne. L'exploitation minière et la pêche et  (depuis 2006, le pétrole) continuent de dominer le secteur industriel. Ensemble, ces deux secteurs représentent la quasi-totalité des recettes d'exportation, contribuant ainsi à maintenir une économie vulnérable aux chocs des termes de l'échange. Le secteur rural, qui est  vulnérable aux conditions climatiques (sécheresse), emploie environ 40% de la main-d'œuvre.

Combinée à l’afflux des recettes pétrolières, la récente stabilisation du cadre macroéconomique avant le 6 août 2008 augure de bonnes perspectives à moyen terme, avec un revenu par habitant de près de 938 dollars en 2007. La Mauritanie a enregistré une assez bonne croissance économique ces dernières années, dont une moyenne de 4,8 % entre 2001 et 2004, jusqu’à 5,4 % en 2005, et un record de 11,4 % en 2006, en raison du démarrage de la production pétrolière (le taux de croissance du PIB non pétrolier est passé de 4,1 % en 2006 à 5, 9% en 2007).

La découverte de pétrole devrait changer la physionomie de l’économie mauritanienne, bien que les réserves ne soient pas aussi importantes qu’annoncé au départ. Les réserves prouvées et probables de brut mauritanien étaient d’abord estimés  à 310 millions de barils, à partir de trois gisements jugés commercialement viables dans une zone de production en mer. Avec une production pétrolière moyenne évaluée en février 2006 à 45 000 barils par jour, l’exploitation devait durer approximativement 20 ans. Toutefois, en raison de difficultés techniques, la production a considérablement diminué depuis lors, atteignant une moyenne de 10 500 barils par jour seulement en mai 2008. La mise en production des gisements de Tiof et Tevet n’a pas encore été confirmée. La production moyenne a baissé ces deux dernières années, passant de 30. 600 barils par jour en 2006 à quelques 12.000 barils par jour sur les 8 premiers mois de 2008, et les recettes pétrolières représentaient 30 pour cent des recettes totales et 12 pour cent du PIB non pétrolier.

Il est aussi important de souligner le potentiel on shore en matière de pétrole et de gaz naturel avec des activités de forages critiques a la fin de cette année et jusqu’au début de 2010. La zone de Taoudeni a démontré a travers les études sismiques des indices prometteurs pour les sociétés pétrolières internationales comme Total et Repsol.

En plus, il faut souligner les réserves de gaz naturel offshore dans le champ Banda qui sont a présent sources de discussion pour la transformation en électricité. Le Gouvernement avait sollicité l’appui de la BM et la société Petronas a exprimé aux autorités son désire de poursuivre ce projet. Ce dernier vise à la mise en place d’une centrale électrique de 300 à 400 MW pour le marche de la Mauritanie et l’exportation vers les pays de la sous région (Sénégal et Mali) a travers le réseau de l’OMVS.

En dehors des ressources naturelles, jusqu’à présent, la croissance économique est principalement tirée par l’expansion des secteurs secondaire et tertiaire. L’économie continue de souffrir de coûts de facteurs élevés, du sous-développement des marchés financiers, de la faiblesse des capacités humaines, et du manque d’infrastructures appropriées. La récente crise économique mondiale a déjà affecté l’économie mauritanienne à travers une chute des cours des matières premières sur les marchés mondiaux (le fer se négocie actuellement à 40% son prix l’année dernière, le poisson connaît déjà un problème de commercialisation qui aggrave le problème de chute des cours).

Des progrès dans les secteurs financier et privé seront nécessaires pour booster la croissance économique et promouvoir la diversification. Le secteur prive concentré entre quelques familles ou groupe demeure domine par l’informel et fait face aujourd’hui a une compétition étrangères importantes. La Mauritanie continuera de faire face à de nombreux défis dont les revenus pétroliers ne peuvent pas s suffire (le pétrole, mal géré, pourrait même aggraver la situation). Les sources de la croissance sont rares et l'économie est dominée par l'exploitation minière et la pêche. Par conséquent, la Mauritanie pourrait devenir facilement exposée à la «malédiction des ressources» si les revenus pétroliers ne sont pas soigneusement gérés et d'autres sources de la croissance identifiées et promues.

Pour aider la Mauritanie, d’importantes analyses ont été accomplies, telles que le FSAP et l’ICA. De ces analyses et études effectuées avec l’appui de la Banque mondiale est né un nouveau code bancaire ouvrant le marché local aux banques internationales. Ainsi, depuis 2008, 2 banques étrangères se sont implantées dans le pays qui a également promulgué une loi sur la microfinance de même qu’une restructuration de la supervision bancaire. Le Gouvernement issu des élections de 2007 a créé une Délégation Générale pour la promotion de l’investissement privé (DGPIP) et demandé l’appui de la banque pour entreprendre des réformes. En mai 2008, le Conseil d’Administration de la BM a approuvé le Projet de Renforcement du cadre d’activité économique. Le projet vise à promouvoir le développement du secteur privé financier et l’investissement en Mauritanie.

Situation sociale

En dépit des récents progrès enregistrés sur le plan socioéconomique, le pays se plaçait au 153ème rang sur 177 pays selon l’Indice de développement humain 2006. On estime que le taux d’incidence de la pauvreté est tombé de 51 à  46,7% entre 2000 et 2004. Les actions inscrites dans le deuxième Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP2) du gouvernement sont étroitement alignées sur les Objectifs de développement pour le millénaire  (ODM), et les dépassent même dans certains cas (l’incidence de la pauvreté, la malnutrition infantile, le taux de poursuite des études dans le primaire, etc.).

En revanche, en raison de la lenteur des progrès en matière d’accès aux services de santé et à  l’eau potable, les cibles du CSLP sont moins ambitieuses que celles des ODM dans ces domaines. En l’absence d’une profonde révision des politiques et d’un appui financier accru, seule la cible liée  à l’éducation des filles et des garçons a de grandes chances d’être atteinte. Les cibles associées à la pauvreté  et aux taux de scolarisation pourraient l’être. Il est peu probable que soient réalisés les objectifs relatifs à la poursuite des études dans le primaire, à l’accès à l’eau potable et à bien d’autres domaines. En particulier, les résultats liés aux systèmes de santé (taux de mortalité infantile par exemple) resteront sûrement loin des objectifs.

Relation avec le pays et coordination de l’action des bailleurs de fonds

L’élaboration du CSLP2 et de la Stratégie d’aide au pays (CAS), ainsi que la préparation du Groupe consultatif organisé durant l’année 2007, ont révélé des partenariats solides. En effet, le Groupe consultatif réuni en décembre 2007 a été préparé conjointement par le gouvernement mauritanien, la Banque mondiale, l’Union européenne et le Programme des Nations unies pour le développement.

Avec plus de 40 délégations représentant les partenaires au développement et plusieurs institutions internationales, le 5ème Groupe Consultatif de la Mauritanie s’est soldé par un engagement de la communauté  internationale à hauteur de 2,1 milliards de dollars pour financer son Plan de développement 2008-2010. Une troisième journée, dédiée à promouvoir les investissements du secteur privé et les partenariats public-privé, a attiré plus de 250 entreprises étrangères et mauritaniennes.

La nouvelle CAS pour la Mauritanie couvre les exercices 2008-2011 et a été approuvée par le Conseil en juillet 2007. Elle a été élaborée en étroite collaboration avec les bailleurs de fonds, le gouvernement, la société civile et d’autres acteurs clés. L'objectif de cette collaboration est d'assurer une plus grande efficacité et effectivité dans l’allocation et l’utilisation de l’aide accordée à la Mauritanie, et aligner étroitement la stratégie de la Banque sur les priorités de développement du pays.

Plus généralement, le Gouvernement mauritanien et ses principaux partenaires financiers se sont engagés  à accroître l’efficacité de l’aide. Ils ont commencé  à appliquer la Déclaration de Paris de 2005 sur l’Efficacité  de l’Aide, et travaillent sur un plan d’action conjoint sur l’harmonisation de l’aide. Le récent haut forum sur l’efficacité de l’aide tenu à Accra le 3 septembre dernier devrait, sur la base du plan d’action adopté par les quelques 1200 délégués, accélérer cette dynamique. Se servant de l’élaboration de la CAS comme d’un important moyen d’intervention, l’équipe de la Banque a conçu et testé avec les partenaires un outil de positionnement stratégique. Le but est de mieux analyser les besoins financiers des divers secteurs et déterminer les compétences essentielles disponibles auprès des bailleurs de fonds, ce qui devrait permettre une meilleure coordination des portefeuilles et des avantages comparatifs.

La visite du président de la Banque mondiale Robert B. Zoellick en Mauritanie en janvier 2008 a souligné la bonne coordination entre les bailleurs de fonds, le gouvernement et les principales parties prenantes, telles que la société civile et représentants du secteur privé. Cette visite a permis  d'identifier les priorités clés pour une collaboration commune dans l’avenir. Plus récemment, au début du mois de juillet dernier, le nouveau Directeur des Opérations pour la Mauritanie (mais aussi la Côte d’Ivoire, le Benin, le Togo et le Niger) Madani M. Tall, avait effectué une visite de travail destinée à mieux cerner les nouvelles préoccupations du pays. A la fin de cette visite, il avait identifié 3 problématiques majeures qui devraient façonner le travail de la Banque dans les prochaines années : La relance de l’Agriculture, les questions de l’Emploi et la question énergétique. Les nouvelles  autorités issues des élections présidentielles  du 18 juillet 2009 auront sans doute leur propre agenda, ce qui implique de nouvelles priorités.

Programme et portefeuille de la Banque mondiale

Comme toutes les interventions précédentes de la Banque, la nouvelle CAS comporte cinq piliers alignés sur le deuxième Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP2) du pays:

  • Accélérer la croissance et maintenir l’équilibre macroéconomique
  • Installer la croissance dans l’environnement économique des pauvres
  • Développer les ressources humaines et généraliser l’accès aux services sociaux de base
  • Améliorer la gouvernance et le renforcement des capacités
  • Renforcer la supervision stratégique des programmes, le suivi, l’évaluation et la coordination.

Au cours des quatre prochaines années, la Banque a prévu de reprendre ses opérations en faveur du secteur privé, à travers un projet de renforcement du cadre d’activité  économique . Ce projet va s’attaquer aux problèmes de développement du secteur privé et financier en étroite collaboration avec la Société financière internationale (IFC) et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). La Banque va également continuer d'aborder la pauvreté urbaine et rurale, de renforcer la prestation de services sociaux et d'encourager les réformes de la gouvernance.

L’objet de ce projet est surtout d’accroître les investissements non pétroliers, d’améliorer la solvabilité  et l’efficacité du système financier mauritanien, et de fournir un appui pour la préparation de partenariats public-privé dans le secteur de l’énergie.

À l’heure actuelle, le portefeuille de la Banque comprend 17 projets nationaux et régionaux, qui interviennent quasiment dans tous les secteurs socioéconomiques de la Mauritanie. Le programme de la Banque se concentre sur le développement rural, le développement urbain et les interventions dans le domaine social. Il comprend en outre des investissements spécifiques dans les secteurs qui jouent un rôle moteur pour la croissance, tels que les mines et l’énergie. Durant l’exercice 2006, la Banque a entrepris un deuxième Projet santé et nutrition (10 millions de dollars). Elle a également accordé un don FEM au titre du renforcement des capacités d’aménagement des bassins versants (6,4 millions de dollars) et mené à bien deux actions à l’échelle régionale : i) le Projet d’aménagement à buts multiples des ressources hydriques des bassins du fleuve Sénégal (31,8 millions de dollars) et ii) le Projet hydroélectrique de Félou développé par l’OMVS (25 millions de dollars). Au cours de l’exercice 2007, elle a mis en œuvre un Projet de renforcement des capacités (13 millions de dollars) et attribué un crédit de financement supplémentaire au deuxième Projet de renforcement des capacités du secteur minier PRISM2 (5 millions de dollars).

Pour l’année fiscale 08-09, un projet d'amélioration de l'environnement des affaires a été approuvé  le 22 mai dernier à Washington par les Administrateurs de la Banque mondiale pour une montant de 10 millions de dollars., en étroite collaboration avec la Société financière internationale (IFC) et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). L'objectif est d'accroître les investissements hors secteur pétrolier de l'économie mauritanienne, et d'améliorer la solidité et l'efficience du système financier.

Un nouveau Projet d'appui institutionnel et d'assistance technique dans le secteur des transports d’un montant de 6 millions de dollars US a été approuvé en juillet dernier à Washington ; il apportera un appui institutionnel et renforcera les capacités pour aider à améliorer les infrastructures routières, maritimes et aériennes ainsi que la gestion du secteur. 

À ce sujet, il faut noter que la Banque, IFC et MIGA travaillent en étroite collaboration avec la Chine dans le cadre de  l'extension du port de Nouakchott. Pour les années fiscales 10/11, la Banque va poursuivre ses opérations pour dans les secteurs du développement urbain, de l'éducation et de la santé.

Jusqu’au 31 septembre 2008, le portefeuille de la Banque mondiale en Mauritanie était d’un montant total de 360 millions de dollars. Récemment, le portefeuille s’est enrichi, avec 14 millions US$ sous forme de don fast track pour le secteur de l’éducation, 20 millions pour le fonds catalytique réaffecté pour la route Rosso-Nouakchott, 9 millions pour faire face à la crise alimentaire. Avec l’approbation le 31 juillet dernier d’un nouveau projet sur les transports pour un montant de 4,5 millions de dollars, le portefeuille devrait s’approcher de 413 millions de dollars sur fonds IDA, dont 175 millions de dollars encore non décaissés.

En plus des instruments de prêts, le programme de la Banque englobe également des études économiques et sectorielles ainsi que des apports de dons du Fonds de développement institutionnel (FDI) et de ressources des fonds fiduciaires.

Un examen des dépenses publiques (PER) a été achevé en juin 2004. Sa mise à jour, qui a bénéficié de la révision de toutes les données économiques, a été conclue dans le courant de l’exercice 2006, parallèlement à celle du mémorandum économique sur la Mauritanie rédigé  en 2003. Ce dernier portait principalement sur la gestion des ressources naturelles (pétrole et minéraux).

En 2007, une Évaluation du climat d'investissement (ICA) et une Évaluation de la parité hommes-femmes ont été effectuées. Le portefeuille actuel des études économiques et sectorielles pour l’année fiscale 2008 comprend par ailleurs une «  Étude sur la corruption en Mauritanie » , dont les résultats serviront à définir la Stratégie de lutte contre la corruption du gouvernement, ainsi qu’une «  Étude des sources de croissance » qui devrait aider à identifier des secteurs de croissance potentiels. Des études sur le régime foncier et les pêches et une évaluation de la pauvreté sont également  en cours.

La Banque prend actuellement en charge deux dons FDI : l’un, de 273 000 dollars, pour soutenir la profession comptable et l’autre, de 349 000 dollars, destiné à la fonction des marchés publics. Un fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (105 930 dollars) a été approuvé  en septembre 2005, pour soutenir l’élaboration d’un plan directeur statistique.

Depuis le 1er juillet 2006, la Mauritanie bénéficie d’un allègement de sa dette dans le cadre de l’IADM. L’allègement consenti (897,1 millions de dollars) équivaut à  environ 28% de sa dette extérieure totale à la fin 2005.

Société financière internationale (IFC)

IFC

La stratégie de l’IFC en faveur de la Mauritanie est axée sur : i) l’amélioration du climat de l'investissement ; ii) le renforcement des capacités des PME et des institutions susceptibles de les appuyer ; et iii) le soutien proactif à la mise en place de projets dans les secteurs financier, touristique et pétrolier/minier.

La perspective des revenus générés par la découverte de pétrole donne à l’IFC l’opportunité  de contribuer, par le biais de son programme de Partenariat pour l’entreprise privée en Afrique (PEP Afrique), à la gestion du processus, à  l’atténuation des aspects négatifs des chocs économiques et, en particulier, à l’amélioration de la gouvernance des entreprises et du climat de l’investissement.

À court terme, l’IFC peut contribuer au développement des PME en promouvant des activités annexes à l’industrie pétrolière. L’institution prévoit en outre de collaborer avec la Banque en suivant ses traces dans les domaines encadrés par des stratégies sectorielles, pour favoriser l’implication des opérateurs privés dans l’infrastructure et l’énergie. Au 29 février 2008, le portefeuille de l'IFC en Mauritanie s'élevait à 41,57 millions de dollars, couvrant des projets dans les secteurs bancaire, construction et assistance aux PME.. Bien que le portefeuille couvre plusieurs secteurs, l’IFC travaille en Mauritanie avec un seul groupe dans ces diverses industries.

Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)

Le portefeuille mauritanien de MIGA était constitué jusqu’en janvier dernier d’un projet à l’appui du secteur des télécommunications, représentant un encours de risque brut de 10 millions de dollars. Ce projet, qui est le premier soutenu par MIGA dans le pays, prévoit l’installation, l’exploitation et la maintenance d’un nouveau réseau de téléphonie mobile. Il vise à accroître la densité téléphonique en Mauritanie (l’une des plus faibles au monde) et à élargir et améliorer la couverture du service, ce qui représente une avancée importante pour les milieux d’affaires locaux.

Ce projet illustre bien la complémentarité  entre les garanties offertes par la MIGA et les objectifs définis par les politiques du Groupe de la Banque mondiale. En 1998, avec l’aide de la Banque, le gouvernement mauritanien lançait un processus de réforme des télécommunications destiné à améliorer la disponibilité  des services à travers la libéralisation du marché et l’introduction d’intervenants privés.

L’Agence a ensuite assuré le cautionnement de Tunisie Télécom, en tant qu’investisseur privé, pour en faciliter l’entrée sur le marché. Au cours de l’exercice 2007, à la demande de l’investisseur (Woodside, Australie), MIGA a dû annuler une réunion du Conseil qui devait débattre de la proposition de garantie du premier projet pétrolier et gazier du pays, Chinguetti, à hauteur de 150 millions de dollars.

L’investisseur avait informé  MIGA qu’il vendait ses parts dans le projet. Cette situation pourrait changer au courant de l’exercice 2008, si Woodside décide de valoriser ses investissements en rachetant l’assurance contre les risques politiques (puis en revendant l’entreprise) et/ou le nouveau propriétaire rachète la garantie de la MIGA de sa propre initiative, après le placement initial des titres de l’entreprise.

Depuis le premier trimestre 2008, MIGA n’a pas reçu d’autres demandes de garantie pour des opérations en Mauritanie, mais elle envisage d’approfondir avec ses clients les perspectives d’investissement dans le secteur du pétrole et du gaz, ainsi que dans d’autres domaines.

Garanties de la MIGA

Garanties de la MIGA

Actives
(au 31 août 2007)
Total

Nombre de projets garantis

1

1

Engagement brut des garanties

10 m de dollars

55,8 m de dollars

Garanties – Principal secteur

Infrastructures
(Télécommunications)

Infrastructures
(Télécommunications)

Nombre total de projets soutenus par la MIGA en Mauritanie

Exercice d’émission
Nom de l’investisseur
Pays investisseur
Entreprise
sous-traitante
Secteur
Engagement brut
(m de dollars)

2002

Office national des Télécommunications

Tunisie

Société mauritano-tunisienne des Télécommunications

Infrastructures

55,8

Institut de la Banque mondiale (WBI)

La Mauritanie offre l’exemple d’un pays ayant remarquablement su tirer profit de l’apprentissage à  distance pour accéder aux programmes d’apprentissage de la WBI. Ces trois dernières années, les programmes de l’Institut ont attiré  une moyenne annuelle de 250 participants mauritaniens.

Cette participation relativement forte a été favorisée par l’utilisation fréquente des installations de vidéoconférence de la Banque et par l'ouverture, au cours de l’exercice 2005, d’un centre mondial d’enseignement à distance à  Nouakchott.

Les programmes les plus appréciés sont les suivants : Gestion de l’eau, Partenariats public-privé dans le domaine des infrastructures, Éducation, Santé et population.

Portefeuille de la Banque en Mauritanie (Septembre 2009)

PilierProjetEngagement de la Banque mondiale(m de dollars)

0. Objectifs fondamentaux (l’environnement)

FEM - Gestion communautaire des bassins versants

6.0

FEM AFR – Gestion de l’environnement dans le bassin du fleuve Sénégal

(régional, non réparti entre pays)

1. Accélérer la croissance et maintenir les grands équilibres macroéconomiques

Deuxième Projet de renforcement des capacités pour le secteur minier (PRISM2) + Financement supplémentaire pour le secteur pétrolier

23.0

MR- Projet de Renforcement du cadre d’activité économique /PACAE

7.0

AFR – Projet OMVS d’aménagement hydroélectrique de Félou

25.0

2. Installer la croissance dans l’environnement économique des pauvres

Programme de développement urbain

70.0

MR- Projet d’assistance technique et de renforcement institutionnel dans le secteur des transports(4,5 (PATRIST)

4.5

Projet de développement rural communautaire

45.0

Programme de développement intégré pour une agriculture irriguée (volet 2)

39.0

AFR – Urgence criquets

10.1

AFR – Aménagement à buts multiples des ressources hydriques des bassins du fleuve Sénégal

31.8

3. Développer les ressources humaines et généraliser l’accès aux services sociaux de base

Programme de développement du secteur de l’éducation

49.2

Projet de développement de l’enseignement supérieur

15.0

Fast-Track Education pour tous

14.0

Projet multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA

21.0

Soutien en matière de santé et de nutrition

10.0

4. Improving Governance and Strengthening Institutional Capacities

Projet de renforcement des capacités pour le secteur public (PRECASP)

13.0

Projet de centre mondial d’enseignement à distance

3.3

5. Strengthening the Piloting, Monitoring, Evaluation and Coordination

Montant total des projets supervisés

386.9

Chart_mauritanie

 

Contacts

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