Fiche-pays

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Principaux faits

 Dernière mise à jour : avril 2008

 

 

2006*

Nombre d’habitants (millions)

1,3

Croissance démographique annuelle (%)

0,80 %

% de la population ayant un revenu inférieur à la moitié du revenu médian (2001-2002)

13,10 %

Espérance de vie à la naissance (ans)

73

PIB (millions de dollars actuels)

6,3

Croissance annuelle du PIB (%)

5,6 %

PNB par habitant, méthode Atlas (dollars actuels)

5,450

Inflation annuelle, prix à la consommation (%)

8,90 %

Investissements directs étrangers, apports nets (% du PIB)

3,10 %

Taux de chômage (% de la population active)

9,10 %

Délai nécessaire à la création d’une entreprise (jours)

7

Nombre d’utilisateurs d’Internet pour 1 000 habitants (chiffres 2004)

6,7

Source : Bureau central des statistiques (CSO)

 

    *Données les plus récentes disponibles sur la période 2001-2006


La République de Maurice a acquis son indépendance en 1968, après plusieurs siècles de colonisation par les Hollandais (1598), les Français (1710) et les Britanniques (1810). Sa population extrêmement variée est constituée pour environ 70 % de descendants des travailleurs sous contrat venus d’Inde pour cultiver les champs de canne à sucre, après l'abolition de l'esclavage en 1835. Le reste se compose d’Africains, de Créoles, de Chinois et d’Européens.

Maurice est un modèle de développement exemplaire. Sa remarquable réussite économique et politique est basée sur la bonne gouvernance et sur l’utilisation particulièrement avantageuse d’accords préférentiels pour ses exportations de sucre et de textile.

Lors de son indépendance en 1968, l’île était pauvre, avec un revenu moyen par habitant avoisinant 260 dollars. Aujourd’hui, elle se classe parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Affichant un revenu moyen par habitant de 6 431 dollars — soit 11 643 dollars en termes de parité du pouvoir d’achat (PPP) — pour 2006, elle obtient le meilleur résultat du continent africain derrière les Seychelles.

La capacité du pays à exploiter les opportunités commerciales témoigne de ses atouts institutionnels : démocratie stable, État de droit, tolérance ethnique, stabilité macroéconomique, progrès social équitable et mesures favorisant l’initiative privée.

Maurice est une démocratie parlementaire multipartite. Les élections générales de juillet 2005 ont été remportées par l’Alliance Sociale. Sir Anerood Jugnauth est président de la République. M. Navinchandra Ramgoolam, chef du Parti travailliste, est premier ministre.

Économie

Face au « triple choc commercial » lié à l’érosion des accords préférentiels relatifs au sucre et aux textiles ainsi qu’au renchérissement du pétrole, le Gouvernement mauricien s’est lancé dans un ambitieux programme pluriannuel de réforme structurelle. Ce programme vise à rétablir l’équilibre macroéconomique et à diversifier l’économie en développant de nouveaux secteurs à fort potentiel de croissance tels que ceux de l’impartition des processus administratifs, des fruits de mer, du transfert du savoir et du tourisme spécialisé.

Le budget de l’exercice 06/07 a établi le programme pluriannuel et la deuxième phase de celui-ci a été proposée un an plus tard, dans le cadre du budget de l’exercice 07/08. Il s’agit d’opérer une transformation radicale de l’économie pouvant permettre de faire durer le miracle mauricien pendant une autre génération.

Il est certes peut-être trop tôt pour célébrer, mais les premiers signes de succès sont encourageants. Le taux de croissance réelle de 5,6 % enregistré en 2007 est le plus élevé depuis 2000, le fardeau de la dette publique s’allège, et la tendance de l’inflation ainsi que celle du chômage sont à la baisse.

Bien que n’ayant rien à envier à une grande partie du continent africain, ces chiffres restent en deçà des performances réalisées durant les années les plus fastes. De plus, les investissements sont en berne tandis que le chômage progresse. Maurice est très vulnérable aux changements qui secouent actuellement le commerce mondial.

On estime que le démantèlement de l’accord multifibres (MFA) en janvier 2005 et l’abandon progressif, d’ici 2008, des préférences commerciales pour le sucre pourraient coûter au pays jusqu’à 8-9 % de son PIB, 20 % de ses exportations et 40 % de ses recettes publiques.

Si ces événements accentuent l’urgence de la situation, l’augmentation des salaires et du niveau de vie de l’île menaçait déjà sa compétitivité dans les secteurs à forte densité de main d’œuvre tels la production sucrière et l’industrie textile.

Le défi auquel le pays se trouve désormais confronté n’est pas une surprise. Au cours de la décennie précédente, un travail de fond a été entrepris pour orienter l’économie vers des activités nécessitant une main-d'œuvre plus instruite et qualifiée, et vers des services financiers et commerciaux à plus forte valeur ajoutée.

Les gouvernements successifs ont mis en œuvre la vision prospective de Maurice en restructurant et redimensionnant les secteurs sucrier et textile, en adoptant une législation favorable aux services financiers offshore et en attirant les investissements directs étrangers (IDE) vers le secteur des TI avec la construction d’une « Cyber Tour » ultramoderne, câblée par fibre optique. D’importants investissements ont été entrepris en matière d’éducation, de transport et d’infrastructure environnementale.

GDP Growth

  Maurice : Croissance réelle du PIB de 1990 à 1996
(pourcentage de variation annuelle)

Défis à venir et priorités du gouvernement

Malgré les avancées déjà réalisées, les défis demeurent nombreux. L’éducation doit continuer à se développer afin d’atteindre le niveau exemplaire de capital humain de Singapour ou de la Corée. Les liens entre universités et entreprises doivent être renforcés pour stimuler une culture d’innovation entrepreneuriale.

Étant donnée sa capacité limitée en matière de R&D, le pays doit miser massivement sur les IDE pour accéder aux technologies et aux compétences commerciales les plus pointues. Enfin, le secteur public doit faire preuve d’une plus grande efficacité, afin que le vaste programme d’investissements publics ne vienne pas ruiner les efforts consentis actuellement pour maintenir le déficit budgétaire et la dette à un niveau raisonnable.

Vision 2020, étude des perspectives à long terme qui a été menée vers le milieu des années quatre-vingt-dix, situait l’objectif de croissance durable entre 5,5 % et 7,5 %. Si le pays parvient à surmonter ces épreuves, un tel objectif pourra devenir réalité.

Programme du Groupe de la Banque mondiale

L’évolution du rôle de la Banque mondiale reflète les efforts fructueux réalisés par le pays pour accéder aux marchés des capitaux. Grâce à ses revenus relativement élevés, Maurice est l’un des rares pays africains éligibles aux prêts de la BIRD (la plupart d’entre eux empruntent des fonds à l’Association internationale de développement, institution de la Banque mondiale qui accorde aux nations les plus pauvres des financements à des conditions très favorables).

Le Groupe de la Banque mondiale travaille en étroite collaboration avec le ministère des Finances et du Développement économique récemment réorganisé, ainsi qu’avec différents ministères sectoriels et d’autres partenaires de développement présents à Maurice, selon le cadre défini dans la Stratégie de partenariat national (CPS).

La Banque et le Gouvernement mauricien ont récemment achevé la préparation d’une CPS qui encadrera les initiatives de la Banque dans l’île pour les cinq années à venir, jusqu’en 2013. La CPS, qui a également été élaborée en étroite collaboration avec l’Union européenne, est basée sur trois principes directeurs :

i) l’alignement avec le programme du gouvernement,
ii) la flexibilité et
iii) l’harmonisation avec les autres partenaires de développement.

La CPS envisage la préparation de programmes d’action annuels pour les activités de la Banque qui seraient développées parallèlement aux processus de planification et de prévision budgétaire du gouvernement.

Lorsque Maurice a connu une période florissante, accompagnée d’une ouverture des marchés financiers, l’aide publique au développement s’est réduite tout en devenant plus sélective. Cependant, elle a été sensiblement relevée depuis peu, en réponse aux sollicitations du gouvernement actuel réclamant un soutien plus appuyé, mais aussi l’aide de l’Union européenne concernant l’ajustement du secteur sucrier.

À la demande du gouvernement, les principaux partenaires externes (BM, FMI, UE, BAFD, PNUD) ont coordonné leurs actions. Un Prêt à l’appui de la politique de développement préparé et financé conjointement par la Banque mondiale, la Commission européenne, la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement a constitué la principale plateforme de coordination.

Le Groupe de la Banque a ouvert une représentation à Maurice en février 2008, ce qui souligne sa détermination à travailler en partenariat avec le pays et à renforcer l’efficacité et l’efficience de cette collaboration.

Le Deuxième prêt à l’appui de la politique de développement de 30 millions de dollars représente, à l’heure actuelle, la seule action menée par la Banque dans l’île. Ce prêt vient appuyer le passage du pays d’un état de dépendance envers les accords préférentiels à une situation de concurrence ouverte dans l’économie mondiale.

Par ailleurs, deux structures de préparation de projets ont été mises en place pour l’amélioration du trafic routier et la réforme des entreprises publiques. En outre, la Banque mondiale a récemment porté à terme un projet de 12,4 millions de dollars destiné à renforcer les investissements dans le domaine de l’évacuation et de l’assainissement des eaux usées.

La Banque mondiale fournit également au Gouvernement mauricien une assistance analytique et consultative, notamment des services de transfert de connaissances. Elle vient de mener une série d’études à l’échelle du pays : Évaluation du climat d’investissement, mise à jour du Programme d’évaluation du secteur financier, Mémorandum économique, Examen analytique de la passation des marchés, Examen des dépenses publiques et Plan d’action pour le transport.

La Banque avait auparavant préparé un rapport sur la modernisation du régime de retraite, réalisé une étude sur le marché du travail et fourni au gouvernement des conseils sur l’élaboration d’un Cadre économique à moyen terme. À l’heure actuelle, la Banque aide cinq ministères sectoriels à préparer leur plan d’action pour la budgétisation axée sur les programmes.

Depuis quelques années, la Société financière internationale (IFC) a principalement fourni des services de conseil au Gouvernement mauricien, dans le cadre notamment d’une mission de structuration de la participation privée aux services publics d’eau et d’égout, et d’un projet de réforme de la réglementation et de l’octroi de licences.

Cela étant, les efforts déployés actuellement par les secteurs public et privé pour accroître l’efficacité et la compétitivité de l’économie mauricienne donnent de plus en plus à l’IFC la possibilité d’ajouter de la valeur à son action en effectuant des travaux d’analyse et en finançant les investissements.

Parmi les domaines prioritaires figure la formation de partenariats public-privé pour renforcer les infrastructures clés telles que celles des ports, des transports et des établissements scolaires. En outre, l’IFC effectue quelques investissements dans les services financiers pour promouvoir le lancement d’instruments novateurs et aider à renforcer la diversité du secteur financier national, ainsi que dans d’autres industries clés en expansion rapide telles que l’exploitation hôtelière et l’aménagement immobilier, l’agroindustrie et les technologies de l’information et des communications.

L’IFC fournit par ailleurs des services à valeur ajoutée aux principales entreprises mauriciennes pour accompagner leur expansion dans l’ensemble de la région de l’océan Indien et d’Afrique australe.

L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) soutient activement les opérations des investisseurs mauriciens à l’étranger, en particulier en Afrique subsaharienne. À l’heure actuelle, elle s’emploie à renforcer ses liens avec le milieu des affaires local, en créant des synergies favorables à la poursuite du développement au sein de la CDAA et des autres régions du continent africain.

Pour la deuxième année consécutive, le Bureau des investissements (BOI) a appuyé et facilité les missions de la MIGA à Maurice. Ces missions ont permis d’asseoir le rôle de la MIGA en tant qu’institution apportant de la valeur ajoutée aux investisseurs transfrontaliers, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’île. Le BOI a permis d’identifier plus de 30 investisseurs susceptibles d’utiliser les services de la MIGA. Celle-ci n’est pas engagée dans des projets locaux, mais elle soutient les activités des investisseurs mauriciens à l’étranger.

L’encours de risque brut de l’agence sur les investissements mauriciens qu’elle garantit s’élève actuellement à 54,3 millions de dollars, pour des projets menés dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’infrastructure et du tourisme au Burundi, à Madagascar et au Mozambique.

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Contacts

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Constantine Chikosi
3rd floor Medine Mews Building
4 Chaussee Street
Port-Louis, Mauritius
Tél : (230) 208 0346
Fax : (230) 208 0502
cchikosi@worldbank.org

Si vous avez des questions à propos du site, contactez :
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Fax : (261-20) 223-3338
Erabemananoro@worldbank.org

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Tél : (27-12) 431-3105
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