Le Niger face au défi de la prévention et du traitement de la grippe aviaire

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NIAMEY, 24 février 2009— Le 11 février dernier s’est tenu à Niamey un atelier sur la composante grippe aviaire du Programme d’Action Communautaire (PAC).

Cette cérémonie présidée par le ministre de l’Élevage et des Industries Animales Issiaka Ag Kato s’est déroulée en présence de plusieurs membres du Gouvernement, du Représentant résidant de la Banque mondiale Ousmane Diagana, du Gouverneur de la capitale, des représentants nationaux, régionaux et locaux des comités en charge de la lutte contre la grippe aviaire, des membres du staff de la Banque mondiale ainsi que des organisations internationales et des associations de producteur d’aviculture.

Ce sous projet d’une durée de deux ans qui a démarré en juillet 2008 pour clôturer en juin 2010 est un financement additionnel du PAC1 pour un montant de 2 milliard, 250 millions de franc CFA. Cette somme sert au financement de la prévention et du contrôle des activités permettant de lutter contre la pandémie hautement pathogène de la grippe aviaire.

Les quatre composantes du projet sont les suivants :

  • Fourniture d’un appui aux services vétérinaires du Bénéficiaire centré sur la grippe aviaire hautement pathogène, notamment pour : i) renforcer les capacités de prévention et de réaction ; ii) renforcer les capacités de diagnostic et de suivi de la maladie ; et iii) renforcer les programmes de lutte contre la grippe aviaire et les plans pour contenir les foyers infectieux ;
  • Fourniture d’un appui aux services de santé publique du Bénéficiaire au titre de la grippe aviaire hautement pathogène, notamment pour : i) renforcer les systèmes nationaux de surveillance de la santé publique ; et ii) renforcer la capacité de réaction du système de santé ;
  • Amélioration de la sensibilisation de la population et de la diffusion d’informations sur la grippe aviaire hautement pathogène, notamment par : i) la fourniture d’un appui aux activités d’information et de communication, et ii) l’amélioration de la collaboration avec les partenaires du Bénéficiaire et les parties prenantes, en ce qui concerne la grippe aviaire hautement pathogène ;
  • Renforcement du suivi et de l’évaluation des activités relatives à la grippe aviaire hautement pathogène, y compris des aspects environnementaux et sociaux.

Selon le Ministre Issiaka Ag Kato, « le cheptel aviaire au Niger qui avoisine le 12 millions 100 000 unités contribue, avec l’ensemble des ressources animales pour 25 % à la sécurité alimentaire du Niger ». Malheureusement cette activité est dominée à plus de 90% par le secteur informel ; et cela, en dépit des efforts patents du Gouvernement pour moderniser l’élevage de la volaille.

En février et mai 2006, le Niger, à la suite de l’Egypte et du Nigeria, a été déclaré foyer endémique de la grippe aviaire.

Quoique la pandémie soit actuellement sous contrôle, le Représentant résident de la Banque Mondiale au Niger devait dans son allocution appeler toutes les parties prenantes à observer une « vigilance extrême », car devait-il préciser en l’occurrence, « il vaut mieux prévenir que guérir ».

Une des principales recommandations de l’atelier a été d‘harmoniser les activités des différents bailleurs de fond afin de renforcer l’impact de leurs interventions à travers des canaux de communication pertinents.




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