« Partis de très bas, nous avons le plaisir et la volonté d'aller de l’avant chaque année, nous attachant à faire toujours davantage. Nous avons de nombreux projets en attente qui visent à améliorer encore le climat des affaires et l'attrait du Rwanda pour les investissements ».Vincent Karega, ministre d´État chargé de la promotion de l´industrie et de l´investissement du Rwanda.
Kigali, Rwanda, 25 septembre 2008 -- Pour se hisser parmi les 20 premiers réformateurs du monde et se positionner juste derrière le Sénégal, le Burkina Faso, le Botswana et le Libéria en Afrique d'après le rapport Doing Business 2009, qui vient d'être publié, le Rwanda a réalisé des progrès notables dans l'action qu'il mène pour faciliter l'activité économique.
La frontière de Rusumo, au Rwanda. Le pays a facilité le commerce par l'extension des heures d'ouverture des bureaux de douane aux frontières.
En 2007, cherchant à améliorer les deux précédents classements du pays (158 e et 150 e), le président Paul Kagame a autorisé la création d’une équipe de travail nationale (Doing Business Unit). Placée sous la tutelle de l’agence en charge de l’industrie et de la promotion de l’investissement du Rwanda (RIEPA), cette équipe était chargée d’identifier et de piloter la mise en œuvre de réformes visant à améliorer le climat des affaires dans le pays.
Neuf mois après le lancement de ses activités en décembre 2007, l’équipe de travail avait identifié et exécuté avec succès 15 réformes du climat de l’investissement, pour la plupart prises en compte dans la récente enquête Doing Business, faisant ainsi sensiblement progresser les pays au classement.
Cette année, le Rwanda a gagné 11 places et se classe au 139 e rang mondial, grâce à des réformes louables. L'indicateur « enregistrement des biens » a connu une progression de 78 places, le pays passant du 180 e au 60 e rang pour se classer en deuxième position au palmarès des premiers réformateurs du monde.
Réformes
Selon le rapport de cette année, le Rwanda a entrepris des réformes importantes dans plusieurs domaines. Pour la deuxième année consécutive, il a simplifié l’obtention des permis de construire, combinant les demandes de permis et d’autorisation d’emplacement sur un seul formulaire, de même que les demandes de branchement aux réseaux de distribution d’eau, d’assainissement et d’électricité. Cela a réduit le nombre de formalités et les délais nécessaires pour obtenir un permis de construire.
Vincent Karega, ministre d’État rwandais chargé de la promotion de l’industrie et de l´investissement.
Selon le rapport, les délais et le coût de transfert de propriété ont également diminué. Un nouveau montant a été fixé pour les droits d’enregistrement et la centralisation des services fiscaux a permis de réduire les délais d’obtention d’un certificat de régularité.
Le Rwanda a facilité le commerce en allongeant les horaires d’ouverture des services de douane, en mettant en place un système de transfert électronique de données et en effectuant des inspections axées sur le risque. Grâce à ces mesures, auxquelles s’ajoute la croissance du secteur des transports, les délais à l’export ont diminué de cinq jours et les délais à l’import de 27 jours, soit une réduction de 40 %.
Enfin, des tribunaux de commerce ont été mis en place à trois endroits, à Kigali et dans les Provinces du Nord et du Sud, ce qui facilite l’exécution des contrats.
Pas seulement l’affaire de l’État
Ce que le Rwanda a réalisé en matière de facilitation des investissements est le fruit d’un effort collectif. L’équipe de travail était constituée de personnes issues de différents pans de la société rwandaise, notamment des techniciens de l'administration centrale et des collectivités locales, et des représentants du secteur privé et de la société civile.
« Nous sommes heureux de constater que les pouvoirs publics, les médias et le secteur privé sont déterminés à hisser le Rwanda au rang qu’il mérite » a déclaré Vincent Karega, ministre d´État chargé de la promotion de l´industrie et de l´investissement du Rwanda.
M. Karega a également demandé aux différents acteurs de se montrer plus déterminés.
« La balle est dans notre camp » a-t-il dit. « Ensemble, nous pouvons faire mieux pour améliorer notre classement et réaliser les objectifs de notre vision d’ici 2020. Des efforts importants sont bel et bien déployés à l’échelle nationale et régionale pour améliorer le climat de l’investissement ».
« Nous avons besoin de tout le monde et chacun doit jouer un rôle, en identifiant les obstacles et en proposant des solutions » » a-t-il ajouté.
Le rapport Doing Business
Doing Business classe les pays en fonction de dix indicateurs de la réglementation de l’activité économique, qui permettent de contrôler les délais et les coûts d’application de la réglementation nationale relative à la création, l’exploitation et la fermeture des entreprises, au commerce transfrontalier, et à la fiscalité des entreprises. Les classements ne prennent pas en compte la politique macroéconomique, la qualité de l’infrastructure, les fluctuations monétaires, les perceptions des investisseurs ni les taux de délinquance.