Dernière mise à jour : Septembre 2009 Histoire Le Rwanda est un petit pays enclavé d'Afrique centrale dont la population de 9,7 millions d'habitants se traduit par une forte densité démographique de 368 habitants au kilomètre carré. Ancienne colonie allemande (à partir de 1899), puis belge (à partir de 1919), il a acquis son indépendance en 1962. L’année précédente, en 1961, la monarchie y avait été abolie par référendum et les premières élections parlementaires s’étaient tenues. L’histoire récente du Rwanda a été marquée par des troubles politiques liés au partage du pouvoir et à l’accès aux opportunités qui se sont traduits par des explosions de violence ethnique. Entre avril et juin 1994, un conflit civil qui opposait le gouvernement dirigé par des membres de l’ethnie Hutu au Front patriotique rwandais (FPR), mouvement rebelle dominé par les Tutsi, a dégénéré en génocide. Quelque 800 000 personnes ont été massacrées par l’armée et la milice extrémiste interahamwe. En juin 1994, le FPR a renversé le régime. Si le pays connaît actuellement une situation de paix, les Rwandais essaient toujours d’effacer les stigmates du génocide. La réconciliation nationale est une œuvre de longue haleine à laquelle le gouvernement se consacre avec détermination et qui bénéficie du soutien de la communauté internationale. Les autorités rwandaises ont pris d’importantes mesures en vue de consolider la réconciliation, notamment par la poursuite du projet de démobilisation et de réintégration des ex-combattants et l’adoption d’un modèle de démocratisation essentiellement construit autour d’une administration décentralisée. Progrès économique et social Le Rwanda a accompli des progrès remarquables depuis le génocide et la guerre civile de 1994. La paix et la stabilité politique ont été rétablies, les efforts de réconciliation se poursuivent, et les institutions et les processus démocratiques sont en train d’être consolidés. Les indicateurs de la pauvreté et les indicateurs sociaux se sont également améliorés. Le Rwanda a réussi à maintenir une situation macroéconomique généralement stable et à mener des réformes profondes qui ont contribué à de bons résultats en matière de croissance. L’économie du Rwanda, qui se chiffrait à 4,2 milliards de dollars, a enregistré une croissance de 7,9 % en 2007 et une croissance estimée à 8,5 % en 2008. Les taux de croissance réels moyens du PIB ont connu un ralentissement considérable comparativement aux taux annuels de 10,5 % environ atteints pendant la période de 1996 à 2002 (les premières années qui ont suivi le conflit) pour retomber à 5,6 % pendant la période de 2003 à 2007 ; ces taux enregistrent de nouveau une reprise en grande partie à cause des progrès notables réalisés dans le secteur agricole). La productivité accrue du secteur agricole et du secteur des services, doublée d’une activité importante en termes d’investissement dans le secteur public et le secteur privé, est une source capitale de croissance, d’emploi et de réduction de la pauvreté à court et moyen termes. Les bons résultats obtenus dans la mise en œuvre des mesures macroéconomiques ont permis au Rwanda d’atteindre en mars 2005 le point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et de remplir en mars 2006 les conditions exigées pour bénéficier de l’Initiative multilatérale d’allègement de la dette (MDRI). Des efforts ont été faits en parallèle pour mettre en place un dispositif de gouvernance économique approprié, qui se caractérise notamment par des organismes réglementaires indépendants, des systèmes renforcés de gestion des dépenses publiques dotés d’organes d’audit indépendants, et une forte focalisation sur la lutte contre la corruption. Jusqu’à une date récente, l’inflation a été la plupart du temps contenue à un taux inférieur à 10 %, depuis 1997, mais elle a connu une hausse considérable estimée à 15 % en 2008, en raison des prix plus élevés des aliments et du carburant. Toutefois, l’on escompte une baisse de l’inflation en 2009 suite à la baisse des prix à l’importation. Actuellement, le ralentissement économique mondial a un effet limité sur l’économie du Rwanda en raison du faible niveau d’intégration du pays dans l’économie mondiale et de sa dépendance relativement forte de l’agriculture de subsistance ; cependant un ralentissement mondial continu pourrait entraîner une baisse de 2,5 % de la croissance du PIB sur le moyen terme, en raison de recettes en baisse dans le secteur du tourisme, de la réduction des envois de fonds et d’un ralentissement dans le secteur de la construction. En outre, malgré la forte hausse des recettes à l’exportation pour les produits agricoles, les minerais et le tourisme, l’on s’attend à une aggravation du déficit commercial en 2009 à cause de la croissance plus forte au niveau des paiements à l’importation. Le déficit du compte courant est prévu s’accroître, en passant de 303,5 millions de dollars (soit 7,1 % du PIB) en 2008 à 400,7 millions de dollars (soit 8,2 % du PIB) en 2009. Le Rwanda est en bonne voie d’atteindre plusieurs des objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) : l’ODM 2 sur l’éducation primaire pour tous, l’ODM 3 sur l’égalité entre les sexes et l’ODM 6 sur le VIH/SIDA et le paludisme. Le taux de scolarisation net dans le primaire est actuellement de 95 %, avec 97 % de scolarisation pour les filles. Néanmoins, les faibles taux d’achèvement et la mauvaise qualité de l’éducation de base montrent que la réalisation de l’ODM 2 présente encore de sérieux défis. Le taux de prévalence du VIH est estimé à environ 3 %, avec des taux d’infection relativement plus élevés chez les femmes (3,6 %) que chez les hommes (2,3 %). Le Rwanda est également en bonne voie d’atteindre l’objectif de la réduction de l’incidence du paludisme. En revanche, l’ODM 1 sur la pauvreté et la faim ainsi que les ODM 4 et 5, respectivement sur la mortalité infantile et maternelle sont loin de pouvoir être atteints sans un effort considérable d’intensification. Entre 2000/01 et 2005/06, la pauvreté a baissé de 60,5 % à 57 %. Une réduction plus rapide est indispensable si l’on veut atteindre la cible de 30 % prévue pour l’ODM. Les taux de malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans ont baissé de 24 % en 2000 à 18 % aujourd’hui, mais des progrès plus rapides sont nécessaires. La mortalité infantile a chuté de 107 pour 1000 en l’an 2000 à 86 en l’an 2005 tandis que la mortalité maternelle chutait de 1071 pour 100 000 à 750 au cours de la même période. Le Rwanda est désormais en bonne voie d’atteindre l’ODM 4 avec une baisse de la mortalité des enfants de moins de 5 ans à 103 pour 1000. Le pourcentage des accouchements assistés a enregistré une hausse, passant de 39 à 52 % en 2005-2008. Enjeux du développement Quatre défis particuliers entravent la croissance économique de cette économie de taille réduite qui repose sur l’agriculture : une mauvaise gestion de l’eau, un recours insuffisant aux intrants modernes et le manque de services de vulgarisation dans l’agriculture, le mauvais état des infrastructures et la faible base que constitue la main-d’œuvre technique et managériale qualifiée. À l’heure actuelle, le secteur agricole représente un peu moins de 40 % du PIB et procure des emplois à 80 % de la population. La plupart des Rwandais vivent d’une agriculture de subsistance et prennent une part limitée à l’économie de marché. La production reste limitée, et la croissance agricole se heurte à de sérieuses contraintes. La contribution du secteur privé à l’économie et à la réduction de la pauvreté reste limitée : on ne compte qu’environ 400 entreprises au Rwanda, et la moitié d’entre elles ont moins de 50 employés. Le développement de ce secteur continue de pâtir d’un manque de services d’infrastructure (en particulier, les routes et l’énergie) et, dans une moindre mesure, de la faiblesse de son secteur financier. Le principal problème pour le Rwanda sera de mettre à profit les progrès accomplis depuis peu pour placer le pays sur une trajectoire de développement beaucoup plus soutenue lui permettant de réaliser ses aspirations économiques et sociales à long terme. L’intégration régionale, en particulier dans les secteurs des infrastructures – est une condition préalable à la croissance économique dans un pays enclavé comme le Rwanda. Le Rwanda a rejoint la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) le 1er juillet 2007. Le Rwanda est également membre de l’Initiative du Bassin du Nil, de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) et du Marché Commun de l’Afrique de l’Est et australe (COMESA). L’intégration régionale est donc une priorité capitale tant pour le gouvernement que pour la Banque mondiale (voir ci-dessous). La vision de développement à long terme du Rwanda est présentée dans le document Vision 2020 pour le Rwanda. La vision perçoit le Rwanda comme un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (900 dollars par habitant) fonctionnant comme un noyau de services basé sur le savoir à l’horizon 2020. Les objectifs de Vision 2020 sont totalement en phase avec les ODM, mais ses cibles sont plus ambitieuses. En septembre 2007, le gouvernement rwandais a finalisé et adopté sa seconde Stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté (Economic Development and Poverty Reduction Strategy ou EDPRS). L’EDPRS indique clairement les priorités du pays pour les années 2008-2012 en accordant surtout la priorité à l’accélération de la croissance en vue de créer des emplois et de réduire la pauvreté. Ses principaux objectifs-cibles sont : i) une croissance d'environ 8 % par an, ii) une réduction de la pauvreté à environ 46 %. La stratégie est articulée autour de trois axes stratégiques principaux - Le premier axe stratégique (Croissance) vise une amélioration générale de la productivité pour l’ensemble de l’économie. Il vise à transformer la structure économique du pays par le passage d’une agriculture de subsistance vers une agriculture de type commercial, ainsi que vers la manufacture et les services. La plus grande importance est accordée à l’amélioration des infrastructures.
- Le deuxième axe stratégique (Vision 2020 Umurenge) vise essentiellement à promouvoir une croissance partagée en créant des débouchés économiques pour les Rwandais les plus démunis. Il compte trois composantes : i) les travaux publics ; ii) un ensemble de facilités de crédit et iii) les aides directes.
- Le troisième axe stratégique (Gouvernance) consiste à renforcer la gouvernance politique et économique et à consolider les institutions et les capacités de l’État. Il envisage un large éventail de réformes destinées à renforcer les institutions et les capacités du secteur public. Il porte aussi sur les actions nécessaires pour créer un environnement des affaires attractif, notamment par le renforcement des systèmes de justice commerciale, des cadres réglementaires et administratifs et la promotion des principes de bonne gouvernance des entreprises.
En vue d’atteindre les objectifs de développement à long terme du Gouvernement, l’EDPRS met un accent important sur la croissance, par l’amélioration des infrastructures économiques et une plus grande productivité de l’agriculture. L’EDPRS prête également une attention particulière à la mise en œuvre des programmes. Assistance de la Banque mondiale La nouvelle Stratégie d’assistance au pays (CAS), qui a été examinée par le Conseil des Administrateurs le 25 septembre 2008, a été élaborée conjointement par l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) en vue de renforcer la synergie entre les institutions du Groupe de la Banque mondiale et de contribuer à la mobilisation de volumes plus importants de ressources privées pour soutenir le développement du Rwanda. Elle est étroitement alignée sur l’EDPRS et vise à accroître l’impact des interventions par une plus grande sélectivité, en accord avec les domaines prioritaires définis par le gouvernement rwandais dans le cadre de ses relations avec la Banque et dans le souci d’une meilleure harmonisation des interventions avec les autres bailleurs de fonds. L’assistance qui sera fournie dans le cadre de la nouvelle CAS s’articule autour de deux thèmes stratégiques - Œuvrer pour la transformation de la structure de l’économie et pour la croissance. L’objectif primordial de la CAS est d’aider le Rwanda à avancer dans ces efforts pour stimuler de nouveaux facteurs de croissance susceptibles d’être consolidés avec le temps. L’enveloppe financière dégagée au cours de cette période sera par conséquent destinée en grande partie à soutenir l’axe stratégique de l’EDPRS portant sur la promotion de la croissance et visera surtout quatre résultats clés : i) accroître durablement la production agricole ; ii) améliorer l’accès et la qualité des principaux services liés aux infrastructures économiques ; iii) créer un environnement plus favorable au développement du secteur privé ; et iv) renforcer la gestion des ressources publiques aux niveaux central et local.
- Réduire la vulnérabilité sociale. Un objectif secondaire consiste à assurer que les Rwandais les plus vulnérables bénéficient également des retombées de la croissance et à aider le Rwanda à progresser davantage vers l’édification d’une société plus stable. Un programme de portée plus réduite sera mis en œuvre et consistera à soutenir l’Initiative-phare Umurenge dans le cadre de l’axe stratégique Vision 2020 ; à aider le Rwanda à poursuivre les objectifs de réduction de la mortalité maternelle et infantile et à promouvoir la paix et la cohésion sociale par la démobilisation et la réinsertion.
Ces thèmes sont soutenus par dix projets nationaux et quatre projets régionaux dynamiques – également désignés sous le nom de prêts d’investissement – comme illustré ci-dessous. En outre, la Banque mondiale appuie la mise en œuvre de l’EDPRS par une série de dons pour le financement de la stratégie pour la réduction de la pauvreté (PRSG). Les PRSG sont des dons programmatiques à décaissement rapide – également désignés sous le nom de Prêts à l'appui de politiques de développement – destinés au financement direct des politiques à moyen terme du gouvernement. Outre le financement, la Banque mondiale propose différentes activités d’analyse et de conseil (AAA) pour compléter les concours financiers. Les projets de la Banque mondiale au Rwanda en septembre 2009 comprennent : Projets nationaux - Un Projet de développement des ressources humaines d’une valeur de 33,4 millions de dollars (approuvé en juin 2000), en vue d’aider au renforcement des capacités des ressources humaines et des institutions au Rwanda pour la fourniture de services dans le domaine de l’éducation. Des actions spécifiques viseront à : i) améliorer l’accès à l’éducation de base ; ii) améliorer la qualité des intrants (enseignement, matériel pédagogique, méthodes de supervision) dans le primaire et le secondaire ; iii) sensibiliser et former les élèves, les parents et les éducateurs à la lutte contre l’épidémie du sida ; et iv) renforcer les capacités institutionnelles et améliorer l’efficacité dans la gestion du système éducatif.
- Un Projet compétitivité et développement de l’entreprise d’une valeur de 46,68 millions de dollars (approuvé en avril 2001), en vue de créer un environnement propre à favoriser la croissance et le développement du secteur privé et pouvant permettre de réduire la pauvreté au Rwanda. Le projet est destiné à promouvoir un climat de concurrence en : i) rationalisant l’environnement des affaires ; ii) réduisant les coûts et en améliorant l’efficacité des services publics de télécommunications, d’eau et d’électricité, et du secteur du thé ; et en iii) améliorant l’accès des entrepreneurs locaux aux services financiers et d’appui.
- Un Deuxième projet d’appui au secteur rural d’une valeur de 35 millions de dollars (approuvé en juin 2008) en vue d’accroître la production et la commercialisation des produits agricoles dans les zones marécageuses et situées le long des collines que le Projet vise à aménager de façon à respecter l’environnement. Ceci se fera en aidant les ménages des zones rurales à étendre et intensifier des systèmes de cultures agricoles durables et à accroître leur participation aux marchés agricoles.
- Un Projet de réhabilitation d’urgence du réseau électrique d’une valeur de 25 millions de dollars (approuvé en janvier 2005) en vue de remédier aux pénuries d’énergie et de renforcer les capacités des institutions responsables de ce secteur au Rwanda.
- Un Projet de décentralisation et de développement communautaire d’une valeur de 20 millions de dollars (approuvé en juin 2004) en vue de favoriser l’émergence d’une économie locale dynamique en donnant aux communautés les moyens de jouer un rôle moteur dans leur processus de développement sous la tutelle d’une administration locale efficace.
- Un Projet de renforcement des capacités du secteur public d’une valeur de 20 millions de dollars (approuvé en juillet 2004) vise à réduire le manque aigu de compétences dont souffre le pays à la suite de la guerre et du génocide, en renforçant les capacités au niveau de l’administration centrale et des collectivités territoriales, ainsi qu’au sein du secteur privé et des organisations de la société civile (OSC).
- Un Projet d’administration électronique (e-Rwanda) d’une valeur de 10 millions de dollars (approuvé en septembre 2006) en vue d’améliorer : i) l’efficacité et la commodité de certains processus internes du gouvernement rwandais, et ii) la prestation des services dans des secteurs clés bien choisis, notamment en garantissant un meilleur accès à l’information par le recours à la technologie.
- Un Projet de développement du secteur des transports d’une valeur de 11 millions de dollars (approuvé en août 2007) en vue d’améliorer la qualité du réseau de routes pavées au Rwanda et générer des emplois durables dans les zones rurales par la réalisation de travaux d’entretien routier. Ce projet bénéficie aussi de 38 millions de dollars du Fonds catalytique pour la croissance en Afrique.
- Un Projet de gestion intégrée des écosystèmes essentiels d’une valeur de 4,3 millions de dollars (Fonds fiduciaire du FEM géré par la Banque).
- Un Cinquième Don pour l’aide à la réduction de la pauvreté d’une valeur de 80 millions de dollars (et approuvé par le Conseil des Administrateurs le 30 juin 2005) qui vise à aider les agriculteurs à adopter des technologies d’intensification durable afin de d’augmenter leur rendement tout en préservant les ressources naturelles.
- Un don de 25 millions de dollars (prêt à la politique de développement) dans le cadre de l’initiative accélérée Education pour tous (EFA-FTI), avec pour objectif de soutenir la réforme engagée par le gouvernement du Rwanda en vue du d’accroître les aptitudes des enseignants et leur gestion, acquérir des manuels scolaires, étendre l’éducation des filles développement des enseignants, dans le but général d'améliorer la qualité de l'éducation de base.
- Huit milliards de dollars pour le Second Projet d’Urgence et de Réinsertion (approuvé le 27 août 2009), qui vise à soutenir les efforts déployés par le gouvernement rwandais en vue de démobiliser les membres des groupes armés d'origine rwandaise et les membres des Forces de défense rwandaises ; apporter un appui à leur réinsertion socio-économique suite à leur démobilisation, en mettant un accent particulier sur les ex-combattants handicapés ou de sexe féminin, ainsi qu’aux ex-enfants-soldats.
Un Premier don à l’appui de l’amélioration des conditions de vie des populations (Community Living Standard Grant) d’une valeur de 6 millions de dollars a été approuvé en avril 2009 en vue d’accompagner les réformes de la protection sociale et de la politique sanitaire engagées par le Gouvernement rwandais pour réduire l’extrême pauvreté, en ciblant 30 secteurs pilotes dans un premier temps, et pour élargir l’accès aux interventions à fort impact en matière de santé, de nutrition et de démographie au niveau local. Contacts Pour les contacts, cliquez ici. |