Communiqué de presse no : 2006/446/AFR Personnes à contacter À Washington : Aby Toure (202) 473 8302 akonate@worldbank.org À Conakry : Tabara Barry (224) 41 27 70 tbarry@worldbank.org À Bamako : Moussa Diarra (223) 222 22 83 mdiarra@worldbank.org À Nouakchott : Ba Abdoulaye Oumar (222) 525 1017 babdoulaye@worldbank.org À Dakar : Mademba Ndiaye (221) 8495000 mademba@worldbank.org WASHINGTON, le 8 juin 2006 – Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui trois crédits* et un don de l’Association internationale de développement (IDA) totalisant 110 millions de dollars à l’appui de la valorisation des ressources en eau dans les quatre États riverains du bassin du fleuve Sénégal (Guinée, Mali, Mauritanie et Sénégal). Les trois pays qui ont bénéficié des crédits de l’IDA sont le Mali (30,08 millions de dollars EU), la Mauritanie (31,78 millions de dollars EU) et le Sénégal (30,08 millions de dollars EU), la Guinée ayant reçu quant à elle un don de 18,04 millions de dollars EU de l’Association. Le programme, appelé Projet de mise en valeur intégrée des ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal (MWRD), financera des activités locales de valorisation intégrée des ressources en eau pour aider à générer des revenus et à réduire la pauvreté des communautés rurales vivant dans le bassin du fleuve. Une partie de ce financement sera consacré à la lutte contre les maladies d’origine hydrique, en particulier le paludisme et la schistosomiase, deux des fléaux sanitaires les plus dévastateurs pour les habitants du bassin du fleuve. Grâce à la fourniture de moustiquaires imprégnées d’insecticide à effet durable à une majorité de ménages vivant dans le bassin, le projet vise à maîtriser le paludisme, l’une des principales causes de décès des enfants de moins de cinq ans. La schistosomiase est la deuxième maladie tropicale la plus prévalente en Afrique subsaharienne, et les personnes les plus exposées sont les pêcheurs, les travailleurs du secteur de l’irrigation, les femmes et les enfants d’âge scolaire. Le projet financera des traitements médicamenteux de masse pour réduire la charge parasitaire. Il financera également le renforcement des systèmes de veille sanitaire et des capacités locales de recherche opérationnelle, dans l'espoir de créer une plateforme durable qui permette de mieux suivre les maladies. Le MWRD contribuera à renforcer et à moderniser le cadre institutionnel, juridique et technique de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) afin de mieux servir ces quatre pays. « La première phase de ce programme sur dix ans consistera à jeter les bases de l’aménagement à long terme et de l’exploitation durable d’ouvrages hydrauliques, en appuyant le renforcement des institutions, la planification régionale et l’utilisation à des fins multiples des ressources en eau partagées par les pays, » explique Mark Tomlinson, directeur du Département de l’intégration régionale, Région Afrique, de la Banque mondiale à Washington. Le potentiel hydroélectrique du bassin est estimé à 1 200 mégawatts (MW), mais moins de 25 % sont actuellement exploités. De même, la superficie de terre arable qui pourrait être mise en culture irriguée grâce à l'eau du bassin représenterait 320 000 ha, dont moins de 32 % sont actuellement mis en valeur. D’où la nécessité de développer les capacités de stockage de l’eau et les ouvrages hydrauliques et de promouvoir en parallèle la gestion et la mise en valeur intégrée des ressources en eau si l’on veut faire face à la demande croissante d’eau et de denrées alimentaires et assurer à la population vivant dans le bassin une croissance durable et de bonnes conditions de vie. Au total, 2 millions de personnes devraient bénéficier de la première phase du projet dans les quatre pays riverains – Guinée, Mali, Mauritanie et Sénégal — qui représentent collectivement une population de 35 millions d’habitants, dont 12 millions vivent dans le bassin ou en dépendent pour leur subsistance. La population du bassin, qui croît au rythme de 2,7 % selon les estimations, devrait doubler tous les 25 ans. L’implication directe des communautés locales et leur participation au projet devraient faciliter l’appropriation par la population riveraine des investissements existants et de ceux qui sont prévus dans le cadre du projet et l’encourager à en assurer la pérennité. Le projet renforcera également l’intégration régionale des pays riverains via l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), grâce à la coopération prévue dans le cadre de l’organisation et à l’adhésion récente de la Guinée, pays le plus en amont du bassin. Le projet vise à promouvoir des activités conjointes de mise en valeur intégrée de la ressource pour stimuler la croissance économique et le partage des avantages aux échelons local, national et régional. « Cette approche globale de la gestion du bassin du fleuve, qui intègre l’aménagement d’ouvrages hydrauliques polyvalents,la gestion des ressources en eau et les activités génératrices de revenus connexes, favorisera la croissance, réduira l'immigration et la pauvreté et améliorera l’état de santé et les conditions de vie de la population, tout en préservant l’environnement, »déclare Ousmane Dione, chef d’équipe du projet de la Banque mondiale. *Ces crédits sont consentis aux conditions habituelles de l’Association internationale de développement (IDA) et sont assortis d’une commission d’engagement de 0,35 % et d’une commission de service de 0,75 % sur une échéance de 40 ans, y compris un différé d’amortissement de dix ans.
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