| Article extrait du magazine "Les Échos de la Banque mondiale". Numéro 7 - mars 2007 Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue : 524 jours après la première réunion convoquée au bureau de la Banque mondiale à Dakar, le Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue s’est mué en structure associative le 22 février 2007, de par la volonté d’une assemblée générale représentative des principaux acteurs. Cette assemblée a élu l’écrivain Cheikh Hamidou Kane à la tête de la nouvelle association. Le 22 février 2007 fera date dans la mobilisation en faveur des enfants défavorisés ; ce jour-là est officiellement née l’association « Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue » (PARRER). Cette association a été mise en place par une assemblée générale constitutive caractérisée par la présence des représentants de la société civile, des familles religieuses, du gouvernement, des partenaires au développement, etc. Deux moments forts ont marqué ces assises : l’adoption des statuts du PARRER et l’élection, à l’unanimité, du président de l’association, M. Cheikh Hamidou Kane, écrivain, ancien ministre du Sénégal et surtout personnage fermement engagé dans la défense des droits de l’enfant. En effet, depuis la genèse du processus qui a conduit à la création du PARRER, M. Kane, en sa qualité de président du Comité des parrains mis en place par le comité de pilotage de l’initiative, a participé à toutes les activités ; mettant son expérience et sa notoriété au service de la mobilisation de ses pairs pour donner le maximum de crédibilité au partenariat. Sa contribution et celle de Makhtar Mbow, autre figure emblématique du Sénégal, ancien Directeur général de l’Unesco, ont été déterminantes dans l’orientation de la nouvelle association. N’omettons, toutefois pas, de citer le concours de tant d’autres personnes comme Rawane Mbaye, ancien directeur de l’Institut islamique et Imam de la Mosquée du Plateau, Moustapha Guèye, président de l’Association des imams et oulémas du Sénégal, les représentants de Imam Hassan Cissé ou de Mgr Theodore Adrien Sarr, Archevêque de Dakar, pour ne se limiter qu’aux religieux. De par ses statuts, le PARRER est une association ouverte à toute personne physique ou morale désireuse d’investir son savoir-faire et/ou ses moyens pour participer à baisser définitivement le rideau sur le triste spectacle, tant décrié, des enfants mendiants et des enfants vivant dans les rues du Sénégal. C’est ce que stipule les statuts qui précisent que le PARRER « a pour objet, dans une logique de partenariat entre acteurs publics et privés (état, société civile et individus, partenaires au développement, secteur privé), de soutenir et d’accompagner la mobilisation nationale pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue ». L’association s’est fixé des missions concrètes, celles de « soutenir, promouvoir et encourager toute action préventive permettant d’éradiquer le phénomène des enfants de la rue » mais aussi d’ « inciter les pouvoirs publics à appliquer, effectivement, les lois relatives à la protection de l’enfance » tout en menant des « activités de plaidoyer aux niveaux national, sous-régional et international pour que tous les acteurs assument leurs obligations et responsabilités ». Le PARRER se veut aussi une association qui développera la recherche en encourageant « une meilleure connaissance du phénomène des enfants de la rue par le développement d’actions efficaces (recherches, analyses, études, enquêtes…) ». En créant le PARRER, ses initiateurs n’ont fait qu’appliquer une recommandation du Conseil présidentiel du 10 octobre 2006, lors duquel le Président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, devant 200 personnes invitées, avait préconisé la création d’une structure privée, indépendante et autonome pour prendre en charge, au moins en partie, la question des enfants de la rue. Il s’était personnellement engagé à affecter une partie du budget national à cette structure privée pour la soutenir dans sa politique en faveur des enfants de la rue. Ce Conseil a été suivi du lancement populaire, le 31 octobre 2006 sur la place de l’Indépendance à Dakar, en présence d’un représentant du Premier ministre, de l’Initiative « Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue ». Cette dernière est le fruit d’un partenariat actif entre les différents acteurs du problème qu’avait suscité, par l’organisation d’une réunion organisée le 16 septembre 2005, M. Madani M. Tall, Directeur des opérations de la Banque mondiale au Sénégal. L’embryon du PARRER venait d’être conçu. La nouvelle association sera dirigée par un Conseil d’administration composé de 15 membres dont 11 élus par l’Assemblée générale de l’association et quatre désignés par la Présidence de la République, l’Assemblée nationale, le pouvoir judiciaire et le ministère chargé de l’enfance. Pour assurer ses fonctions au quotidien, le PARRER va se doter d’une direction exécutive avec des ressources humaines, financières et techniques nécessaires à l’exécution des programmes auxquels figurent, pour commencer, les activités déjà définies par le Comité de pilotage ayant conduit le processus de septembre 2005 jusqu'à l’assemblée générale constitutive du 22 novembre 2006. La Banque mondiale, l’Unicef, l’Unesco, la Banque africaine de développement, la Coopération française, entre autres partenaires au développement, ont déjà pris l’engagement de soutenir les activités du PARRER dont le Président a pour première tâche d’assurer une reconnaissance légale à la toute nouvelle association. Par Mademba Ndiaye Cet article est un extrait du magazine trimestriel, Échos de la Banque mondiale, publié par le Bureau régional de Dakar (Sénégal, Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau, Niger). Pour consulter le magazine en format PDF, veuillez cliquer ici. 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