Fiche-pays

Disponible en: English

Togo: Fiche-pays

Cadre économique

Situé sur le golfe de Guinée, entre le Bénin et le Ghana, le Togo est un petit pays dont la population est estimée à 5,75 millions d’habitants (selon le quatrième recensement général effectué en 2010) et affiche un taux de croissance annuel de 2,5 %. Son revenu par habitant se situait en 2009 à un niveau peu élevé comparativement au niveau moyen de l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne (440 dollars, contre 1 135 dollars), mais il a commencé à augmenter malgré le fait que des chocs extérieurs (les hausses de prix alimentaires et pétroliers, en particulier) ont entravé la reprise escomptée à la suite de la crise intérieure prolongée que le pays a traversée. Le Togo est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Ses principaux domaines d’activité économique sont les industries extractives, l’agriculture et les activités portuaires et de réexportation. L’agriculture emploie deux tiers de la population et représente environ 45 % du PIB. Le secteur secondaire (phosphates, cimenteries, bâtiment et énergie) emploie quant à lui 12 % environ de la population et représente à peu près 22 % du PIB. Quant à celui des services, dans lequel le commerce et les transports occupent une place dominante, il emploie environ 21 % de la population et compte pour quelque 33 % dans le PIB. Les principaux produits d’exportation du Togo sont le ciment et le clinker, qui sont intégralement destinés au marché d’Afrique de l’Ouest où la demande reste soutenue, suivis du coton dont la transformation et la commercialisation sont toutes deux assurées par des entreprises publiques. Le pays produit également des cultures de rapport (café et cacao, principalement), et présente un potentiel considérable sur le plan agricole.

Estimée à 3,7 % pour 2010, la croissance de l’économie togolaise a poursuivi sa courbe ascendante et devrait se situer en 2011 à 3,9 %. Cela a tenu principalement aux bonnes précipitations dont le pays a bénéficié, ainsi qu’à son programme d’investissements publics et à l’amélioration de son approvisionnement en électricité. Les autres facteurs qui ont contribué à cette bonne croissance sont le redressement du secteur du coton, le dynamisme de l’activité portuaire à Lomé (et surtout l’essor du commerce de transit) et le programme de travaux publics lancé par le gouvernement. 

L’économie togolaise a été sévèrement touchée par la flambée des prix des produits alimentaires et des combustibles en 2008, ainsi que par les fortes inondations survenues au cours de l’été de cette même année et dont ont pâti les infrastructures de transport essentielles et la production agricole. De même, la récession mondiale de 2009 a contribué à retarder encore la reprise économique mais, grâce à de meilleures précipitations et à la hausse de la production de céréales favorisée par l’augmentation des subventions sur les engrais, le taux de croissance du PIB réel est passé de 3,2 % en 2009, selon les estimations, à 3,7 % en 2010. La production cotonnière suit elle aussi une courbe ascendante : elle a atteint un niveau estimé à 45 000 tonnes en 2010 (contre 25 000 tonnes en 2009) sous l’effet d’une bonne pluviométrie et d’un bon niveau de participation des producteurs à la suite de la création d’une nouvelle entreprise cotonnière nationale.

La production alimentaire a aussi augmenté en 2010, contribuant ainsi à restreindre l’inflation (à un niveau de 1,4 % pour l’année en question), et ce en dépit de la hausse des prix des combustibles et de la dépréciation du franc CFA par rapport au dollar. Mais il y a lieu de souligner que les graves inondations qui ont touché une bonne partie du pays en septembre et octobre 2010 ont causé d’importants dégâts aux infrastructures et aux cultures, et cela s’est ressenti sur la croissance de l’économie.

Le Togo est resté en bonne voie dans l’application du programme entrepris avec l’appui de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI sur une période de trois ans prenant fin en août 2011. Ce programme vise à revitaliser la croissance économique et à améliorer les niveaux de vie dans un environnement macroéconomique stable : i) en ramenant la dette publique à un niveau soutenable par un ajustement budgétaire graduel ; ii) en facilitant la reprise de l’assistance extérieure ; iii) en accroissant les ressources pour l’infrastructure, l’agriculture, la santé et l’éducation ; iv) en renforçant la gouvernance budgétaire ; v) en restructurant les banques fragiles ; et vi) en réformant l’environnement des affaires et les entreprises d’État.

Dans le cadre des consultations qu’il a menées au titre de l’Article IV de ses statuts, le FMI s’est déclaré satisfait des résultats obtenus dans la mise en œuvre du programme appuyé par la FEC, en dépit du fait que les réformes structurelles dans les secteurs des télécommunications, des banques, du coton et des phosphates ont progressé plus lentement que prévu, principalement en raison de contraintes de capacités. Un nouveau programme d’appui du FMI est censé être négocié avant décembre 2011 au plus tard.

Le Togo a atteint en décembre 2010 le point d’achèvement au titre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), ce qui a entraîné l’annulation d’environ 82 % de sa dette extérieure. Le stock nominal de sa dette est ainsi tombé de 1,7 milliard de dollars à la fin de 2009 à 0,5 milliard de dollars environ à la fin de 2010.

Situation politique

Les élections législatives qui se sont tenues dans de bonnes conditions en 2007 ont ouvert la voie au rétablissement des liens entre le Togo et la communauté internationale, après une période de suspension de plus de 15 années durant lesquelles l’aide extérieure a été très limitée.

Le scrutin présidentiel de mars 2010, qui a vu la réélection du président Faure Gnassingbé, a suscité un écho favorable parmi les observateurs internationaux. Le premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo a été reconduit dans ses fonctions et a formé, en mai 2010, un gouvernement d’unité nationale de 31 membres dans lequel le Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti au pouvoir, occupe une place prééminente.

Ce nouveau gouvernement reste animé par une volonté réformatrice et déterminé à poursuivre les programmes de réformes économiques engagés par l’équipe précédente. Pour la première fois dans l’histoire du Togo, le principal parti d’opposition, l’Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, a accepté de participer à un gouvernement dirigé par le RPT. Mais cela a provoqué un profond clivage au sein de ses membres, et abouti à la création d’un nouveau mouvement, l’Alliance nationale pour le changement (ANC).

Les défis en matière de développement

Le Togo a fait des progrès considérables au cours des trois dernières années, mais d’importants défis se posent encore à lui sur le plan économique et au niveau institutionnel. La hausse des prix alimentaires et pétroliers, les graves inondations de 2008 et 2010 et la récession mondiale de 2009 ont toutes eu un effet préjudiciable sur son économie.

Son revenu par habitant (estimé en 2009 à 440 dollars selon la méthode de l’Atlas de la Banque mondiale) est faible comparé au niveau moyen des pays d’Afrique subsaharienne (qui se situe à 1 135 dollars) et à celui de tous les pays à faible revenu (estimé à 512 dollars).

Pour ce qui est des objectifs du Millénaire pour le développement, le Togo a progressé dans le sens de ceux concernant l’éducation primaire pour tous et la lutte contre le VIH/SIDA, mais il ne parviendra probablement pas à atteindre six des huit objectifs à l’échéance de 2015.

Par ailleurs, l’environnement des affaires y reste difficile, comme en témoigne l’édition 2011 du rapport Doing Business de la Banque, qui classe le Togo au 160e rang (sur 183 pays au total). La capacité de l’administration à instaurer un climat porteur et adapté aux besoins de développement du secteur privé mérite d’être renforcée.

Mais la stratégie définie par le pays pour son secteur financier et son projet de privatisation des banques d’État en difficulté devraient renforcer la confiance des investisseurs et rendre le secteur bancaire mieux à même de financer l’économie.

 

La Banque mondiale a repris ses activités au Togo en mai 2008, lorsque les arriérés du pays envers l’Association internationale de développement (IDA) ont été apurés et que le Conseil des Administrateurs a approuvé une Note de stratégie intérimaire (ISN) pour la période des exercices 08-10. Elle a actuellement en préparation une nouvelle Note de stratégie intérimaire destinée à couvrir la période 2012-2013 et qui, comme la première, s’alignera sur trois des quatre piliers définis dans le DSRP, comme indiqué ci-dessous.

Promouvoir la relance économique et le développement durable : Le Projet Secteur financier et gouvernance (d’un montant de 12 millions de dollars), approuvé en mars 2009, appuie la restructuration du secteur bancaire, le renforcement du secteur de la microfinance, la réforme du secteur des pensions et d’autres réformes dans le secteur financier et le secteur privé.

La Banque a par ailleurs mené à bien en 2010 un Mémorandum économique conjugué à une Étude diagnostique sur l’intégration du commerce (CEM/DTIS), qui a permis de dresser une analyse approfondie des secteurs clés de l’économie togolaise et de passer en revue ses facteurs potentiels de croissance à moyen terme. Elle a également achevé en 2010 une évaluation du climat des investissements, établissant ainsi un diagnostic crucial sur le climat des affaires au Togo, et cela a été suivi du Projet d’appui au développement du secteur privé, approuvé en mars 2011.

La remise en état des infrastructures essentielles reste pour elle un objectif prioritaire. Les activités entreprises au titre d’un précédent Projet de réhabilitation et d’entretien des infrastructures de Lomé (d’un montant de 1,5 million de dollars) financé par le Fonds fiduciaire d’intervention en faveur des LICUS ont été portées à l’échelle supérieure dans le cadre d’un Projet d’urgence de réhabilitation des infrastructures et des services électriques, approuvé en juin 2009 (pour un montant de 25 millions de dollars) et complété par le Programme Éclairage à haut rendement du FEM (d’un montant de 1,82 million de dollars).

Un financement additionnel de 15 millions de dollars a été approuvé durant l’exercice 11 en vue de renforcer les services urbains de base (systèmes de drainage et voirie) et d’atténuer ainsi les incidences des inondations de 2010. Par ailleurs, le Togo est l’un des pays visés par le Projet régional de facilitation du transport et du commerce sur le corridor Abidjan-Lagos, approuvé en mars 2010. Enfin, une opération de 37 millions de dollars à l’appui de son secteur agricole (financée par l’IDA et des fonds fiduciaires multidonateurs) a été approuvée en avril 2011. Elle est complétée par le Projet de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (approuvé en mars 2011), qui se donne de renforcer les systèmes de recherche et les services de vulgarisation agricole en place dans les pays de cette région.

Améliorer la gouvernance et renforcer les capacités : Depuis son réengagement, la Banque a accordé au Togo quatre dons pour la relance économique et la gouvernance afin de soutenir les réformes que le pays a mises en œuvre dans les secteurs de la gestion des finances publiques, du coton, des phosphates et de l’énergie. Ces dons ont été approuvés respectivement en mai 2008 (pour un montant de 167 millions de dollars ), en mai 2009 (pour 20 millions de dollars), en avril 2010 (pour 16,3 millions de dollars) et en mars 2011 (pour 28 millions de dollars). Par ailleurs, une mise à jour de la revue des dépenses publiques et de la gestion financière de l’État (PEMFAR) a été menée à bien en mars 2010, et un rapport sur le respect des normes et codes en matière de comptabilité et d’audit a été achevé en avril 2010.

Répondre aux besoins sociaux urgents : Le don du Fonds catalytique FTI-Éducation pour tous (d’un montant de 45 millions de dollars) est en vigueur depuis janvier 2011 ; il a pour but de renforcer l’accès à l’éducation, d’améliorer la qualité de l’enseignement et de renforcer les capacités institutionnelles du ministère de l’Éducation. Le Projet de développement communautaire approuvé en mai 2008 (pour un montant initial de 17,2 millions de dollars) a fait l’objet d’un premier financement additionnel (de 7 millions de dollars), accordé cette même année par le biais du Fonds fiduciaire d’intervention en réponse à la crise des prix alimentaires, pour aider le pays à amortir l’impact des inondations, et d’un second, approuvé en juin 2010 au titre du Mécanisme de riposte aux crises (pour 8,7 millions de dollars), afin d’étendre la portée du volet d’alimentation scolaire du projet initial et d’ajouter un nouveau volet en matière d’emploi temporaire. Pour répondre aux besoins en matière de préparation et de gestion des risques d’inondations, une Évaluation des besoins post-catastrophe a été effectuée durant l’exercice 11, et un Projet de gestion intégrée des catastrophes et des terres (d’un montant de 16,9 millions de dollars) est en préparation, son financement devant être assuré par l’IDA, le FEM et des fonds fiduciaires. Enfin, la Banque fournit également un appui au pays (par le biais d’un fonds fiduciaire multidonateurs) pour la mise en œuvre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, en plus de l’assistance technique qu’elle lui dispense dans ce domaine.

Société financière internationale (IFC)

La stratégie de l’IFC au Togo consiste : i) à s’employer à mettre en place des projets dans des secteurs tels que l’agro-industrie, les infrastructures et l’industrie manufacturière ; ii) à forger des liens de partenariat avec les banques locales pour favoriser des coentreprises destinées à soutenir ces projets au moyen de financements en monnaie locale, et à développer des produits de microfinancement et de financement des PME à l’appui des secteurs de la microfinance et des PME ; et iii) à soutenir l’amélioration du climat des investissements en suggérant des réformes visant à faciliter leur mise en œuvre, et à aider les autorités à concevoir et entreprendre ces réformes, en collaboration avec les autres donateurs et les parties prenantes à l’échelon local. Son portefeuille d’engagements global s’élevait, en août 2011, à 137,8 millions de dollars. Cela inclut un prêt subordonné et une participation au capital de 8,9 millions et 5,0 millions de dollars, respectivement, pour ContourGlobal Togo, un prêt de 1,2 million de dollars en faveur de Transam, et un prêt de 122,7 millions de dollars à l’appui du projet de création d’un terminal et centre de transbordement de conteneurs (d’un montant total de 350 millions d’euros) mis au point par la firme Lomé Container Terminal, appartenant au groupe Mediterranean Shipping Company. En mars 2010, l’IFC a pris un engagement pour une participation de 110 millions de dollars au capital de Heidelberg Cement Africa dans l’optique de sa modernisation et du renforcement de sa capacité opérationnelle dans sept pays d’Afrique, dont le Togo. 

Par le biais de son Fonds de capitalisation et de son Fonds Afrique, Amérique latine et Caraïbes, l’IFC a fourni en juin 2010 à Ecobank Transnational Incorporated une enveloppe financière globale à hauteur de 150,1 millions de dollars. Sur ce total, un montant à hauteur de 8,0 millions de dollars est destiné à Ecobank Togo, sous forme d’un prêt subordonné convertible de type niveau 2 (à hauteur de 4,0 millions de dollars) et d’un prêt subordonné non convertible de même type (pour un montant équivalent), le décaissement devant intervenir en juin 2011.

Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)

La MIGA n’a actuellement aucun engagement lié à des opérations d’investissements au Togo, et elle n’a pas reçu non plus de demandes d’appui formelles pour des investissements dans ce pays.

Institut de la Banque mondiale

L’Institut de la Banque mondiale a pour mission de contribuer au renforcement des capacités d’équipes de décideurs et de groupes réunissant de multiples parties prenantes dans l’optique de la mise en œuvre de réformes visant à répondre aux extrêmes enjeux qui se posent en matière de développement, et à obtenir des résultats dans ce domaine. La mise en œuvre de cette mission s’articule autour de quatre domaines d’activités (apprentissage structuré, plateformes pour l’innovation, échanges entre professionnels, leadership et partenariats) et sept points de focalisation thématiques, qui se répartissent de la manière suivante. Le Département gouvernance, innovation et États fragiles est chargé des thèmes suivants : 1) gouvernance ; et 2) contextes propres aux États fragiles et touchés par un conflit ; et le Département savoir thématique et apprentissage prend en charge les axes thématiques : 3) urbanisme ; 4) partenariats public-privé ; 5) changement climatique ; 6) croissance et compétitivité ; et 7) systèmes de santé. Durant l’exercice 11, le WBI a soutenu le Togo dans le cadre de son programme destiné aux parlementaires, qui apporte un appui à l’Association des Commissions des finances des Assemblées de l’Afrique de l’Ouest (WAAPAC) pour l’organisation d’échanges de savoir sud-sud entre ses membres au Ghana, au Libéria et en Sierra Leone. Le Togo est devenu membre de cette association en 2011, et a pris part aux échanges organisés avec les autres membres sur les moyens que peuvent employer les commissions des finances pour intégrer les bonnes pratiques en vigueur au plan international dans leurs propres processus de contrôle budgétaire.

 

Les communautés rurales prennent en charge leur propre développement

Le Projet de développement communautaire (25,9 millions de dollars) apporte aux communautés pauvres de l’ensemble du pays de meilleures infrastructures socioéconomiques de base et des activités génératrices de revenus. Il a fait pour cela l’objet d’un financement additionnel de 8,7 millions de dollars, approuvé en juin 2010, dans le but d’aider à étendre le programme de repas scolaires à quelque 36 000 élèves de plus, et lancer un nouveau volet destiné à procurer des emplois dans le cadre de travaux à haute intensité de main-d’œuvre à environ 26 000 personnes, dont 60 % de femmes et de jeunes. Ce nouveau volet se concentrera sur le reboisement des terres dégradées. À cela s’ajoute un montant de 7 millions de dollars accordé fin 2008 par le Fonds fiduciaire d’intervention en réponse à la crise des prix alimentaires en réponse à la forte hausse des prix des denrées alimentaires, en particulier des aliments de base du régime togolais. Les activités associées au projet ont débuté au second semestre de 2008, et ont d’ores et déjà produit des résultats considérables.

  • Amélioration des infrastructures communautaires : À ce jour, 271 salles de classe et une douzaine de centres de santé ont été construits ou réhabilités. Parmi les autres infrastructures socioéconomiques mises en place grâce au projet figurent des échoppes de marchés, des latrines communautaires, des puits et des routes de desserte. Tout cela a contribué : i) à créer de meilleures conditions de travail pour les écoliers et les enseignants ; ii) à ouvrir l’accès aux soins de santé et à l’eau potable ; iii) à améliorer les infrastructures commerciales et de marché ; et iv) à améliorer l’hygiène.
  • Amélioration des conditions de vie pour plus de 233 groupes de personnes, qui ont reçu chacun entre 1,5 et plus de 8 millions de francs CFA en moyenne pour lancer des activités génératrices de revenus dans les domaines de l’agriculture et du commerce. Grâce aux revenus de ces activités, les bénéficiaires peuvent désormais offrir de meilleurs soins à leurs enfants et les envoyer à l’école. Les femmes sont particulièrement fières de pouvoir envoyer leurs filles à l’école grâce à leur plus grande indépendance économique ainsi qu’à leur pouvoir de décision et leur participation au processus familial de prise de décision.
  • Les enfants des communautés les plus pauvres ont accès à l’éducation : Au total, 36 000 élèves de 181 écoles situées dans les communautés les plus défavorisées du pays bénéficient de déjeuners grâce au programme de repas scolaires mis en place par le projet. Sur la base des résultats recensés jusqu’ici, les taux d’abandon scolaire ont diminué considérablement et les taux de fréquentation scolaire ont augmenté dans les cinq régions du pays. Il est désormais évident que ce programme offre aux enfants des familles les plus pauvres la possibilité d’achever au moins des études primaires.
  • Augmentation de la productivité agricole : Au total, 4 275 tonnes d’engrais et plus de 304 tonnes de semences (maïs, riz et sorgho) ont été distribuées à environ 14 000 agriculteurs durant la campagne 2008/09, Cela a permis la mise en culture de 13 395 hectares de terres qui ont produit environ 28 000 tonnes de céréales (ce qui représente une augmentation d’environ 2 tonnes par hectare). De ce fait, les céréales mises sur le marché affichent un prix abordable comparé aux années précédentes.
  • Autonomisation des communautés pauvres : Le Projet de développement communautaire a permis l’autonomisation des communautés bénéficiaires en leur apportant les outils et techniques leur permettant de prendre en charge leur propre développement. À ce jour, 6 718 membres de comités de développement de village (dont 2 666 femmes) ont reçu une formation appropriée et sont désormais capables d’identifier des projets, de les préparer, d’octroyer les marchés à des prestataires et de gérer les fonds qui leur sont attribués. Les femmes bénéficient également de ce phénomène, et leur taux de participation au projet a augmenté.

Amélioration de l’infrastructure urbaine à Lomé et dans les environs

Le Projet de réhabilitation et d’entretien des infrastructures de Lomé (d’un montant de 1,5 million de dollars) a pris fin le 30 juin 2010. Il a permis d’ajouter une seconde chaussée sur le boulevard de l’Oti, axe majeur situé dans un secteur très peuplé de la capitale et très fréquenté par les agents économiques qui opèrent dans la zone industrielle, y compris dans le Port de Lomé. Dans sa nouvelle configuration, cette route (comprenant deux voies de circulation dans chaque sens) présente une chaussée longue de 2,4 kilomètres et large de 7 mètres. Le projet a ainsi contribué à améliorer et faciliter la circulation pour les milliers d’usagers qui passaient auparavant de longues heures dans les encombrements. Il a également renforcé la sécurité pour les motocyclistes et les piétons, et les travaux de drainage ont permis d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant aux abords de la route et qui subissaient régulièrement des inondations à la saison des pluies. Le projet a par ailleurs donné lieu à la réhabilitation du centre communautaire de Bè, un volet incluant la remise en état de la salle polyvalente et l’installation de nouveaux bureaux, de places de stationnement pour jusqu’à dix véhicules, ainsi que de toilettes et salles d’ablution, ce qui a permis d’améliorer l’utilisation par la communauté de cet espace pour des manifestations culturelles et sociales.

Ce projet a servi de précurseur pour le Projet d’urgence de réhabilitation des infrastructures et des services électriques (financé pour 40 millions de dollars par l’IDA et 1,82 million par le FEM), qui a débuté en 2009 et bénéficié d’un financement additionnel en 2011. Il comprend des investissements dans les secteurs de l’énergie et de l’eau, en plus de travaux de réhabilitation, de construction et de pavage des réseaux de voirie et de drainage de Lomé et de ses environs. À la fin d’août 2010, ce projet avait donné lieu au nettoyage de 70 kilomètres de caniveaux et autres systèmes de drainage (l’objectif initial était de 42 kilomètres), pour contribuer ainsi à réduire l’impact des inondations au sein de l’agglomération. Parallèlement aux efforts menés pour trouver des solutions durables aux inondations qui surviennent régulièrement à Lomé durant la saison des pluies, le projet a donné lieu, à la demande des autorités, à la construction d’un Centre permanent pour sinistrés de catastrophes naturelles à Logopé (une banlieue de Lomé), dans le but de procurer un hébergement temporaire à un millier de personnes environ qui sont régulièrement chassées de chez elles et doivent généralement trouver refuge dans des écoles durant cette saison. Le projet a par ailleurs donné lieu à la réhabilitation du réseau de distribution d’électricité de Lomé : au total, 20 postes de transformation moyenne ou basse tension ont ainsi été remis en état (et quelques-uns reconstruits), afin d’améliorer le réseau de distribution et d’assurer un approvisionnement de bonne qualité, avec une chute de tension acceptable. En outre, dans l’optique d’une meilleure qualité de l’électricité fournie et d’une réduction des chutes de tension, 30 kilomètres de lignes de distribution à basse tension ont été posés et 200 détecteurs de pannes installés afin d’améliorer le degré de disponibilité du réseau. Par ailleurs, un processus de passation de marchés est en cours pour l’acquisition d’environ 400 000 ampoules fluocompactes dans le cadre du volet de renforcement des économies d’énergie. Une fois le projet achevé (fin août 2011), des gains de tension supplémentaires devraient être réalisés à Lomé et permettre ainsi d’étendre le réseau d’électricité aux quartiers défavorisés. Des travaux sont en outre en cours pour réhabiliter une partie du réseau routier de Lomé et améliorer l’accès à l’eau potable des communautés situées en bordure de ville. Le Gouvernement allemand, par le biais de la banque de développement KfW, a ainsi fourni un financement parallèle de 13 millions d’euros pour la construction d’un petit contournement de 15 kilomètres destiné aux poids lourds qui se rendent du Port de Lomé vers le nord du pays et les pays enclavés voisins.

Les dons pour la relance économique et la gouvernance aident à promouvoir la transparence et une bonne gouvernance

Depuis la reprise de ses activités au Togo, en mai 2008, la Banque a approuvé quatre dons pour la relance économique et la gouvernance (DREG). Le dernier en date de ces dons, le DREG-4 (approuvé en 2011), doit lui permettre de continuer à aider le pays à renforcer sa gouvernance dans le but d’améliorer ses processus d’élaboration, d’exécution et de contrôle du budget national, ainsi que la passation des marchés publics. Il doit également contribuer à consolider les bases pour une croissance solide et durable, notamment en soutenant une série de réformes dans les secteurs clés de l’économie (phosphates, coton et énergie).

Réforme du secteur financier

Le Projet Secteur financier et gouvernance (d’un montant de 12 millions de dollars) a débuté en août 2009 et se donne de soutenir le programme de réforme engagé par le gouvernement dans le secteur financier, en visant principalement les banques, la microfinance et les pensions. En matière de réforme bancaire, le projet a financé les services de conseillers spécialisés pour aider le gouvernement à procéder à la privatisation des quatre banques d’État, pour laquelle un projet de loi a été approuvé en octobre 2010 par l’Assemblée nationale. Dans le domaine des pensions, le projet finance la réalisation d’une série d’études diagnostiques à titre de phase préparatoire aux réformes à entreprendre. Et en matière de microfinance, le projet fournit un appui à l’autorité de contrôle pour renforcer la supervision de ce secteur.

Depuis que les donateurs ont repris leurs activités au Togo, à partir de 2007, leur aide a progressivement augmenté et plusieurs d’entre eux ont étendu leur champ d’action dans divers secteurs de l’économie togolaise. L’Union européenne a prévu de décaisser 123 millions d’euros sur la période 2008-2013, dont 7 millions d’euros par an à titre de l’appui budgétaire.

La Banque africaine de développement a quant à elle élaboré une nouvelle stratégie pays destinée à couvrir la période 2011-2015 et comprenant un montant de 15 millions de dollars au titre de l’appui budgétaire.

Les partenaires bilatéraux ont également entrepris d’accroître leur contribution au développement du Togo ; ce groupe comprend principalement la France, l’Allemagne, les États-Unis et la Chine.

 

Dernière mise à jour en Octobre 2011




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/GHGPA35900