Cadre conceptuel La stratégie d’aide-pays (CAS) est le plus important des documents consacrés par la Banque mondiale à un pays donné. Elle est adaptée aux besoins et au contexte du pays et énonce les priorités de développement identifiées par le Groupe de la Banque mondiale, ainsi que le niveau et le type d’aide que celui-ci entend fournir sur une période de trois ans. L’élaboration des CAS donne lieu à un processus participatif. Avant l’adoption de la stratégie, ses éléments clés font l’objet d’échanges de vues avec les instances gouvernementales et, pour assurer la participation la plus large possible, un processus de concertation avec le public est également mis sur pied, des forums sur l’internet étant utilisés pour cela dans beaucoup de pays. La CAS n’en est pas pour autant un document négocié : elle fait ressortir toutes les différences qu’il peut y avoir entre le programme défini par le pays et la stratégie envisagée par la Banque. Un rapport d’avancement annuel est publié durant sa mise en œuvre. Pour en savoir plus à ce sujet, consultez le site web de la Banque mondiale consacré aux Stratégies d'aide-pays. Note de stratégie intérimaire pour le Togo (2008 - 2010) Le Conseil d’Administration de la Banque mondiale a approuvé le 29 mai 2008 en faveur de la République du Togo, une Note de stratégie intérimaire (ISN), qui définit le cadre de l’assistance de la Banque mondiale au Togo sur la période de Mai 2008 à Juin 2010. Le ISN permet ainsi à la Banque de se réengager avec le Togo, et de pouvoir répondre aux nouvelles opportunités de relance économique du pays. Les projets, programmes et études proposés dans le cadre de cette note de stratégie visent à soutenir la mise en œuvre de trois principaux piliers du Document intérimaire de stratégie de réduction de la pauvreté (DISRP) que le gouvernement togolais a adopté en Mars 2008, à savoir : (i) l’amélioration de la gouvernance économique et de la transparence ; (ii) la promotion de la relance économique et du développement durable ; et (iii) la prise en compte des besoins sociaux urgents. Ces projets et programmes prévus portent sur : (a) deux dons pour la relance économique et la gouvernance ; (b) deux opérations d’appui aux politiques de développement ; (c) un projet d’assistance technique sur la réforme du secteur financier et la gouvernance ; (d) une revue de la gestion des dépenses publiques et de la gestion financière de l’Etat ; (e) des activités pour le renforcement des capacités statistiques du pays ; (f) deux projets d’urgence de réhabilitation des infrastructures ; (g) une étude sur les sources potentielles de croissance ; et (h) un projet de développement communautaire. Il est également prévu, la participation du Togo au Projet régional de facilitation du transport et du transit le long du Corridor Abidjan-Lagos. Pour plus de renseignements à ce sujet, veuillez vous reporter à la Note de Stratégie Intérimaire (2008 - 2010) (fichier PDFen français). Stratégie d'aide à l'intégration régionale (RIAS) pour l'Afrique de l'Ouest Le Togo figure dans le groupe des pays d’Afrique de l’Ouest qui reçoivent un appui de la Banque mondiale au titre de sa Stratégie d’aide à l’intégration régionale (a) pour l’Afrique de l’Ouest (fichier PDF). Fruit de l’attention soutenue que la Banque mondiale a consacrée aux questions d’intégration régionale en Afrique, cette stratégie concerne principalement 14 pays d’Afrique de l’Ouest en dehors du Togo, à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et la Sierra Leone. L’aide à l’intégration régionale que la Banque envisage ainsi de fournir se concentre sur la mise en place d’un espace économique régional ouvert et unifié comme moyen d’instaurer un environnement porteur pour un secteur privé plus efficace et plus compétitif. La stratégie a été élaborée dans le cadre d’un processus participatif et consultatif auquel ont été associés plusieurs gouvernements, les principales institutions d’Afrique de l’Ouest, ainsi que d’autres bailleurs de fonds et des représentants de la société civile. La mise en œuvre de cette stratégie débouchera sur l’établissement d’un marché de plus grande envergure permettant aux pays de tirer parti des économies d’échelle ainsi créées, ainsi que du surcroît de concurrence que ne peuvent procurer des marchés de dimension purement nationale. Le processus d’intégration peut en outre contribuer à réduire la pauvreté en stimulant la croissance, en facilitant les mouvements de population des zones défavorisées vers les parties mieux dotées de la région et, éventuellement, en instituant des mécanismes permettant des transferts financiers en sens inverse. Pour plus de renseignements à ce sujet, veuillez vous reporter au document proprement dit (Stratégie d’aide à l’intégration régionale (a) pour l’Afrique de l’Ouest, fichier PDF). (a) indique une page en anglais |