Région: Asie de l'Est et le Pacifique

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VUE D’ENSEMBLE :

La Banque mondiale mène des opérations dans 21 pays de la région d’ Asie de l’Est et du Pacifique : Cambodge, Chine, Fidji, Indonésie, Kiribati, Corée, République démocratique populaire lao, Malaisie, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Mongolie, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Samoa, Îles Solomon, Thaïlande, Timor-Oriental, Tonga, Vanuatu et Viet Nam.

La croissance dans les pays partenaires de la Banque mondiale en Asie de l’Est et dans la région du Pacifique a accéléré, passant de 9,2 % en 2005 à 9,8 % en 2006. Le pays affichant la plus forte croissance de la région est la Chine, avec 10,7 % en 2006. Il s’agit de la quatrième année consécutive de croissance supérieure à 10 % pour ce pays. Le Cambodge, le Laos, la Mongolie et le Viet Nam ont aussi enregistré une croissance rapide, leur production augmentant de 7,5 à 10,5  %. L’Indonésie, la Malaisie, les Philippines et la Thaïlande ont connu une croissance annuelle plus modérée, mais saine, de 5 à 6 %. La Papouasie-Nouvelle-Guinée et certaines îles du Pacifique ont également vu leur croissance s’accélérer en partie en raison des prix plus élevés des marchandises de base. L’incertitude civile ou politique a cependant nui à la croissance au Timor-Leste et au Tonga.

La pauvreté a continué à diminuer dans la région. Le nombre de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour est tombé à 550 millions en 2006, soit moins de 30 % de la population de la région. Depuis 2001, le nombre de personnes vivant sous le seuil des deux dollars par jour a diminué de 225 millions, une réduction encore plus importante que celle enregistrée lors du boom économique précédent entre 1991 et 1996.

 

   2000  

  2006  

    Population, total (millions)  

  1 805, 67  

  1 899,6   

    Taux de croissance de la population (%  annuel)

   0, 92  

 0,76  

    Superficie (en milliers de km2)  

   16 301, 10

16 299, 66

    Espérance de vie à la naissance, total (nombre d’années, 2004)  

   69, 09  

  70, 68  

    Taux de mortalité infantile (pour 1 000 naissances vivantes, 2004)  

   34, 92  

  26, 44   

    Taux d’alphabétisation des filles (% des filles du groupe d’âge 15-24, 2004)  

  ..   

  97, 53   

    RNB (en milliards de dollars EU courants)  

   1 685, 43  

3 647, 36  

    RNB par habitant, méthode de l’Atlas (dollars EU courants)  

   906

  1 863  

    Source : Base de données des Indicateurs du développement dans le monde 2005/2006

    

 

Presque tous les habitants des pays en développement de l’Asie de l’Est vivront dans un pays à revenu intermédiaire dans quelques années en raison de la croissance découlant de la récente intégration régionale et mondiale. La nouvelle Asie est déjà plus innovatrice et raccordée au réseau qu’il y a à peine cinq ans, et cela se traduit par un environnement d’affaires très concurrentiel qui encourage l’émergence de nouveaux produits et processus et d’une main d’œuvre capable de s’adapter aux nouvelles idées. Cependant, le défi du développement au niveau des pays à revenu intermédiaire est considérablement plus complexe et les pays doivent adapter leurs stratégies.

Les flux régionaux de biens, de financement et de technologie aident même les plus petits pays d’Asie de l’Est à tirer parti des économies d’échelle et cette intégration régionale doit être encouragée. Cependant, ces mesures doivent être soutenues par des actions sur le plan national pour atténuer les tensions et pressions que cette croissance économique laisse dans son sillage. Dans cet ordre d’idée, il est primordial de construire des cités vivantes, des sociétés cohérentes et des gouvernements propres.

L’assistance de la Banque mondiale

La stratégie de la Banque pour cette région consiste à soutenir la croissance économique dans son ensemble, à promouvoir un plus grand volume d’échanges commerciaux et une intégration au sein de l’économie régionale et mondiale, à améliorer l’environnement en matière de gouvernance aux niveaux national et infranational, à accroître la stabilité sociale et à atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire de 2015.

Pour atteindre ces objectifs, la Banque a approuvé 4 milliards de dollars pour la région au cours de l’exercice 2007, dont 2,8 milliards en prêts accordés par la BIRD et 1,2 milliard en subventions et crédits accordé par l’IDA. Des contrats de finance carbone totalisant 29 millions de dollars ont été signés en 2007.

Améliorer la gouvernance et le climat d’investissement

Des travaux sans précédents portant sur l’amélioration de la gouvernance et la lutte contre la corruption se poursuivent en Asie de l’Est et dans la région Pacifique, où l’accent est mis sur le renforcement des capacités des pays et de leurs institutions publiques. Un prêt à l’appui de la politique de développement de 600 millions de dollars permet au gouvernement de l’Indonésie de poursuivre ses réformes en profondeur dans quatre principaux domaines : stabilité macroéconomique et qualité des crédits, gestion des finances publiques et gouvernance, climat d’investissement et services aux pauvres. Aux Philippines, un prêt à l’appui de la politique de développement d’une valeur de 250 millions de dollars soutient les réalisations significatives du pays et ses actions futures en matière de réduction du déficit du secteur public en renforçant l’administration des impôts, en améliorant l’exécution du budget et la performance fiduciaire et en renforçant les finances du très important secteur de l’énergie.

Au Cambodge, où le gouvernement a annoncé qu’une Initiative de transparence des industries extractives (EITI) fera partie de son programme de réforme de la gestion des finances publiques, la Banque a récemment signé une entente de subvention de l’IDA de 14 millions de dollars pour soutenir cette initiative de gestion des finances publiques.

En Indonésie, une deuxième génération de mesures est en train d’être élaborée pour combattre la corruption à l’échelle sectorielle et des projets. Dans le cadre du Projet d’amélioration stratégique des routes (Strategic Roads Improvement Project), la Banque travaille de concert avec le gouvernement pour renforcer les mesures de sauvegarde fiduciaires, améliorer la coordination avec les agences gouvernementales y compris l’agence d’audit et l’agence nationale anti-corruption et mettre en place une surveillance par des groupes de la société civile.

En Chine, une évaluation du climat d’investissement de 120 villes a conclu qu’il existait de grandes différences d’une ville à l’autre en termes de gouvernance, de climat d’investissement et de progrès réalisés pour atteindre l’objectif du Onzième plan national sur cinq ans de la Chine visant à créer une « société harmonieuse ». Le rapport a conclu que les villes ayant un mauvais climat d’investissement étaient celles qui auraient le plus à gagner en rendant leur gouvernement local plus efficace, plus transparent et plus accueillant pour les investisseurs.

Investir dans la santé et le développement humain

L’émergence en 2003 de la grippe aviaire dans le Sud Est de l’Asie a placé la région aux premières loges de la réponse mondiale à la maladie. Le Viet Nam, où la Banque mondiale a aidé à élaborer le premier Projet d’urgence en réponse à la grippe aviaire (Avian Influenza Emergency Response Project), continue d’être à l’avant-garde des pratiques mondiales avec une deuxième opération, le Projet de contrôle et de préparation à la grippe aviaire et humaine ( Avian and Human Influenza Control and Preparedness Project). En 2007, des opérations portant sur l’épidémie de grippe aviaire et humaine ont été approuvées en Chine, au Laos et surtout en Indonésie où le taux d’infection chez les humains est encore significatif. Des opérations similaires sont également en cours en Mongolie et au Cambodge.

La région est en bonne voie de relever le défi de son objectif de développement pour le Millénaire qui est d’offrir l’accès à l’éducation grâce à des opérations telles que celle du Projet d’éducation de base au Cambodge (Cambodia Basic Education Project) visant les communautés pauvres et mal desservies. Dans des économies où la croissance est plus rapide comme le Viet Nam et la Malaisie, l’accent est mis sur l’éducation tertiaire car ces pays tentent d’être plus concurrentiels au sein de l’économie mondiale.

Promouvoir le développement durable

La consolidation en 2007 des unités chargées des infrastructures, du développement rural et du développement social en un seul Département du développement durable souligne la volonté de la région de répondre à la demande du client pour une aide plus intégrée dans ces secteurs. D’importantes opérations ont été consacrées cette année à des enjeux complexes et multisectoriels tels que l’expansion urbaine durable en Chine, sur lequel porte le Projet de développement urbain dans le Sichuan (Sichuan Urban Development Project), et l’équilibrage entre la demande pour les services de transport et les questions environnementales (Projet de transports urbains de Hanoï [Hanoi Urban Transport Project]). En ce qui a trait à la gestion des ressources naturelles, le Projet de foresterie intégrée de Guangxi (Guangxi Integrated Forestry Project) vise à introduire une gestion durable des ressources forestières dans un pays qui dispose d’une couverture forestière considérable, mais où la demande pour le bois augmente sans cesse. En Mongolie, le Projet d’accès à l’énergie renouvelable en milieu rural (Renewable Energy for Rural Access Project, ou REAP) aidera à fournir de l’électricité fiable et abordable aux bergers en zones rurales non raccordées au réseau d’électricité.

En matière de changement climatique, le portefeuille de finance carbone qui a rapidement pris de l’expansion au cours des deux dernières années en raison de la participation de la Chine, fournit 3,7 millions de dollars pour soutenir la recherche et les travaux sur les politiques dans la région. L’un de ces projets se trouve à Kiribati, une île du Pacifique de faible élévation par rapport au niveau de la mer, où la Banque travaille avec le gouvernement pour adapter l’île aux risques de tempête et de hausse du niveau de la mer. À plus grande échelle, une étude intitulée Sustainable Energy in China – The Closing Window of Opportunity (Énergie renouvelable en Chine – les dernières opportunités) propose une voie vers une politique énergétique complète à l’heure où l’économie chinoise continue de progresser, entraînant à la hausse la demande énergétique.

Conclure des partenariats

La Banque entretient de solides relations avec d’autres donateurs régionaux, y compris l’AusAID, les Pays-Bas, la JBIC, la BAsD, et le DfID Des fonds en fiducie regroupant de multiples donateurs ont été utilisés avec succès pour des besoins non prévus tels que la reconstruction d’Aceh, la grippe aviaire et le séisme à Yogyakarta en 2006. La région d’Asie de l’Est et du Pacifique est la plus importante utilisatrice de fonds en fiducie au sein de la Banque mondiale, le portefeuille se chiffrant à 2,6 milliards de dollars pour l’exercice 2007.

Encourager la participation au développement

Dans une étude novatrice publiée en août 2006, la Banque a souligné la nécessité de permettre aux travailleurs non qualifiés des îles du Pacifique d’avoir accès aux emplois saisonniers des économies des pays développés voisins. Le rapport intitulé At Home & Away Expanding Job Opportunities for Pacific Islanders Through Labour Mobility (À domicile et ailleurs : accroître les opportunités d’emplois pour les habitants des îles du Pacifique par le biais de la mobilité de la main-d’œuvre) recommande une plus grande mobilité pour les travailleurs non qualifiés des îles du Pacifique pour aider à relever les défis auxquels est confronté la région en raison de ses petites économies isolées, de ses jeunes populations en pleine croissance et d’une faible croissance du marché de l’emploi. Après la publication de ce rapport, le gouvernement de la Nouvelle-Zélande a annoncé qu’il participerait à un projet pilote sur la mobilité de la main-d’œuvre avec un certain nombre d’îles du Pacifique.

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Mis à jour: octobre 2007

Contacts:
Elisabeth Mealey, (202) 458 - 4475
emealey@worldbank.org
Mohamad Al-Arief, (202) 458 - 5964
malarief@worldbank.org




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