| Le 19 juin 2008— Qu'est-ce qui rend une ville vivable et vivante ? Pourquoi certaines villes attirent-elles les entreprises et l'innovation alors que d'autres périclitent ? Que peuvent faire les villes pour réduire leur empreinte écologique et penser l'avenir en fonction de l'accroissement anticipé de la population ? Ces questions figurent parmi les thèmes brûlants discutés lors de l'inauguration du Sommet mondial des villes tenu à Singapour du 24 au 25 juin et qui rassemble, entre autres, des maires venus du monde entier, ainsi que des hauts fonctionnaires et dirigeants du Programme des Nations Unies pour l'environnement, d'ONU-Habitat, du World Green Building Council et de l'Union internationale des transports publics. Pour la Banque mondiale, co-partenaire du sommet, les villes constituent des pôles importants porteurs d'une croissance économique qui, si elle est gérée soigneusement, peut nettement améliorer les perspectives globales d'un pays en attirant les investissements et l'innovation et en rapprochant les personnes qui partagent les mêmes intérêts. Des années de travail pour aider les gouvernements et les autorités municipales à faire face aux défis posés par l'urbanisation galopante ont montré que de nombreux facteurs interviennent dans la réussite d'une ville. On peut en citer deux, à titre d'exemple : une approche de la planification urbaine à la fois professionnelle et souple qui tient compte des opinions et des besoins des citadins ; un système équitable et efficace de perception des impôts, qui serviront à la prestation de services et la création d'espaces publics, est également essentiel. Comme l'indique le Rapport de la Banque mondiale sur le développement dans le monde intitulé Reshaping Economic Geography (Restructuration de la géographie économique, à paraître prochainement), les villes attirent les gens dans des zones de haute productivité et fournissent les conditions d'une croissance économique. Mais cette situation crée des défis du fait que les villes ne sont pas toujours en mesure de composer avec les flux de migrants à la recherche d'opportunités ou d'enrayer la congestion qui accompagne la croissance urbaine. À mesure que les pauvres d'origine rurale s'installent dans les centres urbains, la pauvreté urbaine risque aussi d'augmenter, au moins aussi longtemps qu'ils n'auront pas été absorbés par les marchés de l'emploi en expansion et les opportunités accrues. Concours international d'essais : Comment façonner une ville à l'image de vos rêves ?
http://www.essaycompetition.org/index_2 Plus de 3 000 jeunes du monde entier ont participé au concours cette année. Les gagnants ont été annoncés la semaine dernière lors de la conférence ABCDE en Afrique du sud. Venez lire leurs rêves d'avenir. Ainsi, pour que les villes profitent aux pauvres, il faut créer des métropoles à la fois productives et vivables pour tous leurs résidents. Ce qui signifie d'accorder la priorité aux dépenses consacrées aux infrastructures pour le transport, l'eau potable et l'assainissement, ainsi que la gestion des déchets solides. Mais les villes ne peuvent pas à elles seules procéder aux investissements nécessaires. Le plan de développement urbain de Mumbai, par exemple, nécessite un budget d'équipement de plus de 60 milliards de dollars. Les villes ont besoin d'aide pour leurs infrastructures, pour l'élaboration de réformes qui rendront les marchés fonciers et immobiliers plus efficaces et pour développer les types d'institutions nécessaires afin de gérer une ville moderne. Le soutien assuré par les échelons supérieurs du gouvernement, l'association avec le secteur privé et l'instauration de partenariats de type créatif avec d'autres villes du monde entier se sont révélés des ingrédients essentiels pour la gestion solide et la prospérité des villes. Les défis liés à la planification de villes qui peuvent à la fois attirer et prendre soin de tous leurs habitants occuperont l'esprit de tous les participants du Sommet mondial des villes. |