Chine: Projet de reconstruction après le tremblement de terre dans le Nord de la Chine, 1990(a) Résumé>> Avec la reconstruction des villages, les populations rurales ont appris à utiliser de nouvelles technologies qui rendent leurs constructions résistantes aux séismes. Ils les ont non seulement adoptées, mais par la suite ont continué à utiliser ces méthodes résistantes aux séismes apprises grâce au projet appuyé par la Banqu mondiale.
L'épicentre du tremblement de terre de Datong-Yanggao, se trouve près du village de Bu Cun, dans la Préfecture de Yanbei dans la Province du Shanxi, une zone rurale très pauvre située sur le plateau Loessique, une pleine érodée à environ 1 300 m. au dessus du niveau de la mer. Le principal objectif du projet de reconstruction était de restaurer très rapidement l'activité économique à son niveau normal dans la zone affectée. Ceci s'est fait grâce à la reconstruction et à la réparation des logements en milieu rural et des établissements publics, ainsi qu'à la réhabilitation des installations économiques et sociales endommagées, dans le cadre d'un programme de reconstruction de deux ans qui a couvert environ 150 des villages les plus affectés.
Le projet a permit la construction de nouvelles maisons pour les familles sans abris, et a aider à réparer et renforcer les "habitations" pour les autres familles (au moins deux pièces pour chaque famille). Le projet a également construit ou réhabiliter des infrastructures publiques dans 281 villages, y compris les écoles, les cliniques, un hôpital et d'autres établissements publics, ainsi que les installations d'irrigation, d'approvisionnement en eau potable et en électricité. Le projet a eu de nombreux impacts sociaux positifs, et peut être plus important encore, a réussi à faire adopter les technologies antisismiques par les populations locales et à en faire la diffusion. C'est ainsi que des logements dont la construction n'était pas couverte par le projet continuent à utiliser la même technologie.
Mexique: réhabilitation et reconstruction après le tremblement de terre de 1985(a) Résumé>> La reconstruction après le tremblement de terre a impliqué les communautés dans chaque aspect de la conception. Les victimes du séisme n'ont pas été réinstallées à la périphérie de la ville. Les quartiers ont été reconstruits là où ils étaient, en conservant le tissu social. Les logements de bonne qualité ont permis à 50 000 familles, jusque là locataires à faible revenu, de devenir propriétaire, bien que la plupart d'entre elles aient vendu cet actif par la suite. Le tremblement de terre qui a secoué la ville de Mexico le 19 septembre 1985 a été le premier d'une série de séismes ayant laissé des dégâts sans précédent. Le tremblement de terre a fait près de 2,5 millions de sans abris. Chaque plan d'appartement devait être signé par ses propriétaires avant d'entamer la construction. La reconstruction in situ et la réinstallation dans leurs quartiers d'origine des population à faible revenu, principales victimes du désastre, s'est avérée être la solution la plus efficace. Elle était, en effet, de loin préférable à une réinstallation de ces populations dans les ensembles résidentiels à la périphérie de la ville, une réinstallation qui aurait eu de nombreux effets perturbateurs sur le plan social.
La mesure la plus importante du projet, en terme d'atténuation des dégâts qu'une autre catastrophe pourrait causer, est probablement la transformation de près de 50 0000 unités d'habitation, jusque la louées, en appartements habités par leurs propriétaires. Les locataires sont devenus des propriétaires, et ils ont été inclus dans le processus de planification et de conception. Ceci a certainement permis au programme d'être bien exécuté, et a eu un effet positif sur le relèvement rapide de la population.
Les logements reconstruits sont d'une qualité rarement trouvée, n'importe où dans le monde, dans les logements pourvus par le secteur public ou même dans les logements privés pour les familles à faible revenu. De plus, leur coût est raisonnable. La conception a tenu compte du style de vie urbain des bénéficiaires, en gardant zones communes et patios, ainsi qu'une faible densité, tout en respectant les besoins de chaque famille en matière d'espace et de vie privée.
Six ans après la fin des travaux, les logements ont gardé leur haute qualité d'origine. Bien que les constructions paraissent beaucoup plus résistantes aux catastrophes naturelles, un certain pourcentage des familles bénéficiaires préférant toucher de l'argent, ont vendu leur propriété et sont allées ailleurs.
Inde: Projet de réhabilitation d'urgence après le tremblement de terre de Maharashtra de 1993(a) Résumé>> Toutes les maisons privées et les établissements publics reconstruits au titre du projet ont passé l'inspection et tous les établissements publics sont aujourd'hui résistants au séisme. Les femmes ont été encouragées à s'inscrire dans des groupes d'auto assistance, ce qui leur a permis d'approfondir leurs mécanismes d'adaptation sociale et de leur offrir des opportunités dans le domaine de la foresterie sociale, telles des fermes forestières, des plantations en bordure de route et la reforestation. Une série de tremblements de terre d'une ampleur de 6,4 sur l'échelle de Richter avaient frappé l'état de Maharashtra le 30 septembre 1993. C'était un des tremblements de terre les plus dévastateurs pour l'Inde. Les équipes de la Banque mondiale ont travaillé avec le gouvernement du Maharashtra pour augmenter la résistance au séisme des constructions et des infrastructures, et ont aidé à développer les capacités susceptibles de répondre à de telles catastrophes dans l'avenir. Les routes d'accès ont été construites, des routes et des ponts ont été réparés, de nouveaux systèmes d'approvisionnement en eau ont été installés dans les villages qu'il a fallu recréer, tandis que les villages endommagés voyaient leurs systèmes d'approvisionnement en eau réparés et modernisés. Chaque maison privée et établissement public reconstruit au titre du projet devaient passer une inspection technique, et tous les établissements publics reconstruits ou réaménagés sont aujourd'hui résistants aux séismes. Le projet a permis de construire dix nouveaux observatoires séismologiques, et de « digitaliser » 10 autres observatoires supplémentaires. Ces observatoires sont aujourd'hui capables de surveiller des tremblements de terre d'une ampleur de 3 sur l'échelle de Richter. Les données sont automatiquement rentrées dans le système de données séismologiques nationales, ce qui permet de réduire le temps de réponse à un tremblement de terre. |