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En 2006, la région d’Amérique latine et des Caraïbes a enregistré une augmentation de 5,4 % du volume et de ses recettes d’exportation due au niveau record affiché par les cours des produits de base et à la forte croissance de l’économie mondiale. La région avait affiché une croissance de 4,5 % en 2005 après avoir connu sa meilleure croissance en 25 ans (6 %) en 2004. La région lutte pour tenter de relever son double défi de développement qui est de poursuivre et de stabiliser sa croissance tout en réduisant la pauvreté et les inégalités. Dans cette région riche en ressources naturelles et en capital humain, près de 47 millions de personnes (plus de 8 % de la population totale de la région) vivent encore dans la pauvreté extrême. En 2006, on a assisté à une recomposition du paysage politique de la région : des élections ont eu lieu dans presque un tiers des 30 pays où intervient la Banque, affectant près de la moitié des populations vivant dans la région. La Banque maintient le dialogue avec tous les principaux groupes d’intérêt et candidats, et coopère avec leurs gouvernements respectifs afin d’assurer aux pauvres de la région un appui continu. La stratégie de la Banque pour cette région, qui a été présentée au Conseil d’administration en mars 2007, a toujours pour but une croissance durable et équitable afin de réduire la pauvreté. Notre assistance continue d’être basée sur deux piliers fondamentaux : a) le soutien visant une meilleure compétitivité, des créations d’emplois et de la croissance ; et b) soutien des institutions pour améliorer l’équité, l’inclusion et la durabilité. Au nombre des domaines prioritaires, on compte : poursuivre une croissance et une création d’emplois élevée et durable ; réduire les inégalités (telles que mesurées par les coefficients Gini) et améliorer l’égalité des chances ; renforcer la gouvernance et soutenir la région en ce qui a trait aux enjeux mondiaux. La Banque est en train d’adapter son assistance à ces besoins, plus particulièrement dans les pays à revenu intermédiaire sévèrement touchés par la pauvreté. Au Chili, par exemple, la Banque est passée du financement d’une large panoplie de projets à une assistance ciblée sur quelques domaines prioritaires (éducation, protection sociale et innovation), qui font partie intégrante de la stratégie globale du pays pour assurer une croissance forte porteuse d’équité.
Au cours de l’exercice 2007, le financement de la Banque dans la région d’Amérique latine et des Caraïbes a atteint 4,553 milliards de dollars en prêts BIRD, 132 millions de dollars en crédits de l’IDA et 68 millions de dollars en subventions de l’IDA. L’Argentine, la Colombie, le Brésil et le Pérou ont été les plus importants emprunteurs, recevant 3,6 milliards de dollars en financement de la Banque pour 26 projets dans des domaines tels que la santé publique, les infrastructures, l’éducation et le développement rural. Haïti s’est qualifié au cours de l’exercice 2007 pour l’Allégement de dette au titre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), obtenant ainsi un allégement de sa dette de 212,9 millions de dollars.
Les plus importants prêts consentis au cours de l’exercice 2007 comprennent un prêt de 300 millions de dollars à l’Argentine pour améliorer l’accès aux services de santé de base pour les mères et les enfants pauvres et un prêt de 300 millions de dollars à la Colombie pour promouvoir la productivité des entreprises et l’investissement. En Argentine, la Banque a lancé une nouvelle stratégie d’assistance au pays qui vise à conclure des partenariats d’investissement pour soutenir une croissance économique offrant une plus grande égalité et inclusion sociale et une meilleure gouvernance. La nouvelle stratégie de partenariat en faveur du Pérou vise à aider la nouvelle administration à atteindre ses objectifs, notamment dans les domaines de réduction de la pauvreté, des inégalités et de la gouvernance. Les stratégies intérimaires en faveur de la Bolivie, d’Haïti, du Nicaragua et de Panama soutiennent les actions menées par ces pays pour réduire la pauvreté persistante.
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Adapter l’assistance aux besoins divers de la région La Banque a adapté sa stratégie régionale pour répondre aux besoins de plus en plus divers et sophistiqués de ses pays partenaires dans la région. Pour les pays à revenu intermédiaire, la Banque propose une offre combinée de services qui regroupe de l’analyse et des conseils, du dialogue, du financement et de l’aide à l’exécution. Pour les pays admissibles à l’IDA, la Banque offre des financements à des conditions de faveur, la coordination des donateurs et de l’aide spécialisée pour les États fragilisés. retour en haut de la page
Accroître la croissance et stimuler la création d’emplois Pour assurer une croissance durable et soutenue et pour créer des emplois, la région doit stimuler les investissements et rester compétitive sur le marché mondial. Les priorités de la Banque pour l’aider à y parvenir comprennent donc l’amélioration du climat d’affaires, l’élargissement des systèmes financiers, la diversification des structures d’exportation et l’encouragement à l’innovation. Il convient de noter que dans certains pays, la Banque aide les autorités publiques à s’attaquer à leurs priorités en matière de développement grâce à une série de prêts de développement. Ces prêts visent à stimuler la croissance, réduire la pauvreté, améliorer les indicateurs sociaux, renforcer la stabilité macroéconomique et accroître l’efficacité du secteur public. Par exemple, le Pérou a bénéficié d’un prêt de 200 millions de dollars pour améliorer sa gestion budgétaire et renforcer sa compétitivité dans le cadre de ce programme. Au Brésil, la Banque a aidé l’État de Minas Gerais a effectuer une importante réforme fiscale, une expérience qui est étudiée et adaptée par d’autres États brésiliens.
Un des éléments clés de la compétitivité de la région est l’amélioration de ses infrastructures, un domaine dans lequel la Banque a investi 1,97 milliards de dollars au cours de l’exercice 2007. Selon un rapport de la Banque intitulé « Infrastructure in Latin America and the Caribbean: Recent Developments and Key Challenges » (Les infrastructures en Amérique latine et dans les Caraïbes : les développements les plus récents et les défis principaux), la région a enregistré au cours des dix dernières années une baisse brutale des investissements en matière d’infrastructure, ce qui freine la croissance économique, nuit aux efforts de réduction de la pauvreté et affaiblit la capacité de la région à faire face à la concurrence avec la Chine et les autres économies dynamiques d’Asie. L’appui de la Banque en faveur des infrastructures au cours de l’exercice 2007 a porté sur l’octroi de nouveaux financements pour améliorer l’infrastructure routière en Argentine, la gestion du réseau routier au Brésil ainsi que l’approvisionnement en eau et l’accès aux installations sanitaires dans les régions rurales et les petites villes d’Équateur. Deux projets financés par la Banque au Pérou ont permis de réhabiliter 13 000 kilomètres de pistes rurales, réduisant ainsi le temps de voyage de 68 % en moyenne ; la réhabilitation des routes a également entraîné une augmentation de 8 % du taux de scolarisation et de 55 % des consultations dans les centres de santé.
Le plus récent projet pilote de la Banque dans la région, « Informality, Exit and Exclusion » (Informalité, retrait et exclusion), essaie de comprendre les causes et les répercussions de l’informalité et de l’emploi indépendant qui empêche les travailleurs d’avoir droit aux pensions, à l’assurance-maladie et à d’autres avantages offerts à ceux qui ont un emploi salarié formel. Le rapport examine le phénomène de l’informalité sous deux angles distincts, mais complémentaires : l’exclusion des avantages sociaux offerts par l’État et les décisions de retrait découlant d’analyses de rentabilité du privé. Il conclut que pour réduire les niveaux d’informalité, des actions devront être prises pour augmenter la productivité économique, réformer les règles et politiques sociales mal conçues et accroître la légitimité de l’État.
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Réduire la pauvreté et l’inégalité Dans l’optique de promouvoir l’équité, l’intégration sociale et la pérennité, la Banque encourage les initiatives menées dans l’ensemble de la région en vue d’améliorer la gouvernance, la participation des parties prenantes et des bénéficiaires ainsi que l’accès et la qualité des prestations de service. La Banque soutient également les efforts visant à instaurer un système d’assistance sociale à la fois inclusif et abordable, et à promouvoir une utilisation efficace des ressources naturelles et des institutions environnementales. Les principaux investissements réalisés dans la région au cours de l’exercice 2007 comprenaient des prêts pour l’amélioration des soins de santé en Argentine et en Colombie et pour le développement humain au Pérou. La Banque mondiale a soutenu des programmes de transferts conditionnels de fonds (CCT) dans divers pays d’Amérique latine depuis la fin des années 1990. Ces programmes fournissent de l’argent aux familles pauvres à condition qu’elles s’en servent pour faire des investissements vérifiables dans le capital humain tels qu’une fréquentation scolaire assidue ou l’utilisation des soins de santé de base. La Banque a fourni 572 millions de dollars au programme Bolsa Familia, la principale politique sociale du Brésil et le plus important programme de transferts conditionnels de fonds (TCF) du monde. Ces programmes donnent des résultats. En Colombie, les ménages bénéficiaires du programme Familias en Acción (Familles en action) ont augmenté leur consommation de 15 %, et les enfants de moins de deux ans ont grandi, prenant jusqu’à 0,78 centimètres. En Équateur, le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire a augmenté de 10 points de pourcentage entre 2003 et 2005, et on a enregistré une régression de 17 points du travail des enfants chez les familles bénéficiant du programme de TCF Bono de Desarrollo Humano (Transfert pour le développement humain).
Promouvoir une participation et une intégration accrues des femmes, des populations autochtones et des autres groupes exclus constitue un enjeu prioritaire pour la Banque dans la région d’Amérique latine et des Caraïbes. Une étude de la Banque intitulée « Economic Opportunities for Indigenous Peoples in Latin America » (Opportunités économiques pour les peuple autochtones d’Amérique latine) a contribué à la recherche dans ce domaine. Au Mexique, le projet Generosidad a aidé à instaurer une plus grande équité entre les hommes et les femmes, en améliorant, par exemple, l’accès des femmes aux programmes générateurs de revenus. En Équateur, en Colombie et au Guyana, l’appui de la Banque a aidé les populations autochtones et les descendants d’Africains à acquérir un titre de propriété sur des milliers d’hectares de terres.
La Banque coopère avec les pays de la région d’Amérique latine et des Caraïbes pour faire reculer la pauvreté en milieu urbain et améliorer l’accès aux services pour les populations vivant dans les zones urbaines défavorisées. En Colombie, la Banque a aidé à financer, à hauteur de 32,3 millions de dollars, un système d’évacuation des eaux usées desservant 500 000 personnes dans la capitale de Bogota.
La Banque apporte également son appui à la lutte contre la pauvreté en milieu rural. Au Pérou, un projet financé par la Banque a permis de réhabiliter 11 000 km de pistes rurales dans la province de la Sierra, ce qui a permis d’améliorer l’accès aux marchés pour les trois millions de pauvres vivant dans la région et de créer des emplois dans 410 entreprises chargées de l’entretien routier au plan local. Au Brésil, les projets de gestion des terres ont apporté des solutions aux problèmes d’environnement, améliorant ainsi la productivité agricole dans une proportion située entre 20 % et 35 % et réduisant la perte de sols dans une proportion située entre 10 % et 50 %, au profit d’environ 106 000 familles agricoles. Du point de vue de la recherche, la Banque a étudié la contribution du secteur rural sur le développement national dans son étude phare de 2005 « Beyond the City: The Rural Contribution to Development » (Au-delà de la ville : la contribution des milieux ruraux au développement).
Dans la région d’Amérique latine et des Caraïbes, le principal défi en matière d’éducation est d’en améliorer la qualité. Grâce au soutien de la Banque, les pays de cette région ont accompli des progrès remarquables dans le domaine de l’éducation. Dans la communauté de la Grenade, un projet d’éducation de base a permis de réduire les taux de redoublement dans les écoles secondaires de 11,6 % à 1,3 % entre 1994-95 et 2000-2001, tandis que les taux de redoublement dans les écoles primaires ont été réduits de moitié. Au Mexique, un projet d’éducation primaire a contribué à faire augmenter les taux de réussite de l’éducation primaire (jusqu’à 11 ans) de 66 % en 1994-95 à 80 % en 2000-2001 et ce, dans les communautés défavorisées de 14 des États les plus pauvres du pays. Au Pérou, le personnel de la Banque a lancé une initiative multimédia pour attirer l’attention sur le problème de la qualité de l’enseignement dans le cadre de la campagne électorale.
La Banque appuie les efforts des pays de la région d’Amérique latine et des Caraïbes visant à améliorer la santé et la nutrition des pauvres et leur accès à des soins de santé. En Bolivie, un projet de réforme du secteur de la santé a aidé à accroître le taux d’immunisation de 75 % en 1998 à 86 % en 2000 et à améliorer l’accès des pauvres aux services de santé. Au Brésil, la Banque a soutenu la stratégie du pays pour réduire les taux d’infection au VIH/SIDA, contribuant à une réduction de près de 50 % du nombre de morts attribuables au SIDA qui sont passés de 15 200 en 1995 à 8 400 en 2001.
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Renforcer la gouvernance Les pays de la région demandent de plus en plus à recevoir de l’aide technique et un soutien dans leurs efforts visant à mettre en place des moyens efficaces et durables pour promouvoir une bonne gouvernance et réduire la corruption. La Banque a répondu à cette demande en effectuant un travail d’analyse dans les domaines tels que la gouvernance, la responsabilité comptable et l’approvisionnement. Les recommandations découlant de cette recherche ont été incorporées aux stratégies d’aide aux pays. La Banque aide également les pays à mettre au point des stratégies anti-corruption visant à accroître la responsabilité politique, augmenter la participation de la société civile, créer un secteur privé compétitif, soumettre le pouvoir à des restrictions institutionnelles et améliorer la gestion gouvernementale. Au Guatemala, la Banque a soutenu le gouvernement dans ses efforts pour rendre la gestion des finances et de l’approvisionnement du pays plus transparente et efficace en lui accordant un prêt pour cette politique de développement de 100 millions de dollars. Au Mexique, une subvention aide l’Institut fédéral d’accès à l’information à faire respecter la loi sur la liberté d’information de ce pays. Au Honduras, la Banque aide à améliorer l’obligation de rendre des comptes en matière de services de soins de santé au moyen de cliniques décentralisées et de contrats basés sur la performance.
Au Pérou, la Banque participe à la modernisation du système judiciaire afin, notamment, de le rendre plus accessible aux autochtones et aux personnes démunies. En Bolivie, la Banque a aidé la gouvernement à mettre sur pied un programme anti-corruption qui prévoit la création d’une unité d’intégrité nationale et d’une commission judiciaire. Dans le cadre d’un projet de maintenance des routes au Paraguay, la Banque a élaboré un plan de gouvernance améliorée conçu pour prévenir des pratiques corrompues et veiller à ce que le projet atteigne son objectif qui est d’élaborer une stratégie de gestion durable pour les routes du pays.
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Faire face aux enjeux mondiaux Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes jouent de plus en plus un rôle de premier rang dans les efforts pour faire face aux enjeux mondiaux tels que le changement climatique, l’énergie renouvelable et les menaces sanitaires. L’assistance de la Banque dans ce domaine va de prêts pour des programmes de lutte contre le VIH/SIDA à la préparation d’un rapport sur les biocarburants au Brésil, en passant par la coordination avec d’autres agences pour se préparer à une possible épidémie de grippe aviaire. Dans les Caraïbes, la Banque a travaillé avec des partenaires locaux pour créer le tout premier Fonds multipays d’assurance pour les risques de catastrophes, le Caribbean Catastrophe Risk Insurance Facility (CCRIF), qui aidera les pays participants à se remettre plus rapidement des ouragans et des séismes. La Banque a fourni 23,2 millions de dollars par le biais de l’IDA pour aider les pays les plus pauvres des Caraïbes à participer à ce Fonds.
L’assistance de la Banque en matière de durabilité de l’environnement en Amérique latine et dans les Caraïbes comprend des projets adaptés aux pays et des initiatives internationales telles que l’Initiative sur la pureté de l’air et le Corridor biologique mésoaméricain. Au Costa Rica, un projet d’écomarchés aide actuellement à protéger près de 100 000 hectares de forêts et permet aux petits propriétaires terriens, essentiellement des femmes et des groupes autochtones, de préserver et de gérer les écosystèmes forestiers. Au Brésil, un fonds en fiducie de 73 millions de dollars géré par la Banque mondiale soutient un programme pour préserver la Forêt amazonienne. Le plan d’action régional de la Banque en réponse au changement climatique propose des mesures pour renforcer les capacités institutionnelles et accroître le financement du carbone. Pour la Banque, qui reconnaît que le potentiel des biocarburants est énorme, la question est de savoir s’ils peuvent être produits de manière économique dans les pays en développement, l’impact qu’aura la hausse de la demande pour des charges d’alimentation de première génération sur le prix des matières premières telles que le maïs et l’huile végétale, et la durabilité sociale et environnementale de l’expansion de la production des productions de biocarburants sur les terres agricoles fertiles ou sur les régions frontalières telles que les pâturages, les zones humides et les forêts.
Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) géré par la Banque mondiale a donné 14,8 millions de dollars au projet de Corridor biologique mésoaméricain. Ce projet met en place cinq corridors biologiques dans les États du Chiapas, de Campeche, de Quintana Roo et du Yucatan où de vastes étendues de forêt, de jungle et zones humides abritent le plus grand nombre d’espèces au Mexique.
Un autre exemple de projet soutenu par la Banque et le FEM dans la région d’Amérique latine et des Caraïbes est le projet « Santiago Foothills: Mountain Ecosystem Conservation » (Contreforts de Santiago : conservation de l’écosystème de montagne) qui entre 2002 et 2006 avait pour objectif de conserver et de restaurer 13 352 hectares de contreforts situés près de Santiago au Chili. Trois ans après avoir été financé par le FEM, le projet a produit bon nombre de résultats qui aident à consolider la vision du parc. Le projet aide à consigner un grand nombre d’expériences et de leçons apprises en matière de dissémination qui peuvent être partagées avec des groupes participant à des efforts similaires tant au Chili qu’ailleurs dans le monde.
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Contacts : Gabriela Aguilar, (202) 473 – 6768 gaguilar2@worldbank.org Stevan Jackson, (202) 458 – 5054 sjackson@worldbank.org
Mise à jour : octobre 2007 |