WASHINGTON, 27 avril 2009 — La Banque mondiale réunit des fonds et des effectifs tout en s’appuyant sur son expérience considérable en matière de santé publique pour aider le Mexique à lutter contre la propagation du virus de la grippe A (H1N1). Le Président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a annoncé le 26 avril que la Banque allait octroyer un crédit de 205 millions de dollars au gouvernement mexicain et qu’elle enverrait des experts dans la région pour faire face à l’épidémie de grippe au Mexique. « Notre priorité absolue est de préserver la santé et la vie de la population », a affirmé M. Zoellick lors d’une conférence de presse donnée à l’occasion du lancement du programme. Des responsables de la Banque mondiale ont indiqué que 25 millions de dollars provenant d’un projet de santé en cours au Mexique seront immédiatement réaffectés pour couvrir l’achat de médicaments et de fournitures médicales en vue d’atténuer l’impact de la maladie. Une somme supplémentaire de 180 millions de dollars provenant du Fonds mondial de lutte contre la grippe aviaire sera consacrée au financement d’un ensemble de mesures stratégiques, comprenant l’achat de matériels de prévention pour faire face à la situation avec efficacité. Cette nouvelle souche de virus, officiellement appelée grippe A (H1N1), a tué plus de 100 personnes au Mexique alors que plus de 1 400 cas d’infections ont été signalés, suscitant les craintes de la communauté internationale. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a relevé son niveau d’alerte épidémiologique de quatre à cinq au Mexique et a renforcé les mesures sanitaires préventives dans le pays. L’OMS a défini six niveaux d’alerte face au risque pandémique de toute épidémie de grippe. En annonçant l’assistance apportée au Mexique, Robert Zoellick a souligné que la Banque mondiale aidait actuellement le gouvernement mexicain à entrer en relation avec d’autres gouvernements et avec des experts qui, par le passé, ont été confrontés à des épidémies de maladie similaires et qui peuvent fournir des informations précieuses. « La meilleure chose que nous puissions faire est de discuter avec ceux qui sont passés par là . Actuellement, nous aidons le Mexique à se mettre en contact avec ces personnes » a indiqué le Président de la Banque mondiale, M. Zoellick. En effet, la Banque mondiale mobilise une équipe employée à temps plein pour suivre la situation au Mexique et à travers le monde. Ce dispositif fait partie du mécanisme de réponse d’urgence mis en place lors des crises épidémiques précédentes, telles que le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), il y a juste cinq ans, et le virus de la grippe aviaire. Keith Hansen, Directeur du Département Santé de la Banque mondiale pour la région Amérique latine et Caraïbes, a affirmé que cette réponse énergique démontrait que la communauté internationale et les organisations multilatérales sont bien préparées pour faire face à d’éventuelles pandémies virales. « Cette épidémie de grippe constitue une épreuve de vérité pour les réseaux d’assistance technique établis suite à l’épidémie du SRAS et nous sommes tous engagés dans une course contre la montre pour trouver le moyen de la maîtriser », a précisé M. Hansen. Ces nouvelles structures, qui incluent des associations stratégiques entre les principales organisations internationales telles que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) et la Banque mondiale elle-même, aident le gouvernement mexicain à apporter une réponse immédiate à la maladie et peuvent s’avérer déterminantes dans le soutien accordé à d’autres gouvernements de la région qui pourraient avoir besoin d’une assistance. M. Hansen a indiqué que, quelle que soit l’évolution de la situation, la Banque et ses partenaires disposaient des ressources et du niveau de préparation adéquats pour faire tout le nécessaire au Mexique et dans les autres pays en développement touchés par le virus de la grippe. M. Hansen a ajouté que, malgré des inquiétudes sur les conséquences potentielles de cette épidémie sur l’économie mexicaine, il était encore trop tôt pour établir un véritable bilan. Pour l’instant, la Banque mondiale se concentre sur le bien-être des personnes touchées. « Nous sommes évidemment préoccupés par les conséquences économiques potentielles, particulièrement sur les personnes pauvres, mais pour l’instant, notre priorité concerne la population», a-t-il dit. Le projet sera rapidement approuvé et des ressources commenceront à être disponibles d’ici 3 à 5 semaines. La Banque mondiale aidera aussi le Mexique à évaluer les conséquences économiques de la situation sanitaire actuelle et à élaborer des mesures pour atténuer les effets de l’épidémie. |