Fiche-pays de Haïti

Disponible en: English

 

Progrès de devéloppement  |    Les Problemèmes en perspective  |     Aide de la Banque mondiale  |    Contact

LES PROGRÈS EN MATIÈRE DE DÉVELOPPEMENT

flag

Cliquer ici pour la carte d’Haïti  (120K JPG)

Haïti a beaucoup progressé depuis la crise du début de 2004, quand le Président Jean-Bertrand Aristide a démissionné et quitté le pays dans un contexte de conflit politique. Le pays a réussi à stabiliser sa situation économique et sociale, à élire démocratiquement un président et un parlement, et à lancer de vastes réformes, en particulier dans le domaine de la gouvernance économique (notamment l'établissement et l'exécution du budget et les rapports en la matière).
 
La situation sécuritaire s'est considérablement améliorée depuis 2004, et surtout depuis décembre 2006, lorsque la force de maintien de la paix des Nations Unies (la MINUSTAH) et la police nationale haïtienne ont lancé des opérations directes contre les bandes de criminels. La MINUSTAH, forte de 9, 000 hommes, sous commandement brésilien, est déployée depuis 2004. Le nombre d'enlèvements a fortement baissé. Mais la criminalité et la violence, concentrées autour de gangs basés dans la Cité Soleil et d'autres quartiers de Port-au-Prince, la capitale, continuent d'entraver le développement d'Haïti.

esperancedeviehahitiLa croissance économique est repartie, mais toujours au ralenti. La croissance annuelle du PIB avait atteint 3,2 % par an au 30 septembre 2007 (exercice financier haïtien), soit la troisième année consécutive de croissance depuis 2004, année où l'économie avait connu une contraction de 3,5 %. Le FMI estime que la croissance pourrait atteindre 4 %, voire plus, dans les années à venir, pourvu que le budget est mieux exécuté, que la situation sécuritaire continue de s'améliorer, et que l'on assiste à un accroissement des investissements privés et des gains de croissance grâce à l’ouverture du marché des États-Unis (en particulier pour les textiles) en vertu de la loi d'opportunité haïtienne hémisphérique à travers l'encouragement au partenariat (loi HOPE). Mais même à ce rythme, il faudra plusieurs années pour qu’Haïti regagne le terrain perdu les années précédentes du fait de l'instabilité politique et de la mauvaise gouvernance. Du point de vue du revenu par habitant, l'économie haïtienne s'est contractée au cours des 30 à 40 dernières années. Le PIB réel par habitant a diminué en moyenne de 1 % par an entre 1961 et 2000, soit une baisse globale de 45 % sur cette période.
 
mortalitehaitiMalgré les améliorations récentes dans certains domaines, Haïti continue d'être le pays le plus pauvre des Amériques et plusieurs indicateurs sociaux, économiques et environnementaux se situent parmi les plus bas du monde :

  • Le revenu national brut par habitant est de 480 dollars des États-Unis (2006, méthode utilisée pour l'Atlas de la Banque mondiale)
  • Selon l'indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement, Haïti se situe en 146è position dans le monde (sur 177 pays) (2007)
  • 54% des Haïtiens vivent avec moins d'un dollar par jour, et 78 % avec moins de 2 dollars
  • L'espérance de vie est de 53 ans
  • Le taux de mortalité infantile est de 76 ‰
  • Près de la moitié de la population est analphabète
  • Il reste moins de 2 % du couverture forestière

Retour en haut de la page


LES PROBLÈMES EN PERSPECTIVE

En novembre 2007, le Gouvernement haïtien a établi un document de stratégie globale qui énonce les principaux problèmes qu'Haïti devra affronter en matière de développement et les priorités stratégiques fixées par le gouvernement pour les résoudre. Le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP) a été élaboré dans le cadre d'un vaste processus consultatif dirigé par le Ministère de la planification et de la coopération externe.

Ce Document définit trois piliers stratégiques d'action, à savoir : (i) promouvoir le développement humain, l'accent étant mis sur une meilleure prestation des services de base; (ii) renforcer la gouvernance démocratique, en particulier en améliorant la sécurité et le système judiciaire; et (iii) promouvoir quatre vecteurs (c'est à dire moteurs) spécifiques de croissance. Les vecteurs de croissance définis dans la stratégie sont l’agriculture et développement rural, le tourisme, l’infrastructure, et enfin les sciences et la technologie. Le Document souligne également l'importance d'un cadre macro-économique stable et d'une saine gestion des ressources publiques, qui dépendent de la bonne gouvernance et de la transparence.

Retour en haut de la page


 

L’ASSISTANCE DE LA BANQUE MONDIALE À HAÏTI

Haïti est devenu membre de la Banque mondiale en 1953. Si le premier prêt octroyé en 1956 provenait de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), tous les autres financements ont été assurés par l'Association internationale de développement (IDA), l'institution du Groupe Banque mondiale qui octroie des prêts sans intérêt et des dons aux pays à faible revenu. L'IDA a été créée en 1960. Depuis juillet 2005, toute l'aide de la Banque mondiale à Haïti est fournie sous forme de dons.

Un aperçu général de la stratégie actuelle de la Banque en Haïti est disponible dans la Note de stratégie intérimaire (NSI) pour l'exercice 07-08. Le double objectif de cette stratégie est d'aider le gouvernement à obtenir rapidement des résultats, grâce aux emplois et aux services sociaux de base, et de promouvoir le développement d'institutions publiques crédibles sur le long terme. Pour l'exercice en cours (juillet 2007 à juin 2008), l'IDA prépare un projet de 15 millions de dollars visant à appuyer des projets soumis et gérées par les communautés urbaines et un projet de 6 millions de dollars visant à renforcer la formation de maîtres d’école. En janvier 2008, la Banque a approuvé un don de 7,4 millions de dollars pour contribuer aux travaux de reconstruction et de réhabilitation après le passage de la tempête tropicale Noël, qui avait frappé le pays en octobre 2007.

Depuis janvier 2005, l'IDA a approuvé 11 projets d'une valeur de 206 millions de dollars en faveur d'Haïti. Il s'agit de deux opérations relatives à la politique de développement (aides budgétaires) et de deux subventions d'assistance technique à la réforme de la gouvernance économique; de six projets d'investissement; et d'une subvention pour l'assurance contre les risques de catastrophes naturelles. Parmi les projets récemment approuvés par la Banque, on peut citer un projet d’eau potable et d’assainissement en milieu rural, la Deuxième Opération de réforme de la gouvernance économique, un projet d’assurance contre les risques de catastrophes naturelles, et un projet d’Education pour tous.
 
Pour de plus amples informations sur les projets de la Banque en Haïti veuillez cliquer ici.

La Banque mondiale participe aussi aux efforts déployés pour réduire la dette d'Haïti. En novembre 2006, le pays, en atteignant le point de décision, s'est qualifié pour obtenir un allégement de sa dette dans le cadre de l’Initiative améliorée en faveur des pays pauvres très endettés (PTTE). Haïti remplira également les conditions nécessaires pour obtenir un allégement de sa dette au titre de l'Initiative d'allégement de la dette multilatérale lorsqu'il atteindra le point d'achèvement.

En outre, la Banque apporte une aide à Haïti par le biais de subventions pour fonds d'affectation spéciale, de toute une gamme d'activités analytiques et consultatives, ainsi que par des activités d'appui aux communications et de consultation. Elle a également joué un rôle central dans la coordination de l'aide, notamment en développant la CIF, et en accueillant la conférence des bailleurs de juillet 2004 et une réunion de bailleurs en mars 2007.

La Société financière internationale (IFC), l'institution du Groupe Banque mondiale qui finance le secteur privé, développe ses activités en Haïti, détermine les mesures à prendre pour aider à instaurer un environnement propice aux affaires, et investit dans des projets favorables au développement d'un secteur privé viable. Parmi les investissements récents de l’IFC, on peut citer les télécommunications cellulaires (Digicel - 15 millions de dollars américains pour chacun des exercices 06 et 07), les textiles (Grupo M — 20 millions de dollars au cours de l'exercice 04, le microfinancement (MicroCrédit National — 0,4 million de dollars au cours de l'exercice 04), et une liaison commerciale avec la Capital Bank (0,3 million de dollars au cours de l'exercice 07).

L’IFC envisage également : i) un appui consultatif pour la simplification de la réglementation des affaires, ainsi que pour améliorer le climat des investissements, les politiques les concernant et leur promotion ; ii) un appui au secteur textile compte tenu de la loi HOPE, qui permet aux exportations haïtiennes d'accéder au marché américain en franchise de taxes ; iii) un appui à la banque centrale, pour établir un bureau de crédit ; et iv) un appui au microfinancement, aux petites et moyennes entreprises (PME), au secteur bancaire, à l'acquisition de compétences en matière de planification des affaires, aux services de fourniture d'électricité et au tourisme.

Avec l'expansion de ses activités en Haïti, l’IFC a récemment établi une présence sur place. Son personnel partagera les locaux du bureau de la Banque mondiale en Haïti.

La Banque mondiale et l’IFC élaborent actuellement une nouvelle Stratégie d'assistance pour Haïti, afin d'harmoniser leur aide avec la stratégie haïtienne de croissance et de réduction de la pauvreté (DSNCRP).

Retour en haut de la page


 

CONTACT

 

Mathurin Gbetibouo, bureau de la Banque mondiale à Port-au-Prince
Tel. 509-256-0844

E-mail: mgbetibouo@worldbank.org

 

Alejandro Cedeño, Chargé de communications pour les Caraïbes

E-mail: acedeno@worldbank.org

Pour plus d'information sur l'aide du Banque mondiale en Haïti, en incluant une liste des emprunts et des informations de projets, voyez :

Projets Proposés
Tous les Projets

Mis à jour en mars 2008

Retour en haut de la page


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/E1TXH7FX60