Télécharger la Note de Présentation [176k pdf]; Aussi disponible en Anglais et en عربي Malgré des améliorations importantes et régulières au cours de la dernière décennie, les générations futures de la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) continueront à affronter de graves défis environnementaux : baisse des ressources en eau par habitant, perte de terres arables, problèmes de santé liés à la pollution, institutions environnementales et cadres juridiques déficients. Les ressources en eau annuelles renouvelables, de l’ordre de 1.045 mètres cubes par an en 1997, devraient chuter à 740 mètres cubes par an d’ici 2015. Malgré la croissance des populations urbaines, une moyenne de 88 pour cent des ressources en eau de la Région MENA est affectée au secteur agricole, 7 pour cent seulement étant destinés à la consommation domestique. La rareté de l’eau est aggravée par la mauvaise qualité de celle-ci, qui affecte principalement les pauvres de la Région.
La Région est également menacée par la perte de terres arables et par une dégradation côtière accrue, essentiellement provoquée par des pratiques agricoles non viables et une concurrence incontrôlée des ressources terrestres et maritimes. Les terres de cultures permanentes, qui représentent actuellement moins de 6 pour cent de la superficie totale, se réduisent en raison de la sérieuse dégradation des terres et des sécheresses répétées. Les problèmes de santé liés à la pollution, en particulier dans les centres urbains et industriels, constituent un autre défi. Cette situation est créée entre autres, par les décharges municipales ouvertes, l’usage de l’essence au plomb pour un parc automobile vieillissant et mal entretenu, l’usage inefficace de combustibles fossiles comme source d’énergie, et les émissions de particules et d’oxyde de soufre provenant des industries. La stratégie environnementale de MENA Au titre de l’effort global entrepris par la Banque mondiale pour établir une Stratégie environnementale commune, la Région MENA a réexaminé son document de politique de 1995, « Développement durable : une stratégie environnementale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord » en juillet 2002 pour assurer qu’il était toujours valable. A cet égard, elle a préparé une Mise à jour de la stratégie environnementale qui se fonde sur une série de consultations stratégiques et opérationnelles (voir Consultation sur la stratégie environnementale de MENA) et de consultations Web. L’axe fondamental de la Stratégie MENA est d’incorporer les problèmes environnementaux dans les politiques, les programmes et les projets. La stratégie porte sur quatre domaines : 1. Renforcer la qualité et l’efficacité du processus d’évaluation environnementale et sociale des pays pour toutes les actions de développement ; 2. Démontrer l’importance économique d’un environnement propre en entreprenant des études pour évaluer le coût de la dégradation de l’environnement, ainsi que du travail analytique pour identifier les interactions entre environnement et échanges et environnement et réduction de la pauvreté ; 3. Intégrer les composantes environnementales dans des projets d’investissement sectoriel ciblés ainsi que dans des domaines globaux de l’environnement tels que la protection de la biodiversité et la réduction des gaz à effet de serre ; et 4. Mettre au point des systèmes de suivi et d’évaluation ainsi que des indicateurs pour mesurer les progrès aux niveaux des projet et des programmes, de même qu’au niveau stratégique et politique. Les services hors prêt de la Région MENA appuient l’incorporation de l’environnement grâce à une coordination et une communication intersectorielles, et au renforcement des efforts d’incorporation entre les ministères de l’environnement et les ministères sectoriels, de même qu’avec les organismes des secteurs privé et public. On peut citer comme exemple : · Etudes sur le coût de la dégradation de l’environnement au niveau macroéconomique et sectoriel, avec un accent spécial sur la qualité de l’eau ; · Analyse environnementale du pays pour la Tunisie et l’Egypte ; · Evaluation environnementale stratégique sur la gestion des zones côtières ; · Revue des questions de la qualité de l’eau dans des projets financés par la Banque en Egypte ; · Evaluation de la pauvreté, interactions entre environnement et santé en Egypte, au Yémen et à Djibouti ; et · Revues de l’énergie et de l’environnement en Egypte et en Iran. Partenariats régionaux Au niveau des pays, le groupe chargé du développement rural, de l’eau et de l’environnement pour la région MENA (MNSRE) se charge soit de participer, ou de réunir un groupe de coordination de pays donateurs sur l’environnement dans le but de réaliser une plus grande intégration des efforts et de réduire les doubles emplois. Au niveau régional, MNSRE s’emploie à la coopération entre les activités du Programme environnemental d’assistance technique pour la Méditerranée (METAP) et d’autres organisations régionales et réseaux d’ONG. L’intervention de MNSRE se poursuivra au niveau de trois programmes de la Région - METAP, l’Initiative de désertification régionale de MENA, et l’Initiative régionale de l’eau. Le METAP poursuivra sa fonction de mécanisme fournissant l’assistance technique pour renforcer les interventions de la Banque au niveau de l’environnement sur une échelle régionale. Depuis sa création en 1990, le METAP a été un instrument novateur ayant rassemblé les pays de la région Méditerranée et les donateurs multilatéraux pour aider les pays bénéficiaires à la préparation de projets et au renforcement de leur capacité de gestion de l’environnement au niveau régional. Dans ses trois phases antérieures, le METAP a fourni près de 60 millions de $EU d’assistance technique dans des domaines allant de la préparation de projets au renforcement institutionnel, au développement de politiques, à la formation, à l’établissement de réseaux régionaux et à l’autonomisation locale dans divers secteurs de l’environnement. Les six partenaires du METAP sont la Communauté européenne, l’Agence suisse pour le développement et la coopération, le Gouvernement finlandais, le Programme des Nations Unies pour le développement, la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque mondiale. En 2001, dans sa quatrième phase, le METAP a été remodelé pour focaliser ses activités sur trois secteurs essentiels appelés « piliers ». Ces piliers sont les suivants : a) Qualité de l’eau, gestion des eaux usées et des zones côtières ; b) Gestion des déchets municipaux et dangereux ; et c) Instruments de politique et de législation. Deux thèmes entrecroisés sous-tendent ces trois piliers : La gestion du savoir et les 21 activités de capacité locale. Pour d’autres informations, veuillez consulter la page Web du METAP www.metap.org. Sélectivité La Banque recentrera certaines de ses activités en passant progressivement des projets indépendants d’assistance technique à l’environnement, à l’intégration des composantes environnementales dans des opérations sectorielles avec des résultats bien définis ; en supprimant la préparation de notes additionnelles sur le secteur de l’environnement ou de Plans d’action nationaux de l’environnement (PANE) ; et en recentrant les fonctions et les responsabilités des spécialistes de l’environnement de la Région pour assurer un appui technique et politique en amont ; assurer la conformité aux politiques de sauvegarde environnementales et sociales de la Banque ; et en améliorant l’exécution des composantes environnementales dans différents projets. Tous les chiffres sont en équivalents de dollars américains Septembre 2004 Pour plus d’informations, veuillez contacter : Á Washington: Chirine H. Alameddine, téléphone: 1 (202) 473-7199; Fax: 1 (202) 522-0003 Email: calameddine1@worldbank.org |