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Au Moyen-orient et en Afrique du Nord, l’État a toujours largement usé de son pouvoir d’intervention et de son action réglementaire dans le cadre de l’activité économique. Ces stratégies de développement centralisées ont progressivement été abandonnées à partir des années 80 et pendant la décennie suivante, en raison de l’instabilité de la situation macroéconomique et de la montée du chômage que le secteur public n’a plus été en mesure d’absorber. La plupart des gouvernements ont engagé des réformes commerciales et structurelles au cours de la dernière décennie. Ce premier train de réformes s’est traduit par une amélioration du cadre macroéconomique dans la mesure où ces réformes ont permis de réduire les distorsions de prix et les distorsions commerciales, et de stabiliser l’économie, mais elles n’ont pas réussi à stimuler suffisamment l’investissement privé pour réduire les taux de chômage à deux chiffres qui menacent la cohésion sociale dans de nombreux pays. Les réformes structurelles de seconde génération portant l’environnement microéconomique des entreprises (facilitation du commerce, marché du crédit, système judiciaire, barrières administratives, aspects logistiques du commerce, entreprises publiques, etc.) n’ont pas avancé au même rythme et elles se sont heurtées à des difficultés de mise en oeuvre. Bien que l’on constate des différences d’un pays à l’autre, tous les indicateurs du climat de l’investissement s’accordent à classer la région MENA après d’autres régions ayant un revenu comparable. Des données récentes font également apparaître que cet environnement peu favorable aux entreprises entraîne des conséquences plus graves pour les PME que pour les grandes entreprises.
Pour en savoir plus: lire la note sectorielle sur le secteur privé
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