En 2006-07, le Groupe de la Banque mondiale a augmenté ses programmes d’aide à la région Moyen-Orient et Afrique du Nord

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WASHINGTON, 4 septembre 2007 : Durant l’exercice 2007 (juillet 2006-30 juin 2007), le Groupe de la Banque mondiale a engagé 2,6 milliards de dollars sous forme de prêts, crédits, dons et garanties au profit des gouvernements et du secteur privé des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MNA). Les bénéficiaires utilisent ces fonds dans le cadre de plus de 40 projets et programmes destinés à améliorer le climat des affaires et de l’investissement et à lutter contre la marginalisation et l’exclusion des pauvres. Dans les pays à revenu intermédiaire, le Groupe a axé son assistance technique et financière sur le développement du secteur privé et a cherché dans le même temps à multiplier les opportunités économiques pour les femmes, à consolider la gouvernance et les institutions et à appuyer la gestion de nouveaux projets d’infrastructure. Au Liban, en Irak, en Cisjordanie et à Gaza, sa stratégie consiste à satisfaire les besoins prioritaires de communautés vulnérables et en danger tout en œuvrant à l’établissement de fondements solides pour les institutions publiques et commerciales.

 

« Pendant l’exercice 2007, le Groupe de la Banque mondiale a apporté un appui technique et financier aux réformes dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord », a déclaré Daniela Gressani, Vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. « Il faut maintenir le rythme des réformes pour qu’elles aient de plus amples retombées sur tous les segments des sociétés de la région. Il est indispensable de supprimer les obstacles à la participation du secteur privé et d’améliorer la gouvernance pour accélérer la création d’emplois et offrir davantage d’opportunités à la population croissante  de  jeunes dans la région », a-t-elle ajouté.

 

Les quatre institutions qui composent le Groupe ont participé à cet effort : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), qui fournit des financements, des produits de gestion des risques et d'autres services financiers aux pays à revenu intermédiaire de la région ; l’Association internationale de développement (IDA), qui accorde des prêts sans intérêt et des dons aux pays à faible revenu de la région MNA, à savoir le Yémen et Djibouti ; la Société financière internationale (IFC), qui a élargi son portefeuille à la prise de participations et à l’offre de prêts, de garanties et de services de conseil aux entreprises privées ; et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), l'organe du Groupe de la Banque mondiale qui assure contre le risque politique, qui met en place actuellement des projets dans plusieurs pays.

 

La région a enregistré l’an dernier une croissance sans précédent, le PIB réel ayant augmenté en moyenne de 6,3 %. C’est là le taux le plus élevé depuis plus de dix ans, malgré la situation difficile en Irak, au Liban,  en Cisjordanie et à Gaza. Le portefeuille de la Banque mondiale vise à appuyer les réformes en cours dans les secteurs financier, de l’éducation et de l’approvisionnement en eau, l’amélioration du climat économique, de la gestion de l’infrastructure et de la gouvernance, et les pratiques respectueuses de l’environnement. Durant l’exercice 2007, les engagements de la BIRD et de l’IDA sous forme de prêts, crédits et dons ont totalisé 1,14 milliard de dollars, les investissements dans les projets d’infrastructure atteignant 575 millions de dollars.

 

Le montant des investissements de l’IFC dans la région MNA au cours de l’exercice 2007 a atteint 1,2 milliard de dollars. Pour favoriser une croissance menée par le secteur privé dans la région, l’IFC a exploré de nouveaux créneaux d’investissement et élargi ses services de conseil de manière à offrir aux entreprises un climat plus sécurisant. Ses investissements et ses services de conseil favorisent la création d’emplois et démontrent les avantages que le secteur privé peut apporter. L’IFC a intensifié sa présence dans la région MNA dans le but de remédier aux déficits de financement sur les marchés régionaux, notamment en ce qui concerne l’accès des entreprises aux financements et la participation du secteur privé aux projets d’infrastructure. Au cours de l’exercice écoulé, elle a donné la priorité à la diminution des obstacles aux activités du secteur privé dans les pays en conflit et dans les pays limitrophes. Quelques 3 000 entreprises locales ont ainsi bénéficié de nouveaux prêts dans le cadre du Programme de reconstruction du Liban.

 

« L’IFC démontre que les améliorations dans les pays qui sortent d’un conflit et sur d’autres marchés difficiles de la région peuvent avoir des retombées substantielles en termes de développement. Ces  améliorations sont réalisables dans le cadre d’une démarche commerciale et prudente, conduite en collaboration avec des partenaires de même sensibilité», a déclaré Michael Essex, Directeur de l’IFC pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. « La croissance future de la région et sa capacité à créer de véritables emplois pour les jeunes reposent sur un engagement soutenu afin d’améliorer les conditions économiques et d’ouvrir les secteurs à l’investissement privé », a-t-il ajouté.

 

En 2006-07, l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) a apporté une assistance technique à trois projets de la région MNA, et a en outre co-parrainé un sommet intrarégional sur l’investissement. Cette manifestation, organisée conjointement avec la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation et le Centre financier international de Dubaï, a réuni des investisseurs et des bailleurs de fonds de toute la région.

 

Au 30 juin 2007, le montant brut des engagements de la MIGA dans la région s’élevait à 285 millions de dollars, soit 5,4 % de son portefeuille. Les garanties qu’elle a émis dans la région depuis 1993 totalisent 0,5 milliard de dollars. Elles couvrent des investissements dans divers secteurs : bancaire, manufacturier, services d’assainissement, systèmes d’évacuation des eaux usées, pétrole et gaz, télécommunications et tourisme dans dix pays de la région MNA, et favorisent ainsi les entrées d’investissement direct étranger.

 

L’exercice a marqué une première étape importante pour la MIGA dans le domaine du financement islamique. « Au cours de l’exercice 2007, le Conseil a approuvé le financement de notre première opération  satisfaisant aux règles de la charia, que nous prévoyons de signer durant l’automne », a déclaré Yukiko Omura, Vice-président exécutif de la MIGA. « Compte tenu de la volonté de la région de rehausser les normes de conduite des affaires et de développer le savoir-faire technique grâce à l’investissement étranger, nous espérons qu’il ne s’agit là que de la première de nombreuses opérations à venir. »

 




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