FAQ - Un parcours non encore achevé - La réforme de l’éducation dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord

Disponible en: العربية, English

 

Quel est l’objectif du rapport ?

  • Le rapport a pour but d’aider les responsables gouvernementaux de la région à élaborer des stratégies éducatives plus efficaces, fondées sur l’expérience mondiale et régionale dans ce secteur.
  • Le rapport repose sur un nouveau paradigme censé rendre les mesures de réforme plus efficaces : il souligne l’importance des incitations et de la responsabilité publique pour atteindre les objectifs du secteur.

 

Quel est le champ d’observation du rapport ?

  • Le rapport examine les investissements réalisés dans l’éducation par le passé pour voir s’ils ont généré leurs gains économiques maximum. Le rapport analyse également l’impact sur le développement des investissements dans l’éducation, compte tenu de différents facteurs tels que l’évolution démographique, la mondialisation et l’économie du savoir, la migration et le rôle du marché de l’emploi. Le rapport couvre tous les niveaux d’instruction, à savoir l’éducation de base et l’enseignement secondaire et supérieur.

 

Comment l’équipe de rédaction du rapport a-t-elle travaillé ?

  • L’équipe de rédaction du rapport s’est appuyée sur des méthodes d’analyse à la fois qualitatives et quantitatives utilisant des approches analytiques et comparatives pour évaluer l’efficacité des stratégies de réforme de l’éducation dans les pays de la région MENA.
  • Les résultats de la région en matière d’éducation sont comparés à ceux d’autres pays en développement. Les stratégies de réforme de l’éducation dans la région MENA sont évaluées au moyen d’un cadre analytique qui propose une combinaison de mesures en matière d’ingénierie, d’incitations et de responsabilité publique. Enfin, la situation des marchés de l’emploi est évaluée du point de vue de l’impact des réformes passées sur leur bon fonctionnement.
  • La préparation de ce rapport a également bénéficié du soutien d’un réseau d’universitaires, de praticiens et de leaders d’opinion, de la région et extérieurs.

 

Quels sont les principaux messages du rapport ?

  • L’éducation est à la croisée des chemins pour l’avenir du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Elle joue un rôle déterminant en favorisant la réduction de la pauvreté et la croissance économique, tant au niveau national que dans les ménages. Pour un grand nombre de parties prenantes de la région, l’éducation est le principal enjeu du développement, et l’éducation est inscrite dans les priorités du programme de réformes dans bon nombre d’États de la région.
  •   Les pays de la région ont réussi à scolariser la plupart des enfants, garçons et filles, qui pouvaient l’être, et sont maintenant prêts à entamer un nouveau parcours. Même si la configuration exacte de ce nouveau parcours ne sera pas la même partout, tous les pays, quel que soit le niveau dont ils partent, vont devoir passer d’une « ingénierie des intrants » à une « ingénierie des résultats », en mettant en place par ailleurs des dispositifs d’incitation et des mécanismes de responsabilité publique, et en prenant des mesures pour mieux répondre à la demande des marchés de l’emploi.

 

  • Des réformes des marchés de l’emploi devront être mises en œuvre en étroite corrélation avec celles du système éducatif. Dans le cas de la région MENA, les marchés de l’emploi s’étendent bien au-delà des frontières d’un pays ou même de la région, en raison des importantes tendances et opportunités migratoires.

 

Quels sont les principaux enjeux éducatifs dans la région MENA ?

  • En dépit des succès obtenus ces dix dernières années — et des immenses ressources investies dans l’éducation — les réformes n’ont pas donné tous les résultats promis. En particulier, la relation entre éducation et croissance économique est restée faible, il existe encore un important décalage entre l’éducation et l’emploi, et la qualité de l’enseignement continue d’être décevante.
  • D’autre part, ce groupe de pays n’a pas encore rattrapé certaines autres régions (comme l’Asie de l’Est et l’Amérique latine, les pays de l’OCDE) en ce qui concerne les taux d’alphabétisme des adultes et le nombre moyen d’années de scolarisation de la population âgée de 15 ans et plus. Malgré les progrès considérables réalisés dans le niveau d’instruction de la population, l’écart éducatif avec ces autres régions n’a pas encore été comblé en termes absolus.
  • Par ailleurs, de nouvelles difficultés se profilent à l’horizon. La première et la plus importante tient au fait que la région MENA possède aujourd’hui l’une des plus grandes cohortes de jeunes du monde en pourcentage de la population totale. Au fur et à mesure que cette cohorte va avancer dans le système éducatif, elle va générer des demandes sans précédent de nouvelles opportunités d’apprentissage, et des attentes encore plus fortes pour de meilleurs résultats. Deuxièmement, la mondialisation crée aujourd’hui une demande de qualifications et de compétences différentes, et les systèmes éducatifs vont donc devoir s’adapter en termes de contenu et de nature de l’enseignement. Enfin, les pays de la région MENA consacrent déjà à l’éducation une part relativement importante de leurs ressources, c’est pourquoi la satisfaction des nouvelles demandes pour des services de meilleure qualité devra passer par des gains d’efficacité et par la diversification des financements.

 

Quel est le « nouveau parcours » recommandé par le rapport ?

  • Le « nouveau parcours » doit comprendre un nouvel ensemble équilibré de mesures dans les domaines de l’ingénierie, des incitations et de la responsabilité publique. En même temps, il nécessite de remettre l’accent sur la réforme des marchés de l’emploi intérieurs et extérieurs.

 

  • Tous les pays ne devront pas suivre le même parcours, dans la mesure où certains ont déjà mis en œuvre un plus grand nombre de réformes que les autres et obtenu de meilleurs résultats. Le programme de réforme de chaque pays dépendra donc de la situation de départ. Toutefois, les pays devront trouver une nouvelle combinaison d’ingénierie, d’incitations et de responsabilité publique, tout en prenant des mesures pour mieux répondre à la demande des marchés de l’emploi.

 

À qui le rapport est-il destiné ?

  • En juin 2007, une manifestation a été organisée par l’équipe de rédaction pour le prélancement du rapport en Égypte. Elle a réuni des hauts responsables des pays de la région. Les conclusions du rapport ont été présentées et examinées à la lumière des expériences nationales, des bonnes pratiques et des difficultés rencontrées par les pays dans leur processus de réforme en cours. L’objectif du lancement en Jordanie est de diffuser plus largement le rapport-phare sur l’éducation parmi les dirigeants, les praticiens de l’éducation et les citoyens des pays de la région MENA. La Jordanie est à l’avant-garde de la réforme de l’éducation dans cette région. Le secteur de l’éducation en Jordanie progresse rapidement vers le développement d’une économie du savoir, grâce à une volonté politique forte à haut niveau et un idéal d’intégration mondiale. Organisé sous le patronage de Sa Majesté la reine Rania Al Abullah, le lancement sera l’occasion d’exposer les principaux messages du rapport tout en donnant aux délégués nationaux la possibilité de faire part de leurs commentaires sur le rapport, et de présenter des informations et des expériences sur l’élaboration de stratégies de réforme plus efficaces.

 

Que fait la Banque mondiale pour appuyer les réformes de l’éducation dans la région MENA ?

  • L’éducation est l’une des priorités stratégiques de la Banque dans la région MENA et dans le reste du monde. Les auteurs du rapport ont bénéficié de l’expérience accumulée par la Banque depuis plus de 40 ans dans le secteur de l’éducation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Au début des années 60, la Tunisie a été le premier pays du monde à recevoir un prêt de la Banque mondiale pour un projet en rapport avec l’éducation.

 

  • Le Groupe Éducation pour la région MENA s’emploie à soutenir les efforts des pays clients par des travaux d’analyse et des projets, les faisant bénéficier individuellement de sa connaissance de l’expérience internationale et des pratiques optimales. Dans cette optique, la Banque mondiale a fourni un appui aux pays clients dans sept principaux domaines : a) élaboration de programmes de réforme visant à relever les nouveaux défis de l’éducation dans le cadre d’une stratégie globale ; b) réforme de l’enseignement post-élémentaire (enseignement secondaire et supérieur, et formation professionnelle) ; c) amélioration de la qualité de l’enseignement à tous les niveaux ; d) généralisation de l’enseignement obligatoire de qualité ; e) création de réelles possibilités d’éducation pour les enfants et les jeunes défavorisés et vulnérables ; f) mise en place d’outils de gestion de l’éducation qui améliorent la transparence et le contrôle ; g) maintien de bases financières viables pour l’éducation.

 

  • Pour améliorer la qualité de l’enseignement, il est indispensable de participer aux grandes évaluations internationales qui permettent de mesurer les acquis des élèves et de définir les étapes suivantes des réformes. Le Groupe Éducation a aidé les pays de la région à participer à des évaluations internationales des résultats scolaires, telles que le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS), l’Évaluation internationale en mathématiques et en sciences (TIMSS) et le Programme international d’évaluation des acquis des élèves (PISA). À ce jour, douze pays de la région ont participé à un ou plusieurs de ces programmes. Les projets et études sectorielles de la Banque mondiale aident à mettre en place les capacités institutionnelles nécessaires pour utiliser et analyser les données fournies par ces évaluations internationales de manière à définir les orientations et les pratiques propres à améliorer les résultats scolaires dans chaque pays.

 

 

 




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