Contacts À Washington : Dina Elnaggar Delnaggar@worldbank.org Tél.: (+1) 202 4733245 WASHINGTON, le 7 octobre 2008 – Au cours de l’exercice fiscal 2008, le Groupe de la Banque mondiale a accru son soutien aux priorités de développement et de croissance de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Ainsi, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) fournit des financements de projets, des produits de gestion des risques et d’autres services financiers aux pays à revenu intermédiaire de la région ; l’Association internationale de développement (IDA) offre actuellement des prêts sans intérêt aux pays à faible revenu de la région MNA (soit au Yémen et au Djibouti) ; la Société financière internationale (IFC) a élargi son portefeuille pour y inclure des investissements en actions, des prêts, des garanties et des services de conseil pour les entreprises du secteur privé ; et l’agence d’assurance contre les risques politiques de la Banque, l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) exploite des projets dans un bon nombre de pays. « Cette année a été difficile pour plusieurs des pays de notre région qui doivent continuer de faire des efforts pour atténuer l’impact de la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie à l’échelle mondiale », a déclaré Daniela Gressani, vice-présidente de la Banque mondiale pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. « Alors que ces défis mondiaux continuent d’avoir des conséquences, surtout sur les groupes vulnérables, notre aide demeurera axée sur l’amélioration de la gouvernance et des programmes ciblant les plus vulnérables tout en veillant à l’élimination des obstacles freinant la participation du secteur privé. De plus, nous continuerons à dialoguer avec d’autres partenaires de développement pour nous assurer que notre réponse à ces défis mondiaux cible vraiment des besoins critiques », a-t-elle ajouté. Dans les communautés touchées par des conflits, la stratégie du Groupe de la Banque mondiale est de reconstruire les infrastructures et les institutions essentielles au développement économique et social, et de financer la fourniture de services aux communautés mal desservies. Dans les pays de l’IDA, le Groupe de la Banque mondiale a comme objectif de renforcer la capacité institutionnelle tout en aidant les gouvernements à faire face aux principales lacunes dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la protection sociale. Dans les pays à revenu intermédiaire de la région, le Groupe de la Banque mondiale a mis son aide technique et financière au service des actions suivantes : a) soutenir le rythme des réformes économiques et l’amélioration des programmes de sécurité sociale ciblant les communautés pauvres ; b) promouvoir le développement du secteur privé ; c) améliorer l’intégration de la région au sein de l’économie mondiale ; d) renforcer la gouvernance et les institutions ; et e) assurer la gestion de nouveaux projets d’infrastructure.« Même si bon nombre de défis doivent encore être relevés dans la région, le MENA a enregistré une autre année de croissance économique régionale, le PIB réel ayant grimpé en moyenne de 6 ,1 % au cours des 5 dernières années », a affirmé Nadir Mohammed, directeur des opérations de la Banque dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. « Au cours de 2008, nos partenariats dans la région MENA nous ont permis de mieux faire face à divers défis pour améliorer l’inclusion des jeunes et d’autres groupes vulnérables, d’accélérer la création d’emplois et la croissance économique durable ainsi que d’accroître la participation de la région dans le commerce mondial et dans les réseaux de productivité », a-t-il ajouté. Au cours de l’exercice fiscal 2008 qui s’est terminé le 30 juin 2008, la Banque mondiale a consenti 1,77 milliard de dollars en prêts et subventions aux pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Les bénéficiaires ont utilisé ces fonds dans le cadre de plus de 29 projets conçus pour créer un climat propice aux investissements et pour autonomiser les pauvres tout en atténuant les risques liés aux défis mondiaux. Au cours de l’exercice fiscal 2008, les financements accordés par la BIRD ont totalisé 1,2 milliard de dollars ventilés comme suit : 506 millions de dollars pour le secteur privé, 100 millions de dollars pour la gouvernance, 325 millions de dollars pour l’énergie, 100 millions de dollars pour le développement urbain, 120 millions de dollars pour l’eau et 11,5 millions de dollars pour des projets d’éducation et de protection sociale. Au cours de la même année fiscale, les engagements de l’IDA ont atteint 53 millions de dollars parmi lesquels 50 millions de dollars ont été accordés au Yémen pour stimuler sa croissance non pétrolière, investir dans le développement humain, améliorer la viabilité budgétaire et relever les défis relatifs à la durabilité de l’utilisation des ressources naturelles. Djibouti et le Yémen ont reçu des subventions d’urgence totalisant 15 millions de dollars de la part du fonds mondial qui a été créé en réponse à la crise alimentaire. La Cisjordanie et Gaza ont obtenu cinq subventions pour un montant total de 183 millions de dollars.  Pour soutenir la croissance engendrée par le secteur privé dans la région, l’IFC continue de rechercher de nouvelles occasions d’investissement et d’accroître son offre de services de conseil pour favoriser un environnement propice aux affaires. Au cours de l’exercice fiscal 2008, les investissements de l’IFC dans la région MENA ont progressé pour atteindre 1,4 milliard de dollars répartis entre 50 projets dans 12 pays. Dans le secteur des services de conseil, les dépenses de l’IFC se sont chiffrées à 22 millions de dollars, une importante hausse par rapport aux 5,7 millions de dollars qu’elle y a consacré il y a trois ans. Avec des garanties totalisant 430,7 millions de dollars, l’exposition brute de la MIGA à la région a progressé de manière significative pour se chiffrer à 11 % cette année, conformément à la stratégie du Groupe de la Banque mondiale visant une plus grande participation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.  Au cours de l’exercice fiscal 2008, l’IFC a concentré ses efforts sur la mobilisation d’investissements privés dans les infrastructures, la fourniture de financements aux communautés mal desservies, le soutien du développement des petites entreprises et l’aide au développement du secteur privé dans les pays moins développés et touchés par des conflits. En 2008, les activités de l’IFC dans la région ont produit des résultats tangibles en matière de développement : permettre aux petites entreprises d’avoir accès à des prêts, générer la création de 63 360 nouveaux emplois, doubler le nombre de clients pouvant avoir accès à la production d’énergie à 20 millions et renforcer les investissements dans le secteur de la santé dont tirent parti près de 550 000 patients. Une autre priorité de l’IFC dans la région est de faciliter les investissements transfrontaliers, principalement réalisées par des banques et des institutions privées des pays membres du CCG dans les pays moins développés. Les investissements transfrontaliers ont représenté 32 % des investissements de l’IFC au cours de l’exercice fiscal 2008. L’IFC a également utilisé sa solidité financière et son expertise mondiale pour attirer des investissements et mettre en place des solutions consultatives dans les pays qui en avaient le plus besoin, notamment en Afghanistan, au Liban, en Irak, au Pakistan, en Cisjordanie et à Gaza. « L’IFC a toujours travaillé dans des marchés difficiles et nous avons des équipes sur le terrain qui ont prouvé qu’elles savent répondre aux priorités changeantes de nos clients et aux défis de plus en plus nombreux. Le succès de nos investissements dans la région rendent ces marchés encore plus attrayants, contribuant donc à l’objectif plus vaste de stimuler la croissance économique », a déclaré Michael Essex, directeur de l’IFC pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.  Avec des garanties totalisant 430,7 millions de dollars, l’exposition brute de la MIGA à la région a progressé de manière significative pour se chiffrer à 11 % cette année, conformément à la stratégie du Groupe de la Banque mondiale visant une plus grande participation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Cette année, un projet à Djibouti a donné l’occasion à la MIGA d’adapter des outils commerciaux traditionnels pour garantir un financement de projet respectueux de la Shari’a. « Une plus grande liquidité sur les marchés financiers islamistes donne lieu à une plus grande demande pour des garanties qui peuvent soutenir des ententes respectueuses de la Shari’a », a expliqué James Band, vice-président exécutif suppléant de la MIGA. « Nous sommes très heureux de soutenir cet accord qui, nous l’espérons, n’est que le premier d’une grande série de transactions similaires. »  La MIGA aide le Groupe de la Banque mondiale à soutenir l’avancement de la région MENA en facilitant des investissements qui peuvent aider les pays à se libérer de leur dépendance excessive aux revenus tirés du pétrole, tout en créant des emplois et en soutenant le secteur privé puisque celui-ci fait des investissements à l’intérieur et à l’extérieur de la région. Depuis 1988, la MIGA a émis des garanties dont la valeur est supérieure à 1 milliard de dollars dans la région MENA et consenti des garanties totalisant 881 millions de dollars à des entreprises et banques basées dans la région qui investissent dans des pays en développement situés à l’extérieur de la région. Les garanties émises par l’Agence ont couvert des investissements dans le secteur bancaire, le secteur manufacturier, les services sanitaires, les systèmes d’égout, l’industrie du pétrole et du gaz, l’industrie des télécommunications et le secteur du tourisme et ce, dans plus de 10 pays de la région, contribuant donc à la promotion des investissements étrangers directs à l’intérieur du pays.  Pour plus d’informations au sujet du Groupe de la Banque mondiale dans la région MENA, veuillez visiter les sites Web suivants : www.worldbank.org/mna www.ifc.org www.miga.org |