Feature Story Template- L’augmentation des températures et la réduction des précipitations prévues dans la région entraîneront une progression du nombre de sécheresses
- L’augmentation du niveau des mers pourrait affecter 43 villes portuaires (24 au Moyen-Orient et 19 en Afrique du Nord)
- La Banque mondiale peut soutenir l’action des pays de la région MENA face aux changements climatiques dans les trois domaines suivants : investissement dans l’infrastructure, partage des connaissances et réforme des politiques
Octobre 2008 - La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) est l’une des plus vulnérables aux changements climatiques en raison de la pénurie d’eau (la plus élevée au monde), de sa haute dépendance à l’agriculture sensible au climat, et du fait qu’une grande partie de la population et de l’activité économique est située dans des zones côtières urbaines en proie aux inondations.
D’après la dernière étude du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le climat devrait devenir plus chaud et plus sec dans la plupart des pays de la région MENA. L’augmentation des températures et la réduction des précipitations entraînera la progression du nombre et de la gravité des sécheresses, une conséquence que l’on observe déjà au Maghreb.
Le changement climatique pose également de nombreux défis aux villes de la région qui sont de véritables centres d’activités économiques, politiques, sociaux et culturels. L’augmentation du niveau des mers pourrait affecter de nombreuses villes côtières de la région, en particulier les zones basses d’Egypte et de Tunisie.
En particulier, l’augmentation du niveau des mers et son impact sur le delta du Nil inquiètent de plus en plus les autorités égyptiennes. On estime qu’une augmentation du niveau de la mer de 50 cm pourrait entraîner dans le delta le déplacement de plus de 2 millions de personnes, inonder 1800 km2 de terres agricoles et causer des dégâts évalués à 35 milliards de dollars en termes de pertes foncières, de propriétés et d’infrastructures. En outre, les infrastructures de stockage stratégique de l’eau telles que le lac Nasser pourraient souffrir une augmentation de l’évaporation et donc des risques de sécheresses plus fréquents.
Stratégie de la région MENA face au changement climatique
L’équipe de la Banque mondiale travaillant sur la région MENA développe actuellement une stratégie régionale et un plan d’affaires pour faire face au changement climatique. Ils ont pour objectif d’articuler les domaines d’intervention résumés au niveau de l’organisation dans le Cadre stratégique sur le changement climatique et le développement du Groupe de la Banque mondiale (a). Dans l’ensemble, l’objectif de la stratégie est de soutenir les efforts d’amélioration de la résilience aux impacts du changement climatique des pays de la région MENA (en particulier au niveau de la gestion des ressources halieutiques et agricoles) et de poursuivre les initiatives à faible émission de carbone dans le domaine de l’énergie, des transports et du développement urbain.
La Banque contribue déjà , grâce à son programme ordinaire de prêts, à réduire la vulnérabilité au changement climatique des pays de la région MENA à travers, par exemple, l’amélioration de l’efficacité du secteur de l’irrigation (qui représente plus de 80 % de l’utilisation totale d’eau dans la région) et le soutien à des projets énergétiques à faible émission de carbone (y compris l’efficacité énergétique, l’énergie renouvelable et le remplacement des combustibles) qui, au cours de l’exercice 2007-2008, représentaient 30 % des prêts dans le domaine de l’énergie.  A l’avenir, la Banque renforcera ces efforts en proposant à ses clients de la région MENA ses compétences, au niveau des politiques, pour traiter les conséquences sur le développement du changement climatique au niveau de tous les secteurs. Concernant les investissements, la Banque redoublera son action pour intégrer la question du changement climatique dans les projets reposant sur des emprunts.
Coordination du travail de la Banque sur le changement climatique avec les autres agences de développement
Sur la base des expériences acquises dans d’autres programmes régionaux, tels que le programme multinational d’assistance technique pour la protection de l’environnement méditerranéen (METAP), la Banque travaille en étroite collaboration avec un certain nombre de partenaires de la communauté des donateurs afin d’établir un programme régional d’assistance technique pour soutenir la création et le partage de connaissances ainsi que l’identification d’idées de projets en matière d’adaptation au/d’atténuation du changement climatique. L’objectif est de démarrer les opérations du programme début 2009.
L’investissement dans l’infrastructure, le partage des connaissances et la réforme des politiques sont trois vastes domaines dans lesquels la Banque mondiale et ses contreparties de la région MENA peuvent créer des partenariats pour faire avancer les programmes d’adaptation au changement climatique et les initiatives à faible émission de carbone au cours de la prochaine décennie. Dans tous ces domaines, la Banque mondiale travaillera en prenant en compte les différents contextes spécifiques aux pays de la région MENA, en particulier les modèles de vulnérabilité et la capacité de faire face à cette situation.
Concernant les deux pays IDA de la région MENA, le Yémen et Djibouti, le défi majeur consiste à équilibrer le développement à court terme et les priorités de lutte contre la pauvreté, avec l’action sur le long terme destinée à réduire la vulnérabilité au changement climatique. Pour les pays à revenus moyens, le double défi des gouvernements et des partenaires du développement est de mobiliser rapidement les ressources suffisantes pour minimiser les impacts du changement climatique (en particulier sur les groupes sociaux vulnérables) et d’intégrer cette problématique dans les réformes en cours destinées à l’amélioration et la modernisation de prestations de services d’infrastructures. Â
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