Publication : "Préparer l'avenir", une perspective à long terme de la mobilité des personnes et des emplois pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord

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Mars 2009 - Les différences démographiques d’une région à l’autre augmenteront les pressions internationales en faveur des migrations. L’internationalisation de la production de biens et services, les coûts réduits des communications et du transport, et les développements démographiques mondiaux seront à l’origine d’une plus grande mobilité internationale de la main-d'œuvre et des emplois au cours des prochaines décennies. A long terme, la croissance des revenus et la prospérité des nations dépendront de la disponibilité d’une population active suffisamment importante, dotée d’un éventail de compétences et en mesure de s’adapter à l’évolution des besoins de la société. Dans un entretien, Leila Zlaoui, principal auteur du rapport, nous explique la nécessité de mesures visant à organiser la mobilité de l’emploi et à favoriser une meilleure adéquation entre l’offre et la demande de compétences.

1. De quoi traite le rapport ?

L’étude porte sur la mobilité internationale de la main d’œuvre et des emplois – autrement dit les migrations et l’externalisation – avec un accent sur l’Europe et la région du Moyen-Orient et l’Afrique du nord (MENA). Elle s’intéresse à l’évolution à long terme de la démographie et de la main d’œuvre au niveau mondial pour évaluer les régions du monde qui connaîtront un accroissement.

2. Quelles sont les deux hypothèses sur lesquelles se base l’analyse ?

L’analyse est basée sur deux hypothèses. Tout d’abord, des forces de plus en plus puissantes feront pression, dans un proche avenir, pour les migrations des personnes et des emplois à travers le monde. Ensuite, les pays et les régions devront se préparer à cette évolution du monde, saisir les opportunités qui s’offriront à eux et affronter les risques éventuels.

3. Quel est le rôle de la mondialisation dans la structuration des marchés de l’emploi et de la mobilité professionnelle ?

La mondialisation des marchés du travail implique à la fois le phénomène de longue date de la migration de personnes à la recherche de meilleures opportunités au-delà de leurs frontières nationales, et le phénomène relativement plus récent d’externalisation et de délocalisation ou offshoring des emplois vers d’autres pays. Les avancées dans les domaines des télécommunications, de la gestion et de l’organisation ont rendu la délocalisation d’activités attrayante et possible, permettant aux petites et aux grandes entreprises de nouer des relations à l’étranger pour tirer profit des avancées technologiques et faire des économies sur les coûts. Les entreprises cherchent les travailleurs les mieux adaptés et qui mériteraient de recevoir leur argent. Les individus cherchent une meilleure qualité de vie – même au point de quitter leur pays d’origine pour travailler à l’étranger. Résultat, les entreprises pénètrent de plus en plus le marché mondial pour y rechercher des services, le talent et simplement de la main d’œuvre, en recrutant des migrants et en déplaçant les emplois de par le monde.

4. Comment cette tendance à la mondialisation affecte-t-elle les pays industrialisés et en développement ?

Autant les pays développés qu’en développement pourraient profiter de systèmes de migration mieux organisés, des opportunités accrues de migration des travailleurs et d’une meilleure adéquation entre l’offre et la demande de compétences. C’est ce qu’on observe dans la région MENA et en Europe où il existe d’importants réseaux de migration. Actuellement, la migration est la principale forme d’intégration mondiale des pays de la région MENA et contribue énormément aux revenus des ménages et aux économies nationales de la région. Cependant, il est possible de tirer davantage parti des opportunités d’améliorer les résultats des migrations en Europe et dans la région MENA.

5. Quelles sont les perspectives mondiales de la mobilité et des migrations des travailleurs ?

Les situations varient considérablement d’une région à l’autre. En effet, certaines régions, dont l’Europe, risquent de voir leur population et leur main d’œuvre diminuer rapidement, même avec l’adoption de mesures drastiques. En l’absence de migrations, et en supposant que les taux de participation restent les mêmes, l’Asie centrale, les pays à revenu élevé d’Asie de l’Est, la Chine, l’Europe et l’Amérique du nord, perdraient ensemble 216 millions de travailleurs d’ici à 2050. L’Union européenne à elle seule perdrait 66 millions de travailleurs, ce qui représenterait une diminution de près du tiers de sa population active et, d’ici 2050, il y aurait environ deux retraités pour une personne active.

Pour diverses raisons, les migrants potentiels seront probablement de jeunes travailleurs, autrement dit des personnes actives âgées de 15 à 39 ans, qui pourraient constituer 570 millions de travailleurs supplémentaires d’ici 2050. Ce groupe sera plus représenté dans les pays d’Afrique subsaharienne, suivis de l’Asie du Sud et de la région MENA. En Asie du Sud, on prévoit une augmentation de 328 millions de personnes actives dans la tranche d’âge des 15 à 39 ans d’ici 2050. L’Inde et d’autres pays d’Asie du Sud devraient être les deuxièmes plus gros pourvoyeurs de travailleurs migrants pendant la même période avec une augmentation respective de 68 millions et 89 millions de travailleurs âgés de 15 à 39 ans. Dans la région MENA, on estime que cette augmentation de la main d’œuvre de la même tranche d’âge sera de l’ordre de 44 millions de personnes, par rapport à 29 millions dans la région Amérique latine et Caraïbes (LAC), et 12 millions en Asie de l’Est et Pacifique (EAP).

6. Quel peut être le rôle des migrations pour combler le déficit de travailleurs au cours des prochaines décennies ?

Au vu des politiques actuelles sur les migrations et si les macro-paramètres économiques et politiques restent inchangés, seul un travailleur sur 6 dans les pays récepteurs serait comblé par d’autres régions connaissant un excédent de travailleurs. Comme le montre cette recherche et d’autres, l’ampleur des déséquilibres est telle qu’il est probable que les migrations vers des régions déficitaires s’intensifient dans l’avenir.

7. Comment voit-on les migrations et la mobilité professionnelle au sein et en dehors de la région MENA ?

L’histoire des migrations à l’intérieur et en dehors de la région MENA ne date pas d’hier. La hausse la plus récente a eu lieu dans les années 1960, quand les pays d’Europe de l’Ouest et du Nord recrutaient activement des travailleurs du Maghreb pour leurs économies en expansion. Ce recrutement s’est poursuivi dans les années 1970 avec l’absorption d’un grand nombre de travailleurs qualifiés et peu qualifiés par les économies pétrolières en plein essor du Golfe. Au fil du temps, avec la diminution des opportunités d’emploi dans le secteur formel, la migration vers l’Europe a de plus en plus pris la forme d’immigration permanente pour le regroupement familial et la formation, et d’immigrations non documentées, et a été orientée vers les pays d’Europe du Sud. Dans le Golfe en particulier, les travailleurs du Moyen-Orient ont dû faire face à une concurrence accrue de nationaux et de ressortissants d’Asie.

8. Les migrants de la région MENA ont-ils pu démontrer leur valeur potentielle sur le marché mondial de l’emploi ?

Les migrants de la région MENA ont apporté des avantages considérables à leurs pays d’origine et hôtes. Les rapatriements de revenus sont une source essentielle de devises dans les pays émetteurs de la région MENA : les rapatriements de fonds formels représentent 5 à 20 % du Produit national brut (PNB) dans certains des plus grands pays d’émigration de la région MENA. Les emplois à l’étranger (dans les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE] et du Golfe) équivalent à 6 % du nombre total des emplois dans les pays d’origine. L’incidence d’une diaspora active et des migrants de retour chez eux sur le flux des technologies, l’innovation, l’éducation et l’investissement est potentiellement considérable. L’on estime que les migrants ont apporté une contribution substantielle à la croissance économique de « nouveaux » pays récepteurs.

Pourtant, les résultats restent décevants au regard de ce potentiel. Les migrations clandestines de ressortissants de la région MENA soumettent actuellement les travailleurs migrants à de mauvaises conditions de vie et de travail, à des risques considérables pour leur santé et leurs revenus, et la marginalisation sociale. Les immigrants de deuxième génération en Europe enregistrent généralement de plus mauvais résultats sur les marchés de l’emploi que leurs compatriotes, et les migrants sont proportionnellement moins susceptibles d’être recrutés à des postes correspondants à leur niveau d’éducation. Des tensions sociales et politiques naissent dans un certain nombre de pays autour des questions de l’immigration et de l’intégration. Enfin, par rapport aux migrants d’autres régions, une grande partie des travailleurs éduqués de la région MENA quittent leurs pays pour l’étranger, vidant potentiellement les pays émetteurs de leur main d’œuvre qualifiée.

9. Comment la région MENA peut-elle tirer profit de la mondialisation pour résoudre ses problèmes démographiques ?

La poussée démographique dans la région MENA touche à présent les marchés de l’emploi de plein fouet. Pour faire face à la croissance de la main d’œuvre et absorber un grand nombre de chômeurs, la région doit créer près de 4 millions d’emplois par an jusqu’en 2020. En ce moment, le rythme de création d’emploi arrive à peine à suivre celui de la croissance de la main d’œuvre, et bien que les taux de chômage diminuent, ils restent excessivement élevés, surtout parmi les jeunes et les personnes éduquées.

La migration n’est pas une panacée pour le marché de l’emploi léthargique des pays de la région MENA ou pour une population européenne vieillissante, mais pourrait faire partie d’une approche politique visant à relever ces défis. L’externalisation et la délocalisation offrent des opportunités supplémentaires d’intégrer le marché mondial de l’emploi. La migration internationale des emplois vers la Chine et l’Inde montre le potentiel important de création d’emplois par l’internalisation. On enregistre de plus en plus de délocalisations vers des pays tiers, et les pays en développement accroissent leur part de ce marché. Dans des circonstances idoines, la région MENA pourrait attirer un grand nombre d’emplois de l’étranger, en particulier dans les services commerciaux. Les forces de la région sont, entre autres, ses liens  géographiques, culturels et linguistiques avec l’Europe ; la stabilité de son climat des investissements, en dépit de faiblesses identifiées dans le cadre des affaires ; et ses avantages salariaux dans quelques secteurs. Toutefois, du point de vue des connaissances – niveau d’éducation et spécialisation de la main d’œuvre, recherche et développement (R&D) dans le secteur privé, compétences en technologies de l’information et de la communication (TIC) – il est possible que la région ait moins à offrir, en moyenne.

10. La migration peut-elle constituer une solution aux problèmes démographiques de la région MENA ?

Non. La migration ne peut pas résoudre le problème du chômage. L’analyse montre que la migration devrait prendre des proportions irréalistes pour combler le déficit démographique en Europe et ailleurs. Mais, nombre de mesures politiques et de réformes institutionnelles qu’il faudra engager pour stimuler la mobilité internationale des travailleurs et des emplois – éducation approfondie, climat général des investissements, systèmes financiers, secteur public – sont cohérentes avec les mesures nécessaires pour promouvoir la création d’emplois dans le secteur privé et la croissance de la productivité de la main d’œuvre dans les pays d’origine. En fait, certains obstacles à la croissance économique et à la création d’emplois nationaux, ainsi que les options d’internalisation, pourraient aussi miner le potentiel d’accroissement des avantages tirés des migrations dans les pays émetteurs. Des taux d’analphabétisme élevés, ainsi que des systèmes éducatifs non réformés qui favorisent les sciences sociales au détriment des sciences physiques, des compétences techniques et en ingénierie, ou les services commerciaux, rendent la région MENA peu compétitive par rapport à d’autres régions.

11. Quels seraient les deux investissements essentiels à réaliser pour accroître les chances de la région MENA dans un marché de l’emploi mondialisé ?

Éducation et inclusion des femmes. Pour saisir les opportunités qu’offre l’évolution du monde en termes d’internalisation et éviter les risques que les migrations excessives de main d’œuvre qualifiée font courir à long terme au marché de l’emploi dans la région MENA, les pays de la région doivent faire des efforts soutenus et concrets pour accroître significativement les taux de participation de leur main d’œuvre et améliorer les résultats de l’éducation. Par exemple, partant de l’hypothèse selon laquelle l’Europe veut reconstituer sa main d’œuvre en déclin pour préserver la structure actuelle des âges et des compétences, la demande de main d’œuvre de remplacement dans les pays européens atteindra son apogée en 2020 et touchera principalement les compétences moyennes. Sur la base de leurs résultats actuels en matière d’éducation, les pays de la région MENA ne pourront pas soutenir la concurrence, la plupart de leurs migrants potentiels (âgés de 15 à 39 ans) ayant au plus achevé le primaire. Cependant, si les taux de participation des femmes et les niveaux généraux d’éducation devaient augmenter considérablement au fil du temps, alors les perspectives de la région en seraient améliorées.

12. Comment les pays de par le monde peuvent-ils soutenir un marché de l’emploi propice à une mondialisation inclusive et durable ?

Aussi bien les pays émetteurs que les pays récepteurs doivent adopter une approche proactive pour relever les défis à long terme de la création d’emplois et la réalisation d’une croissance durable. Les migrations comportent des avantages et des coûts pour les pays de départ, d’arrivée, et les migrants eux-mêmes, et ont un impact considérable sur la compétitivité, le bien-être social et l’identité culturelle, qui se traduit respectivement dans toute l’Europe et la région MENA par un net déclin et une nette amélioration. Des niveaux élevés d’immigration clandestine, des problèmes d’intégration et la question de la « fuite des cerveaux » occultent la contribution des migrants à la croissance économique, la mondialisation et la diversité culturelle. Même si la migration tient une place de choix dans la politique internationale, l’accent reste surtout sur les migrations de travailleurs hautement qualifiés, les politiques d’intégration et les questions de sécurité. Pour préparer l’avenir, il faut – surtout et en plus – introduire des réformes d’envergure dans les domaines de l’éducation, la protection sociale, les marchés de l’emploi et les politiques de migration tant dans les pays émetteurs que récepteurs, et déployer des efforts considérables pour s’assurer que ces questions sont prises en compte dans la coopération internationale.

13. Pourquoi est-il important de lancer une action d’envergure mondiale aujourd’hui?

Parce qu’il faut 15 à 20 ans ou plus, de l’enfance à l’âge adulte, pour former un travailleur qualifié, ce qui rend l’offre de main d’œuvre inélastique à court terme. Les enfants d’aujourd’hui constitueront la main d’œuvre de 2030, et celle de 2040 à 2050 naîtra et sera éduquée au cours des 10 à 20 prochaines années. Une approche synergique est nécessaire pour relever les défis qui s’annoncent et celle-ci sera amplement bénéfique tant pour les pays émetteurs que récepteurs ; de même, l’absence de collaboration aurait un impact négatif similaire sur les deux camps. Si l’investissement pour accroître la réserve mondiale de main d’œuvre moyennement et hautement qualifiée, tant du point de vue qualitatif que quantitatif, n’est pas entamé aujourd’hui, le grand nombre de travailleurs qualifiés qui émigrent vers des régions plus développées créera des pénuries de compétences dans les pays émetteurs. De plus, en l’absence d’une réserve importante de compétences et d’expertise, la concurrence entre les pays déficitaires augmenterait la rémunération de la main d’œuvre rare sans toutefois éviter les pénuries au regard du caractère inélastique de l’offre.

Principales conclusions du rapport

  • Le marchĂ© mondial de l’emploi et des travailleurs se dĂ©veloppe rapidement : D’après le nouveau rapport rĂ©gional sur les migrations, l’internationalisation de la production de biens et services, la rĂ©duction des coĂ»ts de transport et de communication, et l’évolution dĂ©mographique mondiale, entraineront une plus grande mobilitĂ© internationale de la main d’œuvre et des emplois dans les dĂ©cennies Ă  venir. A long terme, l’accroissement du revenu et la prospĂ©ritĂ© des nations dĂ©pendront de la disponibilitĂ© d’une main d’œuvre suffisamment importante Ă  divers niveaux de compĂ©tences et la capacitĂ© de s’adapter Ă  l’évolution des besoins d’une sociĂ©tĂ© mondialisĂ©e.

  • Les diffĂ©rences dĂ©mographiques d’une rĂ©gion Ă  l’autre augmenteront les pressions internationales en faveur des migrations : Au cours des 40 Ă  45 prochaines annĂ©es, la population mondiale va connaitre des changements considĂ©rables qui affecteront les perspectives de croissance et de bien-ĂŞtre dans toutes les rĂ©gions. La population augmentera de quelques 2,6 milliards de personnes pour atteindre 9 milliards d’ici 2050. En mĂŞme temps, la baisse de la fĂ©conditĂ© et l’augmentation de la longĂ©vitĂ© contribuent au vieillissement de la population dans le monde entier. RĂ©sultat, la population de plus de 40 ans devrait augmenter de 2 milliards de personnes – ou 75 % - et le nombre de personnes âgĂ©es de 65 et plus va plus que doubler. Ces perspectives pourraient poser des risques sĂ©rieux Ă  la croissance Ă©conomique, aux Ă©quilibres budgĂ©taires et au bien-ĂŞtre des personnes âgĂ©es.

  • On va probablement enregistrer des pĂ©nuries de main d’œuvre dans toutes les gammes de compĂ©tences : La migration professionnelle implique et continuera d’impliquer diffĂ©rents niveaux de compĂ©tences. La pĂ©nurie de main d’œuvre dans certains domaines, notamment chez les professionnels de la santĂ© Ă  divers niveaux de compĂ©tence, est dĂ©jĂ  considĂ©rable. Les prĂ©visions Ă  court et Ă  long terme indiquent toutes que la pĂ©nurie de main d’œuvre va s’intensifier dans de nombreux pays riches, et que celle-ci va affecter toutes les gammes de compĂ©tences, avec un impact significatif sur les compĂ©tences moyennes (infirmières, services commerciaux intermĂ©diaires) ou mĂŞme relativement faibles (vendeurs au dĂ©tail, serveurs, etc.). Les migrants ayant reçu une Ă©ducation professionnelle, de niveau secondaire et en langue, pourraient Ă©ventuellement combler ces dĂ©ficits.

  • Alors que les pays sont de plus en plus conscients de la nĂ©cessitĂ© d’attirer les talents parmi la main d’œuvre la plus qualifiĂ©e, les politiques et les instruments encourageant les compĂ©tences moyennes n’ont pas une place aussi importante dans le programme politique. Un grand nombre de pays europĂ©ens cherchent Ă  prĂ©sent Ă  adapter les politiques de migration pour rattraper des pays de tradition d’immigration tels que l’Australie, le Canada et les États-Unis, afin d’attirer une main d’œuvre plus qualifiĂ©e. Des initiatives proportionnelles ne sont toutefois pas disponibles pour voir comment prĂ©parer et organiser le recrutement de compĂ©tences moyennes et leur fournir la formation nĂ©cessaire. Cependant, non seulement ces compĂ©tences font l’objet d’une forte demande, mais elles pourraient aussi constituer la plus grosse part du dĂ©ficit de main d’œuvre si aucune mesure n’est prise. 

Contact: Dina Elnaggar, Chargée Principale de communication, Relations Externes de la région MENA
Dernière mise à jour : 16 mars 2009