Feature Story Template- Comme la demande en eau est en augmentation constante dans le pays, la solution est de faire une meilleure utilisation des débits actuels du Nil.
- En collaboration avec le ministère Egyptien des Ressources Aquatiques et de l’Irrigation (MWRI), la Banque mondiale, l’agence d’aide allemande KfW et le gouvernement des Pays-Bas ont mis sur pied un projet de gestion intégrée des infrastructures d’irrigation (Integrated Irrigation Infrastructure Management Project ou IIIMP).
- La force de cette nouvelle approche est que les innovations institutionnelles et techniques se complètent et se renforcent mutuellement. Le fait que les agriculteurs participent à la gestion des nouveaux systèmes de pompage et de contrôle de l’eau signifie que l’eau arrive aux champs prévus au bon moment, permettant ainsi d’accroître les récoltes et les revenus des exploitants.
8 mai 2009 - L’eau est essentielle à la vie. Même si l’approvisionnement en eau douce demeure constant, la demande en eau, elle, augmente chaque jour. Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), l’une des régions les plus pauvres en eau, trouver un équilibre entre l’offre et la demande est un défi encore plus difficile à relever. La nécessité de mettre au point des pratiques et des technologies novatrices pour maximiser l’utilisation de ce qui est offert par la nature est une question d’actualité pour les experts en eau, les décideurs politiques et le grand public de la région MENA. Le défi L’Égypte dépend presque exclusivement du Nil pour son approvisionnement en eau. 85 % des eaux du fleuve sont utilisées à des fins d’irrigation. Comme partout ailleurs dans le monde, la demande en eau est en augmentation constante dans le pays. Pour l’Égypte, la solution est de faire une meilleure utilisation des débits actuels du Nil. Pour ce faire, la solution la plus viable est de rendre le système actuel d’irrigation plus efficace, tout en étant réactif aux besoins des agriculteurs.
 Des projets précédents avaient permis de moderniser en partie le système d’irrigation de l’Égypte, mais les coûts étaient souvent trop élevés et les retours sur investissement trop faibles. Une approche différente était donc necessaire. En collaboration avec le ministère Egyptien des Ressources Aquatiques et de l’Irrigation (MWRI), la Banque mondiale, l’agence d’aide allemande KfW et le gouvernement des Pays-Bas ont mis sur pied un projet de gestion intégrée des infrastructures d’irrigation (Integrated Irrigation Infrastructure Management Project ou IIIMP). Ce projet avait pour but de tester et de généraliser les innovations techniques qui réduisent les coûts et répondent aux besoins des agriculteurs. Étant donné que bon nombre de ces innovations n’avaient jamais été utilisées en Égypte, on craignait que les agriculteurs soient peu enclins à accepter les changements proposés parce que ceux-ci réduiraient les normes de conception de l’approvisionnement en eau de leur ferme.  Les résultats Le ministère MWRI a donc décidé de tester les nouveaux concepts sur un terrain pilote de 2 428 hectares (6 000 acres), la zone W-10 dans le gouvernorat de Kafr El Sheik. Cette zone avait été spécialement choisie parce que c’était (1) la seule à ne jamais avoir bénéficié d’autres interventions du ministère et (2) une zone où les agriculteurs se plaignaient souvent de retards d’approvisionnement en eau.
 Le projet pilote de la zone W-10 porte sur douze innovations spécifiques. Certaines de ces innovations permettent de faciliter les paiements entre les agriculteurs et les services publics, d’autres de tester de nouveaux équipements ou des équipements moins coûteux et d’autres encore d’adopter une gestion de l’eau au niveau de la ferme. La force de cette nouvelle approche est que les innovations institutionnelles et techniques se complètent et se renforcent mutuellement. Le fait que les agriculteurs participent à la gestion des nouveaux systèmes de pompage et de contrôle de l’eau signifie que l’eau arrive aux champs prévus au bon moment, permettant ainsi d’accroître les récoltes et les revenus des exploitants. Une autre innovation, est la carte prépayée pour l’électricité, qui a éliminé les retards de paiement par les membres de l’association des utilisateurs d’eau.  Le bilan Au moment où le document intitulé Water in the Arab World: Management Perspectives and Innovations (L’eau dans le monde arabe : perspectives de gestion et innovations) était rédigé, les améliorations envisagées dans le projet IIIMP n’avaient pas encore toutes été testées. Toutefois, trois observations préliminaires au sujet des améliorations étaient claires :
Le remplacement de canaux à ciel ouvert ou munis d’un revêtement intérieur par un système de canalisations a permis d’accroître les niveaux d’eau et la distribution, ainsi que réduire la perte d’eau. Le total des coûts d’exploitation était plus bas. Les fermes sont devenues plus efficaces.
Au final, l’approvisionnement en eau dans la zone W 10 était meilleur que dans les zones non améliorées. Plus important encore, les agriculteurs se sont montrés très favorables aux changements proposés.  En 2009, l’approche du projet IIIMP testé dans la zone W-10 a été étendue des 2 428 hectares (6 000 acres) initiaux à plus de 202 343 hectares (500 000 acres) dans le delta du Nil.  "Le succès du projet pilote IIIMP en Égypte montre ce qui peut être accompli lorsqu’un système d’irrigation est remodelé pour traiter l’eau comme une ressource rare et précieuse et assurer la participation des agriculteurs à sa gestion. Étant donné que l’approvisionnement en eau du monde arabe est doit faire face a deux défis, le changement climatique d’un côté et une population grandissante de l’autre, des programmes novateurs et complets comme celui-ci représentent l’avenir du secteur de l’eau dans la région". – Alex Kremer, économiste principal, unité de soutien économique, MNSSD  Pour en savoir plus au sujet de la conception, des résultats et des avantages du projet pilote d’amélioration de l’irrigation dans la zone W-10 en Égypte, télécharger le chapitre (PDF)correspondant.  |