Alimenter une économie sobre en carbone au Maroc

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  • La centrale solaire à concentration d’Aïn Béni Mathar est la première de ce type dans le monde.
  • Elle déploie 224 miroirs paraboliques qui concentrent l’énergie solaire.
  • Le Maroc est engagé dans une programme ambitieux d’investissements de développement d’une économie sobre en carbone : mesures d’efficacité énergétique, énergie éolienne, projets ferroviaires.

Novembre 2010 – Située dans l’est du pays, près de la frontière algérienne, la nouvelle centrale solaire à concentration d’Aïn Béni Mathar alimente désormais le réseau électrique marocain. Servant de terrain d’expérimentation, elle va fournir de nombreux enseignements pour le déploiement ultérieur de cette technologie.

À la pointe de la technologie, cette centrale solaire/gaz déploie 224 miroirs paraboliques qui concentrent l’énergie solaire et permettent d’accroitre la production électrique de cette centrale de 470 MW. Deux autres centrales de conception similaire seront bientôt mises en service en Égypte et en Algérie.

Les bénéfices de la nouvelle centrale sont nombreux et variés : réduction des émissions de CO2 dans la production d’électricité ; le développement de nouvelles compétences à la construction et l’exploitation de tels sites ; création de plusieurs dizaines de nouveaux emplois et l’appui à l’économie locale.

Ce projet s’inscrit dans un programme accéléré d’investissements que le Maroc consacre actuellement à diverses solutions en faveur d’une économie sobre en carbone : mesures d’efficacité énergétique, développement de l’énergie éolienne, transports publics à faibles émissions de carbone. Et son succès va ouvrir la voie au déploiement de toute une série de projets d’énergie solaire au Maroc.

En novembre 2009, le gouvernement marocain a annoncé l’établissement d’un Plan solaire national avec pour objectif d’augmenter de 2 000 MW la capacité de production électrique solaire d’ici 2020. Ce plan s’est accompagné de la création de l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN), chargée de mobiliser les investissements.

La centrale de Ouarzazate (500 MW) est le premier des projets lancé par cette agence dans le cadre du Plan solaire. Elle a fait l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt en mars 2010, avant une phase de présélection des soumissionnaires au mois de juillet. Un appel à propositions adressé aux investisseurs dans le cadre d’un partenariat public-privé sera publiée avant la fin de l’année. La mise en service de cette centrale est prévue pour 2014-2015.

La centrale de Ouarzazate fait partie intégrante du Plan d’investissement pour le déploiement de l’énergie solaire concentrée dans la région Moyen-Orient et en Afrique du Nord, pour lequel le Fonds pour les technologies propres a approuvé en décembre 2009 une contribution de 750 millions de dollars.

La centrale d’Aïn Béni Mathar, quant à elle, a été financée par une subvention de 43,2 millions de dollars du Fonds pour l’environnement mondial, avec la Banque mondiale comme organisme d’exécution. Cette subvention a été complétée par des prêts de la Banque africaine de développement et de l’Instituto de Credito Official (Espagne), ainsi que par un financement de l’Office national de l’électricité (ONE).

La Banque mondiale continuera à soutenir les efforts que le gouvernement marocain entreprend pour promouvoir l’énergie solaire dans son bouquet électrique et dans le cadre du développement d’une économie sobre en carbone. Plusieurs autres centrales figurent dans ce plan : une nouvelle centrale solaire de 400 MW, située à proximité du site d’Aïn Béni Mathar (mise en service : 2016), une centrale à Foum El Oued (500 MW ; 2017), à Boujdour ( 500 MW ; 2018) et à Sebkha Tah (100 MW).




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