Dans le contexte du ralentissement de la croissance mondiale et du «printemps arabe», les populations jeunes de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) exigent des changements. Ils cherchent en particulier de meilleures opportunités d'étudier et de travailler, contraignant ainsi les universités et les gouvernements à améliorer leurs options pour l'enseignement supérieur. Les universités et les systèmes d'enseignement supérieur sont particulièrement bien placés pour répondre à ces questions, d'autant que le nombre d'étudiants augmente : entre 2000 et 2008, les inscriptions à travers la région ont augmenté entre 20 et 30%. Cependant, en plus de l’impact sur la qualité de l'éducation, cette expansion rapide a accru la pression sur des finances publiques déjà limitées. Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord investissent une plus grande part de leur PIB dans l'éducation en comparaison d’autres pays ayant un revenu par habitant similaire, mais sur la base des dépenses par étudiant, les systèmes d'enseignement supérieur apparaissent insuffisamment financés. Par exemple, l'Egypte consacre environ 8 pour cent de son PIB à l'éducation (contre 6 pour cent en moyenne dans les pays de l'OCDE), mais cela ne représente que 23 pour cent du PIB par étudiant dans l'enseignement supérieur, si l’on tient compte de la parité du pouvoir d'achat (comparé à 36 pour cent en moyenne dans les pays de l'OCDE et 55 pour cent dans les pays à faible revenu moyen). Comme dans le cas des pays de l'OCDE qui ont fait face à l'expansion de l'enseignement supérieur il y a quelques décennies, les préoccupations majeures dans la région MENA incluent le passage d’une éducation d'élite à une éducation accessible à un large public, le besoin de ressources financières accrues, ainsi que l'équité dans la répartition de ces ressources. Accroître les ressources publiques pour répondre aux exigences de l’enseignement supérieur, étant donné les contraintes budgétaires, est peu probable. Par conséquent, les pays de la région MENA devront diversifier leurs sources de financement. Dans ce contexte, la Banque mondiale et l'Agence Française de Développement (AFD) en partenariat avec le Centre de Marseille pour l'Intégration en Méditerranée, ont produit un rapport, «Enseignement supérieur au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : Atteindre la viabilité financière tout en visant l’excellence». Le rapport apporte des éléments solides justifiant la nécessité, pour les systèmes d'enseignement supérieur au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, d’adopter des stratégies de financement avec des sources alternatives de revenus et de mieux lier le financement aux résultats. L’AFD et la Banque mondiale vous convient au lancement du rapport le 21 Octobre, 2011 à Paris à l'Agence Française de Développement (AFD) de 15 à 17 heures. Après une brève présentation par les principaux auteurs, Adriana Jaramillo et Thomas Melonio, un panel composé des invités suivants s’exprimera/fera part de ses remarques : - Motaz Khorshid - Ministre de l'Enseignement Supérieur en Égypte;
- Hamed Ben Dhia - Ancien Président de l'Université de Sfax, Tunisie;
- Jamila Houfaidi Settar - Doyenne de la Faculté de Sciences Juridiques, Économiques et Sociales Ain Sebâa Casablanca, Université Hassan II, Mohammedia.
La présentation sera suivie d’un débat ouvert sur l’avenir de l'enseignement supérieur au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L'événement est ouvert aux journalistes et à toutes autres personnes intéressées par le sujet. Pour tous renseignements, contactez par courriel Mme Jennifer Barry, jbarry@worldbank.org |
| Â | | PLUS D'INFORMATION |  | | |
|
 | |  |  |  |
|