Télécharger la note (PDF) Aperçu Après une période de croissance vigoureuse de 4,5 % par an entre 2000 et 2005, l’Algérie a connu un ralentissement de sa croissance. Celle-ci est tombée à 1,8 % en 2006 en raison d’un important recul du secteur des hydrocarbures attribuable à des travaux de maintenance et à la baisse de la demande de pétrole et de gaz en Europe. Une légère reprise a ensuite hissé la croissance du pays à 3,5 % en 2007. Suite à la forte baisse des prix du pétrole au cours du dernier trimestre de 2008, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie a de nouveau diminué pour se situer à 3 % en moyenne en 2008. Un bond du crédit privé a fait espérer une reprise des activités dans le secteur privé, mais des mesures protectionnistes prises à la suite en janvier 2009, sous la forme d’un décret présidentiel limitant à un maximum de 49 % la part des capitaux des investisseurs internationaux dans les principales entreprises privées du pays, ont eu un impact immédiat sur les investissements étrangers directs (IED). Un ralentissement des mesures prises en vue de la libéralisation du commerce extérieur a également été observé en 2008 et l’adhésion longtemps attendue de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a encore été repoussée. En 2008, la croissance du PIB global se situait à environ 3 %, tandis que celle du PIB hors hydrocarbures s’établissait à 5,8 %, traduisant une médiocre récolte céréalière et une morosité de la demande sur les marchés d’exportation de l’Algérie. Un bond du crédit privé a fait espérer une reprise des activités dans le secteur privé, mais des mesures protectionnistes prises à la suite en janvier 2009, sous la forme d’un décret présidentiel limitant à un maximum de 49 % la part des capitaux des investisseurs internationaux dans les principales entreprises privées du pays, ont eu un impact immédiat sur les investissements étrangers directs (IED). Un ralentissement des mesures prises en vue de la libéralisation du commerce extérieur a également été observé en 2008 et l’adhésion longtemps attendue de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a encore été repoussée. Le chômage a reculé pour se situer à 11,3 % en décembre 2008, soit bien en deçà de son niveau de 12,3 % de juin 2008, grâce au Plan de relance économique (PRSE) 2001-2004, et plus récemment, au programme d’investissement public 2005-2009, appelé Programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC). Des affectations budgétaires additionnelles ont également été prévues pour inclure de nouveaux programmes destinés aux zones défavorisées des régions du Sud et des HautsPlateaux. Le chômage demeure toutefois élevé chez les jeunes et près de 75 % des sans-emploi ont moins de 30 ans. Les femmes représentent 25,8 % du total de la population active en chômage, tandis que les hommes ayant un niveau d’éducation moyen sont ceux qui sont le plus touchés par le chômage. La plus forte proportion de femmes au chômage se rapporte quant à elle aux femmes ayant fait de hautes études. Le caractère temporaire de l’emploi est également inquiétant, puisqu’il y a maintenant plus d’emplois temporaires (37 %) que d’emplois permanents (34 %), l’équilibre étant assuré par les personnes travaillant à leur compte. Évolutions économiques Des politiques avisées ont permis à l’Algérie de résister aux graves chocs qui ont secoué les marchés mondiaux. L’inflation a augmenté mais elle s’est maintenue parmi les plus faibles de la région, témoignant de la stabilité des prix des produits énergétiques intérieurs, des subventions sur le blé et le lait et de la prudence des politiques monétaires. Le taux annuel moyen d’inflation des prix à la consommation (IPC) était de 4,2 % à fin octobre 2008 et 5,6 % en janvier 2009, comparativement à 3,9 % en 2007 en raison d’une augmentation des dépenses gouvernementales dans le cadre du Programme d’investissement public (PIP). Selon des données algériennes, l’inflation telle que mesurée par l’IPC aurait atteint 5,6 % en janvier 2009, l’augmentation annuelle globale étant principalement due à la hausse des prix des denrées alimentaires. L’état global des finances publiques du pays reste solide en dépit de l’expansion budgétaire continue attribuable à une mise en œuvre accélérée du PIP pendant la période 2005 à 2009 et à une augmentation des dépenses en rémunération en raison d’une première réforme des traitements de la fonction publique lancée en 2007. La hausse des recettes provenant des hydrocarbures a permis au pays d’augmenter ses excédents jusqu’à représenter 8,2 % de son PIB en 2008, contre 4,5 % en 2007. Cependant, la récente intensification des dépenses courantes a encore détérioré la situation budgétaire hors hydrocarbures. Malgré une augmentation des recettes fiscales, la structure des recettes ne s’est pas fondamentalement modifiée. Ainsi, en 2008, environ 80 % de l’ensemble des recettes du pays étaient tirés des hydrocarbures, contre seulement 18 % pour les revenus fiscaux hors hydrocarbures. Les dépenses totales représentaient 36,7 % du PIB en 2008, contre 35,1 % en 2007, reflétant la décision des autorités d’augmenter les salaires et les transferts de fonds pour soutenir les prix intérieurs et les programmes d’action sociale. Le pays a désormais une dette extérieure marginale de l’ordre de 4,5 milliards de dollars, soit l’équivalent de 3 % de son PIB de 2008. Tirant profit des prix élevés du pétrole qui ont permis la constitution de réserves internationales et d’une épargne au titre du Fonds de régulation des recettes (FRR) provenant des hydrocarbures, le pays a maintenu une politique prudente de gestion de la dette en 2008, sa dette extérieure ayant été presque totalement remboursée. La politique officielle étant de ne pas compter sur le financement extérieur, l’objectif global en matière de réduction de la dette vise désormais la dette intérieure. La dette intérieure est tombée de 8,1 % du PIB en 2007 à 3,5 % du PIB en 2008. La position extérieure de l’Algérie a continué de se renforcer du fait de la hausse des volumes d’hydrocarbures exportés en 2008. Dopées par le niveau élevé des prix mondiaux du pétrole, les réserves internationales ont maintenant dépassé la barre des 135 milliards de dollars (contre 110 milliards de dollars en 2007), et la balance des paiements courants représentait plus de 20 % du PIB en 2008 (contre 22,6 % du PIB en 2007). La crise économique a eu jusqu’ici un impact limité sur l’Algérie en raison du peu d’intégration de son système financier mais le pays ne manquera pas d’accuser le coup du ralentissement de la demande énergétique mondiale et de la réduction des envois de fonds. Activités du Groupe de la Banque mondiale Après que le gouvernement ait décidé de réduire radicalement la dette extérieure du pays en 2005 et de ne plus compter sur aucun financement extérieur, y compris ceux de la Banque mondiale, les activités conduites en Algérie ont principalement pris la forme de travaux d’analyse et d’une assistance technique remboursable. Les programmes d’assistance technique remboursable constituant désormais le gros des activités de la Banque en Algérie, ils formeront la base de la nouvelle stratégie de partenariat avec le pays (CPS) qui est en cours de préparation pour l’exercice financier 2010, à la demande du ministère des Finances. Le dernier projet financé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été clôturé en février 2009. Depuis 2004, la Banque a signé sept accords d’assistance technique remboursable totalisant 2,0 millions de dollars dans ce pays, notamment un accord conjoint BIRD-IFC avec la Banque centrale pour préparer la mise en place d’un bureau de crédit pour débiteurs individuels. Les travaux d’analyse récents comprennent un examen complet des dépenses publiques, des notes d’orientation sur le marché du travail et la diversification du commerce extérieur, ainsi qu’une évaluation du climat de l’investissement. La Société financière internationale (IFC) qui occupe de nouveaux bureaux à Alger est très présente dans les domaines des infrastructures, de la finance et notamment de la microfinance, et de la fabrication. Ses activités prennent essentiellement la forme d’apports de capitaux et d’assistance technique en vue de la mise en place d’institutions financières qui contribueront à résoudre les problèmes d’exclusion financière en Algérie et aussi à lancer de nouveaux instruments financiers comme le crédit-bail, le capital-risque et l’affacturage. L’IFC est actionnaire fondateur de la première banque privée du pays (Arab Banking Corporation, créée en 1997), de la première entreprise de crédit-bail (Arab Leasing Corporation, constituée en 2001) et du premier fonds de participation privé présent et actif en Algérie (Maghreb Private Equity Fund, créé en 2006). En 2007, l’IFC a pris une participation dans Maghreb Leasing Algeria, et l’a aidé à avoir accès à des financements en monnaie locale en faisant jouer les garanties de l’IFC ; MLA offre maintenant des produits d’affacturage, une première pour l’Algérie.
Tous les montants sont en équivalents de dollars US Septembre 2009
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