Février 2006 - La clôture du premier projet sur l’emploi rural en Algérie en juin 2005 a donné lieu à la publication par la Banque mondiale d’un Rapport d’Achèvement de Projet (ICR). Les résultats atteints ont été jugés satisfaisants et l’impact sur le développement institutionnel soutenable. Un second projet sur l’emploi rural a été lancé en avril 2003, dans le but de générer et de stimuler l’emploi rural dans les régions rurales pauvres du Nord-Ouest et Nord-Centre de l’Algérie. Evaluation du premier projet d'emploi rural | Objectifs du second projet Evaluation du premier projet d’emploi rural : Réalisation des objectifs du projet La réalisation des objectifs du projet a été atteinte : le projet a réussi à générer et à stimuler l’emploi rural durable dans les zones rurales pauvres du Nord-Ouest de l’Algérie. A l’aide de l’adoption de techniques à forte intensité de main-d’œuvre, le Projet a financé 9,8 millions d’hommes-jours de salaire, représentant l’équivalent d’environ 41.000 personnes-ans, légèrement au-dessus de la cible des 40.000 personnes de l’évaluation. Il a principalement favorisé les jeunes ruraux au chômage ou sous-employés et a généré des revenus liquides de quelque 3,4 milliards de DA (46 millions de $EU). De plus, les trois quarts de la valeur totale de tous les marchés ont été attribués aux 239 entreprises petites et moyennes établies pour mener à bien les travaux et elles ont ainsi assuré un emploi à temps complet à environ 1.100 people par année. En termes de durabilité de l’emploi rural généré par le projet, plusieurs investissements ont rendu possible la réalisation de cette cible : · Les mesures de réduction de l’érosion ont impliqué des investissements qui nécessitent un fonctionnement et/ou une maintenance de longue durée : c’est le cas pour les structures de terre et de pierre et pour les plantations d’arbres forestiers. · Les investissements dans le développement agricole créés dans le cadre du Projet ont généré de nouveaux emplois de longue durée pour environ 30.000 exploitants (7,4 personnes-jours/ha). Les rendements des nouvelles cultures (arbres fruitiers) ont ajouté 300.000 DA/an (4.167 $EU) en termes de profit net plus les salaires payés à la main-d’œuvre recrutée. · La composante promotion des femmes rurales a permis aux femmes de trouver des opportunités d’emploi et de revenu de longue durée par l’intermédiaire des unités de production à petite échelle créées dans le cadre du présent projet, en particulier l’apiculture et l’élevage de volaille. L’apiculture emploie environ 300 personnes/an et produit des revenus de 130.000 DA/an d’une unité de cinq ruches. Le projet a atteint beaucoup d’autres résultats au-delà de l’objectif de création d’emploi : · Le projet a financé des pistes (489 km de nouvelles pistes et 602 km de pistes réhabilitées), a facilité les pratiques culturales et le commerce agricole, a amélioré les revenus locaux et réduit l’isolement économique et social des communautés rurales ; · Des points de distribution d’eau (sources, puits et autres) établis dans le cadre du projet ont énormément amélioré les conditions de vie locales ; · Les avantages environnementaux obtenus incluent l’augmentation du couvert végétal dans la zone du projet de plus de 30.000 ha qui a aidé à réduire l’érosion des sols. La réduction des taux de sédimentation des réservoirs à 12 stations expérimentales dans la zone du projet a atteint en moyenne 88 %, par rapport aux 55 % ciblés à l’évaluation ; · Le projet a aidé à dynamiser la vie économique dans des zones qui avaient été abandonnées durant dix années de troubles civils ; et · Il a appris au personnel de la Direction des Forêts à fonctionner comme des agents de vulgarisation qui travaillent avec les communautés au développement, plutôt que comme des ‘policiers’ qui gardent les forêts. Le projet a affronté des défis majeurs : · Le premier examen à mi-parcours a eu lieu en octobre 1998, au cours duquel : (i) la date de clôture du projet a été prorogée au 31 mars 2003 en raison de la sécheresse persistante et des troubles continus pendant la première année, (ii) de nouveaux sites du projet ont été ajoutés au sein des mêmes régions ; et (iii) les volumes ciblés de certaines activités ont été ajustés pour tenir compte de la demande ; · Un deuxième examen a mi-parcours a eu lieu en novembre 2000 lorsque le principal problème était de savoir que faire avec les économies provenant de la dépréciation de la monnaie locale et des coûts réduits réalisés avec les marchés par rapport aux normes de régie utilisées à l’évaluation. L’Emprunteur estimait que le projet était très réussi et proposait d’utiliser les économies faites pour étendre le projet sur deux provinces avoisinantes. Par conséquent, (i) deux nouvelles provinces (Relizane et Mostaganem) ont été ajoutées ; (ii) la date de clôture du projet a été prorogée à mars 2005 pour donner suffisamment de temps pour l’achèvement des activités dans les nouvelles provinces. Les activités devaient être simples et porter sur les mesures de réduction de l’érosion et le développement agricole, en excluant des travaux tels que les retenues collinaires qui auraient nécessité un travail majeur de préparation. · Une autre nouvelle province, Oran, a été ajoutée en 2003 à la suite des demandes pressantes de la communauté locale, appuyées par une demande présidentielle, faisant ainsi passer le nombre total des communes de 67 à 139. Pour plus d'informations, voir le Rapport d'achèvement du projet en anglais (pdf) Second projet d’emploi rural : Objectifs du projet Le projet cherche à générer et stimuler l’emploi rural dans les zones montagneuses rurales pauvres du Nord-Ouest et du Nord-Centre de l’Algérie. En premier lieu, le projet vise à répondre sur le court terme au problème critique du chômage dans les zones rurales ciblées au moyen de la création directe d’emplois utilisant des travaux à forte intensité de main-d’oeuvre pour la gestion des ressources naturelles en mettant l’accent sur la lutte contre l’érosion des sols. La perspective à long terme met l’accent sur l’instrument de la création d’actifs pour stimuler l’emploi, principalement au moyen de la gestion des ressources naturelles, la protection de l’environnement, la mobilisation des ressources en eau et des activités de développement rural génératrices de revenu visant à la substitution dela production annuelle de céréales par des cultures arbustives pérennes, dans le but d’accroître la productivité de la main-d’oeuvre d’une manière durable. La création d’actifs est définie ici au sens large en l’assimilant à la disponibilité accrue de ressources pouvant être utilisées directement ou indirectement à des fins productives. Il s’agit par exemple d’aménager des infrastructures ayant d’importants effets externes, de préserver la base des ressources naturelles par la réduction de l’érosion, de cultiver des vergers d’arbres fruitiers et des vignes pérennes adaptés et appropriés à l’environnement agro-écologique au lieu des céréales annuelles à faible productivité, d’accroître le volume d’eau pour l’irrigation et la consommation humaine, etc. Le chômage en Algérie est un problème structurel. Aussi est-il nécessaire de lui trouver des solutions à long terme. Les solutions à court terme comme les transferts directs peuvent atténuer l’insuffisance des revenus et de la consommation, mais elles doivent s’accompagner d’actions et de mesures ayant des effets durables. Dans ce contexte, il est nécessaire de porter les efforts sur la création d’actifs qui généreront des effets à plus long terme, notamment sur la productivité de la main-d’oeuvre. Pour plus d'informations, voir le Document d'évaluation du projet (pdf) |