Juin 2007 - Le second projet d'emploi rural a pu créer un total de 1 848 148 heures de travail d’emploi direct et immédiat, équivalant à 7 701 postes, à travers des investissements financés dans le cadre du projet. Ceci représente 74% de l’objectif global planifié. Ce ratio est satisfaisant au vu des contraintes pendant la première année du projet. De plus, étant donné que le principal objectif du projet était la création de postes de travail dans les régions à haut taux de chômage, il est juste de dire que cet objectif a été atteint. Il serait actuellement prématuré de vouloir évaluer les impacts économiques, sociaux et écologiques à long terme du projet. A plus long terme, les services d’un cabinet conseil seront retenus afin d’évaluer les impacts du projet. En réalité, le projet en est seulement à sa deuxième année d’exécution. Il est cependant clair aujourd’hui que les recettes créées par les activités génératrices de revenus, en particulier celles ayant comme cible les femmes, ont porté essentiellement sur l’amélioration de l’accessibilité aux produits alimentaires, la nutrition, la santé et l’éducation. La mise à niveau et la réhabilitation des routes rurales a permis d’alléger le sentiment de désenclaver auquel sont confrontés plusieurs communautés, et ce en liant les régions de production aux marchés et partant, en augmentant la valeur ajoutée de l’agriculture. Le nombre élevé de contrats de travail a permis de créer 110 petites et moyennes entreprises locales, qui ont approuvé plus de 400 contrats, stimulant ainsi de manière sensible l’économie locale. Les services centraux et régionaux du MADR, et plus particulièrement les services forestiers, ont été renforcés par les activités de formation et de prestation de matériel de communication et de transport. De plus, un niveau plus élevé de confiance et de coopération a pu être atteint entre les départements de services publics et les communautés grâce à un plus grand échange d’informations, une communication et un dialogue accrus entre l’ensemble des parties concernées, ainsi qu’à travers le choix de décisions d’investissements judicieux. Ainsi, les premiers investissements effectués ont permis de créer par la suite un grand nombre d’emplois tant permanents que saisonniers (7 600) et ont ainsi été le résultat direct de la bonne gestion, du développement et de l’administration de ces investissements. À travers l’adoption de pratiques de gestion saines et durables, un grand nombre d’investissements ont pu cibler des travaux de protection de l’environnement ainsi que la préservation et le développement rationnel des ressources naturelles au niveau de la zone du projet. A fin octobre 2006, 1 239 ha de reboisement, 762 ha de développement forestier et 303 000 m3 d’ajustement (de bassins versants) torrentiels ont été réalisés. L’on s’attend par ailleurs à ce que ces chiffres augmentent d’ici mars 2007. Sur le long terme, ces travaux contribueront à l’augmentation du couvert végétal, et partant le confinement des émissions de carbone; ils réduiront l’érosion, en particulier dans les bassins versants, et protégeront les infrastructures sociales contre les inondations et les barrages contre l’envasement.
Télécharger le rapport final du second projet (a) Article sur le premier projet d'emploi rural |