Le développement communautaire participatif (DCP) - Community-driven development - vise à autonomiser et faire entendre les voix des groupes communautaires pour qu’ils puissent contrôler les décisions qui les concernent et gérer les ressources eux-mêmes. Les programmes de DCP prennent plusieurs formes et incluent le contrôle direct par la communauté des ressources et des décisions sur les choix d’investissement et de gestion des ressources, selon une approche participative et à travers des mécanismes de contrôle par les citoyens. Cela leur permet aussi de travailler en tant que partenaires dans la prestation de services et de gérer directement les fonds des projets financés essentiellement par la Banque mondiale. De plus, l’expérience internationale démontre que, lorsque les organisations communautaires ont la responsabilité de la conception, de l’exécution, et de l’évaluation de la mise en exécution d’un projet, le coût des programmes est moins élevé et les résultats sont plus durables. L’approche participative est perçue comme un véritable catalyseur pour un développement durable. Elle établit des nouveaux rapports entres les parties prenantes d’une localité (les communautés, les techniciens, les autorités locales et autres décideurs) et permet la prise des décisions par les acteurs concernés. Les communautés, les services techniques et les autorités locales ont tous des objectifs spécifiques en matière de participation. Pour les communautés: la participation permet d’identifier et de poursuivre leurs véritables priorités. Ils sont les seuls à pouvoir dire ce dont ils ont besoin et ce que les agents de développement devraient faire. La démarche participative permet aux communautés d’identifier les problèmes, d’analyser leurs causes, de planifier et exécuter un plan d’action communautaire et un programme de travail en fonction des ressources humaines et financières disponibles. Pour les services techniques: les plans d’action communautaire permettent de déterminer les «termes de référence» relatifs à l’appui à donner à la communauté. Ceux-ci peuvent négocier avec les responsables des services une meilleure organisation de leurs contacts. Pour les autorités locales: la démarche de participation communautaire fournit les éléments permettant une planification intégrée à une échelle supérieure (terroir, communautés, commune, province, région). Les plans communautaires peuvent également faciliter l’allocation des ressources humaines et financières des services dépendant de l’autorité locale. Ce processus participatif responsabilise chacune des parties prenantes et renforce l’inclusion et la cohésion sociale. Il permet aux citoyens de lancer des initiatives collectives et individuelles qui améliorent leurs conditions de vie. De plus, leur engagement dans le processus de développement exerce une pression positive sur les services techniques et autorités locales. Exemples d'expériences internationales |