Les aliments enrichis pour lutter contre la "faim cachée" au Maroc

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Mars 2007- Face à la carence en fer dont souffre un tiers de la population marocaine, un plan d'action été mis en place par le ministère de la santé et l'Unicef pour la gestion du projet GAIN (Global Alliance for improving nutrition), en collaboration avec le ministère de l'agriculture, le  ministère du commerce et de l'industrie et avec l'appui de la Banque mondiale. L'objectif est la fortification des aliments de large consommation.

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Communiqués de presse UNICEF
La carence en fer coûte 2 milliards de DH au Maroc français - arabe
Près d'un tiers de la population marocaine souffre de carences en micronutriments : français arabe
La farine enrichie : un marché porteur pour les minotiers : français - arabe
Banque mondiale : Le Maroc reçoit 2.92 millions de dollars EU dans le cadre du projet GAIN (a)
Événement
Lancement de la campagne de promotion de la farine enrichie - Rabat 
Discours de la représentante de l'UNICEF (pdf)
Présentation de la campagne de lancement (ppt)
Sites Web
Le projet GAIN (a)
Ministère de la santé
Ministère de l'agriculture
La carence en fer est l'une des carences les plus dramatiques : elle perturbe le développement normal des facultés intellectuelles et psychomotrices chez l'enfant, elle fragilise aussi le système immunitaire et favorise l'apparition de nombreuses maladies, comme l'anémie.

Les coûts de santé et la perte de productivité liés aux carences en micronutriments représentent 5% du Produit intérieur brut (PIB), la carence en fer à elle seule occasionne une perte de plus de 2 milliards de dirhams chaque année.

Pour lutter contre ce fléau, le ministère de la santé, avec l'appui de ses partenaires, a lancé en avril 2005 un "programme national de lutte contre les troubles dus aux carences en micronutriments" avec comme objectifs :

  • Éradication totale des carences en iode et en vitamines A et D d'ici 2015.
  • Réduction du tiers la prévalence de l'anémie causée par la carence en fer, par rapport à son niveau de 1995.

La véritable clé du succès du programme repose sur la fortification des aliments de base de large consommation comme la farine, le sel, l'huile de table, le sucre et les produits laitiers. Le programme encourage les industriels à ajouter des vitamines et des sels minéraux aux aliments de base, largement consommés par la population.

logo pour les produits enrichis

Ce logo, apposé sur les emballages des produits fortifiés, permet au consommateur de repérer plus facilement les produits qui ont fait l'objet d'un enrichissement.


Le gouvernement a réduit les frais de douane de 50 à 10 % sur les produits d'importation nécessaires à la fortification de la farine. La réduction ou l'élimination de la TVA serait une incitation supplémentaire pour mobiliser l'ensemble des minotiers autour de cette action citoyenne et concurrentielle.

D'importantes avancées ont déjà été réalisées : près de 95% des huiles de table vendues au Maroc aujourd'hui sont enrichies en vitamines A et D ; le sel iodé est largement répandu et 10 minotiers, sur les 42 qui ont reçu le logo "aliment enrichi", produisent de la farine fortifiée en fer et en vitamines.


Le décret pour la fortification des farines ainsi que son arrêté d’application sont publiés dans le bulletin officiel (BO du 5 janvier 2006 et BO du 16 novembre 2006). Il rentrera en vigueur à partir du 17 mai 2007, ce qui signifie l’obligation de la fortification de la farine par les minotiers.toutefois le Ministère de l’Agriculture prévoit un accompagnement technique des minotiers pour l'année 2007.

En investissant seulement 0,3 % du PIB dans le programme, le Maroc pourrait engager tous les acteurs concernés, donc éradiquer les carences, assurer la productivité des générations futures et contribuer de manière durable au développement du pays.
De plus, en agissant sur le capital humain, ce programme national s'inscrit aujourd'hui dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH).




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