Croissance économique au Maroc et dans la région MENA : quelles perspectives pour 2008 ?

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Les progrès technologiques aident les pays en développement à réduire la pauvreté
Les économies en développement amortissent l’impact du ralentissement de l’activité dans les pays riches en 2008

Janvier 2008 - Intitulée Diffusion des technologies dans les pays en développement, l’édition 2008 des Perspectives Économiques Globales examine les perspectives de l'économie sur le proche et le plus long terme mais étudie aussi de manière approfondie le niveau actuel de développement technologique.

Voici les principales données sur le Maroc suivies des deux principaux constats du rapport :

Les perspectives économiques dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) et au Maroc

Le PIB de la région MENA a progressé à un rythme légèrement plus lent en 2007 (4,9 %) comparé aux autres régions, mais ce taux devrait remonter à 5,4 % en 2008 à la faveur de la hausse des prix du pétrole (voir graphique ci-dessous).
Les pays qui on su diversifier leurs exportations, comme la Jordanie, le Maroc et la Tunisie, affichent une croissance à deux chiffres tirée par l’accroissement de la demande commerciale en Europe :

  • Malgré la grave sécheresse qui a sévi dans les pays du Maghreb, en particulier au Maroc, la reprise de la demande des pays européens a permis de soutenir les exportations des pays pauvres en ressources mais riches en main-d'œuvre.

  • Les entrées sans précédent d'IED (Investissement direct à l'étranger), l'ampleur des liquidités et la robuste demande intérieure ont été autant de facteurs de croissance dans toute la gamme très diverse des pays de la région.

Graphique pour la région MENAEn Égypte, au Maroc et en Tunisie, les réformes améliorent le climat des affaires et accroissent la compétitivité du secteur des exportations :

  • L'Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie ont signé un accord de libre-échange (l'Accord d'Agadir) pour promouvoir le commerce à l'intérieur de la région tout en s'attaquant à la question des règles d'origine qui intervient souvent dans les cadres de plus vaste envergure, comme les accords euro-méditerranéens.

  • Les IED commencent à fortement stimuler l'investissement privé et la croissance dans ces pays qui, au fur et à mesure que leurs réformes progresseront, présenteront de plus en plus d'attrait pour les IED.

Pour les pays du groupe des exportateurs de produits diversifiés, la croissance devrait faire un bond en 2008 pour atteindre 6,3 %, contre 5,4 % 2007. Cette évolution sera en partie imputable à la reprise observée au Maroc à l'issue d'une grave période de sécheresse, avec un taux de croissance de 5,5 %.

Données sur le Maroc

Les pays en développement doivent améliorer leurs capacités d’absorption et d’utilisation des technologies

"Les avancées technologiques ont été de 40 à 60 % plus rapides dans les pays en développement que dans les pays riches entre le début des années 90 et les années qui ont suivi l’an 2000", a déclaré Andrew Burns, économiste principal à la Banque et principal auteur du rapport. " Les pays en développement ont néanmoins beaucoup de chemin à parcourir, du fait que le niveau de technologie qu’ils utilisent n’est que le quart de celui qu’emploient les pays à revenu élevé."

En effet, l’avancée rapide des technologies dans les pays en développement a contribué à :

  • Accroître les revenus,
  • Ramener la proportion d’individus vivant dans la pauvreté absolue de 29 % en 1990 à 18 % en 2004,

Mais en dépit de ces progrès, l’écart technologique entre pays riches et pays pauvres demeure énorme, et la capacité d’absorption des technologies nouvelles reste faible dans les économies en développement.

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Les économies en développement amortissent l’impact du ralentissement de l’activité dans les pays riches en 2008

"Globalement, la croissance des pays en développement ne devrait que modérément se ralentir au cours des deux prochaines années. Une décélération beaucoup plus marquée de l’activité aux États-Unis constitue toutefois un risque réel qui pourrait assombrir les perspectives à moyen terme des pays en développement" observe Uri Dadush, Directeur du Groupe d’étude sur les perspectives de développement et du Département du commerce international de la Banque mondiale.

En effet, le dynamisme des économies en développement atténue les effets du ralentissement de l’activité actuellement observé aux États-Unis. La croissance du PIB réel de ces pays devrait en effet se modérer légèrement pour ressortir à 7,1 % en 2008, contre à peine 2,2 % dans les pays à revenu élevé.

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