Réunions de printemps 2008 : "Pour une nouvelle donne alimentaire mondiale"

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Réunions de printemps 2008
Site web - Communiqué de presse
Centre de presse (a)
Comité de développement

La nouvelle donne alimentaire
Le Président de la Banque mondiale appelle à combattre la faim
La hausse des prix alimentaires menace la réduction de la pauvreté
Les prix alimentaires à la hausse: une nouvelle réalité difficile

Fiches thématiques et données
Agriculture (MENA)
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Pauvreté (MENA)
Industries extractives
Atlas des ODM (a)
Perspectives de la situation alimentaire

Rapport de suivi mondial 2008
Site web

Plus d'information sur le nouveau rapport bientôt en ligne

Avril 2008 - Les Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international débutent les 12 et 13 avril 2008 sur fond de préoccupations liées à la crise du crédit que connaît l’économie mondiale et aux progrès inégaux réalisés en vue de l’atteinte d’objectifs de développement humain tels que l’éradication de la faim et de la malnutrition.

>> Voir: conférence de presse (a)

Une nouvelle donne pour un combat "oublié"

L’un des enjeux qui retiendra probablement le plus d’attention est l’impact des prix élevés de l’énergie et des produits alimentaires sur les plus pauvres.

En effet, avant les Réunions, le Président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a lancé un appel en faveur d’une "nouvelle donne alimentaire mondiale", une des initiatives pour promouvoir le développement face à l’envolée des prix des denrées alimentaires et du pétrole.
 
Le combat contre la malnutrition, l’objectif "oublié" du développement pour le Millénaire, ne reçoit qu’environ le dixième des ressources affectées au VIH/SIDA, alors qu’elle est chaque année à l’origine du décès de 3,5 millions d’enfants de moins de cinq ans et qu’elle a des répercussions à long terme sur la santé et la réussite individuelles.

De plus, selon M. Robert Zoellick, "les pauvres subissent tous les jours l’impact de la hausse des prix alimentaires, surtout dans les zones urbaines et dans les pays à faible revenus".

>> Lire: Discours intégral

Une nouvelle note d'orientation de la Banque mondiale sur les prix alimentaires

Intitulée "Hausse des prix alimentaires : Options pour les pouvoirs publics et réponse de la Banque mondiale" (a), la note d’orientation souligne notamment que la hausse des prix du blé s’est chiffrée à 181 % sur les 36 mois qui ont précédé février 2008, et que les prix alimentaires mondiaux ont au total progressé de 83 %.
Pour ce qui est des perspectives d’avenir, on s’attend à ce que les prix des cultures vivrières restent à des niveaux élevés en 2008 et 2009, pour amorcer ensuite un recul. Mais dans la plupart des cas, ils resteront probablement bien supérieurs à leur niveau de 2004 jusqu’en 2015.
 

RZ with bread

"Le Président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a lancé un appel en faveur d’une "nouvelle donne alimentaire mondiale".

Conséquences de la hause des prix alimentaires: Le renchérissement de ces produits pourrait certes profiter aux ménages qui sont producteurs nets, mais dans plusieurs pays, les hausses de prix des denrées alimentaires de base vont aggraver la pauvreté.

De fait, dans beaucoup de pays et de régions où le processus de réduction de la pauvreté s’est révélé difficile, l’impact de ces hausses risque de réduire à néant les avancées de ces cinq à dix dernières années, au moins sur le court terme.
 
L’accroissement de la production de biocarburants a contribué à la flambée des prix alimentaires : Les craintes suscitées par l’évolution des prix pétroliers, les impératifs de sécurité énergétique et le problème du changement climatique ont en effet amené les pays à accroître la production et l’utilisation de ces nouveaux carburants, ce qui a entraîné un surcroît de demande de matières premières telles que blé, soja, maïs ou huile de palme.


Mais cette flambée est aussi liée à la hausse des prix de l’énergie et des engrais, à l’affaiblissement du dollar et à l’application par certains pays de mesures d’interdiction des exportations.

Selon Danny Leipziger, vice-président du Groupe de la Banque pour la réduction de la pauvreté et la gestion économique "des réponses doivent être apportées d’urgence à l’échelon des politiques pour protéger les pauvres de ces hausses des prix alimentaires, et elles doivent être conçues d’une manière de nature à favoriser un surcroît de production agricole sur le long terme".

Beaucoup de pays ont déjà pris des mesures pour remédier à la situation

  • Certains pays ont entrepris de renforcer leurs filets de protection sociale ciblés sur les groupes vulnérables, qu’il s’agisse des programmes de transferts monétaires, de vivres contre travail, ou d’aide alimentaire d’urgence.

  • Plusieurs ont abaissé les tarifs et autres taxes sur des denrées essentielles, pour donner un peu de répit à leurs consommateurs.

  • Par contre, d’autres ont pris des mesures pour interdire les exportations de certains produits, ce qui se fait au détriment des pays importateurs de produits alimentaires et, au plan interne, réduit les incitations destinées à leurs propres producteurs.
     

Les mesures prises par le Groupe de la Banque mondiale

  • Appel aux partenaires au sein de la communauté internationale à combler le déficit de financement de 500 millions de dollars auquel fait face le Programme alimentaire mondial des Nations Unies pour pouvoir répondre aux besoins d’urgence.

  • L'agriculture est devenue une priorité et vise à pratiquement doubler son volume de prêt pour le secteur agricole en Afrique, pour le porter de 400 à 800 millions de dollars, au cours de son exercice 09 à venir.

  • Plus grand appui financier pour répondre aux besoins à court terme en restructurant des projets en cours et en accroissant, le cas échéant, le montant de ses prêts et dons à venir).

  • Aider à élargir et améliorer l’accès aux programmes de protection sociale, sous forme de transferts monétaires par exemple, ainsi qu’aux instruments de gestion des risques permettant d’assurer la protection des pauvres.

  • Contribution, par l’apport d’informations spécialisées, au débat sur les biocarburants.

  • Mises en garde contre les incidences négatives de mesures telles que celles allant à l’encontre de certaines exportations, qui entraînent des flambées de prix supplémentaires dans les pays importateurs, et contre le niveau élevé des droits de douane et subventions appliqués dans les pays développés.
     

>> Plus d'informations sur les mesures prises dans chaque pays (PDF)





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