Note de présentation de la Tunisie

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Contexte


La Tunisie a progressé de manière remarquable en termes de croissance équitable, de lutte contre la pauvreté et dans la réalisation de bons indicateurs sociaux. Le pays a soutenu une croissance de 5 pourcent en moyenne au cours de ces 20 dernières années se traduisant par un accroissement constant du revenu par habitant et une hausse comparable du bien-être de la population qui se reflète par une incidence de pauvreté de 7 %, l’un des plus faibles de la région. L’accroissement constant du revenu par habitant a agit comme le moteur principal de cette réduction de la pauvreté. L’investissement public en infrastructure et en capital humain a également joué un rôle crucial dans la réduction de la pauvreté (environ 60 pourcent du budget de la Tunisie est aujourd’hui alloué aux secteurs sociaux). Les routes rurales ont joué un rôle particulièrement important, permettant aux populations pauvres vivant en milieu rural de se raccorder aux marchés et services urbains. Les programmes d’habitation ont amélioré les conditions de vie des pauvres et permis de libérer des revenus et des prêts pouvant être dépensés dans l’alimentation et dans d’autres biens qui réduisent les méfaits de la pauvreté.

 

La Tunisie est sur la bonne voie pour atteindre les ODM. Concernant l’éducation, 97,4% des filles et garçons de 6 à 11 ans étaient scolarisés, en 2007/08. Les taux d’achèvements du cycle primaire sont élevés atteignant 91% pour les filles et 87 % pour les garçons en 2007/2008. Si la tendance actuelle des faibles taux de redoublement en primaire se poursuit, tous les étudiants, indépendamment de leur sexe, auront réussi l’école primaire d’ici 2015. Les résultats en matière de santé sont meilleurs que ceux enregistrés dans les autres pays MENA avec une espérance de vie qui atteint 74 ans. Des progrès rapides ont été constatés avec une réduction des taux de mortalité infantile et maternelle, une chute considérable de la malnutrition et une prévalence très faible du VIH/SIDA. La couverture médicale est allouée à travers deux schémas d’assistance sociale qui couvrent plus de 85 % de la population. L’accès aux services socio-économiques de bases (eau, électricité et assainissement) est quasi-universel. La Tunisie est l’une des sociétés les plus équitables de la région et est considérée comme un chef de file dans les problématiques de genre et du renforcement du rôle des femmes dans la société. Avec 64% de la population vivant dans les villes ou villages, la Tunisie est l’un des pays les plus urbanisés de la région MENA.

 

L’accroissement de l’intégration dans l’économie globale a soutenu la croissance économique. Depuis les années 1970, la Tunisie a poursuivi une stratégie d’intégration qui a graduellement reduit les barrières qui entravent le commerce et crée un régime off-shore attirant les IDE et poussant la création de nouvelles industries destinées à l’export. L’économie Tunisienne est aujourd’hui ouverte : les exportations représentent 47 % du PIB et, avec les EDI, dépendent majoritairement de l’UE. La Tunisie a réussi à pénétrer de nouveaux marchés dans la production et l’ingénierie grâce à notamment des améliorations remarquables de productivité des facteurs de production. Cependant, les exportations demeurent à faible valeur ajoutée et le secteur des services, hormis celui du tourisme, ne s’est pas développé autant qu’envisageable et force est de constater que la Tunisie se situe derrière des pays comparables, en terme de développement des exportations de services.

 

Une gestion efficace et saine des politiques macroéconomiques, surtout depuis 1996, a contribué à la forte croissance et a modéré l’impact des chocs extérieurs sur la croissance. Une politique fiscale proactive, inscrit dans la durée, a maintenu les déficits budgétaires en dessous des 3%. Une gestion prudente de la dette a ramené le taux d’endettement public à 47,5% du PIB en 2008 (ce qui a contribué à maintenir une cotation crédit stable BBB/Baa2). La Tunisie peut se féliciter de bons antécédents dans le contrôle de l’inflation, maintenant son taux à un maximum de 3 pourcent (à l’exception de 2008, suite à l’importation de l’inflation de l’extérieur).

 

La Tunisie a atteint une bonne performance en termes d’indicateurs de gouvernance, mais les problèmes de climat des affaires continuent à être cités comme des contraintes à la croissance. La Tunisie a continuellement atteint un score supérieur à sa catégorie de revenu et à la moyenne MENA sur la plupart des dimensions des classements comparatifs de gouvernance et d’index de développement. Dans les indicateurs de gouvernance mondiale, la Tunisie se place en avant en termes d’efficience gouvernementale, d’application de la loi, de contrôle de la corruption et de la qualité de la réglementation. Le pays atteint des scores élevés dans les mesures CPIA, s’est classé 73ème dans les indicateurs Doing Business 2009 (une progression par rapport à la 81ème place de 2008) et 36ème sur l’Index de Compétitivité Globale. Cependant, l’amélioration du climat des affaires dans le secteur on-shore (caractérisé par une intervention lourde et dominante de l’état dans l’économie nationale) n’enregistre que des maigre progrès. Ceci affaiblit la compétition et représente un frein à la création d’emplois et représente une raison probable pour laquelle l’investissement domestique demeure constamment bas (15.4% en 2008).

 

Le modèle de développement mis en œuvre par la Tunisie au cours de ces deux dernières décennies a bien profité au pays. Néanmoins, malgré la performance obtenue en matière de croissance, l’économie Tunisienne demeure incapable de créer suffisamment d’emplois pour employer toute la population active. Le chômage reste très élevé en Tunisie (14, 1% en 2008) et touche particulièrement les jeunes et les individus éduqués (le taux de chômage atteint 30% pour la tranche des 20-24 ans et 25% pour les jeunes diplômés de l’université). Le chômage se caractérise par trois facteurs ; (i) démographiquement, la Tunisie se pourvoit d’un nombre élevé de jeunes doté d’une éducation supérieure qui intègre le marché du travail (57% sont diplômés du 3ème cycle), ce qui gonfle l’offre de diplômés sur le marché du travail. Ceci est, en partie, le résultat de la réussite du pays dans la scolarisation d’un grand nombre de jeunes ; (ii) les secteurs économiques existants (textile et habillement, agriculture, agro-industrie, pièces automobile, tourisme, etc.) emploient surtout une main d’œuvre peu qualifiée et ne génèrent pas suffisamment de demande pour des travailleurs avec un niveau d’éducation supérieur (post-baccalauréat) ; et (iii) alors qu’une plus grande intégration avec le marché mondial et des EDI considérables ont permis à de nouveaux secteurs d’émerger, la tendance de création dans les secteurs nouveaux et consommateur de main d’œuvre hautement qualifiée est insuffisante.

 

Le défi majeur pour la Tunisie sur le long terme est de générer et de maintenir des taux élevés de croissance favorisant des emplois et des revenus, qui contribuent à renforcer les acquis sociaux et qui préservent les avantages naturels et culturels du pays. Il existe un consensus au sein du pays et parmi les observateurs internationaux qui dit que la tendance de croissance ayant favorablement servi le pays jusqu’à aujourd’hui ne réussira pas à assouvir les attentes de la population qui espèrent que leur revenu et bien-être rejoindront prochainement les standards européens. Vu sous cet angle, la Tunisie se trouve aujourd’hui à un stade critique car elle est confrontée avec une difficile réalité : pourquoi la Tunisie n’a pas aussi bien réussi que d’autre pays tels que la Malaisie ou la Turquie – qui ont pourtant entrepris des modèles de croissance similaire, mais atteint des résultats plus probants, particulièrement par rapport à des problématiques critiques tel que l’accroissement de la productivité et de l’investissement privé, qui ont généré de l’emploi pour tous.

 

Le défi de l’emploi devient plus urgent à résoudre à cause de la crise mondiale. S’attaquer au défi de l’emploi implique une approche complète qui vise les contraintes du coté de l’offre et de la demande d’emplois. Essentiellement, la réduction du chômage dans le contexte Tunisien requiert une accélération de la transformation structurelle de l’économie vers une économie à forte valeur ajoutée, employant de la main d’œuvre hautement qualifiée. Pour cela, (i) une intégration avec les marchés mondiaux approfondie, (ii) une adaptation à l’innovation et la technologie plus poussée et (iii) une réinsertion et formation professionnelle des travailleurs dans les secteurs traditionnels seront primordiaux. Ces réformes centrales ne seront cependant efficaces que dans un environnement favorable adapté. Ces réformes accompagnantes incluent une gouvernance économique améliorée, des réformes du secteur de la finance et un meilleur marché du travail. Ce dernier inclus des politiques actives du marché du travail ; un programme d’appui aux revenus renforcé afin de favoriser la mobilité et l’investissement dans les services sociaux. Le secteur de l’éducation devra nécessairement offrir des réponses plus adaptées aux besoins d’un marché du travail amélioré.

 

Développements économiques récents

La Tunisie était initialement favorablement placée pour faire face à la crise financière du fait de l’isolation du secteur financier par rapport aux marchés financiers mondiaux. Cependant, l’économie réelle a naturellement souffert à cause des liens commerciaux étroits avec l’Europe (la Tunisie y envoie 75 pourcent de ses exportations). C’est pourquoi, depuis 2008 et dans le courant 2009, la croissance des exportations a chuté, passant de 12 pourcent en 2007, à 1 pourcent en 2008 et à -22 pourcent au premier semestre 2009. La croissance du PIB a, quant à elle, décélérée fortement fin 2008 et chutée de 1.3 pourcent pendant le premier trimestre de 2009, comparé au dernier trimestre de 2008. Heureusement, la Tunisie est bien préparée pour affronter ce choc.

 

La situation macroéconomique demeure saine grâce à un faible déficit fiscal (-2,1 pourcent en 2008), une faible inflation (3 pourcent) et des réserves de devises importantes (5 mois d’importations). Une gestion prudente et proactive de la dette au cours de ces dernières années a permis de ramener le taux d’endettement public à 47,5 pourcent du PIB en 2008 alors qu’il était, en 2005, de 58 pourcent. Ceci a donné une marge de manœuvre au Gouvernement permettant ainsi la mise en œuvre d’un paquet fiscal (équivalent à 1.4 pourcent du PIB), début 2009, pour stimuler l’économie et visant les travaux publics, le renforcement de la maintenance des infrastructures et l’accélération de la mise en place des projets d’investissement.

 

La stratégie de développement de la Tunisie

 

Le 11ème plan de développement National (PDN, 2007-2011) définit une voie ambitieuse pour la transformation de l’économie tunisienne vers une économie à plus forte valeur ajoutée employant une main d’œuvre hautement qualifiée et qui va permettre de consolider et de faire progresser davantage l’économie.

 

Le PDN est mis à jour régulièrement et se base sur une période prolongée de développement économique et social soutenu en dépit de défis et des chocs extérieurs souvent sans précédents. Cependant, le chômage qui empire menace les accomplissements sociaux et l’impact de la crise mondiale accroit la nécessité pour la Tunisie de générer une croissance forte.

 

La Tunisie est consciente qu’elle a maintenant besoin de mettre en œuvre une transformation vers une économie à plus forte valeur ajoutée qui emploie une main d’œuvre hautement qualifié. De cette manière, la Tunisie produirait ainsi une croissance plus soutenue de la productivité et des réformes structurelles génératrices d’emplois, particulièrement pour sa population pourvue d’une éducation supérieure. Le PDN décrit bien ce défi et pointe vers les domaines ou les futures réformes devront se focaliser.

 

Relations avec la Banque mondiale

 

La Tunisie souhaite que la Banque mondiale joue un rôle majeur en soutenant la mise en œuvre du PDN. La Tunisie a donc invité la Banque à augmenter ses prêts et son engagement technique. La Banque est restée un partenaire valorisé durant les périodes critiques du développement de la Tunisie, la plupart du temps pour ses conseils, même si son financement a prouvé son importance et sa justesse. La Banque met actuellement en place un vaste programme en Tunisie et a engagé un dialogue productif avec le Gouvernement et les partenaires du développement du pays. Cette nouvelle opportunité pour la Banque Mondiale de solidifier son engagement reflète un renforcement du partenariat avec la Tunisie. Elle représente aussi une excellente opportunité d’affirmer le soutien de la Banque à un pays performant à revenue moyen.

 

La relation de la Banque avec la Tunisie est mutuellement reconnue comme étant saine. Elle souligne l’importance de la réceptivité et de la flexibilité face à des besoins qui évoluent. L’engagement de la Banque en Tunisie a focalisé sur une analyse de grande qualité qui se base sur des connaissances techniques globales qui ont épinglé toutes les opérations de prêt. Le Gouvernement a souvent exprimé son appréciation des services de conseils techniques de la Banque et reconnait le dialogue avec la Banque, et son analyse, comme des apports essentiels pour le Plan de Développement National et les stratégies sectorielles.

 

Le rôle de conseiller technique de la Banque est essentiellement valorisé du fait de la manière entièrement collaborative avec laquelle la Banque a produits ses rapports économique et sectoriel et ainsi garanti une forte appropriation du Gouvernement. Par ailleurs, la Banque a été en mesure de mobiliser rapidement ses équipes et ses ressources afin de répondre avec flexibilité lorsque sollicitée et à se concentrer sur la prestation de conseil politiques en temps réel. Récemment, la Banque a répondu à la demande du Gouvernement sur le besoin d’apporter un soutien analytique et un modèle économique au paquet de stimulus fiscal en suggérant des options pour rendre ce dernier plus écologique.


Stratégie de Partenariat Pays 

 

Le SPP de la Tunisie est actuellement en cours d’élaboration et sera présenté devant le Directoire de la Banque d’ici fin Novembre. L’année 2009 a jusqu’à présent été productive quant aux discussions avec le Gouvernement et en matière de consultations avec les partenaires du développement autour de la stratégie de partenariat avec la Banque, les domaines et la nature de l’engagement ainsi que le choix des projets à soutenir par l’octroi de prêts. La stratégie se construit sur les acquis de la mise en œuvre de l’ancienne stratégie d’assistance au pays. Elle s’aligne en termes de substance et de timing avec la mise à jour du PDN et reflète la sélectivité du client. En effet, le Gouvernement Tunisien a été clair quant aux domaines et services souhaités de la Banque (revoir composition de cette phrase). L’expérience démontre que le Gouvernement tunisien demande le financement de la BIRD seulement après avoir prudemment mesuré le pour et le contre de chaque solution et seulement lorsqu’il estime que l’intervention de la Banque peut avoir le plus de valeur ajoutée. Ce niveau de franchise contribue énormément à la qualité de la relation.

 

Le Gouvernement et la Banque se sont mis d’accord sur trois piliers stratégiques pour le SPP, organisé dans un cadre logique axé sur les résultats et se focalisant sur des domaines de résultats bien précis. Ceux-ci sont:

 

Pilier 1: Croissance, compétitivité et emploi

Du fait de son importance économique et politique, le défi de l’emploi demeure central pour la stratégie de la Banque. Cette dernière s’est engagée sur le long-terme et le programme comprend une approche multi-secteur qui fait appel à de nombreux instruments. Le AAA (Activités Analytiques et Consultatives) alimente le dialogue constructif, des mesures de réformes et des opérations envisageables à l’avenir. De nouveaux prêts sont accordés, en partenariat avec les autres bailleurs de fonds principaux en Tunisie (en particulier l’UE et la Banque Africaine du Développement). Le soutien de la Banque sera focalisé sur deux domaines de résultats bien spécifiques ; (i) l’approfondissement du commerce et facilitation de la mutation de l’économie ; et (ii) améliorer l’employabilité. Dans le cadre du programme d’appui, chacun des deux domaines de résultats bénéficieront d’un DPL qui sera déboursé tous les deux ans, en alternant entre le DPL intégration et compétitivité et le DPL Emploi, assurant ainsi un DPL par an.

 

Pilier 2: Développement Durable et Changement Climatique 

Le gouvernement a commencé à s’attaquer au défi énorme que représente le changement climatique. C’est un domaine ou le gouvernement recherche activement le soutien de la Banque. Bien que la Tunisie a été, dans la région MENA, un précurseur dans les problématiques liées à l’environnement, le pays doit faire face à de sérieux défis concernant la durabilité environnementale et la gestion des ressources naturelles. Le Gouvernement fait appel à la Banque pour intensifier son soutien du fait de son vaste portefeuille en énergie, agriculture et eau (associé à un portefeuille GEF dynamique) et du fait de nos connaissances techniques globales sur ces problématiques critiques. Le SPP vise une focalisation accrue et des synergies autour d’une approche intégrée qui contribue avec de la valeur ajoutée sur le long terme tout en répondant aux problématiques urgentes. C’est pourquoi, l’apport de la Banque se concentre sur deux domaines de résultats ; (i) le renforcement de la gestion des ressources et de l’environnement ; et (ii) la promotion de l’efficience énergétique et des énergies renouvelables. Ce sont dans ces domaines ou la Banque a déjà des activités en marche et ou le Gouvernement constate que nous avons le plus de valeur ajoutée à apporter. Dans le cadre du Programme SPP, la Banque s’attèlera à mobiliser plus de fonds pour la Tunisie à travers le Fonds pour les énergies propres, les Fonds Carbone, le GEF et autres trust funds (fonds en fidéicommis).

 

Pilier 3: Améliorer la qualité de la prestation de services

Avec les nombreux progrès enregistrés dans l’extension de l’accès aux services, le défi pour le gouvernement sera dorénavant d’améliorer la qualité de la prestation de services, et particulièrement concernant la qualité des services rendus aux citoyens (éducation, santé et sécurité sociale, services municipaux) et le renforcement du processus de décentralisation. Le gouvernement reconnait qu’il y a un besoin de renforcer la capacité de l’état à fournir des services à travers des réformes continues de budgétisation, des achats et à travers la modernisation de l’interface entre les secteurs public et privé. Les deux domaines de résultats qui sont visés dans ce pilier sont: (i) l’amélioration de la qualité des services et (ii) le renforcement de la capacité de l’État à octroyer des services de qualité, au niveau central et décentralisé.

Le rôle de financement de la Banque est également resté flexible et a subi des évolutions importantes au cours de ces dernières années. Alors que durant les années 2006-2008 le montant des prêts accordes à la Tunisie a été faible, il a augmenté sensiblement à partir de 2009. L’année fiscale 2009 a marqué un nouveau départ dans la relation entre la Banque et la Tunisie.. La Tunisie a engagé unprogramme de réformes majeur appelé PAI d’un montant de 250 millions USDpour soutenir son agenda politique en faveur de l’intégration dans les marchés mondiaux et de la compétitivité. Le DPL a été conjointement défini et financièrement soutenu par l’UE et la Banque Africaine du Développement et a jeté les bases pour la poursuite de cette collaboration renforcée.

 

Portefeuille en cours


Le portefeuille demeure comme à l’habitude vaste avec 15 projets en cours de mise en œuvre, des déboursements annuels moyennant 123 millions de $ et un portefeuille général qui se maintient aux alentours de 500 millions de $. La performance du portefeuille est satisfaisante, ne comportant aucun projet souffrant de problèmes de longue durée. Les indicateurs mesurant la réactivité et la justesse sont bons et le taux de déboursement pour les années fiscales 2005-09 de 21,4 pourcent est proche de la moyenne de la Banque. Néanmoins, certains facteurs opérationnels tracassent le programme de la Banque. Pour la plupart, ces facteurs sont liés aux faiblesses des procédures d’acquisitions et achats. L’équipe de la Banque et les autorités travaillent actuellement à résoudre ces problèmes à travers une assistance technique intensifiée.

 

Tunisie

PIB par habitant (US$)

Population (millions)

Portefeuille SFI actuel

Nombres de bureau SFI dans le Pays

Dette

(US$ mn)

Fonds propres

(US$ mn)

Quasi fonds propres (US$ mn)

Total

(US$ mn)

Investi-ssement

AT

2,970

10.1

239

36

 

275

0

0

Investissements – Secteurs principaux et clients

AT Affaires – Secteurs principaux

Secteur 1

Infrastructure ($181 m)

Secteur 1

PME Banque Conseil

Secteur 2

Marchés financiers ($66 m)

Secteur 2

 

 

 

Secteur 3

 

Client 1(Secteur)

TAV Tunisie/ Infrastructure

 

Client 2 (Secteur)

BIAT/ Marchés financiers

Client 3 (Secteur)

Topic/ Pétrole & Gaz

Placement dans le rapport Doing Business :  73

 


Le portefeuille SFI dédié en Tunisie est actuellement de 275 millions de $ dans 8 entreprises. Le portefeuille comprend surtout des projets d’infrastructure et des projets de marchés financiers. Le rôle de la SFI dans les projets ordinaires a été réduit en Tunisie, du fait des sources de financement alternatives avec des marges inférieures à celles de la SFI. C’est pourquoi, nous continuons de faire des affaires lorsque nous sommes certains de jouer un rôle développemental et de contribuer avec de la valeur ajoutée au-delà des projets sensibles aux prix.

 

Dans ce contexte, la SFI se concentre, en Tunisie, sur les nouveaux secteurs et produits. La SFI va continuer à envisager des investissements dans le secteur financier en plus dans les gros projets complexes d’investissement en infrastructure du secteur privé ou dans des secteurs tels que le pétrole et le gaz, les TIC, la santé, l’éducation qui sont des secteurs mal servis par les Banques commerciales Tunisiennes. La SFI projette d’être plus active en matière d’assistance technique et en service de conseils à travers le PEP-MENA, en particulier sur les domaines du climat des affaires et de la gouvernance. De plus, la Tunisie se révèle être une source d’investissements sud-sud au Maghreb et en Afrique. La SFI a financé certain projets Tunisie-Sud (exemple : Maghreb Leasing Algérie) et considère des investissements similaires dans les domaines de la Banque, la santé, les assurances et le leasing.

 

Investissement récents: en Avril 2008, la SFI a consacré 193,5 millions de $ pour son propre compte et 364 millions de $ pour ses participants en prêt B dans le projet important TAV Tunisie – le premier PPP en infrastructure en Tunisie et le premier aéroport géré en concession en Afrique du Nord. En Mars 2009, 35 millions de $ supplémentaires ont été investis dans les capitaux propres du projet. En Septembre 2007, la SFI a investi 2,6 millions de $ dans ENDA Inter-Arabe, une institution tunisienne de micro-finance, sous forme de prêt en devises locales. Ceci marque le premier investissement de la SFI dans le secteur de la micro-finance dans le pays. En Juin 2006, la SFI a investi 13 millions de $ dans le Maghreb Private Equity Fund II suivi d’un second investissement de 7,5 millions de $ en Janvier 2008. Ce fonds vise les PME en Tunisie, Algérie et au Maroc. Le fond est géré par Tuninvest Finance Group, une entreprise de service financier Tunisien indépendante. La SFI a aussi consacré un investissement en capitaux propres de 10 millions de $ dans un groupe leader Tunisien afin de soutenir l’expansion globale du groupe.

 

Activités d’investissement futures en Tunisie: la SFI pense actuellement investir dans un nombre de secteurs stratégiques qui sont : (1) 50 millions de $ en capitaux propres au bénéfice d’une banque privée afin de financer son expansion en Tunisie mais aussi en Algérie. Cet investissement comprend aussi de l’assistance technique sur la gouvernance d’entreprise et des prêts pour les PME ; (2) le déboursement de 2,6 millions de $ en faveur de l’Université du Sud de la Méditerranée (USM), une petite université du secteur privé; (3) le financement de première phase pour soutenir le développement de prospective commerciale dans la découverte de pétrole ; (4) une unité tertiaire de soin Greenfield qui se spécialisera dans la cardiologie, l’oncologie et l’orthopédie; (5) un groupe d’assurance en Tunisie et en Algérie.

 

Programme d’assistance technique et de conseils: La PEP MENA de la SFI, le programme d’assistance technique pour la région MENA, est intéressé par le développement d’un programme de gouvernance d’entreprise pour améliorer les pratiques des entreprises privées et des banques. Elle a aussi entrepris une mission de conseils en 2005 avec la banque BIAT afin d’améliorer les procédures d’octroi de prêts aux particulier et aux PME. Ce service pourrait être étendu à d’autres banques.

 

MIGA: La MIGA n’a pas d’activité en Tunisie et n’a pas reçu de demande pour garantir la couverture des investissements entrants. L’Agence a fournit une couverture (contre les risques de restriction de transferts, l’expropriation, la guerre et les perturbations civiles) de capitaux propres et garanti de prêt de Télécom Tunisie à MATTEL en Mauritanie. L’exposition en termes d’impayés de cet investissement est de 5,4 millions de $. Ce projet, qui implique l’installation, la gestion et la maintenance d’un nouveau réseau mobile GDM vise à: (i) accroitre la télé-densité en Mauritanie (l’un des plus faible du monde); (ii) étendre la portée des services; et (iii) améliorer la qualité du service, représentants tous des développements importants et positifs pour la communauté locales des affaires.

 

Tous les montants sont en équivalents de dollars US.

Septembre 2009

 

Contact

Washington: Najat Yamouri, nyamouri@worldbank.org

 

 

 




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