En 2007, l’Inde a été le principal pays bénéficiaire des envois de fonds des travailleurs migrants, suivie par la Chine et le Mexique.

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Communiqué de presse n°:2008/243/DEC

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WASHINGTON, le 19 mars 2008 – En 2007, les cinq principaux pays bénéficiaires des envois de fonds des travailleurs migrants ont été l'Inde (USD 27 milliards), la Chine (USD 25,7 milliards), le Mexique (USD 25 milliards), les Philippines (USD 17 milliards) et la France (USD 12,5 milliards). D'après une nouvelle étude de la Banque mondiale consacrée aux migrations et aux envois de fonds des travailleurs expatriés (Migration and Remittances Factbook 2008) publiée aujourd'hui, les migrations sud-sud sont quasiment équivalentes aux migrations sud-nord, mais ce sont les pays riches, au premier rang desquels les États-Unis, qui demeurent la principale source de ces envois de fonds.

Les États-Unis sont aussi le pays qui a accueilli le plus grand nombre d’immigrants en 2005, soit 38,4 millions, suivi de la Fédération de Russie (12,1 millions) et de l'Allemagne (10,1 millions). Parmi les pays à faible revenu, c'est l'Inde qui a accueilli le plus d'immigrés (5,7 millions), suivie du Pakistan (3,3 millions).

Cette étude offre un aperçu immédiat des statistiques concernant les migrations, les envois de fonds déclarés des travailleurs migrants, et les qualifications des personnes qui émigrent, pour 194 pays répartis en 13 groupes régionaux et de revenus. Ces statistiques peuvent être consultées en ligne depuis novembre 2007 et sont mises à jour en temps réel au fur et à mesure que de nouvelles données sont disponibles.

« La migration est parfois instrumentalisée par les politiques, et les mesures prises par les pouvoirs publics sont trop souvent fondées sur des anecdotes ou des conceptions erronées. En présentant les chiffres et les faits derrière ces stéréotypes, cette publication vise à brosser un tableau plus objectif de cette dimension cruciale du développement » Uri Dadush, directeur du Groupe sur les perspectives de développementet du Département du commerce international de la Banque mondiale. M. Dadush préside également le Groupe de travail de la Banque mondiale sur les migrations.

L'envolée spectaculaire de ces envois de fonds n’est pas passée inaperçue des hauts responsables politiques. En 2007, le montant déclaré de ces envois de fonds aurait atteint selon les estimations 318 milliards de dollars à l'échelle de la planète, dont 240 milliards à destination des pays en développement (ces données ont été mises en lumière dans un communiqué de presse de la Banque mondiale publié le 30 novembre 2007). Ces chiffres ne tiennent pas compte des circuits informels, par lesquels transitent des sommes qui augmenteraient considérablement ces montants si elles étaient déclarées.

« Dans de nombreux pays en développement, ces envois de fonds sont vitaux pour les pauvres » déclare DilipRatha, économiste senior et auteur, avec Zhimei Xu, du panorama de statistiques. « Ils sont souvent une source essentielle de devises et une force stabilisatrice pour l’économie en période de turbulences. »

Bien que les flux migratoires internationaux correspondent pour l’essentiel à des déplacements volontaires de population, on dénombrait en 2005 13,5 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile, soit environ 7 % du nombre total de migrants à l’échelle mondiale. Les réfugiés représentaient 14,3 % de la population des pays à faible revenu—soit plus de cinq fois la proportion enregistrée dans les pays à revenu élevé de l'OCDE. C’est la région Moyen-Orient et Afrique du Nord qui comptait la plus forte proportion de demandeurs d’asile parmi les immigrants (60 %).

LES MIGRATIONS ET LES ENVOIS DE FONDS EN BREF

  • Les pays qui accueillent le plus d’immigrants en pourcentage de leur population sont le Qatar (78 %), les Émirats arabes unis (71 %), le Koweït (62 %), Singapour (43 %), Israël (40 %) et la Jordanie (39 %). La proportion moyenne d’immigrants dans la population est inférieure à 10 % dans les pays à revenu élevé de l’OCDE.
  • La frontière entre le Mexique et les États-Unis est le plus grand couloir migratoire au monde et, en 2005, 10,4 millions de migrants l’avaient traversé. Viennent ensuite les corridors de l’ex-Union soviétique (Russie-Ukraine et Ukraine-Russie), suivis du couloir Bangladesh-Inde. Les populations locales de ces corridors sont devenues des migrants sans se déplacer lorsque les nouvelles frontières internationales ont été tracées.
  • Les flux migratoires sud-sud sont presque aussi importants que les flux migratoires sud-nord, qui représentent 47 % du nombre total d’émigrants des pays en développement. La migration sud-sud est plus importante que la migration sud-nord dans trois régions : l'Afrique subsaharienne (72 %), l'Europe et l'Asie centrale (64 %) et l'Asie du Sud (54 %).
  • Les pays de taille relativement plus petite affichent généralement des taux plus élevés d’émigration de personnes qualifiées. Presque tous les médecins formés en Grenade et en Dominique émigrent. Sainte-Lucie, le Cap-Vert, Fidji, Sao‑Tomé‑et‑Principe et le Libéria figurent également parmi les pays qui enregistrent les plus forts taux d'émigration de médecins.
  • En 2007, les principaux pays bénéficiaires des envois de fonds déclarés ont été l’Inde, la Chine, le Mexique, les Philippines et la France. En proportion du PIB, ce sont toutefois de petits pays comme le Tadjikistan (36 %), la Moldova (36 %), Tonga (32 %), la République kirghize (27 %) et le Honduras (26 %) qui se sont taillé la part du lion en 2006.
  • Ces envois de fonds proviennent pour l’essentiel des pays riches. Les États‑Unis sont de loin la principale source, avec 42 milliards de dollars de sorties de fonds en 2006. L’Arabie saoudite arrive en deuxième position, suivie par la Suisse et l’Allemagne.

Consultez l'étude Migrationand Remittances Factbook 2008 en ligne.




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