La Banque Mondiale approuve un financement de $116 Millions de Dollars en Faveur de Madagascar

WASHINGTON, 20 mai 1999 — La Banque mondiale a approuvé aujourd'hui l'octroi d'un crédit d'un montant total équivalant à 116,4 millions de dollars à l'appui des efforts déployés par la République de Madagascar pour accélérer sa croissance économique et améliorer les conditions de vie de la population.

Le Deuxième crédit d'ajustement structurel, d'un montant équivalant à 100 millions de dollars, aidera le gouvernement à améliorer les services d'éducation et de santé de base, à réduire les interventions de l'État dans les activités productives, et à constituer un climat des affaires plus favorable à l'investissement privé et à la création d'emplois.

République de Madagascar

Le niveau de vie de la population malgache (environ 14,1 millions de personnes) a nettement baissé au cours des 30 dernières années. Les indicateurs de l'éducation, de la nutrition et de l'espérance de vie se sont dégradés et les dépenses publiques au titre de la santé et de l'éducation ont diminué en termes réels. La plupart des Malgaches n'ont qu'un accès au mieux limité aux services sociaux et financiers, et environ 75 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Population : 14,1 millions d'habitants
Pourcentage en dessous du seuil
de pauvreté : 75
PIB (USD milliards) : 3,5
PNB par habitant : USD 250
Pourcentage du PIB
   Agriculture : 31,5
   Industrie : 13,4

Depuis 1996, dans le cadre de son Programme d'ajustement structurel, le gouvernement entreprend des réformes économiques visant à stabiliser l'économie et à relancer la croissance. Pendant la période couverte par le Premier crédit d'ajustement structurel, le taux de croissance économique a dépassé le taux de croissance démographique, et le cadre macroéconomique a été renforcé. Les résultats enregistrés en 1998 sont également satisfaisants.

Madagascar a toutefois besoin d'améliorer le cadre des activités pour promouvoir la croissance et élargir les perspectives économiques de la population, et notamment les pauvres. Elle s'efforcera en priorité de réduire les interventions de l'État dans les grands secteurs économiques et de fournir des biens publics et des services sociaux de meilleure qualité, mesures qui devraient encourager l'investissement privé et avoir un effet positif sur toute une gamme de services publics.

Le Projet de microfinancement, d'un montant équivalant à 16,4 millions de dollars, permettra d'accroître les revenus et de relever le niveau de vie de la population malgache en élargissant son accès aux services financiers. Il s'inscrit dans un programme qui doit, sur une période de 15 ans, améliorer les services financiers offerts aux ménages à faible revenu et permettre à ces derniers de participer à l'économie de marché. Dans une première phase, le programme aidera le gouvernement à constituer un cadre juridique, réglementaire et de contrôle adéquat pour les institutions de microfinancement ; à mettre au point et à l'essai un programme national de formation en matière de microfinancement ; et à créer des réseaux de Sociétés d'épargne et de crédit (SEC). Durant la deuxième et la troisième phase, le programme appuiera la transformation de ces réseaux en institutions financières pouvant fonctionner de manière autonome ainsi que l'élargissement de leur portée.

Le système financier malgache est encore très embryonnaire, ce qui entrave les investissements et les activités économiques. En 1998, le système se composait de six banques commerciales, d'une caisse d'épargne, de trois compagnies d'assurances, de quatre réseaux de SEC et de deux petites institutions de microfinancement appuyées par des bailleurs de fonds. Abstraction faite des clients bien établis, la grande majorité des Malgaches n'ont pas accès au crédit et autres services financiers. Le projet aidera le gouvernement à desservir des régions comptant 4,9 millions d'habitants et profitera à au moins 187 000 ménages à faible revenu tirant leur subsistance de l'agriculture, de la pêche, du commerce ou de l'artisanat.

Le Deuxième projet d'ajustement structurel sera financé par un crédit d'un montant équivalant à 100 millions de dollars, accordé par l'Association internationale de développement (IDA), institution du Groupe de la Banque mondiale spécialisée dans l'octroi de financements aux pays les plus pauvres. Le crédit de l'IDA, qui est assorti des conditions habituelles, a une échéance à 40 ans, y compris un différé de paiement de 10 ans.

Le Projet de microfinancement sera financé par un crédit d'un montant équivalant à 16,4 millions de dollars, accordé par l'Association internationale de développement (IDA), institution du Groupe de la Banque mondiale spécialisée dans l'octroi de financements aux pays les plus pauvres. Le crédit de l'IDA, qui est assorti des conditions habituelles, a une échéance à 40 ans, y compris un différé de paiement de 10 ans. Le Gouvernement malgache et d'autres sources de financement (réseaux de Sociétés d'épargne et de crédit, Fonds d'équipement des Nations Unies, Union européenne et Développement International Desjardins) fourniront conjointement un montant de 4 millions de dollars au titre du projet.


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets.



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/LUBNMY30W0