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Le cycle des projets
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Comment fonctionne le cycle des projets | |  | 1. StratĂ©gie dâaide-pays |
 | 2. Identification |
 | 3. PrĂ©paration, Ăvaluation et Approbation du Conseil dâadministration |
 | 4. Exécution et Supervision |
 | 6. Ăvaluation |
Le cycle des projets comprend 6 phases: |
La Banque mondiale prĂȘte de lâargent aux pays Ă faible revenu et Ă revenu moyen pour soutenir leur dĂ©veloppement et la mise en Ćuvre de rĂ©formes. Les pays emprunteurs, qui mettent en Ćuvre les projets de dĂ©veloppement, doivent suivre certaines rĂšgles et procĂ©dures pour sâassurer que lâargent est bien utilisĂ© comme prĂ©vu.
Sur cette page Identification- PrĂ©paration- Ăvaluation- Approbation- Mise en Ćuvre- Fin dâexĂ©cution- Ăvaluation En collaboration avec le gouvernement du pays emprunteur et les autres partenaires, la Banque mondiale cherche Ă dĂ©terminer les conditions pouvant garantir une efficacitĂ© optimale des aides financiĂšres et des autres types de soutien. Au terme dâun travail dâanalyse, le pays emprunteur et la Banque dĂ©finissent des stratĂ©gies et des prioritĂ©s pour rĂ©duire la pauvretĂ© et amĂ©liorer le niveau de vie des individus. (Voir RĂ©duction de la pauvretĂ© et StratĂ©gies nationales)
Les projets visent Ă dĂ©velopper tous les secteurs Ă©conomiques et sociaux (infrastructures, Ă©ducation, soins de santĂ©) mais aussi Ă amĂ©liorer la gestion financiĂšre des gouvernements. La Banque mondiale et le gouvernement se mettent dâaccord sur une premiĂšre Ă©bauche du projet et ses bĂ©nĂ©ficiaires, puis lâĂ©quipe de projet de la Banque dĂ©finit les grandes lignes dans une Fiche descriptive du projet. Ce document dĂ©finit les objectifs visĂ©s, les risques probables, les variantes envisageables et indique le calendrier provisoire du processus dâapprobation du projet. Durant cette phase, la Banque Ă©labore deux autres documents. Le Document dâinformation sur le projet contient des renseignements utiles pour adapter le dossier dâappel dâoffres au projet en question. Il comprend Ă©galement la Fiche de donnĂ©es intĂ©grĂ©es sur les principes de sauvegarde, mise Ă la disposition du public, qui identifie les aspects clĂ©s du projet en ce qui concerne les principes de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale. Cette phase, menĂ©e par le gouvernement emprunteur et la ou les agences chargĂ©es de mettre en Ćuvre le projet, peut durer plusieurs annĂ©es. Elle consiste entre autres Ă rĂ©aliser des Ă©tudes de faisabilitĂ© et des plans techniques dĂ©taillĂ©s. Le gouvernement signe des contrats avec des consultants et dâautres entreprises du secteur public afin quâelles lui fournissent les biens, prestations et services Ă©ventuellement nĂ©cessaires, non seulement durant cette phase mais aussi plus tard, lors de la phase de mise en Ćuvre. Ă ce stade, on sollicite Ă©galement les commentaires ainsi que le soutien des pays bĂ©nĂ©ficiaires et des partenaires du dĂ©veloppement. Ătant donnĂ© lâinvestissement que reprĂ©sente ce processus en termes de temps, dâefforts et de ressources, il est essentiel que le gouvernement donne son adhĂ©sion et coopĂšre activement.
La Banque exerce un rĂŽle consultatif, et fournit des services dâanalyse et de conseil lorsque le pays le lui demande. Câest aussi Ă ce stade que la Banque Ă©value les capacitĂ©s des agences chargĂ©es de la mise en Ćuvre, afin de se mettre dâaccord avec le pays emprunteur sur lâorganisation globale du projet, Ă savoir : les moyens nĂ©cessaires pour assurer la gestion financiĂšre, la passation des marchĂ©s, le suivi, ainsi que la supervision et lâĂ©valuation. Il se peut que durant lâĂ©tude prĂ©alable dâun projet, les membres de la Banque identifient des rĂ©percussions possibles sur lâenvironnement et les populations au regard des principes de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque. Le pays emprunteur prĂ©pare si nĂ©cessaire un rapport dâĂ©valuation environnementale, qui analyse les rĂ©percussions probables sur lâenvironnement du projet en question et les moyens de minimiser les effets prĂ©judiciables Ă©ventuels. Si le pays est confrontĂ© Ă des problĂšmes particuliers au niveau Ă©cologique, le Plan dâaction environnementale dĂ©crit ces problĂšmes, identifie les causes principales et dĂ©finit des stratĂ©gies ainsi que des actions concrĂštes pour y remĂ©dier. Sur le plan social, de nombreuses Ă©tudes peuvent ĂȘtre menĂ©es afin dâanalyser les Ă©ventuels effets nĂ©gatifs du projet sur la santĂ©, les ressources productives, lâĂ©conomie et la culture des populations autochtones. Le Plan de dĂ©veloppement pour les populations autochtones identifie les interventions envisagĂ©es par le pays emprunteur dans les rĂ©gions oĂč vivent ces populations. Ce plan a pour objectif dâĂ©viter ou de minimiser les effets potentiellement nuisibles sur les habitants. Ces plans font partie intĂ©grante de la conception du projet. Un haut niveau de prĂ©caution MalgrĂ© les risques envisagĂ©s, la construction du barrage hydroĂ©lectrique sur la riviĂšre Nam Theun au Laos a Ă©tĂ© jugĂ© utile. Avant dâĂȘtre approuvĂ© par le conseil dâadministration de la Banque en 2005, ce projet a Ă©tĂ© minutieusement Ă©tudiĂ© pendant plusieurs annĂ©es. La Banque mondiale veille Ă ce quâil soit mis en Ćuvre dans des conditions respectueuses de lâenvironnement et des individus et Ă ce que les revenus gĂ©nĂ©rĂ©s par la vente dâĂ©lectricitĂ© servent Ă financer les projets prioritaires de rĂ©duction de la pauvretĂ© et de protection de lâenvironnement. Pour en savoir plus (a) concernant les mesures de prĂ©caution prises sur la riviĂšre Nam Theun La phase dâĂvaluation donne lâoccasion aux diffĂ©rents acteurs de revoir la conception du projet dans le dĂ©tail et de rĂ©soudre les questions restĂ©es en suspens. Le gouvernement et la Banque mondiale reviennent sur le travail effectuĂ© durant les phases dâidentification et de prĂ©paration et confirment les objectifs visĂ©s, les bĂ©nĂ©ficiaires et les instruments dâĂ©valuation destinĂ©s au suivi des opĂ©rations. Ă ce stade, le projet a Ă©tĂ© examinĂ© sous tous ses aspects et jugĂ© viable. LâĂ©quipe de la Banque mondiale confirme que tous les aspects du projet sont en accord avec les exigences opĂ©rationnelles de la Banque et que le gouvernement a mis en place les structures institutionnelles nĂ©cessaires. Les diffĂ©rentes parties se mettent dâaccord sur le calendrier du projet, sur publication des principaux documents et examinent sâil manque certains Ă©lĂ©ments pour que la Banque puisse donner son approbation dĂ©finitive. Les derniĂšres Ă©tapes consistent Ă Ă©valuer si tout est prĂȘt pour la mise en Ćuvre du projet et Ă se mettre dâaccord sur les conditions nĂ©cessaires Ă son efficacitĂ© (cet accord doit prĂ©cĂ©der la mise en Ćuvre des actions) Le Document dâinformation sur le projet est mis Ă jour et publiĂ© aprĂšs obtention de lâaccord de financement.
Une fois que tous les aspects du projet ont Ă©tĂ© nĂ©gociĂ©s et approuvĂ©s par le gouvernement et la Banque mondiale, lâĂ©quipe de projet prĂ©pare le Document dâĂ©valuation du projet (pour les prĂȘts dâinvestissement) ou le Document du programme (pour les prĂȘts de politique de dĂ©veloppement), ainsi que dâautres documents financiers et juridiques. Elle les soumet ensuite Ă lâapprobation des administrateurs. Une fois le financement accordĂ©, les conditions dâefficacitĂ© rĂ©unies et les documents juridiques acceptĂ©s et signĂ©s, la phase dâexĂ©cution peutcommencer.
Le gouvernement emprunteur met en Ćuvre le projet de dĂ©veloppement grĂące aux fonds allouĂ©s par la Banque mondiale. Avec lâassistance technique de la Banque, lâagence chargĂ©e de lâexĂ©cution prĂ©pare les spĂ©cifications du projet et cherche Ă obtenir tous les biens, services et prestations nĂ©cessaires. Elle veille Ă©galement Ă lâapplication des directives adoptĂ©es pour minimiser les consĂ©quences environnementales et sociales du projet. LâĂ©quipe de spĂ©cialistes en gestion financiĂšre et passation des marchĂ©s de la Banque sâassure que des contrĂŽles fiduciaires adĂ©quats ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s afin que les financements soient bien utilisĂ©s. Ă ce stade, tous les Ă©lĂ©ments sont en place, mais des retards et des imprĂ©vus conduisent parfois Ă reprĂ©ciser les objectifs du projet.
Une fois le projet mis en Ćuvre, lâagence gouvernementale fait rĂ©guliĂšrement le point sur les activitĂ©s en cours. Le gouvernement et la Banque prĂ©parent ensemble un rapport faisant Ă©tat de lâavancement du projet Ă mi-parcours. En outre, le Rapport sur lâĂ©tat des projets en cours dâexĂ©cution de la Banque (un court rĂ©sumĂ© de tous les projets financĂ©s par la Banque en cours Ă chaque fin dâexercice) est mis Ă la disposition du public. Les projets arrivĂ©s Ă terme durant lâexercice sont retirĂ©s de ce rapport, puisque leur Rapport de fin dâexĂ©cution et leur Rapport dâĂ©valuation des rĂ©sultats ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© publiĂ©s Ă ce stade. Tout au long de la phase dâexĂ©cution, le gouvernement et la Banque contrĂŽlent le dĂ©roulement, les avancĂ©es et lâapport du projet pour ses bĂ©nĂ©ficiaires, afin dâobtenir des donnĂ©es permettant dâĂ©valuer et de mesurer lâefficacitĂ© du projet en termes de rĂ©sultats. Au terme de la pĂ©riode de dĂ©caissement (qui peut aller de un Ă dix ans), lorsquâun projet est terminĂ© et clos, la Banque mondiale et le gouvernement concernĂ© font le point sur les rĂ©sultats obtenus ; les problĂšmes rencontrĂ©s, les leçons quâils en ont tirĂ©es, les connaissances et lâexpĂ©rience acquises durant la mise en Ćuvre du projet. Une Ă©quipe de la Banque mondiale chargĂ©e dâĂ©valuer les opĂ©rations recueille ces informations et ces donnĂ©es dans un Rapport dâĂ©valuation de lâexĂ©cution et des rĂ©sultats, Ă partir dâĂ©lĂ©ments fournis par lâagence gouvernementale qui a mis dâexĂ©cution, les co-financiers et les autres partenaires/acteurs. Le rapport dĂ©crit et Ă©value les rĂ©sultats effectifs du projet. Les rĂ©sultats effectifs du projet sont ensuite comparĂ©s aux rĂ©sultats escomptĂ©s. Les informations obtenues grĂące Ă ce rapport servent Ă©galement souvent Ă dĂ©terminer si des mesures gouvernementales supplĂ©mentaires, et des amĂ©liorations en termes de capacitĂ©, sont nĂ©cessaires pour tirer profit Ă long terme des rĂ©alisations du projet. En outre, lâĂ©quipe chargĂ©e de lâĂ©valuation examine si les politiques opĂ©rationnelles de la Banque ont Ă©tĂ© respectĂ©es durant la mise en Ćuvre du projet et rend compte de lâutilisation des ressources de la Banque. Les enseignements tirĂ©s de cette Ă©valuation peuvent ĂȘtre mis Ă profit par la suite dans le cadre de projets similaires.
Le Groupe dâĂ©valuation indĂ©pendante (IEG) de la Banque Ă©value la performance dâenviron un projet sur quatre (Ă peu prĂšs 70 projets par an), en confrontant les rĂ©sultats obtenus avec les objectifs de dĂ©part, la durabilitĂ© des rĂ©sultats et lâimpact sur le dĂ©veloppement des institutions. De temps en temps, le IEG Ă©labore aussi des rapports dâĂ©valuation de lâimpact. Pour faire le point sur les performances Ă©conomiques des projets et leurs effets Ă long terme sur les personnes et lâenvironnement, ces rapports utilisent un scĂ©nario contrefactuel (si le projet nâavait pas Ă©tĂ© mis en Ćuvre).
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