Instruments de financement

La Banque mondiale offre toute une gamme d’instruments parmi lesquels des prêts et des dons aux fins de financer les activités de réduction de la pauvreté et de développement économique dans le monde. La Banque propose deux catégories d’instruments de financement:

Les prêts d’investissement, qui financent l’achat de fournitures, de travaux et de services à l’appui de projets de développement économique et social dans des secteurs très divers. Leur durée de vie est généralement de dix ans. Ces prêts qui, au départ, devaient essentiellement permettre de financer l’acquisition de matériels, de services d’ingénierie, de briques et de mortier, financent désormais dans une plus large mesure le renforcement des institutions, le développement social et l’infrastructure publique nécessaire pour faciliter les activités du secteur privé. Les projets bénéficiant de ce type de financement visent des objectifs aussi variés que la réduction de la pauvreté urbaine (par exemple, en faisant participer des entrepreneurs privés à la construction de nouveaux logements) ; le développement rural (en formalisant le régime d’occupation des terres afin d’accroître la sécurité dont jouissent les petits exploitants) ; l’approvisionnement en eau et l’assainissement (en améliorant l’efficacité des services d’utilité publique) ; la gestion des ressources naturelles (en assurant une formation portant sur des pratiques agricoles et forestières écologiquement viables) ; la reconstruction après un conflit (en facilitant la réintégration des soldats dans la société civile) ; l’éducation (en encourageant l’éducation des filles) ; et la santé (en ouvrant des dispensaires ruraux et en formant des agents sanitaires).

Les prêts d’ajustement, qui fournissent un financement extérieur à décaissement rapide pour aider les pays membres à réorienter l’action publique et à réaliser des réformes institutionnelles. Leur durée de vie est généralement d’un à trois ans. Initialement conçus pour appuyer les réformes macroéconomiques, notamment en matière commerciale et agricole, les prêts d’ajustement ont peu à peu évolué pour davantage cibler des réformes d’ordre structurel ou portant sur le secteur financier et les politiques sociales, ainsi que l’amélioration de la gestion des ressources du secteur public. Les opérations d’ajustement ont maintenant généralement pour objet de promouvoir des structures du marché concurrentielles (réforme juridique et réglementaire par exemple), à remédier à des distorsions des régimes d’incitations (réforme de la fiscalité et du commerce), à mettre en place des systèmes de suivi et de sauvegarde appropriés (réforme du secteur financier), à créer un environnement propice aux investissements privés (réforme judiciaire, adoption d’un code d’investissement moderne), à encourager les activités du secteur privé (privatisations et partenariat entre le secteur public et le secteur privé), à promouvoir une bonne gestion des affaires publiques (réforme de la fonction publique), et à atténuer les effets négatifs à court terme de l’ajustement (mise en place de fonds de protection sociale).

La Banque accorde par ailleurs des dons, en quantité limitée, qu’elle finance elle-même ou qu’elle administre par l’entremise de partenariats. Ces dons visent généralement à encourager l’innovation, la collaboration avec d’autres organisations et la participation des parties concernées aux niveaux national et local. Les bailleurs de fonds confient à la Banque le soin d’administrer quelque 850 fonds fiduciaires actifs (a), qui font l’objet d’une comptabilité distincte de celle des ressources propres de la Banque. Ces dispositifs administratifs et financiers mis en place avec des bailleurs de fonds extérieurs ont pour but de financer, sous forme de dons, des besoins de développement hautement prioritaires, notamment des services d’assistance technique et de conseil, des allègements de dette ou des actions de réhabilitation à l’issue d’un conflit.

Enfin, la Banque offre plusieurs instruments de garantie et de gestion des risques destinés à protéger les organismes de crédit contre les risques liés aux investissements dans les pays en développement.

Pour en savoir plus :

 




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