Réforme des sanctions

La communautĂ© internationale est depuis longtemps consciente du fait que la fraude et la corruption portent atteinte au dĂ©veloppement sous toutes ses formes. Lorsque les projets de dĂ©veloppement font l’objet de dĂ©tournements de fonds par divers moyens (fraude, corruption, collusion, coercition, obstruction), cela empĂȘche les pays concernĂ©s, de mĂȘme que les organismes donateurs et la Banque mondiale, d’ĂȘtre pleinement en mesure d’atteindre les objectifs consistant Ă  rĂ©duire la pauvretĂ©, Ă  mobiliser l’investissement et Ă  assurer une bonne gouvernance.
 
Éradiquer la corruption dans le contexte de l’aide au dĂ©veloppement exige une dĂ©marche conjointe de la part des pays emprunteurs, de la Banque et des partenaires de dĂ©veloppement. Il faut pour cela que les emprunteurs, les autres bĂ©nĂ©ficiaires des prĂȘts et la Banque poursuivent leurs efforts pour contribuer Ă  empĂȘcher les manƓuvres frauduleuses et actes de corruption oĂč que ce soit, tout en renforçant dans le mĂȘme temps les structures institutionnelles.
 
D’importants pas ont Ă©tĂ© faits Ă  cet Ă©gard. En 2006, la Banque a engagĂ© une sĂ©rie de rĂ©formes qui ont dĂ©bouchĂ© sur l’établissement de directives Ă  l’intention de ses emprunteurs pour la prĂ©vention et la lutte contre la fraude et la corruption dans les projets qu’elle finance, de maniĂšre Ă  garantir que ses prĂȘts soient utilisĂ©s comme prĂ©vu pour promouvoir le dĂ©veloppement et rĂ©duire la pauvretĂ©. Ces directives visent Ă  dĂ©finir clairement les mesures que doivent prendre les emprunteurs et autres bĂ©nĂ©ficiaires de ces prĂȘts pour tenter d’empĂȘcher des cas de fraude et de corruption de se produire et, Ă  dĂ©faut, d’y remĂ©dier.
 
Depuis 1996, ses Directives pour la passation des marchĂ©s et pour la sĂ©lection et l’emploi de consultants permettent Ă  la Banque mondiale de sanctionner des entreprises et des individus qui se rĂ©vĂšlent avoir commis des actes de fraude ou de corruption dans le cadre de la passation de marchĂ©s de fournitures ou de services, de la sĂ©lection de consultants, ou de l’exĂ©cution d’un marchĂ© ou contrat correspondant. Les deux sĂ©ries de directives contiennent des dĂ©finitions des agissements spĂ©cifiquement passibles de sanctions : manƓuvres frauduleuses, actes de corruption, pratiques collusoires ou coercitives, manƓuvres obstructionnistes. Depuis 1999, plus de 330 entreprises et individus ont ainsi Ă©tĂ© sanctionnĂ©s par la Banque pour avoir commis des actes de fraude et de corruption dans le cadre de projets financĂ©s par ses prĂȘts.

Le nouveau rĂ©gime de sanctions s’applique Ă  tous les projets de la Banque pour lesquels la Fiche conceptuelle du projet a Ă©tĂ© soumise le 15 octobre 2006 ou aprĂšs cette date. Pour mieux comprendre ce que recouvre ce nouveau rĂ©gime de sanctions, veuillez vous reporter aux documents suivants :

Documents applicables :

Directives anti-corruption de la Banque (a)
Version simplifiée des directives (a)
 
RĂ©forme des sanctions : Note d’information Ă  l’intention des Emprunteurs

Lettre d’envoi aux Emprunteurs sur la rĂ©forme des sanctions

Directives pour la passation des marchés (a) (section « Fraude et Corruption »)
Directives pour la sĂ©lection et l’emploi de consultants (a) (section « Fraude et Corruption »)
Conditions générales de la BIRD (a)
Conditions gĂ©nĂ©rales de l’IDA (a)




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/A48QJ3QRU0