Stratégies des pays

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Stratégies de réduction de la pauvreté et d’aide aux pays - Photo de l’article

La Banque mondiale a recours à différents plan par étape pour orienter ses projets et ses opérations.

Stratégies pour la réduction
de la pauvreté

Le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) définit les objectifs à long terme pour un pays donné. Ce document est préparé par les gouvernements de pays à faible revenu lors de consultations avec différents acteurs issus notamment de la société civile
et du secteur privé. Ce document fixe les objectifs à atteindre sur le plan macroéconomique, structurel et social.

Il détermine également les besoins de financement extérieur d’un pays pour atteindre ces objectifs, tels que des prêts et des dons alloués par la Banque mondiale et d’autres donateurs. Ceux-ci visent à promouvoir la croissance économique et à réduire la pauvreté.
La Banque et les autres agences de donateurs alignent leur aide sur les priorités et les objectifs nationaux.

Les pays utilisent les DSRP pour rechercher les moyens de créer un contexte plus favorable à l’investissement et encourager les mesures favorables au développement du secteur privé. Ces documents sont également l’occasion de programmer des initiatives propres à améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption. De nombreux pays concentrent plus particulièrement leurs efforts sur les problèmes auxquels sont confrontés le secteur agricole et les zones rurales. Ils soulignent également le besoin d’investir dans certains services essentiels, tels que la santé et l’éducation, lorsqu’ils mettent en œuvre ces stratégies.

La Banque mondiale met en place des formations et fournit une aide technique et financière afin de soutenir les stratégies nationales de réduction de la pauvreté. Elle aide par exemple les pays à progresser dans des domaines tels que l’analyse de la pauvreté, la gestion des dépenses publiques et l’évaluation des services. Elle offre également des crédits d’aide à la réduction de la pauvreté (CARP), des prêts programmatiques annuels, et apporte ainsi son concours à la mise en œuvre de ces stratégies.

L’Association de développement international (IDA) de la Banque mondiale et le FMI (Fonds monétaire international) ont besoin d’un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté afin de permettre aux pays à faible revenu de recevoir des prêts assortis de faibles taux d’intérêt. Ceux-ci sont alloués par la Banque (par l’intermédiaire de l’IDA) et le FMI (par l’intermédiaire du guichet Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance).

Stratégies d’aide-pays
La Stratégie d’aide-pays (CAS) (appelée aussi dans certains cas Stratégie de partenariat entre pays ou Stratégie d’aide conjointe) définit un programme sélectif de soutien du Groupe de la Banque mondiale à un pays spécifique. Cette stratégie est élaborée par des membres de la Banque lors de réunions avec des responsables gouvernementaux, en consultation avec les autorités locales, les organisations de la société civile, les partenaires de l’aide au développement et autres acteurs. Elle prend pour point de départ la manière dont le pays concerné envisage son développement sur le long terme. En cas d’opérations menées par d’autres donateurs, elle met l’accent sur les atouts spécifiques du Groupe de la Banque. Cette stratégie vise à encourager la collaboration et la coordination entre les différents partenaires qui soutiennent un pays en développement.

La CAS comprend un diagnostic (basé sur les analyses de la Banque, du gouvernement et/ou des autres partenaires) des défis auxquels le pays se trouve confronté en termes de développement, notamment l’incidence, les caractéristiques et les causes de la pauvreté. La CAS identifie les principaux domaines dans lesquels le Groupe de la Banque peut apporter une aide particulièrement efficace pour réduire la pauvreté. Dans son diagnostic, la CAS prend en compte le potentiel du portefeuille de la Banque dans le pays en question, la solvabilité du pays, le niveau de développement institutionnel, la capacité à mettre en œuvre des mesures, la gouvernance, ainsi que d’autres aspects sectoriels et inter-sectoriels. Cette évaluation permet d’établir l’importance et la nature du soutien (financement, conseils et/ou assistance technique) que le Groupe de la Banque va apporter au pays concerné.

Afin d’assurer le suivi de la mise en œuvre du programme fixé, la CAS est de plus en plus axée sur les résultats. Elle définit dans les grandes lignes des objectifs clairs et utilise des indicateurs pour s’assurer que le Groupe de la Banque et le pays concerné travaillent de manière efficace.




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