Qu’est-ce qu’un résultat en matière de développement ? La seule prise en compte des effets immédiats d’un projet n’est plus suffisante. Nous choisissons plutôt, en accord avec nos partenaires, de prendre en compte l’impact de nos projets dans un sens plus large. Il s’agit moins par exemple de compter sur combien de kilomètres s’étend la route que l’on vient de construire que de mesurer l’apport des infrastructures majeures sur la vie quotidienne des gens. L’accès aux soins de santé s’est-il amélioré ? Cultiver des légumes est-il devenu moins coûteux ? Trouve-t-on davantage de produits sur le marché et le revenu des villageois a-t-il augmenté ?
Une fois le projet terminé, au terme de la période de décaissement du financement (qui peut aller d’un à dix ans), la Banque mondiale et le gouvernement emprunteur font le point sur les résultats obtenus, les problèmes rencontrés, les leçons qu’ils en ont tirées, les connaissances et l’expérience acquises durant la mise en œuvre du projet. Une équipe de la Banque mondiale chargée d’évaluer les opérations recueille ces informations et ces données dans un Rapport d’évaluation de l’exécution et des résultats, à partir d’éléments fournis par l’agence gouvernementale exécutive, les co-financiers et les autres partenaires/acteurs.
Le rapport, préparé par les agents des services opérationnels de la Banque, est soumis aux administrateurs de la Banque à titre d’information. Les enseignements tirés de cette évaluation peuvent être mis à profit par la suite dans le cadre de projets similaires.
Le Groupe d’évaluation indépendante (IEG) – un organe faisant partie du Groupe de la Banque mondiale mais indépendant de la direction – s’efforce de fournir une base objective pour évaluer les résultats du travail de la Banque. L'IEG évalue les performances d’environ un projet sur quatre (à peu près 70 projets par an). Ces rapports permettent une évaluation rétrospective de la performance d’un projet. Ils confrontent les résultats avec les objectifs de départ, estiment leur caractère durable et leurs effets sur le développement des institutions. Occasionnellement, l'IEG élabore aussi des rapports d’évaluation de l’impact. Pour faire le point sur les performances économiques des projets et leurs effets à long terme sur les personnes et l’environnement, ces rapports utilisent un scénario contrefactuel (si le projet n’avait pas été mis en œuvre).
Le Groupe d’assurance de la qualité (a) (QAG) évalue le travail des agents de la Banque dans les pays en développement, en fournissant des commentaires qui peuvent aider à rectifier la conception d’un projet et améliorer son organisation. Le QAG publie un Rapport annuel sur la performance du portefeuille, qui donne à la direction et aux cadres de la Banque une idée globale de la taille, de la composition ainsi que de la qualité du portefeuille de prêts et du programme de recherche de la Banque.