Efficacité de l'aide

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Vue d'ensemble 

Le programme d'action pour accroître l'efficacité de l'aide occupe une place centrale dans le domaine de l'aide au développement et englobe la plupart des principaux problèmes qui entravent la fourniture de l'aide : de la prévisibilité des flux d'aide à l'utilisation des systèmes nationaux, à la gestion axée sur les résultats qui, en fin de compte, se répercutent sur l'efficacité du développement.

Aujourd'hui, quand les gouvernements sont confrontés à des incertitudes financières et à de nouveaux défis tels que la menace du changement climatique, il est plus important que jamais de pouvoir faire parvenir une aide pour produire des résultats durables.

Le programme international d'action pour accroître l'efficacité de l'aide rassemble des parties prenantes du développement, des gouvernements de pays donateurs, des donateurs multilatéraux, des gouvernements de pays bénéficiaires, des organisations de la société civile, des programmes mondiaux et de nombreux autres partenaires. Il se concentre sur les objectifs de développement déterminés par les pays partenaires. Dans cette architecture complexe de l'aide, tous les praticiens du développement doivent coordonner leurs efforts pour s'aligner sur les priorités de chaque pays.

Depuis plus de 10 ans, le renforcement de l'efficacité de l'aide au développement prend une importance croissante au sein de la communauté internationale, avec comme objectif final de réduire la pauvreté. Cela a été exprimé dans une série de déclarations et d'engagements internationaux réalisés par les donateurs et les pays dans lesquels la Banque a joué un rôle important :

« ... les bailleurs de fonds doivent essayer de développer, de soutenir et de renforcer les capacités d'appropriation par les pays. L'appropriation nationale doit être en adéquation avec la responsabilité nationale, ce qui inclut les questions de bonne gouvernance, de transparence, de lutte contre la corruption et d'obligation de rendre compte. »

Robert B. Zoellick,
Président du Groupe
de la Banque mondiale.
Accra (Ghana), 4 septembre 2008

Le Consensus de Monterrey (2002) visant à renforcer le financement du développement tout en l'associant davantage aux résultats, les Déclarations de Rome (a) (2003) et de Paris (a) (2005) sur l'efficacité de l'aide et les tables rondes internationales sur les résultats à Marrakech (2004) (a) et à Hanoï (2007) (a), ont réaffirmé ces engagements tout en définissant plus précisément les domaines dans lesquels les bailleurs de fonds et les pays partenaires peuvent collaborer pour assurer l'efficacité de l'aide grâce à l'obtention de résultats.

La Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide a énoncé cinq principes pour améliorer cette efficacité : l'appropriation, l'harmonisation, l'alignement, la gestion axée sur les résultats et la responsabilité mutuelle. Les progrès réalisés concernant ces principes ont été mesurés à travers 12 indicateurs au cours de deux enquêtes de suivi coordonnées par l'OCDE/CAD en 2006 et 2008 (une troisième enquête doit avoir lieu en 2011). Dans l'enquête menée par l'OCDE/CAD, la Banque mondiale a obtenu des résultats supérieurs à la moyenne des donateurs pour tous les indicateurs mesurant la performance des bailleurs de fonds, notamment en ce qui concerne le fait d'éviter de mettre en place des structures de mise en œuvre parallèles et de fournir une aide non liée. Les domaines dans lesquels la Banque mondiale œuvre pour améliorer la performance incluent la prévisibilité de l'aide et l'utilisation de systèmes nationaux. Pour compléter les données de l'enquête de Paris, la Banque mondiale a obtenu des informations qualitatives à partir de ses bureaux nationaux et a utilisé ces informations pour élaborer sa future stratégie en matière d'efficacité de l'aide.

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L'efficacité de l'aide et la Banque mondiale

S'appuyant sur le travail réalisé les années précédentes et sur les résultats du Forum de Haut niveau d'Accra et du Programme d'action d'Accra, le Plan d'action de la Banque pour améliorer l'efficacité de l'aide [mars 2009] (a) expose les domaines prioritaires sur lesquels la Banque doit se concentrer.

Il met l'accent sur la nécessité de :

  • Renforcer l'appropriation par les pays, en utilisant notamment leur propre gestion des finances publiques, les systèmes nationaux de passation des marchés publics et de garantie ; et en se concentrant sur les capacités de développement au sein des pays, à la fois en investissant dans le capital humain et en renforçant les institutions.

  • Continuer à s'engager efficacement auprès des pays fragiles et en situation post-conflictuelle, notamment en collaborant avec les Nations Unies et la Communauté européenne sur les évaluations post-crise et les plans de redressement et en évaluant l'expérience de la Banque mondiale concernant la mise en œuvre de sa politique de réponse rapide.

  • Travailler avec les partenaires du développement non traditionnels au niveau régional, national et mondial, en se concentrant plus particulièrement sur les partenaires qui ne font pas partie actuellement de l'OCDE-CAD ; et faciliter les partenariats d'apprentissage Sud-Sud.

  • Poursuivre les efforts en vue d'améliorer la transparence de l'aide, par exemple en augmentant sa prévisibilité et renforcer la gestion axée sur les résultats au niveau institutionnel, sectoriel et national.

Afin de mettre en œuvre son programme pour améliorer l'efficacité de l'aide, la Banque continue de mettre en place des politiques de soutien, des incitations et des cadres procéduraux en son sein, dans le but de permettre aux clients de devenir maîtres de leurs propres programmes et stratégies de développement. Grâce à cela, la Banque peut travailler plus efficacement avec différents partenaires en se concentrant sur les résultats de développement. La Banque continue de travailler pour améliorer la façon dont elle mène ses activités : en favorisant la décentralisation afin de mieux répondre aux besoins de ses clients, en modernisant les politiques et en simplifiant les procédures, en encourageant la mise en place de partenariats plus étroits avec des partenaires du développement bilatéraux et internationaux.

Les mesures qui seront prises dans ces domaines prioritaires s'appuieront sur le travail actuellement réalisé en ce qui concerne les principales initiatives institutionnelles propres à la Banque, telles que la gestion axée sur les résultats (a), les États fragiles (a), la Réforme des prêts d'investissement, la divulgation des informations, la décentralisation et la stratégie en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption (a), ainsi que d'autres initiatives sectorielles et régionales.

Dans le cadre de son engagement international en faveur de l'efficacité de l'aide, la Banque mondiale assure la co-vice présidence du Comité exécutif du Groupe de travail de l'OCDE/CAD sur l'efficacité de l'aide (WP EFF) et apportante une importante contribution au Groupe de travail dans des domaines tels que la prévisibilité de l'aide, l'évaluation des progrès réalisés concernant la Déclaration de Paris et les engagements du Programme d'action d'Accra, la gestion axée sur les résultats, la gestion des finances publiques, la passation des marchés publics, la coopération Sud-Sud et les États fragiles. Elle soutient également d'autres initiatives internationales telles que l'Initiative internationale pour la transparence de l'aide (IATI) qui complète le programme international pour accroître l'efficacité de l'aide. Dans les deux prochaines années, ce travail jouera un rôle central dans la préparation du quatrième Forum de haut niveau, dont la tenue est prévue en 2011 à Séoul, en Corée.




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