APERĂU : LâĂ©ducation est une composante essentielle du dĂ©veloppement ; elle permet aux individus de se prendre en main tout en renforçant les nations. Elle est lâun des instruments les plus puissants qui soit en matiĂšre de lutte contre la pauvretĂ© et les inĂ©galitĂ©s, et elle contribue Ă jeter les bases dâune croissance Ă©conomique durable. LâĂ©ducation occupe une place centrale dans la lutte de la Banque mondiale contre la pauvretĂ©. La Banque aide les pays Ă intĂ©grer la question de lâĂ©ducation dans leurs stratĂ©gies Ă©conomiques nationales et Ă dĂ©velopper des systĂšmes dâĂ©ducation Ă©quilibrĂ©s, reposant sur une approche globale et susceptibles de produire des rĂ©sultats concrets. Lâobjectif est de permettre aux pays dâassurer un enseignement universel primaire et un apprentissage de qualitĂ© pour tous, tout en investissant dans les compĂ©tences et connaissances indispensables Ă la croissance et Ă la compĂ©titivitĂ© des Ă©conomies. Câest en 1963 que la Banque mondiale a octroyĂ© ses premiers prĂȘts Ă lâĂ©ducation. Aujourdâhui, dans les pays en dĂ©veloppement, elle reprĂ©sente la source la plus importante de financement extĂ©rieur pour le secteur de lâĂ©ducation. Ces cinq derniĂšres annĂ©es, la Banque a accordĂ© en moyenne par an 2 milliards de dollars en prĂȘts, crĂ©dits et bourses destinĂ©s Ă soutenir lâĂ©ducation (soit deux fois plus que les cinq annĂ©es prĂ©cĂ©dentes). Pour lâexercice 2008, un petit peu moins de 2 milliards de dollars ont Ă©tĂ© consacrĂ©s Ă l'Ă©ducation, dont 1,2 milliard Ă taux zĂ©ro, selon les conditions de lâAssociation internationale de dĂ©veloppement (IDA). Les nouveaux engagements en matiĂšre dâĂ©ducation pour lâexercice 2009 devraient se monter Ă environ 4,1 milliards de dollars, dont 1,9 milliard au titre de lâIDA. En plus de ses activitĂ©s de prĂȘts Ă lâĂ©ducation, la Banque continue de jouer un rĂŽle dĂ©terminant dans de nombreux pays par ses activitĂ©s de conseil sur les politiques Ă suivre, dâanalyse de secteurs et de coordination de lâaide. La Banque occupe une place centrale dans de nombreux partenariats internationaux pour l'Ă©ducation, tels que lâInitiative pour lâaccĂ©lĂ©ration de lâĂ©ducation pour tous (EFA FTI). Par rapport aux autres structures, la Banque a comme avantage de mettre en valeur les liens qui unissent lâĂ©ducation Ă la croissance Ă©conomique. SynthĂšse des problĂ©matiques majeures qui se posent en termes d'Ă©ducation A mi-parcours du processus de rĂ©alisation des objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire (ODM) de 2015, des progrĂšs ont Ă©tĂ© effectuĂ©s : ils concernent le taux dâachĂšvement du cycle de lâenseignement primaire et l'accĂšs Ă lâĂ©cole des filles (ODM2). La Banque et dâautres donateurs y ont directement contribuĂ©, en encourageant la mise en place de politiques plus justes et en mobilisant davantage de ressources pour lâĂ©ducation. A titre dâexemple, ces derniĂšres annĂ©es, le rythme d'inscription Ă lâĂ©cole primaire et dâachĂšvement de ce cycle dâenseignement sâest accĂ©lĂ©rĂ© dans le monde entier. Le nombre dâenfants en Ăąge de frĂ©quenter lâĂ©cole primaire mais non scolarisĂ©s a chutĂ© de plus de 25% ces sept derniĂšres annĂ©es, passant de plus de 100 millions dâenfants au dĂ©but de ce millĂ©naire Ă environ 75 millions. Dans le monde entier, les taux dâachĂšvement du cycle de lâĂ©cole primaire ont augmentĂ© de plus de 84% contre moins de 82% cinq annĂ©es auparavant. Les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire (ODM) ont beaucoup contribuĂ© Ă ce succĂšs, en attirant lâattention de la communautĂ© internationale sur la nĂ©cessitĂ© dâinstaurer un meilleur accĂšs Ă lâĂ©ducation. LâĂ©ducation et la crise Ă©conomique Ces derniĂšres annĂ©es, les pays en dĂ©veloppement ont amĂ©liorĂ© de maniĂšre significative leurs rĂ©sultats dans le domaine de lâĂ©ducation. Pourtant, la rĂ©cession Ă©conomique mondiale actuelle menace ces progrĂšs en diminuant la capacitĂ© des familles et des gouvernements Ă investir dans lâĂ©ducation. Si pendant cette crise, on laisse se dĂ©grader les niveaux de scolarisation et dâenseignement, les pays en dĂ©veloppement nâauront plus la capacitĂ© de prendre une longueur dâavance en termes de compĂ©titivitĂ© lorsque lâĂ©conomie mondiale se redressera. Dans les pays affectĂ©s par la crise, les taux de scolarisation et les niveaux dâenseignement sont mis Ă mal ; les pays et les familles les plus pauvres vont ĂȘtre a priori les plus durement affectĂ©s, car ils vont ressentir directement les effets dâune diminution des ressources budgĂ©taires et de la montĂ©e croissante du chĂŽmage. Pour Ă©viter que la crise ne remette en cause les progrĂšs rĂ©alisĂ©s en matiĂšre d'Ă©ducation, les pays en dĂ©veloppement et les pays donateurs doivent hiĂ©rarchiser les efforts et les investissements. Et les pays donateurs vont devoir poursuivre leur effort dans le domaine de lâaide tout en amĂ©liorant son efficacitĂ©. Pour contrer efficacement les effets de la rĂ©cession, il faut, dans un premier temps, identifier la nature et la puissance de lâimpact de la crise sur le secteur de lâĂ©ducation. Certains programmes, Ă©laborĂ©s Ă partir dâindications relevĂ©es lors des crises prĂ©cĂ©dentes et dâĂ©valuations plus rĂ©centes, permettent dâattĂ©nuer les pires effets de la crise dans le domaine de lâĂ©ducation. MalgrĂ© le risque que la crise fait peser sur les progrĂšs dans le domaine de lâĂ©ducation, elle peut offrir, sur le long terme, la possibilitĂ© dâamĂ©liorer lâefficacitĂ© des systĂšmes Ă©ducatifs, mais Ă©galement d'attirer puis de garder des enseignants plus qualifiĂ©s. |
Cependant, les rĂ©sultats sont irrĂ©guliers. Des progrĂšs ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s Ă partir du moment oĂč les pays se sont engagĂ©s en faveur des objectifs universels de lâInitiative Ăducation pour tous (EFA), tout en mettant en Ćuvre des politiques Ă©ducatives amĂ©liorĂ©es. Certains dâentre eux ont rĂ©alisĂ© des avancĂ©es importantes et Ă lâheure actuelle, plus de la moitiĂ© des pays admissibles Ă lâaide de lâIDA sont en bonne voie pour rĂ©aliser lâobjectif de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire visant Ă augmenter le nombre dâenfants achevant un cycle dâenseignement primaire universel dâici 2015. Pourtant, dâautres pays restent trĂšs Ă©loignĂ©s de ces objectifs. La majoritĂ© dâentre eux se trouvent en Afrique et dans des Ătats fragiles. En 2006, la moitiĂ© des enfants non scolarisĂ©s dans le monde vivaient en Afrique subsaharienne. Les inĂ©galitĂ©s Ă lâintĂ©rieur mĂȘme de ces pays, concernant les revenus, le sexe, les disparitĂ©s rĂ©gionales et lâethnie dâorigine, rĂ©duisent ou augmentent considĂ©rablement les chances dâun enfant de frĂ©quenter lâĂ©cole. Par ailleurs, les progrĂšs rĂ©alisĂ©s en termes de taux de scolarisation et d'achĂšvement des Ă©tudes restent inaboutis si l'Ă©ducation fournie aux enfants est de mauvaise qualitĂ©. La qualitĂ© de lâĂ©ducation est un facteur de rĂ©ussite aussi important que lâaccĂšs Ă l'enseignement. Selon certaines Ă©tudes, les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans le secteur de lâĂ©ducation ont un impact rĂ©el et positif sur la croissance Ă©conomique, Ă condition que la qualitĂ© de lâenseignement soit assurĂ©e. Cette qualitĂ© est Ă©galement indispensable si lâon veut que les bons rĂ©sultats acquis en termes dâaccĂšs Ă lâĂ©ducation perdurent. Les gouvernements et les donateurs doivent donc veiller plus attentivement Ă ce que lâensemble des enfants, une fois Ă lâĂ©cole, acquiĂšrent les compĂ©tences et les aptitudes qui leur permettront de prendre part, avec succĂšs Ă lâĂ©conomie mondiale. A lâheure actuelle, dans la plupart des pays en dĂ©veloppement, des Ă©valuations Ă la fois nationales et internationales font ressortir des taux de rĂ©ussite scolaires excessivement faibles. Par consĂ©quent, les gouvernements et les donateurs doivent en prioritĂ© amĂ©liorer la qualitĂ© de lâenseignement, et ce dans presque tous les pays. Pourtant, de nombreux pays Ă faible revenu nâont pas les moyens dâĂ©valuer le contenu de ce qui est enseignĂ© Ă leurs enfants ni de suivre les progrĂšs qui sont accomplis au cours du temps. Cependant, sous lâeffet combinĂ© de la hausse du taux dâachĂšvement des Ă©tudes primaires et de la mondialisation, lâenseignement secondaire et tertiaire est dĂ©sormais soumis Ă une demande croissante. Selon des estimations rĂ©centes, environ 264 millions dâadolescents en Ăąge de suivre un enseignement secondaire ne sont actuellement pas inscrits Ă lâĂ©cole. L'enseignement secondaire et tertiaire doit ĂȘtre dĂ©veloppĂ© et amĂ©liorĂ© en termes de qualitĂ©. Ce besoin nouveau, quâil faut absolument prendre en compte, nĂ©cessite des investissements accrus qui ne doivent pas ĂȘtre retardĂ©s sous prĂ©texte que lâobjectif de scolarisation en primaire n'est pas totalement rĂ©alisĂ©. MalgrĂ© tout, il se peut que dans les prochaines annĂ©es, les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans le secteur de lâĂ©ducation ralentissent. En effet, les enfants qui ne sont pas actuellement scolarisĂ©s sont les plus difficiles Ă atteindre. La qualitĂ© de lâenseignement et lâaccĂšs accru Ă un enseignement secondaire ou tertiaire sont des problĂ©matiques qui nĂ©cessitent plus de travail et plus dâengagement tant au niveau local que des donateurs. Lâaugmentation des ressources va sâavĂ©rer dâautant plus importante dans les annĂ©es Ă venir que la crise Ă©conomique actuelle remet en cause les nombreux progrĂšs dĂ©jĂ rĂ©alisĂ©s. Le soutien de la Banque mondiale Ă lâĂ©ducation La Banque encourage lâintĂ©gration de lâĂ©ducation dans les stratĂ©gies Ă©conomiques nationales des pays ainsi que le dĂ©veloppement de systĂšmes dâĂ©ducation Ă©quilibrĂ©s, reposant sur une approche globale, et axĂ©s sur les rĂ©sultats scolaires. Son objectif est dâaider les pays Ă assurer lâenseignement primaire universel et lâapprentissage pour tous, tout en investissant dans les compĂ©tences indispensables Ă la croissance et Ă la compĂ©titivitĂ© des Ă©conomies nationales. Plus prĂ©cisĂ©ment, la Banque soutient les pays dans la rĂ©alisation d'un certain nombre dâobjectifs. · Un enseignement de qualitĂ© pour tous. La Banque aide les pays Ă assurer un enseignement fondamental de qualitĂ©, qui serve de seuil minimum Ă la lutte contre la pauvretĂ© et de base Ă un enseignement et une formation plus approfondis. Son objectif est de soutenir les pays qui sont « en bonne voie » Ă poursuivre sur leur lancĂ©e et de donner un coup de pouce Ă ceux qui ont encore des progrĂšs Ă rĂ©aliser. La Banque encourage Ă©galement la mise en place de systĂšmes d'Ă©valuation de l'enseignement. Ils constituent un outil trĂšs utile en attirant lâattention des pouvoirs publics sur lâamĂ©lioration de la qualitĂ© de l'enseignement. La Banque sâemploie aussi Ă toucher ceux qui sont le plus difficiles Ă atteindre, comme les enfants vivant dans des pays fragiles, ou ceux qui sont marginalisĂ©s pour diffĂ©rentes raisons : pauvretĂ©, sexe, appartenance ethnique ou bien encore Ă cause du sida. · CompĂ©tences et connaissances essentielles Ă la croissance et Ă la compĂ©titivitĂ©. La Banque aide Ă©galement les pays Ă assurer un enseignement susceptible de crĂ©er une force de travail qualifiĂ©e et productive, qui ouvrirait la voie Ă la productivitĂ© Ă©conomique et Ă la compĂ©titivitĂ©, Ă la crĂ©ation de savoir et Ă une augmentation du potentiel de revenus. GrĂące Ă la Banque, les pays font le lien entre les politiques en faveur de lâĂ©ducation et les revenus du marchĂ© du travail. Lâinstitution travaille avec eux afin de rĂ©pondre Ă une explosion de la demande concernant lâenseignement secondaire, tertiaire et professionnel, explosion qui sâexplique par le besoin croissant de possĂ©der des compĂ©tences pour ĂȘtre compĂ©titif au sein de lâĂ©conomie mondiale. Afin dâamĂ©liorer lâenseignement, la Banque mondiale encourage une utilisation plus appropriĂ©e et efficace des technologies de lâinformation et de la communication (TIC), ainsi que le dĂ©veloppement des capacitĂ©s scientifiques, technologiques et dâinnovation afin de rĂ©duire la pauvretĂ©, crĂ©er de la richesse et renforcer la compĂ©titivitĂ©. · SystĂšmes Ă©ducatifs axĂ©s sur des rĂ©sultats concrets. La Banque soutient le dĂ©veloppement de systĂšmes Ă©ducatifs susceptibles de fournir des rĂ©sultats concrets, en examinant dâune part les relations entre les politiques, les changements systĂ©miques et le renforcement des institutions et dâautre part, les rĂ©sultats en matiĂšre dâĂ©ducation et de marchĂ© du travail. En collaboration avec les pays, la Banque cherche Ă dĂ©velopper les outils et les connaissances susceptibles dâamĂ©liorer les rĂ©sultats scolaires, en sâappuyant sur des notions comme la transparence, la gouvernance, lâefficacitĂ© du financement ou encore la nĂ©cessitĂ© de rĂ©formes structurelles. Par le biais dâĂ©tudes dâimpact, la Banque peut Ă©valuer les rĂ©formes entreprises par les pays et aider ceux-ci Ă mieux mesurer les effets de leurs interventions. Aide financiĂšre. La Banque mondiale reprĂ©sente toujours la source la plus importante de soutien extĂ©rieur pour le secteur de lâĂ©ducation Ă travers le monde ; dans plusieurs pays, elle constitue la seule source significative de soutien. Ces cinq derniĂšres annĂ©es, les prĂȘts de la Banque en faveur de lâĂ©ducation sont restĂ©s stables, avec 2 milliards de dollars par an, dont la moitiĂ© environ accordĂ©e aux conditions de lâIDA (prĂȘts Ă taux prĂ©fĂ©rentiel). Une part croissante de prĂȘts destinĂ©s au secteur de lâĂ©ducation (atteignant environ un quart aujourdâhui), provient de projets dâinvestissements multisectoriels et de prĂȘts Ă lâappui de politiques de dĂ©veloppement, Ă©galement multisectorielles. Actuellement, le portefeuille de la Banque en matiĂšre dâĂ©ducation comprend 144 opĂ©rations dans 90 pays, reprĂ©sentant des engagements nets de 8,4 milliards de dollars. Cette somme Ă©quivaut Ă environ un quart de lâensemble des financements extĂ©rieurs destinĂ©s Ă lâĂ©ducation. Pour lâexercice 2009, le montant des prĂȘts Ă lâĂ©ducation devraient atteindre 4,1 milliards de dollars, ce qui est trĂšs prometteur. Cette prĂ©vision Ă©levĂ©e de prĂȘts s'explique par quelques opĂ©rations importantes. Parmi les plus remarquables figurent le Projet indonĂ©sien d'Aide opĂ©rationnelle pour lâĂ©cole - AmĂ©lioration du savoir pour plus de transparence et de responsabilitĂ© (BOS-KITA), bĂ©nĂ©ficiant dâun prĂȘt de 600 millions de dollars, ainsi que deux autres projets pakistanais de dĂ©veloppement en lien avec lâĂ©ducation recueillant un montant total de 650 millions de dollars. Par ailleurs, afin de faire face Ă la crise Ă©conomique actuelle, de nombreux prĂȘts et crĂ©dits multisectoriels ont Ă©tĂ© octroyĂ©s, certains Ă©tant destinĂ©s Ă lâĂ©ducation. Conseils sur les politiques Ă suivre et soutien analytique. En plus de ses activitĂ©s de financement et de son rĂŽle prĂ©pondĂ©rant dans le secteur de lâĂ©ducation, la Banque accompagne ses prĂȘts de conseils : important travail dâanalyse, partage de savoirs, renforcement des capacitĂ©s et conseils sur les politiques Ă suivre. Chaque annĂ©e, la Banque produit une vingtaine dâĂ©tudes majeures portant sur lâĂ©ducation, ainsi que dâinnombrables notes dâorientation, publications et documents de stratĂ©gie. La Banque produit Ă©galement un certain nombre dâanalyses sectorielles et sâest spĂ©cialisĂ©e dans les travaux analytiques (Ă©valuations de la pauvretĂ©, examen des dĂ©penses publiques et Ă©tudes de compĂ©titivitĂ©). Ces diffĂ©rents travaux replacent lâĂ©ducation dans un contexte Ă©largi, en lien avec dâautres secteurs (santĂ©, sida, rĂ©forme de la gouvernance, etc.). Lâanalyse est rĂ©alisĂ©e en Ă©troite collaboration avec les pays et les partenaires du dĂ©veloppement, Ă la fois pour bĂątir des capacitĂ©s dâanalyse et pour aider les pays Ă sâapproprier leurs programmes de rĂ©forme.
Le travail dâanalyse de la Banque a contribuĂ© Ă alimenter les connaissances mondiales et a aidĂ© les pays Ă concevoir et mettre en Ćuvre des rĂ©formes rĂ©ussies dans certains domaines. En voici une liste non exhaustive : QualitĂ© de lâenseignement et rĂ©sultats scolaires. Des recherches rĂ©centes ont permis de dĂ©montrer le lien existant entre la qualitĂ© de lâenseignement et la croissance Ă©conomique. Scolarisation des enfants pauvres au moyen de financement fondĂ©s sur la demande. La Banque aide les pays Ă mettre en place des subventions ciblĂ©es afin de scolariser les enfants dĂ©favorisĂ©s puis de les maintenir Ă lâĂ©cole, particuliĂšrement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. Ăvaluation de lâimpact. La Banque apporte un soutien important Ă des Ă©tudes d'impact menĂ©es avec rigueur dans le domaine de lâĂ©ducation, ceci afin de mettre clairement en Ă©vidence quelles sont les stratĂ©gies qui ont de bons rĂ©sultats dans des contextes nationaux diffĂ©rents. L'Ă©cole a compĂ©tence de gestion : dans des dizaines de pays, la Banque a jouĂ© un rĂŽle de premier plan dans les efforts dĂ©ployĂ©s pour dĂ©centraliser la prise de dĂ©cision au niveau des Ă©tablissements scolaires. La transition entre lâĂ©cole et le marchĂ© du travail. En partenariat avec les pays, la Banque aide Ă amĂ©liorer les connexions entre la politique dâĂ©ducation et les rĂ©sultats sur le marchĂ© du travail. RĂ©duction des droits de scolaritĂ©. Dans le cadre de son travail dâanalyse et du dialogue quâelle mĂšne sur les politiques Ă suivre, Ă la fois dans le domaine de lâĂ©ducation et dans celui de la gestion budgĂ©taire, la Banque a encouragĂ© les gouvernements Ă rĂ©duire ou Ă supprimer les frais de scolaritĂ© au niveau de lâĂ©cole primaire. Dans bien des cas, il sâagit dâune mesure essentielle pour amĂ©liorer lâaccĂšs Ă lâenseignement des enfants pauvres et des filles. Partenariats avec les donateurs. En plus de ses propres activitĂ©s de prĂȘts, la Banque est partenaire de nombreux grands programmes et initiatives dans le domaine de lâĂ©ducation. La Banque continue dâoccuper une place importante dans le partenariat intitulĂ© Initiative pour lâaccĂ©lĂ©ration de lâĂ©ducation pour tous (EFA FTI). L'Initiative a pour mandat de promouvoir des stratĂ©gies cohĂ©rentes dans le secteur de lâĂ©ducation, ainsi que de meilleures politiques, des dĂ©penses plus efficaces ainsi quâune augmentation de la quantitĂ© et une harmonisation des aides apportĂ©es par les donateurs. La Banque hĂ©berge le SecrĂ©tariat du FTI et administre son fonds catalytique, lequel fait lâobjet de 1,5 milliard de dollars dâengagements totaux, ainsi que le Fonds de dĂ©veloppement de programmes dâĂ©ducation, qui dispose de 114 millions de dollars dâengagements pour aider les pays Ă dĂ©velopper des stratĂ©gies et renforcer leurs capacitĂ©s. En mars 2009, 37 pays bĂ©nĂ©ficiaient de lâappui du partenariat et parmi eux 30 recevaient un soutien du Fonds catalytique pour la mise en Ćuvre de leurs programmes. Au total, 60 pays reçoivent dĂ©sormais un soutien grĂące au Fonds de renforcement des capacitĂ©s du FTI (Fonds de dĂ©veloppement de programmes dâĂ©ducation). La mobilisation des ressources demeure une prioritĂ© essentielle pour lâInitiative FTI : elle doit dĂ©sormais Ă©tendre ses investissements si elle veut assurer un accĂšs Ă l'enseignement pour tous et, avant toute chose, des amĂ©liorations dans la qualitĂ© de lâenseignement. La dĂ©gradation de la qualitĂ© de lâenseignement semble en effet ĂȘtre une consĂ©quence majeure de la crise financiĂšre. Les besoins sont plus importants que ce qui avait Ă©tĂ© prĂ©vu et ils impliquent un financement prĂ©visible Ă plus long terme que les ressources actuellement engagĂ©es. Les financements sont destinĂ©s en prioritĂ© aux pays FTI qui nâont pas la capacitĂ© de concevoir et/ou de mettre en Ćuvre un vĂ©ritable Plan pour le secteur de lâĂ©ducation. Lâautre grande prioritĂ© pour lâInitiative FTI est d'aboutir Ă des rĂ©sultats concrets, grĂące Ă des efforts importants concernant les Plans et les programmes financĂ©s par le FTI, afin de s'assurer qu'ils identifient correctement les actions permettant d'amĂ©liorer les rĂ©sultats scolaires, sans quoi les bĂ©nĂ©fices tirĂ©s de lâĂ©ducation seront inexistants. Selon de premiĂšres estimations, dans les pays Ă faible revenu, le financement de lâenseignement primaire par le biais de Plans de secteurs approuvĂ©s par le FTI, pourrait nĂ©cessiter 1 Ă 2 milliards de dollars supplĂ©mentaires cette annĂ©e. Focalisation sur les rĂ©sultats. Dans le cadre de la mise Ă jour en 2005 de sa stratĂ©gie pour le secteur de lâĂ©ducation, la Banque sâest engagĂ©e Ă mettre encore plus lâaccent sur les rĂ©sultats. Parmi les actions entreprises figurent la crĂ©ation dâindicateurs et dâune base de donnĂ©es pour les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire (ODM) concernant lâĂ©ducation, ou encore la gestion d'une base de donnĂ©es de statistiques sur lâĂ©ducation, la rĂ©alisation dâĂ©tudes dâimpact et un intĂ©rĂȘt renouvelĂ© pour la mesure des rĂ©sultats scolaires dans la plupart des projets soutenus par la Banque mondiale. Pour la majoritĂ© des pays en dĂ©veloppement, lâun des grands dĂ©fis consiste Ă se donner les moyens de juger des progrĂšs rĂ©alisĂ©s par les enfants et les jeunes en termes dâacquis scolaires. Alors que plus de 80% des projets financĂ©s par la Banque cherchent Ă amĂ©liorer la qualitĂ© des programmes dâĂ©ducation, seulement 20% environ de ces projets comprennent des donnĂ©es de rĂ©fĂ©rence Ă partir desquelles est assurĂ© le suivi systĂ©matique des progrĂšs rĂ©alisĂ©s lors de lâapprentissage. Lâune des prioritĂ©s majeures de la Banque pour les prochaines annĂ©es sera dâaider les pays Ă renforcer leurs capacitĂ©s afin quâils puissent Ă©valuer les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans le secteur de lâĂ©ducation. Pour plus dâinformation, visitez le site Internet de la Banque mondiale sur lâĂ©ducation: www.worldbank.org/education Contact presse: Phil Hay : (202) 473-1796 phay@worldbank.org Mis Ă jour en juillet 2009 |