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L'éducation

Cette fiche thématique a été mise à jour en anglais. Elle le sera prochainement en français.
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Rapport: La mondiali-sation impose une réforme du systÚme éducatif au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Document: L’enseigne-ment supĂ©rieur en AmĂ©rique latine (pdf)

Document: Mieux former la population active pour préparer l'avenir à Madagascar (pdf)

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FAQ: Éducation

Le renforcement de l’éducation: les approches possibles

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Experts de la Banque mondiale: (a)
Mary Eming Young

APERÇU :

L’éducation est une composante essentielle du dĂ©veloppement ; elle permet aux individus de se prendre en main tout en renforçant les nations. Elle est l’un des instruments les plus puissants qui soit en matiĂšre de lutte contre la pauvretĂ© et les inĂ©galitĂ©s, et elle contribue Ă  jeter les bases d’une croissance Ă©conomique durable. L’éducation occupe une place centrale dans la lutte de la Banque mondiale contre la pauvretĂ©.

La Banque aide les pays Ă  intĂ©grer la question de l’éducation dans leurs stratĂ©gies Ă©conomiques nationales et Ă  dĂ©velopper des systĂšmes d’éducation Ă©quilibrĂ©s, reposant sur une approche globale et susceptibles de produire des rĂ©sultats concrets. L’objectif est de permettre aux pays d’assurer un enseignement universel primaire et un apprentissage de qualitĂ© pour tous, tout en investissant dans les compĂ©tences et connaissances indispensables Ă  la croissance et Ă  la compĂ©titivitĂ© des Ă©conomies.

C’est en 1963 que la Banque mondiale a octroyĂ© ses premiers prĂȘts Ă  l’éducation. Aujourd’hui, dans les pays en dĂ©veloppement, elle reprĂ©sente la source la plus importante de financement extĂ©rieur pour le secteur de l’éducation. Ces cinq derniĂšres annĂ©es, la Banque a accordĂ© en moyenne par an 2 milliards de dollars en prĂȘts, crĂ©dits et bourses destinĂ©s Ă  soutenir l’éducation (soit deux fois plus que les cinq annĂ©es prĂ©cĂ©dentes). Pour l’exercice 2008, un petit peu moins de 2 milliards de dollars ont Ă©tĂ© consacrĂ©s Ă  l'Ă©ducation, dont 1,2 milliard Ă  taux zĂ©ro, selon les conditions de l’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA). Les nouveaux engagements en matiĂšre d’éducation pour l’exercice 2009 devraient se monter Ă  environ 4,1 milliards de dollars, dont 1,9 milliard au titre de l’IDA.

En plus de ses activitĂ©s de prĂȘts Ă  l’éducation, la Banque continue de jouer un rĂŽle dĂ©terminant dans de nombreux pays par ses activitĂ©s de conseil sur les politiques Ă  suivre, d’analyse de secteurs et de coordination de l’aide. La Banque occupe une place centrale dans de nombreux partenariats internationaux pour l'Ă©ducation, tels que l’Initiative pour l’accĂ©lĂ©ration de l’éducation pour tous (EFA FTI). Par rapport aux autres structures, la Banque a comme avantage de mettre en valeur les liens qui unissent l’éducation Ă  la croissance Ă©conomique.

SynthÚse des problématiques majeures qui se posent en termes d'éducation

A mi-parcours du processus de rĂ©alisation des objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire (ODM) de 2015, des progrĂšs ont Ă©tĂ© effectuĂ©s : ils concernent le taux d’achĂšvement du cycle de l’enseignement primaire et l'accĂšs Ă  l’école des filles (ODM2). La Banque et d’autres donateurs y ont directement contribuĂ©, en encourageant la mise en place de politiques plus justes et en mobilisant davantage de ressources pour l’éducation.

A titre d’exemple, ces derniĂšres annĂ©es, le rythme d'inscription Ă  l’école primaire et d’achĂšvement de ce cycle d’enseignement s’est accĂ©lĂ©rĂ© dans le monde entier. Le nombre d’enfants en Ăąge de frĂ©quenter l’école primaire mais non scolarisĂ©s a chutĂ© de plus de 25% ces sept derniĂšres annĂ©es, passant de plus de 100 millions d’enfants au dĂ©but de ce millĂ©naire Ă  environ 75 millions. Dans le monde entier, les taux d’achĂšvement du cycle de l’école primaire ont augmentĂ© de plus de 84% contre moins de 82% cinq annĂ©es auparavant. Les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire (ODM) ont beaucoup contribuĂ© Ă  ce succĂšs, en attirant l’attention de la communautĂ© internationale sur la nĂ©cessitĂ© d’instaurer un meilleur accĂšs Ă  l’éducation.

L’éducation et la crise Ă©conomique 
Ces derniĂšres annĂ©es, les pays en dĂ©veloppement ont amĂ©liorĂ© de maniĂšre significative leurs rĂ©sultats dans le domaine de l’éducation. Pourtant, la rĂ©cession Ă©conomique mondiale actuelle menace ces progrĂšs en diminuant la capacitĂ© des familles et des gouvernements Ă  investir dans l’éducation. Si pendant cette crise, on laisse se dĂ©grader les niveaux de scolarisation et d’enseignement, les pays en dĂ©veloppement n’auront plus la capacitĂ© de prendre une longueur d’avance en termes de compĂ©titivitĂ© lorsque l’économie mondiale se redressera. Dans les pays affectĂ©s par la crise, les taux de scolarisation et les niveaux d’enseignement sont mis Ă  mal ; les pays et les familles les plus pauvres vont ĂȘtre a priori les plus durement affectĂ©s, car ils vont ressentir directement les effets d’une diminution des ressources budgĂ©taires et de la montĂ©e croissante du chĂŽmage. Pour Ă©viter que la crise ne remette en cause les progrĂšs rĂ©alisĂ©s en matiĂšre d'Ă©ducation, les pays en dĂ©veloppement et les pays donateurs doivent hiĂ©rarchiser les efforts et les investissements. Et les pays donateurs vont devoir poursuivre leur effort dans le domaine de l’aide tout en amĂ©liorant son efficacitĂ©. Pour contrer efficacement les effets de la rĂ©cession, il faut, dans un premier temps, identifier la nature et la puissance de l’impact de la crise sur le secteur de l’éducation. Certains programmes, Ă©laborĂ©s Ă  partir d’indications relevĂ©es lors des crises prĂ©cĂ©dentes et d’évaluations plus rĂ©centes, permettent d’attĂ©nuer les pires effets de la crise dans le domaine de l’éducation. MalgrĂ© le risque que la crise fait peser sur les progrĂšs dans le domaine de l’éducation, elle peut offrir, sur le long terme, la possibilitĂ© d’amĂ©liorer l’efficacitĂ© des systĂšmes Ă©ducatifs, mais Ă©galement d'attirer puis de garder des enseignants plus qualifiĂ©s.

Cependant, les rĂ©sultats sont irrĂ©guliers. Des progrĂšs ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s Ă  partir du moment oĂč les pays se sont engagĂ©s en faveur des objectifs universels de l’Initiative Éducation pour tous (EFA), tout en mettant en Ɠuvre des politiques Ă©ducatives amĂ©liorĂ©es. Certains d’entre eux ont rĂ©alisĂ© des avancĂ©es importantes et Ă  l’heure actuelle, plus de la moitiĂ© des pays admissibles Ă  l’aide de l’IDA sont en bonne voie pour rĂ©aliser l’objectif de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire visant Ă  augmenter le nombre d’enfants achevant un cycle d’enseignement primaire universel d’ici 2015. Pourtant, d’autres pays restent trĂšs Ă©loignĂ©s de ces objectifs. La majoritĂ© d’entre eux se trouvent en Afrique et dans des États fragiles. En 2006, la moitiĂ© des enfants non scolarisĂ©s dans le monde vivaient en Afrique subsaharienne. Les inĂ©galitĂ©s Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme de ces pays, concernant les revenus, le sexe, les disparitĂ©s rĂ©gionales et l’ethnie d’origine, rĂ©duisent ou augmentent considĂ©rablement les chances d’un enfant de frĂ©quenter l’école.

Par ailleurs, les progrĂšs rĂ©alisĂ©s en termes de taux de scolarisation et d'achĂšvement des Ă©tudes restent inaboutis si l'Ă©ducation fournie aux enfants est de mauvaise qualitĂ©. La qualitĂ© de l’éducation est un facteur de rĂ©ussite aussi important que l’accĂšs Ă  l'enseignement. Selon certaines Ă©tudes, les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans le secteur de l’éducation ont un impact rĂ©el et positif sur la croissance Ă©conomique, Ă  condition que la qualitĂ© de l’enseignement soit assurĂ©e. Cette qualitĂ© est Ă©galement indispensable si l’on veut que les bons rĂ©sultats acquis en termes d’accĂšs Ă  l’éducation perdurent. Les gouvernements et les donateurs doivent donc veiller plus attentivement Ă  ce que l’ensemble des enfants, une fois Ă  l’école, acquiĂšrent les compĂ©tences et les aptitudes qui leur permettront de prendre part, avec succĂšs Ă  l’économie mondiale. A l’heure actuelle, dans la plupart des pays en dĂ©veloppement, des Ă©valuations Ă  la fois nationales et internationales font ressortir des taux de rĂ©ussite scolaires excessivement faibles. Par consĂ©quent, les gouvernements et les donateurs doivent en prioritĂ© amĂ©liorer la qualitĂ© de l’enseignement, et ce dans presque tous les pays. Pourtant, de nombreux pays Ă  faible revenu n’ont pas les moyens d’évaluer le contenu de ce qui est enseignĂ© Ă  leurs enfants ni de suivre les progrĂšs qui sont accomplis au cours du temps.

Cependant, sous l’effet combinĂ© de la hausse du taux d’achĂšvement des Ă©tudes primaires et de la mondialisation, l’enseignement secondaire et tertiaire est dĂ©sormais soumis Ă  une demande croissante. Selon des estimations rĂ©centes, environ 264 millions d’adolescents en Ăąge de suivre un enseignement secondaire ne sont actuellement pas inscrits Ă  l’école. L'enseignement secondaire et tertiaire doit ĂȘtre dĂ©veloppĂ© et amĂ©liorĂ© en termes de qualitĂ©. Ce besoin nouveau, qu’il faut absolument prendre en compte, nĂ©cessite des investissements accrus qui ne doivent pas ĂȘtre retardĂ©s sous prĂ©texte que l’objectif de scolarisation en primaire n'est pas totalement rĂ©alisĂ©.

MalgrĂ© tout, il se peut que dans les prochaines annĂ©es, les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans le secteur de l’éducation ralentissent. En effet, les enfants qui ne sont pas actuellement scolarisĂ©s sont les plus difficiles Ă  atteindre. La qualitĂ© de l’enseignement et l’accĂšs accru Ă  un enseignement secondaire ou tertiaire sont des problĂ©matiques qui nĂ©cessitent plus de travail et plus d’engagement tant au niveau local que des donateurs. L’augmentation des ressources va s’avĂ©rer d’autant plus importante dans les annĂ©es Ă  venir que la crise Ă©conomique actuelle remet en cause les nombreux progrĂšs dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©s.

Le soutien de la Banque mondiale Ă  l’éducation

La Banque encourage l’intĂ©gration de l’éducation dans les stratĂ©gies Ă©conomiques nationales des pays ainsi que le dĂ©veloppement de systĂšmes d’éducation Ă©quilibrĂ©s, reposant sur une approche globale, et axĂ©s sur les rĂ©sultats scolaires. Son objectif est d’aider les pays Ă  assurer l’enseignement primaire universel et l’apprentissage pour tous, tout en investissant dans les compĂ©tences indispensables Ă  la croissance et Ă  la compĂ©titivitĂ© des Ă©conomies nationales. Plus prĂ©cisĂ©ment, la Banque soutient les pays dans la rĂ©alisation d'un certain nombre d’objectifs.

· Un enseignement de qualitĂ© pour tous. La Banque aide les pays Ă  assurer un enseignement fondamental de qualitĂ©, qui serve de seuil minimum Ă  la lutte contre la pauvretĂ© et de base Ă  un enseignement et une formation plus approfondis. Son objectif est de soutenir les pays qui sont « en bonne voie » Ă  poursuivre sur leur lancĂ©e et de donner un coup de pouce Ă  ceux qui ont encore des progrĂšs Ă  rĂ©aliser. La Banque encourage Ă©galement la mise en place de systĂšmes d'Ă©valuation de l'enseignement. Ils constituent un outil trĂšs utile en attirant l’attention des pouvoirs publics sur l’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l'enseignement. La Banque s’emploie aussi Ă  toucher ceux qui sont le plus difficiles Ă  atteindre, comme les enfants vivant dans des pays fragiles, ou ceux qui sont marginalisĂ©s pour diffĂ©rentes raisons : pauvretĂ©, sexe, appartenance ethnique ou bien encore Ă  cause du sida.

· CompĂ©tences et connaissances essentielles Ă  la croissance et Ă  la compĂ©titivitĂ©. La Banque aide Ă©galement les pays Ă  assurer un enseignement susceptible de crĂ©er une force de travail qualifiĂ©e et productive, qui ouvrirait la voie Ă  la productivitĂ© Ă©conomique et Ă  la compĂ©titivitĂ©, Ă  la crĂ©ation de savoir et Ă  une augmentation du potentiel de revenus. GrĂące Ă  la Banque, les pays font le lien entre les politiques en faveur de l’éducation et les revenus du marchĂ© du travail. L’institution travaille avec eux afin de rĂ©pondre Ă  une explosion de la demande concernant l’enseignement secondaire, tertiaire et professionnel, explosion qui s’explique par le besoin croissant de possĂ©der des compĂ©tences pour ĂȘtre compĂ©titif au sein de l’économie mondiale. Afin d’amĂ©liorer l’enseignement, la Banque mondiale encourage une utilisation plus appropriĂ©e et efficace des technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que le dĂ©veloppement des capacitĂ©s scientifiques, technologiques et d’innovation afin de rĂ©duire la pauvretĂ©, crĂ©er de la richesse et renforcer la compĂ©titivitĂ©.

· SystĂšmes Ă©ducatifs axĂ©s sur des rĂ©sultats concrets. La Banque soutient le dĂ©veloppement de systĂšmes Ă©ducatifs susceptibles de fournir des rĂ©sultats concrets, en examinant d’une part les relations entre les politiques, les changements systĂ©miques et le renforcement des institutions et d’autre part, les rĂ©sultats en matiĂšre d’éducation et de marchĂ© du travail. En collaboration avec les pays, la Banque cherche Ă  dĂ©velopper les outils et les connaissances susceptibles d’amĂ©liorer les rĂ©sultats scolaires, en s’appuyant sur des notions comme la transparence, la gouvernance, l’efficacitĂ© du financement ou encore la nĂ©cessitĂ© de rĂ©formes structurelles. Par le biais d’études d’impact, la Banque peut Ă©valuer les rĂ©formes entreprises par les pays et aider ceux-ci Ă  mieux mesurer les effets de leurs interventions.

Aide financiĂšre. La Banque mondiale reprĂ©sente toujours la source la plus importante de soutien extĂ©rieur pour le secteur de l’éducation Ă  travers le monde ; dans plusieurs pays, elle constitue la seule source significative de soutien. Ces cinq derniĂšres annĂ©es, les prĂȘts de la Banque en faveur de l’éducation sont restĂ©s stables, avec 2 milliards de dollars par an, dont la moitiĂ© environ accordĂ©e aux conditions de l’IDA (prĂȘts Ă  taux prĂ©fĂ©rentiel). Une part croissante de prĂȘts destinĂ©s au secteur de l’éducation (atteignant environ un quart aujourd’hui), provient de projets d’investissements multisectoriels et de prĂȘts Ă  l’appui de politiques de dĂ©veloppement, Ă©galement multisectorielles. Actuellement, le portefeuille de la Banque en matiĂšre d’éducation comprend 144 opĂ©rations dans 90 pays, reprĂ©sentant des engagements nets de 8,4 milliards de dollars. Cette somme Ă©quivaut Ă  environ un quart de l’ensemble des financements extĂ©rieurs destinĂ©s Ă  l’éducation. Pour l’exercice 2009, le montant des prĂȘts Ă  l’éducation devraient atteindre 4,1 milliards de dollars, ce qui est trĂšs prometteur. Cette prĂ©vision Ă©levĂ©e de prĂȘts s'explique par quelques opĂ©rations importantes. Parmi les plus remarquables figurent le Projet indonĂ©sien d'Aide opĂ©rationnelle pour l’école - AmĂ©lioration du savoir pour plus de transparence et de responsabilitĂ© (BOS-KITA), bĂ©nĂ©ficiant d’un prĂȘt de 600 millions de dollars, ainsi que deux autres projets pakistanais de dĂ©veloppement en lien avec l’éducation recueillant un montant total de 650 millions de dollars. Par ailleurs, afin de faire face Ă  la crise Ă©conomique actuelle, de nombreux prĂȘts et crĂ©dits multisectoriels ont Ă©tĂ© octroyĂ©s, certains Ă©tant destinĂ©s Ă  l’éducation.

Conseils sur les politiques Ă  suivre et soutien analytique. En plus de ses activitĂ©s de financement et de son rĂŽle prĂ©pondĂ©rant dans le secteur de l’éducation, la Banque accompagne ses prĂȘts de conseils : important travail d’analyse, partage de savoirs, renforcement des capacitĂ©s et conseils sur les politiques Ă  suivre. Chaque annĂ©e, la Banque produit une vingtaine d’études majeures portant sur l’éducation, ainsi que d’innombrables notes d’orientation, publications et documents de stratĂ©gie. La Banque produit Ă©galement un certain nombre d’analyses sectorielles et s’est spĂ©cialisĂ©e dans les travaux analytiques (Ă©valuations de la pauvretĂ©, examen des dĂ©penses publiques et Ă©tudes de compĂ©titivitĂ©). Ces diffĂ©rents travaux replacent l’éducation dans un contexte Ă©largi, en lien avec d’autres secteurs (santĂ©, sida, rĂ©forme de la gouvernance, etc.). L’analyse est rĂ©alisĂ©e en Ă©troite collaboration avec les pays et les partenaires du dĂ©veloppement, Ă  la fois pour bĂątir des capacitĂ©s d’analyse et pour aider les pays Ă  s’approprier leurs programmes de rĂ©forme.

Le travail d’analyse de la Banque a contribuĂ© Ă  alimenter les connaissances mondiales et a aidĂ© les pays Ă  concevoir et mettre en Ɠuvre des rĂ©formes rĂ©ussies dans certains domaines. En voici une liste non exhaustive :

QualitĂ© de l’enseignement et rĂ©sultats scolaires. Des recherches rĂ©centes ont permis de dĂ©montrer le lien existant entre la qualitĂ© de l’enseignement et la croissance Ă©conomique.

Scolarisation des enfants pauvres au moyen de financement fondĂ©s sur la demande. La Banque aide les pays Ă  mettre en place des subventions ciblĂ©es afin de scolariser les enfants dĂ©favorisĂ©s puis de les maintenir Ă  l’école, particuliĂšrement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Évaluation de l’impact. La Banque apporte un soutien important Ă  des Ă©tudes d'impact menĂ©es avec rigueur dans le domaine de l’éducation, ceci afin de mettre clairement en Ă©vidence quelles sont les stratĂ©gies qui ont de bons rĂ©sultats dans des contextes nationaux diffĂ©rents.

L'école a compétence de gestion : dans des dizaines de pays, la Banque a joué un rÎle de premier plan dans les efforts déployés pour décentraliser la prise de décision au niveau des établissements scolaires.

La transition entre l’école et le marchĂ© du travail. En partenariat avec les pays, la Banque aide Ă  amĂ©liorer les connexions entre la politique d’éducation et les rĂ©sultats sur le marchĂ© du travail.

RĂ©duction des droits de scolaritĂ©. Dans le cadre de son travail d’analyse et du dialogue qu’elle mĂšne sur les politiques Ă  suivre, Ă  la fois dans le domaine de l’éducation et dans celui de la gestion budgĂ©taire, la Banque a encouragĂ© les gouvernements Ă  rĂ©duire ou Ă  supprimer les frais de scolaritĂ© au niveau de l’école primaire. Dans bien des cas, il s’agit d’une mesure essentielle pour amĂ©liorer l’accĂšs Ă  l’enseignement des enfants pauvres et des filles.

Partenariats avec les donateurs. En plus de ses propres activitĂ©s de prĂȘts, la Banque est partenaire de nombreux grands programmes et initiatives dans le domaine de l’éducation. La Banque continue d’occuper une place importante dans le partenariat intitulĂ© Initiative pour l’accĂ©lĂ©ration de l’éducation pour tous (EFA FTI). L'Initiative a pour mandat de promouvoir des stratĂ©gies cohĂ©rentes dans le secteur de l’éducation, ainsi que de meilleures politiques, des dĂ©penses plus efficaces ainsi qu’une augmentation de la quantitĂ© et une harmonisation des aides apportĂ©es par les donateurs. La Banque hĂ©berge le SecrĂ©tariat du FTI et administre son fonds catalytique, lequel fait l’objet de 1,5 milliard de dollars d’engagements totaux, ainsi que le Fonds de dĂ©veloppement de programmes d’éducation, qui dispose de 114 millions de dollars d’engagements pour aider les pays Ă  dĂ©velopper des stratĂ©gies et renforcer leurs capacitĂ©s. En mars 2009, 37 pays bĂ©nĂ©ficiaient de l’appui du partenariat et parmi eux 30 recevaient un soutien du Fonds catalytique pour la mise en Ɠuvre de leurs programmes. Au total, 60 pays reçoivent dĂ©sormais un soutien grĂące au Fonds de renforcement des capacitĂ©s du FTI (Fonds de dĂ©veloppement de programmes d’éducation).

La mobilisation des ressources demeure une prioritĂ© essentielle pour l’Initiative FTI : elle doit dĂ©sormais Ă©tendre ses investissements si elle veut assurer un accĂšs Ă  l'enseignement pour tous et, avant toute chose, des amĂ©liorations dans la qualitĂ© de l’enseignement. La dĂ©gradation de la qualitĂ© de l’enseignement semble en effet ĂȘtre une consĂ©quence majeure de la crise financiĂšre. Les besoins sont plus importants que ce qui avait Ă©tĂ© prĂ©vu et ils impliquent un financement prĂ©visible Ă  plus long terme que les ressources actuellement engagĂ©es. Les financements sont destinĂ©s en prioritĂ© aux pays FTI qui n’ont pas la capacitĂ© de concevoir et/ou de mettre en Ɠuvre un vĂ©ritable Plan pour le secteur de l’éducation. L’autre grande prioritĂ© pour l’Initiative FTI est d'aboutir Ă  des rĂ©sultats concrets, grĂące Ă  des efforts importants concernant les Plans et les programmes financĂ©s par le FTI, afin de s'assurer qu'ils identifient correctement les actions permettant d'amĂ©liorer les rĂ©sultats scolaires, sans quoi les bĂ©nĂ©fices tirĂ©s de l’éducation seront inexistants. Selon de premiĂšres estimations, dans les pays Ă  faible revenu, le financement de l’enseignement primaire par le biais de Plans de secteurs approuvĂ©s par le FTI, pourrait nĂ©cessiter 1 Ă  2 milliards de dollars supplĂ©mentaires cette annĂ©e.

Focalisation sur les rĂ©sultats. Dans le cadre de la mise Ă  jour en 2005 de sa stratĂ©gie pour le secteur de l’éducation, la Banque s’est engagĂ©e Ă  mettre encore plus l’accent sur les rĂ©sultats. Parmi les actions entreprises figurent la crĂ©ation d’indicateurs et d’une base de donnĂ©es pour les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire (ODM) concernant l’éducation, ou encore la gestion d'une base de donnĂ©es de statistiques sur l’éducation, la rĂ©alisation d’études d’impact et un intĂ©rĂȘt renouvelĂ© pour la mesure des rĂ©sultats scolaires dans la plupart des projets soutenus par la Banque mondiale.

Pour la majoritĂ© des pays en dĂ©veloppement, l’un des grands dĂ©fis consiste Ă  se donner les moyens de juger des progrĂšs rĂ©alisĂ©s par les enfants et les jeunes en termes d’acquis scolaires. Alors que plus de 80% des projets financĂ©s par la Banque cherchent Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© des programmes d’éducation, seulement 20% environ de ces projets comprennent des donnĂ©es de rĂ©fĂ©rence Ă  partir desquelles est assurĂ© le suivi systĂ©matique des progrĂšs rĂ©alisĂ©s lors de l’apprentissage. L’une des prioritĂ©s majeures de la Banque pour les prochaines annĂ©es sera d’aider les pays Ă  renforcer leurs capacitĂ©s afin qu’ils puissent Ă©valuer les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans le secteur de l’éducation.

Pour plus d’information, visitez le site Internet de la Banque mondiale sur l’éducation: www.worldbank.org/education

Contact presse: 
Phil Hay : (202) 473-1796
phay@worldbank.org

Mis Ă  jour en juillet 2009




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